Arzembouy

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Arzembouy
Arzembouy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
Raphaël Haghebaert
2020-2026
Code postal 58700
Code commune 58014
Démographie
Gentilé Artadois, Artadoises
Population
municipale
67 hab. (2018 en diminution de 5,63 % par rapport à 2013)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 45″ nord, 3° 22′ 07″ est
Altitude Min. 262 m
Max. 349 m
Superficie 12,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de La Charité-sur-Loire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.arzembouy.fr

Arzembouy est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arzembouy est une commune située dans le département de la Nièvre, dans l’arrondissement de Cosne. La superficie de la commune est de 1 285 hectares. Son altitude varie entre 262 et 349 mètres[1]. Elle compte 67 habitants en 2018.

Le village est implanté dans le quart nord-ouest de la Nièvre, à environ 40 km de Nevers (par la route). Il est situé à 10 km de Prémery et à 43 km au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Outre le bourg, le village se compose des lieux-dits Château Gaillard, Crôt du Puits (le), Folie (la), Fontaine de l’Arc, Matray (le), Ombreaux (les), Rosay et Vassy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champlemy, Chazeuil Authiou Rose des vents
Saint-Bonnot N Arthel
O    Arzembouy    E
S
Giry

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arzembouy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,6 %), forêts (39,5 %), prairies (16,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait du latin arcus, arche (d’un pont), et bouy, bois[9].

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Villa Arcus en 849, Arceus en 1223, Ars en 1287, Cura de Arcubos-in-Buxo en 1478, Cura de Arcubus en 1518, Arc-en-Bouy en 1536, Ars-en-Bouy en 1638, Ars-en-Boux en 1649 et Arzanbouy en 1689[10].

Selon le chanoine Jean-Marie Meunier (1862-1929), les habitants prononçaient, au début du XXe siècle, Rambouy[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • La première mention du nom de la commune remonte à 849 : Villa Arcus.
  • En 1789, les habitants rédigent un cahier de doléances[12].
  • En 1858, l’école du village compte 46 élèves[13], dont 38 garçons, mais la salle de classe est traversée par une cloison haute d’1 m 30 séparant garçons et filles. L’école est gratuite pour un peu plus de la moitié des élèves, payante pour les autres. Il n’y a ni pension ni demi-pension. Propriété de la commune, le bâtiment est neuf, sain, doté d’une cour en terre battue[14] dans laquelle on trouve des toilettes séparées. La salle de classe est éclairée par deux fenêtres. Le mobilier se compose essentiellement de tables unies à des bancs, inclinées en forme de pupitre et scellées au sol, d’une estrade, de deux tableaux noirs, d’une simple table à tiroir servant de bureau de l’instituteur et d’un poêle en fonte[15] ; l’école a 20 encriers mais il n’y a ni cloche ni horloge ni fontaine… ni buste de l’Empereur. On y trouve en revanche un crucifix et le catéchisme et l’histoire sainte font partie des enseignements. L’institutrice, Mme Philbert, dispose dans le bâtiment d’un logement composé d’une chambre et d’une cuisine, séparé de la classe par un corridor, mais elle n’a pas de jardin[16].
  • Le 1er octobre 1877, la gare d’Arzembouy, sur la ligne de Nevers à Clamecy, est ouverte au public[17].
  • En 1906[18], le nombre d'habitants d’Arzembouy, qui compte 97 maisons, s'élève à 323 individus. La commune compte un instituteur, un curé, un garde champêtre et quatre cantonniers. Les commerçants sont moins d’une dizaine : quatre négociants, deux marchands de porcs, deux aubergistes (dont un aubergiste-épicier) et une épicière. Les artisans sont plus nombreux : trois menuisiers, deux couturiers (un homme et une femme), deux bûcherons, deux maçons, deux sabotiers, deux tuiliers, deux mécaniciens, un charbonnier, un maréchal, un cordonnier... La profession la plus représentée est celle de domestique (32), suivie par les propriétaires exploitants (25), les cultivateurs (15), les journaliers (10) et les fermiers (8). On recense également deux retraités et un rentier. La gare emploie neuf personnes : un chef de gare, trois gardes-barrière, trois poseurs[19], deux employés. Au total, on relève à Arzembouy trente professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme dans la commune. Enfin, vingt-cinq enfants « de l’hospice » sont placés dans des familles d’accueil du village.

Instituteurs[modifier | modifier le code]

  • Mme Philbert (1858), M. Simonin (1887), François Roy (1893)…

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de La Rivière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Renée Renault DVD  
mars 2008 En cours Raphaël Haghebaert DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].

En 2018, la commune comptait 67 habitants[Note 2], en diminution de 5,63 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
326321374369353389375373414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418401402367408365334367344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342320292249227211188156150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1771701451178592838271
2017 2018 - - - - - - -
6867-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26]. |recens-prem=2007 |nomb.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église.
  • Église Saint-Médard d'Arzembouy, édifice de la seconde moitié du XIXe siècle, anges en bois polychrome du XVIIIe siècle ; visite sur demande en mairie[27].

En 1875, avant la construction de l'actuelle église, l’historien nivernais Georges de Soultrait, dans son Répertoire archéologique du département de la Nièvre, décrit les ruines informes de la petite église paroissiale de Saint-Médard, bâtie au XVIe siècle sur un plan rectangulaire. Au milieu de ces ruines, cloche de 1633 provenant de la chartreuse de Bellary[28].

  • Ferme Nicolle (XIXe siècle).
  • Lavoirs (la commune en compte trois, en cours de réhabilitation en 2021).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Armoiries de Jean Tirecuir, curé d'Arzembouy au XVIIe siècle.
  • Jean Tirecuir, curé de la paroisse, XVIIe siècle[29].
  • Anaïs Pinto, éleveuse de chevaux, a présenté plusieurs juments à différents concours : Vivace d’Arzembouy, Frimousse d’Arzembouy, Biscotte d’Arzembouy[30]... ; la première de ces juments a remporté le titre de meilleure percheronne de l’année en 2017[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1963.
  10. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, 1865.
  11. Jean-Marie Meunier, « Situation et signification de la commune d’Arzembouy », La Revue du Centre, année 5, numéro 2, 1928.
  12. Archives départementales de la Nièvre, 1 L 161-162
  13. 46 élèves en hiver mais seulement 22 en été car, à la belle saison, les enfants sont employés à la ferme.
  14. Elle sera pavée en 1878.
  15. En 1878, il est demandé deux francs aux élèves pour le chauffage de l’école.
  16. École publique d’Arzembouy, Rapport de statistiques / Situations (1858 et 1880), Archives départementales de la Nièvre, 1T/214.
  17. Courrier du Berry, 21 septembre 1877, sur retronews.
  18. Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 014/1.
  19. Le poseur est chargé de poser et réparer les rails sur la ligne de chemin de fer.
  20. a et b Philippe Le Bas. Famille de la Rivière. Dans France : Dictionnaire Encyclopédique, Volume 10, 1848. pp. 64-65.
  21. a et b Jean Née de la Rochelle, Pierre Gillet, Jean-François Née de la Rochelle. Jean Bureau, dans Mémoires pour servir à l'histoire, politique et littéraire, à la géographie ... du département de la Nièvre, 1827.
  22. Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Dépliant, Visitez les églises de la Nièvre , Diocèse de Nevers, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013.
  28. Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, 1875.
  29. Charles d'Hozier, Armorial de France, 1697-1709.
  30. « Anaïs Pinto, éleveuse de percherons, et Vivace prétendront au titre dimanche », Le Journal du Centre, 22 septembre 2017.
  31. « Vivace d’Arzembouy, la jument d’Anaïs Pinto, est championne de France », Le Journal du Centre, 28 septembre, 2017.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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