Jean-Luc Hees

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Jean-Luc Hees
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Jean-Luc Hees en 2013.

Nom de naissance Jean-Luc Fernand Hees
Naissance (63 ans)
Évreux
Nationalité Drapeau de la France Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
journaliste, animateur de radio, dirigeant de radio
Distinctions
Famille
Anciennement marié à Muriel Hees, sa nouvelle épouse est Carol-An

Jean-Luc Fernand Hees, né à Évreux le , est un journaliste et animateur de radio français. Il est, de 2009 à 2014, président du groupe Radio France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des débuts en 1972 à l’ORTF, il est correspondant de France Inter à Washington dans les années 1980. À son retour en France, il présente le journal de 13h00 de France Inter en direct et en public, et le magazine Synergie de 1990 à 1999.

Il est nommé directeur de France Inter en 1999 par le PDG de Radio-France Jean-Marie Cavada. En 2003, il supprime brutalement de la matinale de France Inter la chronique scientifique Odyssée du médecin et romancier Martin Winckler, à la suite de pressions de l'industrie pharmaceutique[1]. En tant que directeur de France Inter, Jean-Luc Hees a mis (ou remis) à l’antenne Pascale Clark, Frédéric Bonnaud, Stéphane Bern, Gérard Lefort, Philippe Val et Michel Polac[2]. En 2004, à l’arrivée de Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, il est remplacé par Gilles Schneider.

En 2006, Jean-Luc Hees revient à l'antenne sur Radio Classique. En 2007, il est chargé sur cette antenne de l'émission culturelle Hees bien raisonnable de 18 à 20 heures. À la rentrée 2008, il est à la tranche matinale de 8 à 10 heures. En 2008, il tient une chronique dans Charlie Hebdo sur la campagne présidentielle américaine.

Nommé président de Radio France en mai 2009 par Nicolas Sarkozy (Conseil des ministres du 6 mai 2009), Jean-Luc Hees succède à Jean-Paul Cluzel à compter du 12 mai 2009. Le , le CSA nomme Mathieu Gallet PDG de Radio France pour lui succéder à compter du 8 mai 2014[3].

Polémiques sur l'indépendance en tant que directeur de Radio-France[modifier | modifier le code]

Contrairement à ses prédécesseurs et à son successeur qui sont nommés par le conseil supérieur de l'audiovisuel, sa nomination est une application de la loi organique du 5 mars 2009, qui prévoit la désignation en conseil des ministres des présidents de l'audiovisuel public[4].

L'intervention en direct contre Edwy Plenel[modifier | modifier le code]

Bien qu'ayant renoncé à l'antenne, Jean-Luc Hees, tout juste nommé à la tête de Radio-France, intervient le 15 mai 2009 à 8 h 57 dans l'émission « Le sept-dix » de France Inter avec Éric Delvaux, pour porter la contradiction à Edwy Plenel qui dénonçait avec une certaine « virulence »[5] ce qu'il appelait « un rapport clientéliste des médias à l'État », visant par ces propos la nomination de Hees à la tête de la radio par Nicolas Sarkozy, alors qu'auparavant les présidents de Radio-France étaient nommés par le CSA[6].
Edwy Plenel pointait ainsi du doigt la perte d'indépendance à ses yeux de la radio publique. Cette interruption directe des programmes par Jean-Luc Hees pour se défendre personnellement a été critiquée par de nombreux journalistes de France Inter.

Le non renouvellement des contrats de Stéphane Guillon et Didier Porte[modifier | modifier le code]

Après le non-renouvellement, annoncé le 23 juin 2010, des contrats de Stéphane Guillon et Didier Porte[7], deux humoristes de la matinale de France Inter, assurant pourtant un pic d'audience de la station, il est au cœur, avec Philippe Val, directeur de France Inter d'une polémique l'accusant de collusion avec le président de la République, objet de nombreuses railleries de la part des deux humoristes. Cette éviction est largement commentée comme un limogeage politique sur le net et dans la presse[8],[9].
Le jeudi 1er juillet 2010, une manifestation de soutien aux deux humoristes, devant le siège de Radio-France, rassemble environ 2000 personnes (selon les syndicats, mais cinq cents compte tenu de l’espace exigu où elle se tenait) réclamant la démission des deux dirigeants[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Hees est nommé chevalier de la Légion d'honneur en [11], et promu officier lors du Nouvel an 2010[12],[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a été marié à la journaliste, animatrice de télévision et de radio puis éditrice Muriel Hees[14][précision nécessaire]. En juillet 2009, il est photographié en compagnie de sa nouvelle épouse d'origine anglaise, Carol-Ann[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Hees, La Saga de la Maison Blanche, Éditions Presses de la Renaissance,‎
  • Jean-Luc Hees, Sarkozy président ! Journal d'une élection, Éditions du Rocher,‎
  • Jean-Luc Hees, Le Roman de Mai 1968, Éditions du Rocher, 2008
  • Jean-Luc Hees, Obama, what else ?, Éditions Les Échappés,‎
    illustré par Riss
  • Jean-Luc Hees, Voyage, autobiographie, Éditions Le cherche midi, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Extrait du magazine de Canal+ "90 min" diffusé en 2004 à propos du conflit entre Hess et Winckler », sur Canal+
  2. (fr) « Jean-Luc Hees fait entendre sa différence », L'Humanité,
  3. Mathieu Gallet nommé à la tête de Radio France
  4. (fr) Communiqués de presse : Jean-Luc Hees, président de Radio France Radio France,
  5. http://blog.rtl.fr/aphatie/20090518/Plenel-Hees-la-dictature-a-la-francaise-les-excuses-18-05.html
  6. (fr) Régis Soubrouillard, « Hees en direct sur France-Inter : Plenel à défaut d'Obama », sur Marianne,‎
  7. http://www.mediapart.fr/club/blog/francois-bonnet/240610/jean-luc-hees-ou-la-methode-casse-toi-pauv-con
  8. http://www.arretsurimages.net/dossier.php?id=135
  9. http://www.liberation.fr/medias/0101643026-stephane-guillon-vire-de-la-matinale-de-france-inter
  10. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3144
  11. (fr) Décret du 2 avril 1999 portant promotion et nomination, JORF no 80 du 4 avril 1999, p. 5054–5066, NOR PREX9900901D, sur Légifrance.
  12. (fr) Décret du 31 décembre 2009 portant promotion et nomination, JORF no 1 du 1er janvier 2010, p. 11, texte no 5, NOR PREX0928983D, sur Légifrance.
  13. (fr) dépêche de l'agence France-Presse, « Légion d'honneur du Nouvel An: Maurice Allais, Louis Gallois, Paco Rabanne », sur google.com,‎ 1er janvier 2009
  14. (fr) Muriel Signouret, « Muriel Hees débarquée d'Europe 1 », Stratégies,
  15. (fr) Pauline Delassus, « “Revoir ma Normandie”, Jean-Luc Hees, P-DG de Radio France », Paris Match n° 3139, 22 juillet 2009