Guérigny

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Guérigny
Mairie
Mairie
Blason de Guérigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Guérigny
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Nièvre et Bertranges
Maire
Mandat
Jean-Pierre Château
2014-2020
Code postal 58130
Code commune 58131
Démographie
Population
municipale
2 468 hab. (2014)
Densité 339 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 19″ nord, 3° 11′ 43″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 291 m
Superficie 7,29 km2
Localisation

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Guérigny
Liens
Site web www.ville-guerigny.fr

Guérigny est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est jumelée avec la ville belge de Meix-devant-Virton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec l'ouverture d'un tronçon autoroutier reliant Nevers à Paris et débouchant à proximité immédiate de Urzy, la ville se trouve dans une position relativement privilégiée par rapport au reste du département. La promotion immobilière s'est développée à la suite de cette ouverture vers la région parisienne. En outre, une route départementale relie Guérigny à Nevers, distante de 15 km, en quelques minutes. Guérigny accueille un marché hebdomadaire, et un supermarché y est implanté depuis le début des années 1980.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Aubin-les-Forges Poiseux Rose des vents
Parigny-les-Vaux N Balleray
O    Guérigny    E
S
Urzy

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Guérigny est intimement liée à celle de Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792). Profitant des ressources naturelles environnantes, principalement le minerai de fer, les forêts de chênes et de nombreux cours d'eau, celui-ci implante et développe les forges royales. Cette manufacture, totalement liée à la construction navale, devient l'une des plus importantes de France au XVIIIe siècle. En 1781, l'État acquiert le site. Les forges poursuivent leur activité jusqu'en 1971.

En effet, dès la fin des années 1960, l'exploitation du site devient de moins en moins rentable. À l'arrêt définitif du site de la Marine nationale, une partie des employés est délocalisée. Des quelques grandes industries locales de l'époque ayant poussé en marge des forges, en métallurgie et pétrochimie principalement, il ne reste presque plus rien.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'or aux deux ancres de sable passées en sautoir, au chêne terrassé au naturel brochant sur le tout. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1904
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1935 Charles Dariaux    
1935 1940 Léonard Franchet    
1940 1941 Émile Frébault    
1941 1941 Louis Lafay    
         
1944 1944      
1944 1945 Jules Champeau    
1945 1965 Théodore Mercier    
1965 1971 André Dougny    
1971 1977 Francis Richard PS  
1977 1983 Léone Corbier PS  
1983 2003 Robert Bourcier PS  
mars 2001 mars 2008 Michel Dejoie PS  
mars 2008 en cours Jean-Pierre Château PS Cadre supérieur


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 468 habitants, en diminution de -3,52 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740 658 569 717 1 055 1 345 1 205 1 518 1 445
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 861 2 805 3 016 3 137 3 046 3 046 3 160 3 335 3 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 787 3 734 3 620 3 371 2 968 2 829 2 868 2 810 2 848
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 961 2 984 2 472 2 417 2 414 2 474 2 573 2 572 2 468
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Marteau-pilon des forges de Guérigny.

Aujourd'hui, le site des forges de Villemenant est encore partiellement préservé. L'Association des Amis du Vieux Guérigny entretient les bâtiments et propose chaque année au printemps et à l'automne une exposition sur un thème différent ayant trait à l'industrie locale ou nationale. Une exposition permanente permet de découvrir quelques pièces intéressantes : machines à vapeur, marteaux-pilons et pièces réalisées sur le site au cours de son activité (mine marine, torpille, ancres de belle taille, etc.).

À quelques centaines de mètres de Guérigny s'étend la forêt des Bertranges qui, avec ses 7,600 ha, fait partie des plus grandes étendues boisées de France. Parmi les sentiers aménagés, il en est un qui mène en ligne droite au « chêne Babaud ». Cet arbre au tronc impressionnant est maintenant couché. Son abattage a été décidé en 1995 : plusieurs fois touché par la foudre, ses plus grosses branches menaçaient de casser. La souche est préservée et entretenue. Plusieurs repères dendrochronologiques sont placés sur les anneaux de l'arbre, du début du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. En effet, La Chaussade n'a pas planté cet arbre : le chêne était déjà âgé d'une quarantaine d'années lors de son arrivée dans la région.

Construit au XIVe siècle, le château de Villemenant se situe dans un paysage typiquement nivernais. À quelques pas de la Nièvre, sa tour d'escalier polygonale à colombages et ses deux tours semi-circulaires sont très pittoresques. Le château, en cours de rénovation intérieure, est très bien entretenu et propose des chambres d'hôtes.

Aux alentours, on trouve en outre les châteaux de Bizy (toujours propriété familiale), de Poiseux, de Mimont, et à Urzy le château des Bordes (XVe siècle), le château de Luanges néo-Renaissance (XIXe siècle), le château des Évêques (XVIIe siècle), le château de la Chaussade (XVIIIe siècle).

Dans la rue Masson, l'ancien cinéma Le Rex, bâti en 1930 et maintenant désaffecté, est un exemple d'Art déco. En 2011, une association locale créée pour le cinéma pourrait permettre une rénovation du bâtiment. Avec l'idée de faire revivre le cinéma et d'y accueillir d'autres activités culturelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque de l'esplanade Léone Corbier à Guérigny, inaugurée en 2016.
  • Pierre Babaud de la Chaussade (né à Bellac le , mort à Paris le ), était maître de forges et possédait des forges et des bois dans le Nivernais depuis 1720. Il fait des forges royales de Guérigny une manufacture d'importance nationale et celles-ci le restent jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Après leur acquisition par l'État peu après 1780, une ordonnance royale leur conserve le nom de « forges de la Chaussade », en signe de reconnaissance pour les services que Babaud a rendus à la France.
  • Alexis Lemaître (1864-1939), curé de la paroisse de 1896 à 1900.
  • Marcel Déat (1894-1955), personnalité politique socialiste puis collaborationniste. Poussé par les Allemands, il entre enfin, le , dans le gouvernement comme ministre du Travail et de la Solidarité nationale de Pierre Laval, et appuie une politique de collaboration totale avec l'Allemagne.
  • Léone Corbier accède à la mairie d'abord en 1971 comme adjointe puis de 1977 à 1983 comme maire. C'est une militante socialiste et féministe qui ne fait aucun secret de son appartenance à la franc-maçonnerie, qu'elle rejoint en 1954. Elle a créé, avec six autres sœurs d'origine nivernaise, la première loge féminine dans la Nièvre, à Nevers : La Tolérance. Dans un milieu tout à la fois rural et industriel, cette élection crée la surprise. En 1983, Léone Corbier choisit de ne pas se représenter. En 2016 est inaugurée une esplanade à son nom.
  • Le général Jean Étienne Cheutin (1880-1938), aviateur vétéran de la Première Guerre mondiale, brevet de pilote militaire n°16 en date du 15 juillet 1911, puis commandant de l'aviation au Maroc. Sa notoriété fit donner le nom de « Cheutinville » au premier aérodrome desservant Nevers, dans la commune de Sermoise.
  • Jean-Baptiste Édouard Bornet, botaniste.
  • Georges Vidal (1903-1964), écrivain et militant anarchiste, né à Guérigny.
  • Henri Gamard (né le 21 octobre 1879 à Guérigny, mort à Nevers le 11 novembre 1961), a été conseiller général du canton de Pougues-les-Eaux de 1924 à 1932 et député de la Nièvre de 1924 à 1932, inscrit au groupe SFIO.

Sports[modifier | modifier le code]

L'association sportive Guérigny-Urzy est l'association moteur des deux communes, regroupant près de 1 000 licenciés. La section Football a été récemment distinguée en obtenant le label qualité régional remis par la Fédération française de football, en reconnaissance des efforts fournis par les éducateurs et dirigeants. Cette section est à ce jour la plus importante puisqu'elle regroupe environ 230 licenciés (débutants, poussins, benjamins, 13 ans, 15 ans, 18 ans, séniors, vétérans, féminines et dirigeants).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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