Champlemy

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Champlemy
Champlemy
La halle de 1865.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
René Faust
2020-2026
Code postal 58210
Code commune 58053
Démographie
Population
municipale
328 hab. (2018 en diminution de 2,96 % par rapport à 2013)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 12″ nord, 3° 21′ 07″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 381 m
Superficie 36,82 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de La Charité-sur-Loire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Champlemy

Champlemy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maisons de la Grand-Rue.

Champlemy est une petite bourgade située à 10 kilomètres au sud de Varzy et à 15 kilomètres au nord de Prémery. La commune, qui s'étend sur près de 3 680 hectares, compte 332 habitants en 2017.

Elle est traversée par la D 977.

Hameaux, villages, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, la commune regroupe une vingtaine de hameaux et de domaines isolés : le Berceau, le Bois-d'Aignan, Bourras-la-Grange, Château-Gaillard, les Coues, la Cour, le Crot-Martin, la Ferme-de-la-Cour, la Ferrière, la Grande-Cour, la Lombarderie, les Masserons, les Massons, Montasset, le Moulin-à-Vent, Nancray, les Plauts, les Poulains, Thouez et la Vénerie[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

À Champlemy se situe la naissance d'une des sources de la Nièvre, dite « Nièvre de Champlemy » ou « grande Nièvre ». Elle est rejointe par deux autres branches : la « Nièvre d'Arzembouy », prenant source à Giry, et la « Nièvre de Prémery », prenant source aux environs de Lurcy-le-Bourg. La Nièvre finit par se jeter dans la Loire à Nevers.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champlemy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,4 %), terres arables (38,6 %), prairies (13,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %), zones urbanisées (0,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On relève les formes suivantes : Campus Lemetii (vers 600) ; Camplemesii (IXe siècle) ; Campimilium (1120) ; Chamlemis (1290) ; Champlemy (1507)...

Le nom de Champlemy semble venir du bas latin campus (champ) et du nom de personne romain Limitius[9].

En patois, la prononciation du nom de la commune est Chand'mi[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de La Rivière.
  • 596 : Saint Aunaire fait figurer Campus Lemetii cum suis (Champlemy) parmi les trente-cinq paroisses du diocèse[11].
  • 865 : L'église primitive est saccagée par les Saxons.
  • 920 : L'église est restaurée par Gaudry, évêque d'Auxerre.
  • 1569 : L'église est à nouveau détruite[12].
  • 1590 : L’église est restaurée[13].
  •  : Le seigneur de Champlemy, Edme de La Rivière, homme de mauvaise vye et prévenu de plusieurs assassinats et volleryes et autres crimes est mortellement blessé dans des circonstances troubles.
  • 1673 : La paroisse est visitée par l'évêque d'Auxerre.
  • Le 8 mai 1731, Philippe Martinet, un vagabond, est condamné à neuf ans de galères pour un vol commis au mois de septembre précédent à la foire de Champlemy[14].
  • 1790 : La commune devient le chef-lieu d'un canton de La Charité[15].
  • 1794 : Le dernier seigneur de Champlemy, Charles-Armand-Augustin de Pons, est guillotiné.
  • En 1900, les plus importantes foires chevalines de la Nièvre sont celles de Champlemy, La Charité-sur-Loire, Châtillon-en-Bazois, Decize, Nevers[16]...
  • En 1906[17], le nombre d'habitants de Champlemy, qui compte 334 maisons, s'élève à 1082 individus. La commune compte 1 desservant (curé), 3 institutrices publiques et 1 instituteur, 2 gardes champêtres, 1 garde forestier, 8 cantonniers, 1 receveuse des postes et 2 facteurs, 1 percepteur et 1 receveur-buraliste. Les commerçants sont relativement nombreux : 4 bouchers, 2 épiciers, 2 boulangers, 1 débitant, 1 charcutier, 1 modiste, 1 aubergiste et 1 horloger. On peut ajouter à cette liste de commerçants 4 négociants, 1 employé de commerce, 1 marchand de vin et 1 marchand de bestiaux. Les artisans constituent une petite foule : 12 maçons, 8 maréchaux-ferrants, 6 charrons, 6 mécaniciens, 5 charbonniers, 5 couturières, 5 menuisiers, 5 sabotiers, 4 charpentiers, 4 bourreliers, 4 bûcherons, 3 ferblantiers, 3 plâtriers, 2 cordonniers, 2 fendeurs, 2 équarisseurs, 2 basse-couriers[18], 2 tailleurs, 2 tourneurs, 2 voituriers, 1 tisserand, 1 couvreur, 1 entrepreneur en battage, 1 marbrier et 1 rétameur. La catégorie socioprofessionnelle la plus représentée est celle des domestiques (82 individus), suivie par les cultivateurs (64, dont 32 sont propriétaires de leurs terres), les journaliers (57), les propriétaires-exploitants (51), les fermiers (20, et 1 régisseur), les manœuvres (3) et les ouvriers agricoles (2). On recense également dans la commune 26 rentiers et rentières, 1 retraité et 1 lieutenant en congé. Les châtelains locaux sont vraisemblablement les employeurs des 4 gardes particuliers, 3 jardiniers, 1 maître d’hôtel, 1 cuisinière et 1 cocher recensés. Au total, on relève à Champlemy 65 professions différentes. On y trouve, selon le recensement de 1906, 2 médecins et 1 notaire. Il n’y a aucun étranger dans la commune. Comme c’est souvent le cas dans la Nièvre, plusieurs familles du village ont en nourrice un « enfant assisté de la Seine » : il y a 51 enfants venus de l’« hospice » et autres nourrissons à Champlemy en 1906.
  • En mai 1938, la sacristie de l’église est entièrement détruite par le feu[19].

Seigneurs[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Champlemy est longtemps aux mains de la famille de La Rivière, dont Jean de La Rivière (1442), François de La Rivière[20], haut et puissant seigneur François de La Rivière (1569), Edme de La Rivière (1623), Adrien de La Rivière (1633)...

En 1722, le seigneur est Hubert de Choiseuil, chevalier, marquis de Choiseuil[14].

Au XVIIIe siècle, la seigneurie appartient à la famille de Pons, dont Charles-Armand-Augustin de Pons (1786).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours      

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2018, la commune comptait 328 habitants[Note 2], en diminution de 2,96 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0421 0041 2111 1621 2711 3651 3551 3971 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3561 2961 3611 3531 3531 3471 3091 2441 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0781 071949861788695635661570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
520462422383345323336340335
2018 - - - - - - - -
328--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24]. |recens-prem=2004 |nom.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (XIVe siècle )
  • Église (fin XVIe siècle )
  • Halle (1865)
  • Vieille porte de la rue principale affichant la date de 1606

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Guide de recherche de lieu-dit et de hameau de la Nièvre », GenNièvre.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, 1990.
  10. Romain Baron, La mort tragique d'Edme de La Rivière, Bulletin de la Société scientifique et artistique de Clamecy, 1969.
  11. Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 117.
  12. Marcel Bonté, Glanes pour l'histoire de Champlemy, Bulletin de la Société scientifique et artistique de Clamecy, 1965.
  13. Revue des sociétés savantes de France et de l’étranger, Paris, 1861, sur gallica.bnf.fr.
  14. a et b Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891.
  15. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, vol. 18, Paris, Imprimerie impériale, , 246 p. (lire en ligne).
  16. J. Jacoulet, Traité d’hippologie, 1900, sur gallica.bnf.fr.
  17. Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 053/1.
  18. Un basse-courier est chargé des soins donnés à la basse-cour.
  19. La Dépêche du Berry, 23 mai 1938, sur retronews.fr.
  20. « Fief des prés de la Bretonnière, Donzy (1532) », Archives départementales de la Nièvre, 147J955.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « Mort du professeur Gaucher », Le Petit Parisien, 26 janvier 1918, sur retronews.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude d’Orville, En Nivernais ; un regard particulier sur notre petit bourg : Champlemy, Le Patrimoine des communes de la Nièvre, Flohic, Paris, 1999 (ISBN 284234054X).
  • Philippe Cendron, Sauvageons d’hier et d’aujourd’hui, Blanc-Cassis, no 152, Cercle généalogique et historique Nivernais-Morvan, 2018 (ISSN 0291-0810).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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