Jacques Masson

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Jacques Masson
Fonctions
Premier commis
Contrôleur général des Finances
Directeur général des Finances (d)
Duché de Lorraine
Conseiller d'État
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Conjoint
Marie Boësnier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Autres informations
Propriétaire de
Forges de Guérigny, Château de Frasnay-les-Chanoines (d), Forges de CosneVoir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Masson, seigneur de Guérigny, Frasnay, Marcy et Minières, né en 1663 à Genève et décédé le à Versailles[1], est un financier du XVIIIe siècle d'origine genevoise, directeur général des finances du duché de Lorraine, puis premier commis du contrôleur général des finances du Royaume de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en République de Genève, ancien réformé, il est baptisé à Genève le 21 janvier 1693 à trente ans et dut, lorsqu'il rentra en France, faire abjuration. Il a également dû comme Necker débuter par être commis dans une maison de banque à Genève, avant de faire une fortune rapide dans l’administration des finances du duché de Lorraine, où il s'est enrichi dans le commerce des bois, puis au service du ministre Jean Frédéric Phélypeaux de Maurepas, et comme repreneur des forges de Guérigny en 1720.

Il débute comme secrétaire du prince de Craon.

Acquéreur en 1720 de la forge de Poiseux, Jacques Masson rachète en 1722 les forges de Guérigny et constitue un groupe, avec les petites forges de Marcy et de la Poëllonnerie.

Conseiller le plus écouté du Léopold Ier de Lorraine en matière de finances, le duc de Lorraine le nomme conseiller successivement au Conseil des finances en 1727, directeur général de la régie de Lorraine, puis directeur général des finances de Lorraine en 1729. Au décès du duc de Lorraine, il passe au service du roi de France et devient premier commis du contrôleur général des finances. Il fut également chargé par arrêt du Conseil des mines et minières du Royaume de France. Le duc François Ier du Saint-Empire l'a anobli[2] en raison des services rendus.

Sa fille Jacqueline Marie-Anne Masson a épousé le négociant en bois et maître de forges Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792), qui transforma les forges de Guérigny en un grand groupe métallurgiste. Ils réunissent, entre 1720 et 1754, une dizaine d'usines en Nivernais et Berry. Jacques Masson était associé aux deux frères, Jean et Pierre Babaud de la Chaussade, qui dirigeait à Bitche, en Lorraine, les entreprises de Masson pour le bois. Les techniciens belges invitent alors les maîtres de forges français à utiliser le four à réverbère employé dans le pays de Namur. En 1728, la Marine royale leur commande pour les ports du Ponant les bois des forêts de Lorraine et d'Allemagne, à transiter par le port Rotterdam et la mer[3]. Puis ce sont les livraisons pour Marseille et Nantes qu'ils contrôlent.

Jacques Masson mourut en 1741, laissant de sa seconde femme Marie Boësnier (veuve de Jean Babaud et sœur de l'économiste Paul Boësnier de l'Orme) un fils en bas âge, Alexandre-Frédéric-Jacques Masson de Pezay, qui grâce à la protection, de Maurepas, fut choisi pour enseigner la tactique militaire au dauphin et gagna à cette préférence les titres de capitaine de dragons et de maréchal-général-des-logis de l’état-major de l'armée. Angélique-Dorothée Babaud, fille issue du premier mariage de Marie Boësnier, épousa le marquis Dominique-Joseph de Cassini (1715-1790), maréchal de camp et fils de Jacques Cassini ; elle fut entre autres la maîtresse du prince de Condé et du comte de Maillebois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, Volume 9, 1775
  2. La Noblesse, de la fin du XVIe au début du XXe siècle : un modèle social ?, volume 2, par Josette Pontet, Michel Figeac et Marie Boisson, page 148
  3. Andrée Corvol, Forêt et Marine

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Nicolas Dufort de Cheverny, Mémoires sur les règnes de Louis XV et Louis XVI et sur la Révolution, Ed. Plon, Nourrit et Cie, Paris 1886.
  • Marc Ortolani, Olivier Vernier, Pierre Babaud de La Chaussade, un grand chef d'entreprise métallurgique en Nivernais et sa famille', dans "Le temps et le droit: journées internationales de la Société d'Histoire du Droit, mai 2000", 2002
  • Claude Corbier, Notice historique sur les forges impériales de la Chaussade à Guérigny (Nièvre), 1870

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]