Pougues-les-Eaux

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Pougues-les-Eaux
Pougues-les-Eaux
La tour de la Musique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Nevers
Maire
Mandat
Sylvie Cantrel
2020-2026
Code postal 58320
Code commune 58214
Démographie
Population
municipale
2 355 hab. (2019 en diminution de 2,28 % par rapport à 2013)
Densité 185 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 31″ nord, 3° 06′ 08″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 293 m
Superficie 12,72 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Pougues-les-Eaux
(ville isolée)
Aire d'attraction Nevers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Varennes-Vauzelles
Législatives Première circonscription
Localisation
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Pougues-les-Eaux
Liens
Site web ville-pouguesleseaux.fr

Pougues-les-Eaux est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. La commune de Pougues-les-Eaux est labellisée Village étape depuis 2008.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au fond d'une petite plaine, accolée au flanc du Mont-Givre, la commune est arrosée par trois ruisseaux : le Ru d'Eau, le ruisseau de Mardeloup et la Pisserotte. C'est une ville résidentielle au milieu de plusieurs parcs.

Située à 11 kilomètres au nord de Nevers, sur la route nationale 7, elle est contournée récemment par l'est par l'autoroute A77. Certains trains de la ligne Paris - Clermont-Ferrand s'arrêtent à la gare de Pougues-les-Eaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pougues-les-Eaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pougues-les-Eaux, une unité urbaine monocommunale[4] de 2 388 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,1 %), terres arables (27,1 %), zones urbanisées (11,5 %), forêts (9,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom est hypothétique : Pogua (1287), Pouget (1355) ou Pogues (1370). Le site de Pougues est occupé depuis très longtemps. Une nécropole de l'âge du bronze a été découverte vers 1870.

Jusqu'au XIe siècle, la ville possède peu d'importance. La paroisse est créée en 1061 par Hugues II, évêque de Nevers. À mi-chemin de Nevers et la Charité-sur-Loire, la ville a souffert du contre-coup des événements ayant lieu dans ces deux villes. Pendant la guerre de Cent Ans (XIVe et XVe siècles), Pougues a plus souffert de la rivalité entre les maisons de France et de Bourgogne que des Anglais eux-mêmes.

Son casino faisait déjà parler de lui au temps de Louis XIV. Exploité par le groupe Tranchant, il a quitté le parc thermal le pour un bâtiment beaucoup plus moderne abritant notamment un planétarium de 15 mètres de diamètre.

L'histoire de la ville demeure principalement bercée par la présence du thermalisme.Agrippa d'Aubigné s'en fait l'écho dans La Confession catholique du sieur de Sancy (I, 6): « si les Heretiques eussent eu l’esprit de convertir en miracles les guerisons qui se font aux eaux chaudes, ils auroient beau jeu, et nos gens ont donné habilement des noms de Saincts aux fontaines de Pougues et par tout ailleurs establi de bons miracles naturels [...]. »

Longtemps ville de retraités, elle a perdu sa fonction thermale depuis 1971. L'embouteillage de l'eau a toutefois perduré jusqu'en 1975. L'usine d'embouteillage, d'où l'on expédia 2 733 000 bouteilles en 1930[11], abrite aujourd'hui l'espace d'exposition du Centre d'art contemporain du parc Saint-Léger et la gentilhommière en accueille l'administration.

Le créateur de la franchise Père Castor, Paul Faucher, a vécu une grande partie de sa vie à Pougues-les-Eaux, donnant son nom et celui de son épouse à la bibliothèque locale.

Depuis, il existe une nouvelle source ayant obtenu en 1999 une autorisation d'exploitation. Son propriétaire, le conseil général de la Nièvre, n'arrive cependant pas à trouver un repreneur.

La ville a par ailleurs accueilli un temps un centre de diabétologie sur les hauteurs du Mont-Givre, puis les bâtiments ont ensuite servi d'annexe au centre de gériatrie de l'hôpital de Nevers. Ils sont aujourd'hui abandonnés et condamnés.

Aujourd'hui elle reste une ville résidentielle vouée au tourisme de week-end et de proximité. Elle vient d'obtenir le label « Village étape », garantissant aux touristes de passage la présence d'un office de tourisme et de toutes les commodités et services de proximité.

Cette bourgade est parsemée d’édifices rappelant son histoire liée aux Rois qui se réjouissaient des thermes, telle que l’ancienne résidence de Jean Pidoux, grand-père paternel du fameux fabuliste Jean de la Fontaine, mais aussi médecin de Henri IV qui trouva alors certains bienfaits venant de ces sources. Le Roi Soleil possédait également une demeure dans ces lieux, ce qui donna un nouveau souffle à la commune qui basait alors son commerce sur l’accueil et le bien-être des touristes venant jouir des thermes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1888 octobre 1916 Maurice de La Fargue    
mars 1971 mars 1977 René Siméon    
mars 1977 octobre 1979 Jean Pinet des Ecots    
octobre 1979 mars 1989 René Jacquet    
mars 1989 juin 1995 Raymond Peignot    
juin 1995 mars 2008 Jeanine Neveu Bérégovoy PS  
mars 2008 2020 Mauricette Maitre DVG Retraitée de l'Éducation nationale/
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2019, la commune comptait 2 355 habitants[Note 3], en diminution de 2,28 % par rapport à 2013 (Nièvre : −5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9128249401 1001 1611 1631 1781 2871 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3211 4341 3621 3861 3191 4481 5641 6301 562
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6001 6161 5741 5061 5101 5171 4181 6691 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7331 8032 0142 2602 3582 4932 5102 5092 398
2017 2019 - - - - - - -
2 3882 355-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle publique de Pougues-Les-Eaux[17].
  • École primaire Elementaire publique de Pougues-Les-Eaux[17] dépendant de l'inspection académique de la Nièvre. Comptant en moyenne 150 élèves évoluant des classes de CP à CM2[18].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • l'A.S.C. POUGUOISE, club de football à 11 évoluant en Départemental 1. Le club joue ses rencontres au Stade des Chanternes[19].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • La commune dispose de l'Eglise Saint-Léger qui est un édifice religieux de confession catholique[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le casino.

Commerces en 2012[modifier | modifier le code]

Source : le site annuaire-mairie.fr[21].

  • 2 librairies
  • 1 boulangerie
  • 1 quincaillerie
  • 1 fleuriste
  • 1 magasin d'articles de sports
  • 1 supérette
  • 1 supermarché
  • 1 épicerie
  • 1 boucherie
  • 1 vétérinaire

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pougues-les-Eaux Blason
Inconnu.
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (fontaine azur sur sinople).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Pougues-les-Eaux », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nevers », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Michel Pauty, Du 19e siècle à aujourd'hui, les destins contrastés de nos stations thermales, revue « Pays de Bourgogne » n° 232, avril 2012, pp. 21-31.
  12. « Le comité de jumelage va fêter ses 20 ans », sur https://www.lejdc.fr.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. a et b « La scolarité à Pougues », sur http://www.ville-pouguesleseaux.fr/.
  18. « École primaire publique de Pougues-les-Eaux », sur https://www.annuaire-mairie.fr.
  19. « A.S.C. POUGUOISE », sur https://www.fff.fr/.
  20. « Informations sur l'Église Saint-Léger », sur https://www.annuaire-mairie.f.
  21. « Ville de Pougues-les-Eaux », sur https://www.annuaire-mairie.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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