Raveau (Nièvre)

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Raveau
Raveau (Nièvre)
La mairie de Raveau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
Robert Maujonnet
2020-2026
Code postal 58400
Code commune 58220
Démographie
Gentilé Ravellonois
Population
municipale
664 hab. (2018 en diminution de 6,21 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 14″ nord, 3° 04′ 39″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 332 m
Superficie 35,5 km2
Élections
Départementales Canton de La Charité-sur-Loire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Raveau
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Raveau

Raveau (Ravio en nivernais) est une commune française située dans le département de la Nièvre, en Pays de La Charité-sur-Loire, région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Ravellonois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Raveau est située sur le plateau Nivernais, à 5 km de La Charité-sur-Loire.La forêt domaniale des Bertranges recouvre une partie importante du territoire communal. Le village est traversé par le ruisseau de La Vache.

L'habitat y est semi-groupé, il est constitué d'un bourg (Raveau) et de plusieurs hameaux :

  • les Bertigneaux
  • les Bois de Raveau
  • la Charbonnière
  • Chazué
  • le Crot Fondu
  • les Grandes Maisons
  • les Petites Maisons
  • Pète-Loup
  • la Vache

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Raveau est mentionné sous le nom de Ravellon en 1144 (cartulaire de Bourras) et de Ravellum en 1331 (censier du chapitre de Nevers)[1].

Un ravel (ravau, ravault) est le gros bout de l'arbre. Ce mot se retrouverait dans différents noms de lieux, dont Raveau[2].

Raveau, là où ravine l'eau. En devers de la forêt domaniale des Bertranges, des bocages nivernais et du massif du Morvan, nombreuses sources, étangs, ruisseaux, puits, lavoirs.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La première mention connue du nom de la commune date de 1144 : Ravellon (cartulaire de Bourras).
  • En 1471, le moulin à blé est exploité à la Vache pour le compte du prieur seigneur de La Charité-sur-Loire, en descente de l'eau venant de la Fontaine de la Vache.
  • De 1777 à 1827, une étude montre que moins de dix familles du village fournissent la majeure partie des ouvriers employés par les forges environnantes[3].
  • En 1787, une procédure est engagée contre le forgeron Gabriel Guérault et autres habitants de la paroisse de Raveau pour coups de fusil tirés à un baptême, « malgré les prohibitions de la police »[4].
  • En 1819, puis en 1823 et 1827, l’usine de Raveau, alors exploitée par le fils Dequenne, obtient une médaille d’or pour la qualité de son acier[5].
  • Au début des années 1900, la commune possède une fabrique de limes[6]. En juillet 1906, une grève se déclare simultanément aux usines de Raveau et de Varennes. Les grévistes, au nombre de 150 environ, réclament une augmentation de salaire[7]. La grève dure cinq mois[8].
  • En 1906[9], le nombre d'habitants de Raveau, qui compte 305 maisons, s'élève à 1035 individus.
  • En 1956, un trésor du IIIe siècle est découvert sur le territoire de la commune, sans doute enfoui vers 260[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Robert Maujonnet   Retraité
mars 2001 mars 2008 Alain Viturat    
avant 1988 ? Paul Durantet PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 664 habitants[Note 1], en diminution de 6,21 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8147278219751 2181 2021 1561 1591 179
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2231 2151 2671 0801 1131 0831 0941 0761 036
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 041984903852838716714700
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
696576550618705717670663704
2017 2018 - - - - - - -
673664-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture sacrée
  • l'église Saint-Gilles-et-Saint-Leu, romane fin du XIe siècle : plan rectangulaire, abside en cul-de-four, nef non voûtée, clocher carré à flèche d'ardoise, chapiteaux feuillagés, corniche à modillons.
  • deux christs des XIIIe et XIVe siècles, en bois polychrome.
Architecture civile

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Babaud de La Chaussade (1706-1792) : maître des Forges royales de La Chaussade.
  • Charles Gravier, comte de Vergennes (1719-1787) : diplomate et ministre des affaires étrangères sous Louis XVI.
  • Pierre Ferrand : maître des Forges de la Vache nationalisées au XIXe siècle et maire du village. Une croix à la sortie du village fut érigée par Pierre Ferrand. Monsieur Ferrand dans son manoir de la Vâche avait de très belles écuries, toujours visibles d'où il partait faire des chevauchées dans les magnifiques futaies. Il avait un équipage de chasse à courre au cerf et au sanglier et fut le dernier équipage au loup de France dans la forêt des Bertranges. Après le Traité de libre échange destiné à abolir les taxes douanières sur les matières premières en 1860, il doit fermer ses forges et achète le château de Limanton où il s'installe en 1872 avec Marie-Rose Cantel de La Mauduite qu'il avait épousée en 1847 et lui donna 11 enfants dont 7 garçons. À noter que Edouard Ferrand, actuel conseiller régional de Bourgogne, est son descendant.[réf. nécessaire]
  • Michel-Louis Guérard des Lauriers (1898-1988) : théologien dominicain monseigneur, établi sur ses vieux jours au château de Mouchy en bordure de la forêt de Bertranges, repose au cimetière de Raveau.
  • François Gagnepain (1866-1952) : botaniste.
  • Abbé Nicolas Boon (1920-1981), curé de Chaulgnes de 1969 à 1978 : auteur d'écrits spirituels, peintre et poète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, 1875.
  2. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXème au XVème siècles, 1880-1895.
  3. Le Mouvement social, bulletin de l’Institut français d’histoire sociale, Paris, 1976, sur gallica.bnf.fr.
  4. Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891.
  5. Musée industriel : description complète de l’exposition des produits de l’industrie française faite en 1834, 1835-1838, sur gallica.bnf.fr.
  6. Le Nivernais illustré, Cosne, 1909, sur gallica.bnf.fr.
  7. Le Radical, 28 juillet 1906, sur gallica.bnf.fr.
  8. Léon Bonneff, La vie tragique des travailleurs : enquêtes sur la condition économique et morale des ouvriers et ouvrières d’industrie, Paris, 1908, sur gallica.bnf.fr.
  9. Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 220/1.
  10. Bulletin de la Société française de numismatique, 1956, sur gallica.bnf.fr.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]