Chasnay

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Chasnay
L'église Saint-Germain
L'église Saint-Germain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
Intercommunalité C.C. du Pays charitois
Maire
Mandat
Éric Jacquet
2014-2020
Code postal 58350
Code commune 58061
Démographie
Population
municipale
106 hab. (2012)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 47″ N 3° 11′ 05″ E / 47.2463888889, 3.1847222222247° 14′ 47″ Nord 3° 11′ 05″ Est / 47.2463888889, 3.18472222222  
Altitude Min. 189 m – Max. 350 m
Superficie 11,76 km2
Localisation

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Chasnay

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Chasnay

Chasnay est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chasnay est située dans la vallée de la Sillondre en Bourgogne sur les côtes du Nivernais. La superficie de la commune est de 1 176 hectares ; son altitude varie entre 189 et 350 mètres[1].

Le village est implanté au nord-ouest de la Nièvre, à 36 km de Nevers (par la route), dans le canton de Charité-sur-Loire. Il est situé à 17 km au nord-est de La Charité-sur-Loire et à 38 km au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement. La voie de communication principale qui permet d'y accéder est la route nationale 151 à égale distance de La Charité-sur-Loire et de Varzy.

Avec Châteauneuf-Val-de-Bargis et Nannay, Chasnay est l'une des trois communes qui constituent le val de Bargis.

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, Chasnay regroupe plusieurs hameaux et habitations isolés : les Barres, le Boulet, la Coulisse, Cramain, la Forêt, la Grosse-Forge, la Maltrace, les Marteaux, la métairie Grand-Jean, la Montagne, les Moutots, les Ranviers, la Renauderie, Saint-Marc, la Vernière et Véron.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nannay Arbourse Rose des vents
Narcy N
O    Chasnay    E
S
Murlin La Celle-sur-Nièvre

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route D196 qui se raccorde à la route N151 à un peu plus de 1 km au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 124, alors qu'il était de 120 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 52 % étaient des résidences principales, 42,5 % des résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,7 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 86,7 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (76,4 %). La part de logements HLM loués vides est nulle[Insee 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Chasnay remonte aux environs de l’an 600 où le village apparaît dans les archives sous le nom de Cassimanus[2]. Il faudra ensuite attendre ensuite près de six siècles pour le retrouver : Chanaium (cartulaire de Bourras, 1132)[2].

Jean dit Vendilles est le plus ancien habitant de Chasnay identifié (1293)[3].

Au Moyen Age, Chasnay fait partie de la châtellenie de Châteauneuf-val-de-Bargis. En février 1552, cette châtellenie est rattachée au Nivernais par un édit royal.

Les années défilent et Chasnay n’est sans doute pas épargné par les rigueurs de l’Histoire. Ainsi Chasnay est-il occupé par les protestants de La Charité, en 1558, et son curé enlevé (1563)[4].

En 1665, selon l’assemblée des habitants, le bourg se résume à deux ou trois maisons menaçant de s’effondrer[5]. À côté de l'église, on trouve un pilori[5].

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Quelques seigneurs, en totalité ou en partie, de Chasnay : Reynaud (1282), Guillaume des Barres (1333), Renaut de Lamoignon (1385), Jean de Pernay (1528), Edme de Lamoignon (1561), Gabriel de la Barre (1665), Marie de Chery (1685), Girard de Busson (1788)...

Armorial[modifier | modifier le code]

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Dates et événements mémorables[modifier | modifier le code]

  • vers 600 : première mention du nom de Chasnay : Cassimacus (Cartulaire de l'Yonne).
  • 1563 : curé enlevé par les protestants.
  • 1665 : mortalité importante ; il ne reste plus, au bourg, que trois maisons prêtes à s'effondrer.
  • 1666 : mention d'un pilori à proximité de l'église.
  • 1672 : premier acte d'état civil inscrit dans le registre paroissial (2 octobre).
  • 1685 : visite pastorale de l'évêque d'Auxerre (24 août), lequel évalue la population du village à 300 âmes.
  • 1709 : pour une raison inconnue, le cimetière est interdit.
  • 1710 : effondrement de la chaussée de l'étang de Reugny ; plusieurs morts.
  • 1745 : suspension de l'office dans la chapelle Sainte-Anne pour cause de profanations et autres scandales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chasnay adhère à la communauté de communes du Pays charitois.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1904 1912 Marcel Lebœuf Rad. ind. Conseiller d'arrondissement
... ... ...    
mars 2001 2008 Michèle Goin    
mars 2008 en cours
(au 10 avril 2014)
Éric Jacquet   Artisan

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Chasnay relève du tribunal d'instance de Nevers, du tribunal de grande instance de Nevers, de la cour d'appel de Bourges, du tribunal pour enfants de Nevers, du conseil de prud'hommes de Nevers, du tribunal de commerce de Nevers, du tribunal administratif de Dijon et de la cour administrative d'appel de Lyon[7].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité de la Charité-sur-Loire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 106 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
382 398 353 433 489 530 533 551 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
441 454 468 478 515 504 482 505 472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 410 392 365 343 295 240 264 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
190 188 141 136 142 133 143 143 114
2012 - - - - - - - -
106 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Dijon. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

Santé[modifier | modifier le code]

Les centres d'incendie et secours les plus proches de Chasnay se trouvent à Champlemy (17 km) et à La Charité-sur-Loire (17 km).

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier Henri-Dunant à La Charité-sur-Loire[10].

Cultes[modifier | modifier le code]

Chasnay fait partie de la paroisse catholique de Châteauneuf-Val-de-Bargis (groupement de paroisses du Val de Loire) dans le diocèse de Nevers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Anne

En bordure de la route D222[Note 3], s'élève une chapelle consacrée à sainte Anne (propriété privée). Reconstruite en 1838 sur l'ancien lieu de culte, à côté de la source «miraculeuse», ne se visite pas. Pèlerinage à Sainte-Anne le 24 juillet[11].

Église catholique

L'église paroissiale[Note 4] est reconstruite au XIXe siècle et est consacrée à saint Germain d’Auxerre en 1858[12].

Forge de la Vernière

À la confluence de la Sillondre et du Mazou[Note 5], en bordure d'étang, s'élève une usine métallurgique du XVIIIe siècle située à quelques centaines de mètres de deux hauts fourneaux (Cramain et Guichy, sur la commune de Nannay). Abandonné au milieu du XIXe siècle, les bâtiments sont aujourd'hui transformés en maison d'habitation[13].

Haut fourneau de Cramain

Cet ensemble industriel ruiné est connu depuis le XIIIe siècle[Note 6]. Il ne reste plus que sa partie centrale qui a perdu sa chemise réfractaire intérieure, la passerelle de chargement par le haut, un mur de la halle de coulée et plus haut sur le site, les écuries avec les logements des palefreniers[14].

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Barbier, curé. " Sur le vu d'un certificat des médecins constatant qu'il est de toute impossibilité de demeurer plus longtemps à la maison de réclusion, Barbier, ancien curé de Chasnay, attaqué de plusieurs maladies qui corrompent l'air, ce qui infecte la maison au point que les autres détenus en sont incommodés est transféré dans le clocher de la maison des Bénédictins à La Charité, où il sera soigné [15] (1794) ;
  • François Huet, mort, en 1673, à 97 ans[16]...
  • Marcel Lebœuf (1872-1943), homme politique, maire de Chasnay (de 1904 à 1912) ;
  • Pierre Ranvier, maître et chef de la communauté des Ranvier (1665)[5] ;
  • Jean dit Vendilles, premier habitant identifié de Chasnay (1293) ; il possédait une part du four banal de Châteauneuf-Val-de-Bargis[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. 47° 13′ 39″ N 3° 09′ 50″ E / 47.227594, 3.163967
  4. 47° 14′ 42″ N 3° 11′ 00″ E / 47.244949, 3.183338
  5. 47° 14′ 05″ N 3° 10′ 01″ E / 47.234595, 3.166828
  6. 47° 14′ 10″ N 3° 09′ 26″ E / 47.236242, 3.157357

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. a et b Dictionnaire topographique de la Nièvre
  3. a et b Abbé de Marolles - Inventaire des titres de Nevers
  4. Abbé Charrault - Histoire de Châteauneuf-val-de-Bargis
  5. a, b et c 3 E 4 / 40 - 27 septembre 1665 - Archives du notaire Bouziat (La Charité)
  6. Armorial de l'ancien duché de Nivernais, Georges de Soultrait, 1852
  7. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 20 octobre 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  10. « Trouver un établissement », sur l'hôpital, un site de la Fédération hospitalière de France (consulté le 21 octobre 2014).
  11. Dépliant touristique du Diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, 2013, Pastorale Tourisme & Loisirs
  12. Ph. Poiseau, « Église Saint-Germain de Chasnay », sur Nièvres passion : Web croqueur,‎ 28 janvier 2014 (consulté le 4 novembre 2014).
  13. « Notice no IA58000626 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Notice no IA58000658 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Le Prieur - Histoire du district de La Charité - 1937
  16. Registre paroissial de Chasnay - 9 octobre 1673

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]