Maigret chez le ministre

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Maigret chez le ministre
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1955
Nombre de pages 220
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Maigret chez le ministre est un roman policier de Georges Simenon, paru en 1954. Il fait partie de la série des Maigret.

Écrit à Shadow Rock Farm, Lakeville (Connecticut), États-Unis, du 16 au .

Le roman connaît une première publication dans le magazine Le Cercle du roman policier (Canada) en 1954 [1]. Il est ensuite édité par les Presses de la Cité en 1955[2].

Résumé[modifier | modifier le code]

Maigret est appelé à l'aide par le ministre des Travaux Publics, Auguste Point. Il s'agit d'une affaire politique et embêtante: un mois plus tôt, un sanatorium de Haute-Savoie s'est effondré, et 128 enfants sont morts dans la catastrophe. Or, il se trouve qu'un ingénieur des Ponts et Chaussées, le professeur Julien Calame, avait établi un rapport avant la construction du sanatorium, et que ce rapport prédisait la catastrophe et déconseillait fortement cette construction. Mais les crédits de construction ont été votés, et sans doute une certaine quantité de pots-de-vin ont dû être touchés par les députés... Et, comme par hasard, le rapport Calame a disparu des archives du ministère. La veille, le ministre Point a reçu la visite d'un certain Piquemal, surveillant à l’École des Ponts et Chaussées, qui lui a remis une copie de ce rapport, qu'il a soi-disant trouvé dans le grenier de l'école. Mais le ministre s'est fait voler le rapport, et on l'accuse d'avoir fait disparaître ce papier bien compromettant...

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

− Un sanatorium de l’État vient de s'effondrer, causant la mort de 128 enfants. Lors de l'étude du projet de construction, un éminent spécialiste de l’École Nationale des ponts et chaussées, le professeur Calame, avait prévu la catastrophe, mais on avait négligé son avis. De nombreux politiciens compromis dans l'affaire ont tout intérêt à faire disparaître le rapport de cet expert. Le ministre, Auguste Point, a tenu entre ses mains pendant quelques heures ce rapport, mais on le lui a dérobé. Il ne peut faire de déclaration au public, qui l'accuserait d'avoir détruit le document pour se sauver et sauver ses collègues. C'est pourquoi, désespéré, il demande au commissaire Maigret de retrouver le rapport ou tout au moins le voleur. Bientôt, les journalistes connaissent l'existence du rapport Calame, son importance et sa disparition. Point voit sa réputation anéantie. À ce moment, il est clair que celui qui a volé le document et informé la presse cherche à ruiner la carrière politique du ministre en se servant du rapport comme d'un moyen de chantage contre toutes les personnes mêlées à la construction du sanatorium. Le député Mascoulin pourrait être cet homme, car c'est un politicien sans scrupules et avide de pouvoir. Il a été le premier à poser des questions claires et bien informées à propos du rapport Calame et on apprend qu'il est entré en relation avec Piquemal, l'homme des Ponts et Chaussées qui avait remis le rapport à Point. Grâce à différents témoignages, Maigret retrouve le voleur, un certain Eugène Benoît qui avoue le vol, mais refuse de dénoncer son patron. Maigret connaît la vérité, mais ne pourra la prouver : Mascoulin possède un photostat du rapport Calame et a détruit l'original. Il ne pourra être inculpé, car en raison de sa puissance, aucun de ses « collaborateurs » ne le dénoncera : il tiendra donc toujours à sa merci ceux qui ont accepté la construction du sanatorium. Le commissaire a néanmoins retrouvé le voleur et sauvé la réputation de Point.

Aspect particulier du roman[3][modifier | modifier le code]

Fondé sur les dessous peu reluisants de la politique, le roman permet à Simenon – par l’intermédiaire de Maigret – de jeter un regard critique sur un monde en grande partie corrompu. Références à la presse avec, notamment, un article typique de la presse de chantage de l'époque, comme Aux Écoutes, un peu à la manière du J’accuse de Zola : Est-il vrai que… ? (chap. III).

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris. Seine-Port.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure deux jours et se déroule au début du printemps.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Auguste Point, ministre des Travaux publics, ancien avocat de province venu à la politique, marié, une fille, la cinquantaine.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Joseph Mascoulin, homme politique, directeur du Globe, célibataire, la quarantaine passée
  • Jules Piquemal, surveillant aux Ponts et Chaussées, environ 45 ans
  • Eugène Benoît, le voleur, ancien policier expulsé de la Sûreté nationale, « directeur » (et seul employé) d’une « agence de police » privée.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

L'univers de Simenon, Maurice Piron, Presses de la Cité, 1983

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer le 19 novembre 1954
  2. Achevé d'imprimer le 25 janvier 1955
  3. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.