Maigret et son mort

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Maigret et son mort
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1948
Nombre de pages 251
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Maigret et son mort est un roman policier de Georges Simenon, écrit entre les 8 et à Tucson (Arizona), États-Unis et publié en 1948. Il fait partie de la série des Maigret.

Ce roman a fait l'objet d'une publication pré-originale en dans L'Intransigeant.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'action se déroule entièrement à Paris. Alors qu'il est dans son bureau à écouter les élucubrations d'une plaignante, le commissaire Maigret reçoit un appel téléphonique d'un homme qui se déclare être suivi par un ou plusieurs individus qui veulent attenter à sa vie.

Le commissaire est convaincu de la sincérité de l'homme, qui l'appellera plusieurs fois, de bistrot en bistrot, au hasard de ses pérégrinations dans Paris pour semer ceux qui veulent attenter à sa vie. Malgré les efforts du chef de la PJ parisienne, l'homme, un cafetier du sud-est parisien, sera retrouvé, mort, place de la Concorde.

Grâce à son flair légendaire mais aussi, comme à son habitude, à sa façon de s'identifier à la victime, Jules Maigret parviendra à faire arrêter le commanditaire de l'assassinat qui avait condamné ce cafetier trop curieux.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Un matin de février, un inconnu téléphone à Maigret: suivi depuis la veille par des hommes qui se relaient, il est convaincu qu'on en veut à sa vie et demande à être protégé. Les appels se renouvellent sans que jamais l'inspecteur Janvier, dépêché par Maigret, parvienne à rejoindre dans la journée le petit bonhomme au chapeau gris. Les appels ont cessé quand, au milieu de la nuit, le corps d'un homme déposé place de la Concorde est découvert tué d'un coup de couteau, le visage défiguré. Maigret se rend sur les lieux et ne quitte plus le mort – son mort – qu'il accompagnera jusqu'à l'Institut médico-légal. Certains détails font penser à Maigret que ce mort anonyme travaillait « dans la limonade ». On apprend, d'autre part, qu'il a été transporté à la Concorde dans une Citroën jaune, laquelle a été aperçue, d'après un recoupement de témoin, en stationnement près du « Petit Albert », un bistrot à l'angle du quai de Charenton. Quand Maigret s'y rend, il trouve les portes ouvertes et la maison vide. Il décide alors de s'y installer, ou plutôt d'y installer un de ses inspecteurs, Chevrier, et sa femme Irma, qui feront office de tenanciers. Parmi les clients, un étranger à mine suspecte ne tarde pas à se présenter. Le commissaire le fait suivre et provoque ainsi une chasse à l'homme qui prend fin lorsque l'individu est tué d'une balle au moment où il rejoint des comparses qu'on saura peu après être ses complices : ceux-ci, le voyant poursuivi par la police, ont préféré l'abattre. Grâce à l'identité de cet homme – un Tchèque du nom de Poliensky –, une rafle boucle tout son quartier. Elle fait découvrir, dans l'hôtel miteux où logent des compatriotes de Poliensky, une jeune femme qui est sur le point d'accoucher et que Maigret fait transporter à l'hôpital : on remontera ainsi la filière conduisant aux « tueurs de Picardie », une bande de Tchèques qui s'attaquent à des fermes dont ils massacrent les habitants après les avoir dépouillés. Or, leur chef jouait aux courses. C'est aussi le cas du petit Albert Rochain – la victime –, ainsi que le révélera une enquête aux détours imprévus qui amènera la mise hors d'état de nuire du gang et l'explication du meurtre de Rochain : un ticket de chemin de fer à destination de Goderville tombé de la poche de Jean Bronsky (c'est le chef de la bande) sur le champ de courses de Vincennes et ramassé par le petit Albert sous les yeux du Tchèque – Goderville qui évoque l'une des récentes et plus sinistres hécatombes des tueurs... Ne fallait-il pas supprimer le gêneur dont le visage venait de trahir l'émotion ?

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret est aux prises avec une bande de « fauves » qui n’ont rien à perdre ; de part et d’autre, violence et tuerie sont de règle. Scène de quadrillage par la police de la rue du Roi-de-Sicile peuplée de marginaux et allusions à la concurrence que se font le Quai des Orfèvres (P.J.) et la Rue des Saussaies (Sûreté nationale).

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (quartier de la Bastille, Bercy, Saint-Antoine et Passy). Références à la région d’Amiens.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête se déroule en février.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Albert Rochain, la victime. Tenancier de bistrot, marié, pas d’enfants (sa femme Nine est écartée du drame), la trentaine.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Jean Bronsky, Tchèque, diplômé universitaire de Vienne, en résidence à Paris où il se déclare cinéaste , 35 ans, chef de bande qui comprend, outre Maria, la jeune Slovaque qui mettra au monde un garçon, Victor Poliensky, Serge Madok, Carl Lipschiz et le petit Pietr.
  • Inspecteurs Janvier et Lucas, collaborateurs de Maigret
  • Le juge Coméliau.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.