Champvoux

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Champvoux
Champvoux
Champvoux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Les Bertranges
Maire
Mandat
Jean-Louis Rouez
2020-2026
Code postal 58400
Code commune 58056
Démographie
Population
municipale
297 hab. (2019 en diminution de 4,5 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 23″ nord, 3° 05′ 01″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 254 m
Superficie 10,67 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nevers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Charité-sur-Loire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Champvoux
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Champvoux

Champvoux est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Champvoux est une commune située dans le département de la Nièvre, dans l’arrondissement de Cosne. La superficie de la commune est de 1 067 hectares. Son altitude varie entre 170 et 254 mètres[1]. Elle compte 309 habitants en 2017, appelés les Champvoussois et les Champvoussoises.

Le village est implanté dans le quart nord-ouest de la Nièvre, à environ 20 km de Nevers (par la route). Il est situé à 8 km de La Charité-sur-Loire et à 37 km au sud de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.

La commune est jumelée avec deux villes européennes : Tiefenthal (Allemagne) et Grădiștea (Roumanie).

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Le village se compose des lieux-dits Battoir (ferme du), Bel Air, Bois Gavard, Champ Barat, Grand Soury, Maison des Aucherelles, Moulin d’Ouvrault, Moulin de la Fontaine, Moulin des Coques, Moulin de la Sourde, Ouvrault, Petit Soury, Quatre Vents et Tuilerie (ferme de la).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Raveau Rose des vents
La Marche N Chaulgnes
O    Champvoux    E
S
Tronsanges

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champvoux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,3 %), forêts (34,7 %), prairies (18,2 %), zones urbanisées (2,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

De campus, champ, et votum, vœu[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La première mention connue du nom de la commune remonte à 1287 : Campus votus.
  • En 1741, Guillaume Herbert, le curé de Champvoux, engage une procédure contre divers habitants de la paroisse pour injures publiques[10].
  • En 1906[11], le nombre d'habitants de Champvoux, qui compte 118 maisons, s'élève à 375 individus. La commune compte un instituteur, un curé, un garde champêtre et deux cantonniers. Les commerçants se comptent sur les doigts d’une main : deux aubergistes et deux épiciers. Les artisans sont plus nombreux : cinq couturières, trois maréchaux-ferrants, trois meuniers, deux charrons, un tonnelier et une lingère... La profession la plus représentée est celle d’ouvrier agricole (32), suivie par les journaliers agricoles (30)[12], les propriétaires-cultivateurs (19), les domestiques (17), les fermiers (14), les journalières (3) et les métayers (2). On recense également 21 rentiers ou rentières. Au total, on relève à Champvoux vingt professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme dans la commune.
  • En août 1916, le maire de la commune, René Simonot, est frappé par la foudre au cours d’un violent orage et en meurt quelque temps plus tard[13].
  • Dans la nuit du 17 au 18 septembre 2020, une jument est tuée et mutilée dans la commune, cet acte semblant s’inscrire dans une longue série d’attaques commises un peu partout en France sur des équidés[14].

Curés[modifier | modifier le code]

  • 1667 : Michel Pérude
  • 1679 : Dominique Pougin
  • 1741 : Guillaume Herbert
  • 1906 : Théodore Bonnard

Seigneurs[modifier | modifier le code]

  • 1651 : Martin Rousset, écuyer, seigneur, conseiller du roi, prévôt provincial de Nivernois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Champvoux Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2020 Constantin Rodriguez PS Enseignant - conseiller général
2020 En cours Jean-Louis Rouez   Chef d'entreprise d'exploitation forestière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2019, la commune comptait 297 habitants[Note 3], en diminution de 4,5 % par rapport à 2013 (Nièvre : −5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381298254382359308388404405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390417408411435429437411376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
357367354296298273248242227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
230180172232308302288285306
2015 2019 - - - - - - -
310297-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18]. |recens-prem=2005 |nomb.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 1875, l’historien nivernais Georges de Soultrait, dans son Répertoire archéologique du département de la Nièvre, décrit une ancienne église du prieuré (ordre de Cluny), maintenant paroissiale de Saint-Pierre ; grande et belle construction de la fin du XIe siècle, en partie ruinée. Il évoque également le prieuré de Soury, corps de logis dont la porte offre un écusson mutilé et la date 1647[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mle Paturel, épouse Jeheune, qui fut, le 13 novembre 1873, la première femme bachelière ès lettres, est décédée à Champvoux en septembre 1930[22].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nevers », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989.
  10. Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, département de la Nièvre, 1891.
  11. Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 056/1.
  12. Les journaliers agricoles, comme les ouvriers, connaissent généralement plusieurs employeurs.
  13. La Dépêche du Berry, 2 septembre 1916, sur retronews.
  14. Jean-Christophe Henriet, « Une jument tuée et mutilée à Champvoux », Le Journal du Centre, 18 septembre 2020.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Église Saint-Pierre (ancien prieuré clunisien) », Observatoire du patrimoine religieux.
  20. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00112822
  21. Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, 1875.
  22. Le Progrès de la Côte-d’Or, 19 septembre 1930, sur retronews.