Arthel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Arthel
Arthel
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton La Charité-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
Marc Fauche
2014-2020
Code postal 58700
Code commune 58013
Démographie
Population
municipale
95 hab. (2017 en diminution de 2,06 % par rapport à 2012)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 43″ nord, 3° 24′ 35″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 353 m
Superficie 7,73 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arthel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arthel

Arthel est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d’Arthel est situé dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. La superficie de la commune est de 773 hectares. Son altitude varie entre 229 et 353 mètres[1].

Le village est implanté au nord-ouest de la Nièvre, à 14 km de Prémery (par la route), dans le canton de Charité-sur-Loire. Il est situé à 37 km à l’est de La Charité-sur-Loire et à 58 km au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Source du Grand-Fond.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

  • Beuchot (le)
  • Maures (les)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Authiou Champlin Rose des vents
Arzembouy N
O    Arthel    E
S
Giry Montenoison

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune pourrait dériver d'attegia, lieu sacré, suffixé en -ialo[2], à moins qu'il ne vienne du gaulois artos, ours, employé au sens propre ou comme nom d'homme[3].

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Villa Artado en 849, Ecclesia de Arteio en 1121-1142, Arte en 1287, Artheyum en 1331, Cura de Artey en 1518, Artey en 1515, Artel en 1581 et Artel en 1583[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 849 : Première mention du nom du village.
  • XIIIe siècle : La terre d'Arthel passe aux mains d'une famille qui en prend le nom pour patronyme.
  • 1665 : Jean Chaufournier, fermier de la terre et seigneurie d’Arthel, est en procès avec François de Paris, écuyer, sieur de la Mothe pour injures et provocation au duel[7].
  • 1715 : Jean Chap, prêtre, curé d’Arthel, et sa mère, portent plainte contre plusieurs particuliers, dont Eugin Bornet, meunier du moulin d’Arthel, pour coups de bâton[7].

Seigneurs[modifier | modifier le code]

  • 1652 : Jean Guynet, écuyer, maître d’hôtel de la maison de Sa Majesté[7].
  • 1767 : Pierre-François de Fourvière, comte de Quincy, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Condé, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Religieuse
Civile

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Religieuse
Maires nommés
Maires élus 
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Marc Fauche DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 95 habitants[Note 1], en diminution de 2,06 % par rapport à 2012 (Nièvre : -4,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
382391507420477470507522500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474427415420400387362332315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
275267260226223198181152143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1711611511209770859795
2017 - - - - - - - -
95--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. |recens-prem=2006 |nombre=.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils et naturels 
Religieux 
  • Ouvroir[14] Sainte-Marie (1889).
  • Église Saint-Laurent d'Arthel :

C'est lors d'un conseil municipal en date du que fut prise la décision de détruire l'ancienne église du Moyen Âge, en trop mauvais état, et d'en reconstruire une nouvelle sous la direction de Charles Lutz, architecte à Nevers. Le Répertoire archéologique de la Nièvre donne la description suivante de l'ancienne église, jugée sans caractère : nef et chœur carré avec clocher-porche et chapelle seigneuriale au sud ; pas de voûtes[15].

La première pierre fut bénie par le curé et la consécration de l'édifice eut lieu le . À l'intérieur de l'édifice, on peut voir les statues de saint Guillaume d'Arthel (1030-1109), archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, du XVIe siècle, de saint Martin et d'une Vierge à l'Enfant. Une huile sur toile représente La Nativité et une autre Christ aux liens .

L'église est ouverte sur demande[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut géographique national.
  2. Longnon, page 126, 1920.
  3. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Dauzat et Rostaing, 1963.
  4. Dictionnaire topographique de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1865.
  5. Né Louis de Dampierre et dit aussi Louis de Male ou de Maerle
  6. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p. 183-184, note no 1, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1895.
  7. a b c et d Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Henri de Flamare, département de la Nièvre, 1891.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. Notice no PA00112795, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00112796, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Un ouvroir est un atelier de charité où des bénévoles effectuent des travaux d'aiguille pour les indigents ou des ornements d'église.
  15. Répertoire archéologique de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1875.
  16. Dépliant , Visitez les églises de la Nièvre , Diocèse de Nevers, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013
  17. Hubert Verneret, Marie Gadou m’a raconté... Arthel, Camosine, Les Annales des pays nivernais, n° 111, 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Colas, Le Guide des Châteaux de France, la Nièvre, ed. Berger-Levrault, 1981, Hermé, Paris, 1986, 102.p. (ISBN 2-86665-027-1).
  • Hubert Verneret, Marie Gadou m’a raconté... Arthel, Camosine, Les Annales des pays nivernais, n° 111, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :