La Marche

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La Marche
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de La Marche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays charitois
Maire
Mandat
Christian Marillier
2014-2020
Code postal 58400
Code commune 58155
Démographie
Population
municipale
546 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 29″ nord, 3° 02′ 05″ est
Altitude Min. 155 m – Max. 218 m
Superficie 10,87 km2
Localisation

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La Marche

La Marche est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Marche est une commune située à 4,7 km au sud de La Charité-sur-Loire et à 25 km au nord de Nevers. Ce village est longé par la Loire !

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Charité-sur-Loire Raveau Rose des vents
Argenvières
(Cher)
N Champvoux
O    La Marche    E
S
Saint-Léger-le-Petit
(Cher)
Tronsanges

Histoire[modifier | modifier le code]

La Marche, aujourd'hui petit village de la Nièvre, fut au Moyen Âge une des villes les plus importantes du Nivernais, grâce notamment à ses vignes. Ainsi, la ville voisine de La Charité-sur-Loire, a été créée sur des terres données par les seigneurs de La Marche. On peut également penser que l'importance de cette ville tenait pour une grande part à sa position géographique, notamment sous les Capétiens, puisqu'elle se trouvait, comme son nom l'indique, à la frontière de la Bourgogne et de l'Aquitaine, alors ennemis. Cette ville, sur les bords de la Loire, servait donc de points de rassemblement et de départ des armées de la Bourgogne lors des attaques contre l'Aquitaine. C'était également un secteur important de la défense de la Bourgogne, comme peut en témoigner la présence du donjon de la ville.

Une décroissance s'amorce avec la fondation en 1059 du prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire qui devient rapidement un but de pèlerinage important - il possède entre autres reliques le bras droit de saint Savinien. Les habitants de La Marche eux-mêmes, attirés par les richesses que le prieuré bénédictin répandait autour de lui, désertent leur ville. Le comte de La Marche Raynaud, furieux de voir l'herbe pousser dans les rues de sa ville, en prend les religieux en grippe et s'attaque à eux par des moyens variés allant de la simple chicane au vol armé de plusieurs biens du prieuré. Mais le prieuré a un puissant protecteur, qui vainc Raynaud et le fait prisonnier. Ce dernier n'est libéré que suite à la demande du comte de Nevers (qui est aussi comte d'Auxerre). Selon certaines sources, Raynaud se repent et prend l'habit de moine ainsi que plusieurs de ses descendants[1] ; selon d'autres, une guerre sourde persiste et ce n'est que par orgueil que les membres de cette famille veulent être enterrés dans cette célèbre abbaye et ils ne l'enrichissent que pour y parvenir[2].

Quand en 1148 Adam veut reconstruire le château de ses ancêtres pour protéger la ville, le prieur du monastère de La Charité s'y oppose ; il prend appui sur une bulle de Calixte II selon laquelle aucune forteresse dépendant d'un siège laïc ne doit être construite « dans les limites, justices et exemptions du prieuré ». Adam essaie de passer outre mais en 1149 Eugène III lui fait parvenir un bref par l'intermédiaire d'Alain de Larrivour évêque d'Auxerre[1] peut-être accompagné de l'archevêque de Sens[2], qui lui signifie en 1149 de démolir les constructions déjà commencées. Adam obtempère[1],[3].

La Marche a perdu une grande partie de sa richesse et de ses habitants au XIXe siècle, lorsqu'une épidémie de phylloxéra frappe les vignobles de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 [Quand ?] Annette Chabani   Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 546 habitants, en diminution de -7,14 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424 305 455 411 495 518 516 539 593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560 635 689 678 628 678 621 595 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 518 501 466 421 410 393 356 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
315 337 417 482 511 522 595 568 546
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon de La Marche.

La Marche possède, au centre de son territoire, un donjon médiéval, ou plutôt ce qu'il en reste. Ce donjon, emmotté jusqu'aux années 1950, et qui mesure aujourd'hui 7 mètres, faisait certainement à l'origine environ 22 mètres. À la suite de fouilles archéologiques menées en septembre 2008 par Sylvain Guillin, la chronologie de ce donjon est mieux connue. Ainsi, le donjon, surplombant la Loire, est élevé sur ce qui serait une nécropole mérovingienne, mais a également « emprunté » des morceaux de sarcophages pour son édification, emprunt visible dans les murs. Ce donjon semble également avoir été construit au moins sur un, voire deux édifices plus anciens, un d'époque mérovingienne, et peut-être un autre d'époque gallo-romaine. Le donjon est inscrit aux monuments historiques[8] au 1993.

L'histoire de ce donjon est particulièrement mouvementée, rasé la première fois sur ordre de l'évêque, puis détruit une seconde fois par les seigneurs de La Marche eux-mêmes, pour éviter qu'il ne soit à nouveau rasé par décision de l'évêque de Nevers. Celui-ci ordonna ces destructions au VIIIe siècle à la suite des persécutions que les seigneurs de la Marche faisaient subir aux moines de La Charité-sur-Loire ; en effet, les seigneurs de La Marche ont été forcés par l'évêque et le comte de Nevers à donner des terres aux moines, suscitant une certaine animosité à leur égard.

Les restes des fortifications de la ville sont également visibles dans tout le village, avec des pans de murs que l'on peut trouver un peu partout dans le village et les jardins privés.

La Marche a également possédé un port commercial sur la Loire, port qui n'existe plus aujourd'hui.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique: pittoresque et biographique..., Tours (R. Pornin) / Nantes (Suireau), 1843, p. 115. La Marche : pp. 114-116.
  2. a et b Jean Née de La Rochelle, Pierre Gillet, Jean-François Née de La Rochelle. Mémoires pour servir à l'histoire civile, politique et littéraire, [... du département de la Nièvre – tome 1], Bourges (J.B.C. Souchois) / Paris (J.S. Merlin), 1827, pp. 352-353.
  3. Jean Lebeuf, Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, vol. I, Auxerre, Perriquet, (lire en ligne), p. 293.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Notice no PA00125319 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • GUILLIN Sylvain, Étude préliminaire du bâti de l’édifice de La Marche, Contribution à la recherche en archéologie du bâti médiéval. dans Regards sur la Nièvre, l’expression de jeunes chercheurs no 9, Éditions du CG58, p. 17 à 25, Nevers, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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