Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental

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Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental
Image illustrative de l'article Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental
Abréviation MINURSO
Adoption
Durée 26 ans 1 mois et 1 jour
Siège Laâyoune
Représentant spécial Drapeau du Canada Kim Bolduc
Commandement de la force Drapeau de l'Indonésie Imam Edy Mulyono
Contribution et personnel
Contributeurs 29 États

La mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Sahara occidental. Son quartier général est établi à Laâyoune[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé le par la résolution 690 du Conseil de sécurité[3], ce détachement de 230 militaires surveille les activités des forces en présence ainsi que la préparation du référendum sur le statut final.

Son but est d'organiser un référendum devant déterminer l'avenir de la région et assurer le contrôle des mouvements de population. La question fondamentale consistait à décider si les habitants du Sahara occidental voulaient leur indépendance ou préféraient s'intégrer au Maroc. Après le référendum, la Mission avait pour mandat de surveiller le cessez-le-feu. Si le cessez-le-feu est globalement respecté, le référendum prévu en 1992 est constamment reporté du fait de l'absence de consensus entre les parties. En 2007, un projet d'autonomie présenté par le Maroc est repoussé par le Front Polisario qui continue de défendre l'idée d'un référendum. Ce projet prévoyait la création d'un gouvernement et d'un Parlement sarahoui tandis que le Maroc conserverait les compétences en matière d'affaires étrangères, de défense, de monnaie et de gendarmerie[4].

Du 5 au 7 mars 2016, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est rendu dans les zones contestées du Sahara occidental et au camp de réfugiés saharaouis de Tindouf en Algérie[5]. Lors de cette visite, le Secrétaire général a utilisé le terme « d'occupation » et a à nouveau souligné que l'ONU était prête à encadrer la tenue d'un référendum si les parties trouvaient un accord. Ces propos ont provoqué la colère du gouvernement marocain qui a accusé le Secrétaire général d'avoir manqué à son devoir de neutralité[6]. Le 13 mars, une manifestation organisée par l'État[7] en faveur de l'unité marocaine et du Sahara marocain eu lieu à Rabat, regroupant près de 3 millions de personnes selon l'agence officielle MAP[8], utilisant des banderoles qualifiant de « lâche » le Secrétaire général des Nations unies. Le 14 mars 2016, un communiqué officiel des Nations unies reproche un manque de respect envers le Secrétaire général et les Nations unies et demande que Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères marocain assure le respect de l'institution et ses représentant au Maroc. Le communiqué souligne également qu'il s'agirait d'une interprétation erronée des propos du Secrétaire général qui estime avoir agi dans les limites du mandat confié par le Conseil de sécurité et n'avoir employé ce terme que « pour décrire sa réaction personnelle au sort des réfugiés sahraouis »[9]. Le lendemain, Vladimir Poutine apporte son soutien au Maroc, soulignant la nécessité de ne pas « précipiter [… le…] processus politique » et réaffirmant que les Nations unies devaient avoir un « rôle constructif »[10]. Les 19 et 20 mars 2016, le Maroc décide d'expulser les 80 fonctionnaires civils de la MINURSO[11].

En dépit de cette expulsion, et à la suite de la présentation du rapport annuel, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2285, renouvelant le mandat de la MINURSO jusqu'en avril 2017[12]. Cette résolution demande au Maroc de permettre le retour de la MINURSO, de veiller a sa sécurité ainsi qu'a l'accès aux populations, et de reprendre les négociations[12]. Le Conseil de sécurité a réitéré sa confiance envers le Secrétaire général de l'ONU[13] et a demandé que le processus d'autodétermination engagé puisse se poursuivre[13]. La Chine, la Russie et la Nouvelle-Zélande se sont abstenus lors de ce vote[12]. En mai 2016, le Maroc aurait commencé à se conformer aux résolutions de l'ONU sous couverts de conditions[14].

Effectifs et budget[modifier | modifier le code]

En 2007, la mission comptait 477 personnes (dont 215 militaires et policiers) pour un budget d'environ de 40 millions de dollars par an[15]. Le 19 octobre 2011, la MINURSO est composée de 230 personnes (sans compter les civils) dont 27 militaires, 199 observateurs militaires et 4 policiers[16] :

  • Drapeau de l'Argentine Argentine : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Autriche Autriche : 2 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Bangladesh Bangladesh : 20 militaires et 10 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Brésil Brésil : 11 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 10 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Croatie Croatie : 7 observateurs militaires ;
  • Drapeau de Djibouti Djibouti : 1 observateur militaire ;
  • Drapeau de l'Égypte Égypte : 21 observateurs militaires et 2 policiers ;
  • Drapeau du Salvador Salvador : 3 observateurs militaires et 1 policier ;
  • Drapeau de la France France : 13 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Ghana Ghana : 7 militaires et 8 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Guinée Guinée : 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Honduras Honduras : 12 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Hongrie Hongrie : 7 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Irlande Irlande : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Italie Italie : 5 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Jordanie Jordanie : 1 policier ;
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : 10 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Mongolie Mongolie : 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Népal Népal : 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Nigeria Nigeria : 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Pakistan Pakistan : 11 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Paraguay Paraguay : 5 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Pologne Pologne : 1 observateur militaire ;
  • Drapeau de la Russie Russie : 21 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka : 2 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Uruguay Uruguay : 1 observateur militaire ;
  • Drapeau du Yémen Yémen : 8 observateurs militaires.

Décoration[modifier | modifier le code]

Le ruban de la MINURSO est de couleur sable (brun pâle) flanqué de deux bandes latérales bleu ONU de 4 mm de largeur.

Cette décoration est décernée en reconnaissance de 90 jours de service à compter du 29 avril 1991.

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Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://maghrebinfo.actu-monde.com/archives/article6218.html
  2. http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/SGA1034.doc.htm
  3. Résolution 690 (1991), sur le site des Nations unies.
  4. Page de la MINURSO sur le site francophone de recherche sur les opérations de paix
  5. « À Tindouf, Ban Ki-moon rencontre des réfugiés sahraouis et réclame une solution au conflit sur le Sahara occidental », Centre d'actualité de l'ONU,‎ (lire en ligne)
  6. Rebecca Chaouch, « Le Maroc en colère contre Ban Ki-moon après ses propos sur la question du Sahara », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  7. David Rodrigues, « Des images singulières du grand rassemblement « anti-Ban Ki-moon » à Rabat », leDesk,‎ (lire en ligne)
  8. Jeune Afrique, « Maroc : importantes manifestations à Rabat en faveur du Sahara », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  9. Jeune Afrique, AFP, « Ban Ki-moon s’est plaint d’un manque de respect du Maroc envers sa personne et l’ONU », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  10. Le Figaro, « Sahara occidental: Moscou soutient le Maroc », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  11. Le Figaro, « Ban Ki-moon s’est plaint d’un manque de respect du Maroc envers sa personne et l’ONU », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  12. a, b et c Communiqué de presse des Nations unies - 29 avril 2016
  13. a et b Point 8 de la résolution 2285
  14. Le Site Info, « Les conditions du Maroc pour le retour de la MINURSO », Le Site Info,‎ (lire en ligne)
  15. http://www.jeuneafrique.com/Articleimp_LIN04037julianotsra0_
  16. Page de la MINURSO sur le site de recherche francophone sur les opérations de paix

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Sahara occidental: un Conseil de sécurité divisé proroge d’un an le mandat de la MINURSO », Communiqué de presse des Nations unies,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]