Forces armées tunisiennes

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Forces armées tunisiennes
القوات المسلحة التونسية
Insigne des forces armées tunisiennes
Insigne des forces armées tunisiennes
Fondation 30 juin 1956[1]
Branches Logo de l'Armée de terre tunisienne Armée de terre
Logo de l'Armée de l'air tunisienne Armée de l'air
Logo de la Marine tunisienne Marine
Commandement
Chef suprême des forces armées Kaïs Saïed
Ministre de la Défense Mohamed Karim El Jamoussi
(intérim)
Chef d'État-Major des armées vacant
Main-d'œuvre
Âges militaires 20 à 35 ans (18 ans sur demande)[2]
Service militaire 12 mois[2]
Troupes régulières 40 500 (2014)
Réservistes 12 000 (2014)
Paramilitaires 28 000
Budgets
Budget 709 millions de dollars (2012)[3]
Industrie
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la France France
Drapeau du Brésil Brésil
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Articles annexes
Grades Liste des grades de l'armée tunisienne

Les forces armées tunisiennes (arabe : القوات المسلحة التونسية), souvent appelées armée tunisienne ou armée nationale tunisienne, sont l'armée de la Tunisie. Fondées le , elles comptent en 2014 un personnel régulier de 40 500 personnes, 12 000 réservistes[4] et 28 000 paramilitaires.

L'armée participe à des activités civiles de développement et de lutte contre les catastrophes naturelles et à des opérations militaires de maintien de la paix sous couvert des Nations unies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période beylicale[modifier | modifier le code]

Officiers d'infanterie tunisiens vers 1840

Les premiers bataillons de l'armée régulière tunisienne moderne sont créés en même temps que la réforme de l'armée ottomane et au lendemain de la conquête française de l'Algérie en 1830. À l'initiative du ministre de Hussein II Bey, Chakir Saheb Ettabaâ, un bataillon de fils d'ottomans et de quelques fils du pays est créé à Tunis dès janvier 1831. Suit l'année suivante un autre bataillon basé à Sousse. Les soldats et officiers sont entraînés, habillés et équipés à l'européenne, à l'image des premiers régiments de l'armée ottomane issue des réformes du sultan Mahmoud II, au lendemain de la suppression du corps des janissaires. Ahmed Ier Bey reprend les timides réformes du règne de son oncle Hussein II Bey et engage le pays dans une profonde modification de son armée et son État.

En 1855, l'armée tunisienne se divise en sept brigades d'infanterie réparties sur le territoire, avec à leurs têtes un amir liwa (général de brigade) puis, à partir de 1864, un amir oumara (général de division). De même existent de 1835 à 1860 quatre brigades d'artillerie (topjiya), de 1 000 hommes chacune.

L'Armée de terre tunisienne compte également plusieurs régiments de cavalerie berbère ou tribale (zouaoua ou mkhaznia) issus principalement du Nord-Ouest ; ils sont répartis un peu partout dans le pays. On désigne néanmoins à leur tête des officiers d'origine turque ou mamelouk pour les contrôler. Alors que le besoin d'un régiment de cavalerie régulière (spahis) se fait sentir, Ahmed Ier Bey en crée un vers 1850 ; il est basé à La Manouba.

Artillerie beylicale vers 1900

Le pays est ceinturé de 110 forts et fortins dont les effectifs peuvent compter de 50 à 200 hommes (infanterie et quelques artilleurs). Ils sont chargés d'assurer la sécurité des villes, des frontières et des côtes, ces derniers dépendant du ministère de la Marine. Ils peuvent aussi faire office de lieu de résidence des caïds-gouverneurs, de prison ou même de greniers et de dépôts de fournitures pour l'armée (poudre, munition, etc.). Chaque ville et grand village en est pourvu.

Hammouda Pacha est le premier bey à doter le pays d'une industrie militaire avec la création d'une fonderie moderne de canons à la Hafsia, vers 1810, en plein centre de la médina de Tunis. Celle-ci est de petite taille mais fournit les forts et la marine du pays en petits canons jugés assez efficaces d'après les commentateurs de l'époque. Toutefois, pour assurer la fourniture de la nouvelle armée tunisienne, Ahmed Ier Bey dote le pays de plusieurs manufactures modernes sur le modèle européen autour de 1840. Vers 1865, plusieurs de ces usines sont démontées ou laissées à l'abandon lors de la crise financière qu'elles contribuent à engendrer.

Protectorat français[modifier | modifier le code]

Indépendance[modifier | modifier le code]

En 1956, environ 9 500 hommes qui servaient dans l'armée française et la garde beylicale rendent possible la mise sur pied rapide d'un régiment interarmes décidée le 21 juin de cette année. Les équipements nécessaires sont mis à la disposition du jeune État alors que 25 officiers, 250 sous-officiers et 1 250 soldats sont transférés de l'armée française à l'armée tunisienne[5]. Le 30 juin, l'armée tunisienne est officiellement fondée par décret[1]. L'intégration de la garde beylicale, l'apport des conscrits du service militaire, rendu obligatoire en janvier 1957, et le rappel des réservistes lui permettent de passer de trois à douze bataillons et de 2 300 à 20 000 hommes en 1961[5]. 60 % des forces servent alors à la surveillance des frontières.

Les unités combattent pour la première fois contre l'armée française en 1958 après l'intrusion de cette dernière dans le sud du pays en tentant de chasser les combattants algériens[réf. nécessaire]. Toutefois, la plus grande bataille de l'armée tunisienne après sa création reste la crise de Bizerte où plus de 600 hommes tombent au cours des combats contre les forces françaises.

La marine fondée en 1958 reçoit ses premiers navires dès l'automne 1959. Quant à l'Armée de l'air, elle acquiert ses premiers avions de combat en 1960. Si les fournisseurs de l'armée tunisienne sont extrêmement nombreux, les États-Unis restent les plus grands pourvoyeurs de l'Armée de terre et de l'air[5]. Quant à la formation des cadres, d'abord assurée par les écoles militaires françaises et américaines, elle est progressivement confiée aux écoles militaires nouvellement créées.

Le 10 janvier 1957, une loi interdit à tout militaire d'être membre d'un groupement ou d'un parti politique[5]. Toutefois, le 7 novembre 1987, le Premier ministre, le général Zine el-Abidine Ben Ali, prend le pouvoir. Abdelhamid Escheikh et Mustapha Bouaziz, officiers supérieurs, occuperont par la suite des postes ministériels.

Le 30 avril 2002 aux environs de 18 h 15, la direction de l'Armée de terre — le général de brigade Abdelaziz Skik qui avait dirigé le contingent tunisien au Cambodge, deux colonels-majors, trois colonels, quatre commandants, deux lieutenants et un adjudant-chef — disparaît dans un accident d'hélicoptère non loin de la ville de Medjez el-Bab[6].

La révolution de 2011 entraîne la libération de milliers de détenus dont beaucoup de djihadistes, ce qui provoque de très nombreux problèmes sécuritaires (attaque de commerces et d'universités, incendie de l'ambassade américaine). Cette situation conduit au déploiement massif de l'armée tunisienne sur le territoire national, notamment aux frontières algérienne et libyenne, où les groupuscules terroristes sont actifs.

Le 10 juillet 2015, Barack Obama désigne officiellement la Tunisie comme allié majeur non-membre de l'OTAN, ce qui permet aux forces armées tunisiennes d'avoir une coopération très étroite avec l'armée américaine et de bénéficier d'avantages sur le plan matériel et financier[7].

Service national[modifier | modifier le code]

L'armée tunisienne est en partie une armée de conscription. Les jeunes hommes sont appelés à se rendre sous les drapeaux à l'âge de vingt ans[2], tout comme les femmes sur demande depuis mars 2003[8].

Les soldats effectuent un service militaire complet d'une durée d'un an[2]. Néanmoins, seule une petite partie des jeunes appelés effectuent réellement leur service national (25 à 30 %)[8]. Depuis 1978, ils peuvent choisir une affectation individuelle de 15 à 25 jours[8] suivie par la ponction d'une partie de leur salaire pendant les onze mois restants au profit d'un fonds du service national. Ils sont ensuite placés en réserve jusqu'à l'âge de 35 ans[2].

Commandement et organisation[modifier | modifier le code]

État-major[modifier | modifier le code]

Le président de la République tunisienne assure la direction des forces armées. Alors que l'article 44 de la Constitution de 1959 en fait le « chef suprême des forces armées »[9], l'article 76 de la Constitution de 2014 lui donne la compétence sur leur haut commandement[10]. Depuis le 23 octobre 2019[11], cette charge est assurée par Kaïs Saïed en sa qualité de président de la République.

En décembre 2010, l'état-major se compose de la manière suivante : le chef d'état-major de l'Armée de terre est le général de corps d'armée Rachid Ammar, celui de l'Armée de l'air est le général de brigade Taïeb Laâjimi et celui de la Marine nationale est le contre-amiral Mohamed Khamassi[12],[13]. En avril 2011, après la révolution du 14 janvier qui oblige le président Zine el-Abidine Ben Ali à fuir le pays et durant laquelle l'armée joue un rôle, Ammar devient chef d'État-Major des armées tout en restant chef d'état-major de l'Armée de terre.

Le 1er septembre 2012, le colonel-major Mohamed Néjib Jelassi devient chef d'état-major de l'Armée de l'air[14] et Taïeb Laâjimi, devenu entretemps général de division, est nommé inspecteur général des forces armées[15]. En juin 2013, le général Rachid Ammar annonce son départ à la retraite[16] ; il est remplacé à la tête de l'Armée de terre par Mohamed Salah Hamdi[17]. Le 22 août, le général de brigade Béchir Bédoui remplace Jelassi comme chef d'état major de l'Armée de l'air ; l'état-major se compose dès lors comme suit[18] :

  • chef d'état major de l'Armée de terre : le général de brigade Mohamed Salah Hamdi ;
  • chef d'état major de l'Armée de l'air : le général de brigade Béchir Bédoui ;
  • chef d'état major de la Marine nationale : le vice-amiral Mohamed Khamassi ;
  • l'inspecteur général des forces armées : le général de brigade Mohamed Nafti ;
  • le directeur général de la sûreté militaire : le général de brigade Nouri Ben Taoues ;
  • le directeur général du génie militaire : le général de brigade Mohamed Abdennasser Belhaj.

Le 12 août 2014, le général de brigade Ismaïl Fathali remplace Mohamed Salah Hamdi à la tête de l'Armée de terre[19]. Le 28 août 2015, le général de brigade Mohamed Foued El Aloui remplace Béchir Bédoui à la tête de l'Armée de l'air[20]. Le 1er juin 2018, le général de brigade Mohamed El Ghoul remplace Fathali à la tête de l'Armée de terre[21].

Armée de terre[modifier | modifier le code]

L'Armée de terre est forte de 27 000 hommes[22] et se compose essentiellement de :

  • trois brigades mécanisées basées à Gabès (première), Kairouan (deuxième) et Béja (troisième) ; chacune se compose de :
    • un régiment blindé (char M60 Patton)
    • deux régiments d'infanterie mécanisée (blindé M113)
    • un régiment d'artillerie (canon M198)
    • une compagnie de reconnaissance (blindé AML 90)
  • un groupement territorial saharien à Borj el-Khadra et Remada, comportant deux régiments d'infanterie légère
  • un groupement des forces spéciales
  • un régiment de la police militaire

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air a à sa disposition la base aérienne de l'Aouina (Garde nationale), dans la banlieue nord de Tunis, l'aérodrome de l'École de l'aviation de Borj El Amri, ainsi que les bases aériennes de Bizerte (Sidi Ahmed), Gabès, Gafsa et Sfax[22]. Elle se compose de 4 000 hommes[22].

Marine nationale[modifier | modifier le code]

Patrouilleur Giscon de la Marine tunisienne

Outre le fait de défendre le pays, la marine réalise également des missions de sauvetage en mer. Elle se compose de :

  • 4 500 hommes[22] ;
  • 23 patrouilleurs lance missiles ;
  • quinze patrouilleurs (appartenant à la garde nationale) ;
  • quatre frégates ;
  • six dragueurs ;
  • deux dragueurs de mines.

Les navires se répartissent sur les six bases navales de Bizerte, Kélibia, La Goulette, Sfax, Sousse et Tunis[22].

La marine comporte aussi un régiment de fusiliers marins, le 51e régiment d'infanterie de commandos de marine.

Forces spéciales[modifier | modifier le code]

Le groupement des forces spéciales est un ensemble d'unités militaires d'élites spécifiquement formées, instruites et entraînées pour mener un éventail de missions particulières, allant des « opérations spéciales » dans le cadre d'un conflit classique à celles relevant de la guerre non conventionnelle. Leur devise est « Vaincre ou tomber en martyr »[23].

Grades[modifier | modifier le code]

L'armée tunisienne est composée des corps des officiers, des sous-officiers et des hommes du rang.

Officiers[modifier | modifier le code]

  • Officiers généraux (Armées de terre et de l'air et marine) :
    • Général de corps d'armée ou amiral (OF-10) ;
    • Général de division ou vice-amiral (OF-9) ;
    • Général de brigade ou contre-amiral (OF-8) ;
  • Officiers supérieurs :
    • Colonel-major ou capitaine de vaisseau major (OF-7) ;
    • Colonel ou capitaine de vaisseau (OF-6) ;
    • Lieutenant-colonel ou capitaine de frégates (OF-5) ;
    • Commandant ou capitaine de corvettes (OF-4) ;
  • Officiers subalternes :
    • Capitaine ou lieutenant de vaisseau (OF-3) ;
    • Lieutenant ou enseigne de 1re classe (OF-2) ;
    • Sous-lieutenant ou enseigne de 2e classe (OF-1).

Sous-officiers[modifier | modifier le code]

  • Adjudant-major (OR-9) ;
  • Adjudant-chef (OR-8) ;
  • Adjudant (OR-7) ;
  • Sergent-chef (OR-6) ;
  • Sergent (OR-5).

Militaires du rang[modifier | modifier le code]

  • Caporal-chef (OR-4) ;
  • Caporal (OR-3) ;
  • Soldat de première classe (OR-2) ;
  • Soldat de deuxième classe (OR-1).

Missions[modifier | modifier le code]

La mission de l'armée tunisienne consiste officiellement à défendre le pays contre toute attaque étrangère, pour permettre le développement d'une contre-attaque diplomatique et susciter l'intervention de l'ONU[5], protéger les ressortissants tunisiens partout dans le monde et participer aux missions de maintien de la paix.

Soutien au développement[modifier | modifier le code]

Les interventions portent notamment sur l'aménagement de pistes, la construction de logements, le raccordement de plusieurs groupements d'habitation aux réseaux d'eau potable et d'électricité, la construction de ponts et le forage de puits[24]. L'armée contribue également à la réalisation du campus universitaire de Gafsa et à la construction de l'aéroport de Gabès.

Maintien de la paix[modifier | modifier le code]

La Tunisie participe dès les années 1960 à des missions de maintien de la paix, que ce soit sous les auspices de l'Organisation des Nations unies ou dans le cadre des mécanismes de l'Union africaine. Ainsi, l'armée tunisienne a participé à de nombreuses missions[25],[26] parmi lesquelles :

Pour leur dévouement et leur bravoure, 1 545 militaires tunisiens ont reçu la médaille du maintien de la paix.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La formation supérieure militaire en Tunisie s'inspire de l'organisation de la formation des ingénieurs dans le pays et donc du modèle français.

Les jeunes élèves-officiers sont admis pendant deux ans dans l'une des écoles préparatoires aux académies militaires (Bizerte, Sousse et Sfax) où l'enseignement scientifique est calqué sur celui des facultés des sciences, de sciences juridiques et politique et des instituts préparatoires aux études d'ingénieurs locaux. Les élèves officiers reçoivent en parallèle une formation militaire commune. Ensuite, les élèves-officiers sont orientés vers des formations à l'étranger ou à l'une des académies militaires nationales :

Après un stage effectué en service comme sous-lieutenants, les élèves-officiers en sortent lieutenants.

La Tunisie dispose également d'une école de capitaines, d'une École d'état-major, d'une École supérieure de guerre et d'un Institut de défense nationale. L'armée a par ailleurs développé, depuis le début des années 1970, un système de formation professionnelle dont bénéficient aussi bien les appelés que des jeunes civils désireux de suivre une formation au sein de l'armée[24].

Équipements[modifier | modifier le code]

Armes d'infanterie[modifier | modifier le code]

Chars de combat[modifier | modifier le code]

Blindés légers[modifier | modifier le code]

Avions de combat[modifier | modifier le code]

Avions d'entraînement et d’appui tactique[modifier | modifier le code]

Avions de transport[modifier | modifier le code]

Avion de reconnaissance[modifier | modifier le code]

Avion de liaison[modifier | modifier le code]

Avion utilitaire[modifier | modifier le code]

Avions de ligne[modifier | modifier le code]

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Drones[modifier | modifier le code]

Navires[modifier | modifier le code]

La marine bénéficie des équipements suivants :

Bateaux lance-missiles[modifier | modifier le code]

P510 Giscon
  • 3 Classe La Galite (Combattante-3), 56 m
    • P501 : La Galite
    • P502 : Tunis
    • P503 : Carthage
  • 3 P-48, 48 m
  • 6 Classe Albatros (type 143B), 58 m
    • P505 : Hamilcar (ex Sperber)
    • P506 : Hannon (ex Greif)
    • P507 : Himilcon (ex Geier)
    • P508 : Hannibal (ex Seeadler)
    • P509 : Hasdrubal (ex Habicht)
    • P510 : Giscon (ex Kormoran)
  • 3 Classe Bizerte (P-48), 48 m
    • P301 : Bizerte
    • P302 : Horria
    • P303 : Monastir

Patrouilleurs[modifier | modifier le code]

Patrouilleur V101
  • 4 Haizhui, 35 m
  • 11 Socomena, 20 m
  • 5 Bremse, 23 m
    • Bullarija (G 36)
    • Sbeïtla (G 32)
    • Seleuta (G 39)
    • Kerkouane (G 38)
    • Utique (G 37)
  • 6 Kondor, 52 m
  • 4 Gabes, 13 m
  • 4 Rodman 38, 12 m
  • 6 patrouilleurs divers, 25 m
  • 4 patrouilleurs divers, 31 m
  • 1 P-13 Javier Quiroga (Classe Barceló), 36 m

Vaisseaux auxiliaires[modifier | modifier le code]

  • 2 White Sumac, 41 m
    • A804 : Tabarka
    • A805 : Turgueness
  • 1 Agor (Robert D. Conrad), 67/64 m
  • 1 Wilkes (T-AGS-33), 87 m
  • 1 Aïn Zaghouan (Classe Simeto), 70m (ex A 5375 de la Marina militare)
  • 2 El Jem (Classe Aragosta ; ex A 5378 Aragosta et A 5381 Polipo de la Marina militare)
  • 1 remorqueur côtier, 35 m

Patrouilleurs de haute-mer[modifier | modifier le code]

Industrie militaire[modifier | modifier le code]

Troupes paramilitaires[modifier | modifier le code]

  • Brigades de l'ordre public (BOP) : 2 000 hommes[22] ;
  • Garde nationale : 28 000[47].

Traités ratifiés[modifier | modifier le code]

Coopérations internationales[modifier | modifier le code]

Major général américain saluant un officier des forces spéciales tunisiennes après la fin de l'exercice Flintlock 2015 à Maro (Tchad)
Exercices et manœuvres militaires auxquelles les forces armées tunisiennes ont participé
Exercice(s)/manœuvre(s) Pays participants Date et lieu
Allied Spirit VI Drapeau de la Tunisie Tunisie, Drapeau des États-Unis États-Unis Allemagne, 2017[50]
- Drapeau de la Tunisie Tunisie, Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Bizerte, 2018[51]
- Drapeau de la Tunisie Tunisie, Drapeau du Canada Canada Tunis, 2018[52]
African Lion 2019 Drapeau de la Tunisie Tunisie, Drapeau du Maroc Maroc, Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau du Canada Canada, Drapeau de l'Espagne Espagne, Drapeau du Sénégal Sénégal Maroc, 2019[53]
Flintlock 2019 Drapeau de la Tunisie Tunisie, Drapeau du Maroc Maroc, Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau du Canada Canada, Drapeau de l'Espagne Espagne, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau du Sénégal Sénégal, Drapeau du Bénin Bénin, Drapeau de l'Algérie Algérie, Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso, Drapeau du Cameroun Cameroun, Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert, Drapeau du Ghana Ghana, Drapeau de la Guinée Guinée, Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau, Drapeau du Mali Mali, Drapeau de la Mauritanie Mauritanie, Drapeau du Niger Niger, Drapeau du Nigeria Nigeria, Drapeau de l'Autriche Autriche, Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau du Danemark Danemark, Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie, Drapeau du Japon Japon, Drapeau de la Norvège Norvège, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau de la Pologne Pologne, Drapeau du Portugal Portugal, Drapeau de la République tchèque République tchèque, Drapeau de la Suisse Suisse Afrique, 2019[54]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décret du 30 juin 1956 instituant l'armée tunisienne », Journal officiel de la République tunisienne, no 52,‎ 29-30 juin 1956, p. 884 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF]).
  2. a b c d et e « Loi du 14 janvier 2004 relative au service national », Journal officiel de la République tunisienne, no 5,‎ , p. 100-102 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF]).
  3. « Budgets militaires : l'Arabie saoudite dépense beaucoup, la Tunisie dépense peu »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur huffpostmaghreb.com, .
  4. Mohamed Lahmar, « La Tunisie 66e puissance militaire dans le monde, selon le classement Global Firepower », sur africanmanager.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  5. a b c d et e Ridha Kéfi, « Les habits neufs de l'armée »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur jeuneafrique.com, .
  6. Abdelaziz Barrouhi, « L'armée en deuil »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur jeuneafrique.com, .
  7. (en) « Presidential Memorandum - Designation of the Republic of Tunisia as a Major Non-NATO Ally », sur obamawhitehouse.archives.gov, (consulté le 31 décembre 2019).
  8. a b et c « Des Tunisiennes sous les drapeaux », sur afrik.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  9. « Chapitre III (nouveau) - Le pouvoir exécutif », sur jurisitetunisie.com (consulté le 31 décembre 2019).
  10. « Pouvoir exécutif », sur majles.marsad.tn (consulté le 31 décembre 2019).
  11. « Kaïs Saied officiellement président de la République »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur huffpostmaghreb.com, .
  12. « Chaises musicales dans la Marine », Maghreb Confidentiel, no 939, 16 septembre 2010
  13. « Le Président Ben Ali reçoit les membres du Conseil supérieur des armées »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur lapresse.tn, .
  14. « Arrêté républicain du 25 avril 2013, portant nomination du chef d'état-major de l'Armée de l'air », Journal officiel de la République tunisienne, no 36,‎ , p. 1381 (ISSN 0330-7921).
  15. « Arrêté républicain du 25 avril 2013, portant nomination d'un inspecteur général des forces armées », Journal officiel de la République tunisienne, no 36,‎ , p. 1381 (ISSN 0330-7921).
  16. « Démission du chef des armées tunisien », sur lemonde.fr, (consulté le 31 décembre 2019).
  17. « Tunisie : Mohamed Salah Hamdi succède à Rachid Ammar à la tête de l'Armée de terre », sur kapitalis.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  18. « Tunisie-Défense : jeu de chaises musicales au sein de l'armée », sur kapitalis.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  19. « Tunisie : Ismaïl Fathali nommé chef d'état-major de l'Armée de terre », sur mosaiquefm.net, (consulté le 31 décembre 2019).
  20. « Tunisie : un nouveau Chef d'état major à la tête de l'Armée de l'air », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  21. « Tunisie : promu général, Mohamed El Ghoul est nommé chef de l'armée de terre », sur tunisienumerique.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  22. a b c d e et f (en) « Tunisia »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur inss.org.il.
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  24. a et b « Une école d'abnégation, de labeur et de discipline »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur archives.lapresse.tn, .
  25. « Maintien de la paix : une spécialité tunisienne », sur jeuneafrique.com, (consulté le 31 décembre 2019).
  26. « Participations aux missions de l'ONU »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur defense.tn.
  27. « L'armée de l'air tunisienne au Mali pour appuyer la Minusma », sur kapitalis.com, (consulté le 31 décembre 2019).
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  29. (tr) « Üretime başlayan ihracı BMC'den Tunus'a Kirpi »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur zaman.com.tr, .
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  31. a et b « Lutte antiterroriste : Washington livre du matériel militaire léger à Tunis », sur 45enord.ca, (consulté le 31 décembre 2019).
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  33. « Défense : la Tunisie reçoit 27 autres Humvees de l'US Army », sur kapitalis.com, (consulté le 1er janvier 2020).
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  35. Laurent Touchard, « Les forces blindées dans le Maghreb », sur areion24.news, (consulté le 31 décembre 2019).
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