Maigret a peur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Maigret a peur
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution
Nombre de pages 220
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Maigret a peur est un roman policier de Georges Simenon publié en 1953 aux Presses de la Cité[1]. Il fait partie de la série des Maigret.

Son écriture s'est achevée le . Simenon l'a écrit au cours de son séjour aux États-Unis, à Shadow Rock Farm à Lakeville dans le Connecticut.

Maigret a peur a fait l'objet d'une pré-publication dans le quotidien Le Figaro du 19 mai au (33 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Revenant d'un congrès de la police qui s'est tenu à Bordeaux, Maigret s'arrête à Fontenay-le-Comte pour saluer son ami, le juge Chabot. Celui-ci lui apprend que deux meurtres ont été commis dans la ville ; l'une des victimes est Robert de Courçon, un aristocrate excentrique ; l'autre est la veuve Gibon, la sage-femme. Maigret est à peine arrivé qu'un vieil ivrogne, Gobillard, est assassiné à son tour. Le corps a été découvert par Alain Vernoux de Courçon, neveu de Robert, qui confie à Maigret et à Chabot que les assassinats doivent être l’œuvre d'un fou, puisque les victimes n'ont aucun lien entre elles…

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Revenant d'un congrès de la police qui s'est tenu à Bordeaux, et où il a bu beaucoup de vin blanc doux, Maigret s'arrête à Fontenay-le-Comte pour saluer son ami, le juge Chabot qu'il a connu à Nantes étudiant en droit alors que Maigret faisait deux années d'étude de médecine. Celui-ci lui apprend que deux meurtres ont été commis dans la ville ; l'une des victimes est Robert de Courçon, pour un aristocrate excentrique ; l'autre est la veuve Gibon, une sage-femme. Maigret est à peine arrivé qu'un vieil ivrogne, Gobillard, est assassiné à son tour. Tous les trois par des instruments contondants. Le corps a été découvert par Alain Vernoux de Courçon, neveu de Robert, et médecin qui n'exerce pas, mais s'intéresse aux malades mentaux, qui justifie mal sa présence sur les lieux du crime et qui confie à Maigret et à Chabot que les assassinats doivent être l’œuvre d'un fou, puisque les victimes n'ont aucun lien entre elles. La population est terrorisée et l'opinion publique accuse les Vernoux de Courçon, notables de l'endroit. Le lendemain, l'instituteur Chalus, porte-parole de l'opinion publique excédée, apporte un témoignage accablant pour Alain. La découverte de l'arme, un morceau de tuyau de plomb provenant de chez Robert, constitue un second indice de la culpabilité probable d'Alain. Se fondant sur une lettre anonyme où il est question d'une certaine Louise Sabati, Maigret, qui agit à titre officieux, se rend chez elle, dans un quartier populaire deshérité ; cette jeune fille très pauvre, d'origine italienne et avec une pointe d'accent, lui avoue qu'elle est la maîtresse d'Alain, que ce dernier est très jaloux et la bat souvent : elle en porte les stigmates, notamment à l'oeil. Peu après, à l'insu de Maigret, la police emmène Louise en prison pour la faire parler : elle est menacée d'être traitée comme une prostituée puisqu'elle vit de l'argent d'Alain Vernoux. Elle est relâchée et Alain, affolé à la perspective du scandale, la persuade de se suicider en même temps que lui. Elle sera sauvée de justesse, mais Alain mourra. Ce suicide est pour la police une preuve de culpabilité. Néanmoins le commissaire rend visite à Hubert Vernoux de Courçon, père d'Alain, dont l'attitude l'intrigue. Maigret en est là dans son enquête personnelle, lorsqu'il est appelé d'urgence à Paris. Il reçoit quelques jours plus tard une lettre de Chabot lui apprenant le dernier développement de l'affaire. Hubert, qui a tenté de se suicider, était bel et bien l'assassin. Ce vieillard alcoolique, nobliau désargenté, continuellement humilié par sa femme et son beau-frère, avait tué ce dernier et avait commis deux autres meurtres pour éloigner les soupçons. Hubert Vernoux de Courçon sera interné, son cas relevant de la psychiatrie.

Aspects particuliers du roman[2][modifier | modifier le code]

Maigret assiste en spectateur à l’enquête, mais ce sont ses réflexions et certaines de ses initiatives qui la font avancer. Les rebondissements de l’affaire sont imprévus et la fin du roman livre un coupable de prime abord insoupçonnable. Les deux clans de la ville sont nettement caractérisés : c’est en fait l’affrontement de deux classes sociales qui retient le plus l’attention.

A un moment Maigret imagine qu'il reçoit sur la tête un coup de tuyau de plomb ou de clef anglaise asséné par le docteur suspect.

Maigret assiste à une partie de bridge chez les de Courçon sans y jouer chez mais il en connait les règles et il déduit de ce qu'il observe des joueurs leur psychologie.

Quelques anglicismes[modifier | modifier le code]

Dans le texte écrit aux Etats-Unis on trouve quelques anglicismes. Par exemple Simenon écrit que l'instituteur Chalus, militant de gauche, glisse des "pamphlets" dans les boîtes aux lettres alors qu'il s'agit sans doute de "brochures de propagande"[3].

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Fontenay-le-Comte. Époque contemporaine

Temps[modifier | modifier le code]

L’enquête dure trois jours et se déroule en avril.

Maigret est à trois ans de la retraite


A noter

L’épisode se déroule à Fontenay-le-comte. Un journaliste intervient au début qui se dit du Dauphiné Libéré.... Ce quotidien est isérois (38) et Fontenay-le-Comte se trouve en Vendée(85)

Les personnages[modifier | modifier le code]

Les personnages principaux[modifier | modifier le code]

Alain Vernoux de Courçon, médecin passionné de psychiatrie, qui a effectué après ses études un stage à l'Hôpital Sainte-Anne, n’exerce pas. Marié, pas d’enfants, 36 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Hubert Vernoux, devenu Vernoux de Courçon par son mariage, père d’Alain, marié, 67 ans
  • Robert de Courçon, beau-frère du précédent, célibataire, 73 ans, principale victime
  • Louise Sabati, maîtresse d’Alain, 22 ans
  • Emile Chalus, instituteur

Adaptations[modifier | modifier le code]

À la télévision

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer le 3 juillet
  2. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.
  3. Georges Simenon, Maigret a peur, Paris, Presses de la Cité, , p.77

Sources[modifier | modifier le code]

L'Univers de Simenon, Maurice Piron, Presses de la Cité, 1983

Liens externes[modifier | modifier le code]