Festival d'Angoulême 2007

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Festival d'Angoulême 2007
34e Festival d'Angoulême
Détails
Dates Du 25 au
Lieu Angoulême, France
Site web www.bdangouleme.com
Résumé
Grand prix José Muñoz
Fauve d'or NonNonBâ de Shigeru Mizuki
Chronologie

Le 34e festival international de la bande dessinée d'Angoulême s'est déroulé du 25 au 28 janvier 2007.


Affiche[modifier | modifier le code]

L'affiche du festival d'Angoulême est un dessin réalisé par le président du festival en 2007, Lewis Trondheim. Ce dessin représente un bras tendant un crayon.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Grand prix de la ville[modifier | modifier le code]

Le grand prix de la ville d'Angoulême pour la 34e édition du festival est le dessinateur argentin José Muñoz.

Prix décernés par le grand jury[modifier | modifier le code]

La composition du palmarès officiel a été entièrement revue en 2007 pour ne laisser que le Prix du meilleur album, le Prix du patrimoine et introduire une nouveauté : les Essentiels d'Angoulême, remis à 6 albums, dont un qui se voit attribuer un label Révélation, reprenant ainsi le concept du Prix du premier album.

« La création des « Essentiels d’Angoulême » répond à la volonté du Festival d’instaurer sur les marchés de la bande dessinée un « label expert », qui soit pour le lecteur à la fois un gage de qualité et un repère dans le contexte de profusion qui caractérise actuellement ces marchés. « Les Essentiels d’Angoulême », qui pourront guider chaque lecteur dans la constitution d’une bibliothèque idéale, marquent également la volonté du Festival de ne plus séparer dessin et scénario, en considérant chaque album de bande dessinée pour ce qu’il est : le métissage indissociable du texte, du récit et du graphisme. »

Sélection officielle[modifier | modifier le code]

L'éditeur dont le nombre de livres retenus pour le prix du meilleur album ou pour le prix du patrimoine est le plus important est Delcourt (7 albums), suivi par Cornélius et L'Association (4 albums chacun), Casterman et Vertige Graphic (3 albums), Glénat, Fluide glacial, Futuropolis, Gallimard, Atrabile, Les Requins Marteaux (2 albums). Enfin, avec un seul album sélectionné, viennent : Actes Sud BD , Carabas, Milan, Panini, Rackham, Soleil, Tonkam, Le Lombard, L'employé du moi, Le Seuil, Les Humanoïdes Associés, Kana, L'an 2, Dargaud, Denoël Graphic et Dupuis. Cette sélection donne la part belle à la bande dessinée dite d'auteur mais valide aussi l'incursion d'éditeurs littéraires (Gallimard, Denoël, Actes Sud, Le Seuil) dans ce registre. Des éditeurs historiquement importants dans le domaine de la bande dessinée d'auteur sont en revanche absents : 6 pieds sous terre, Ego Comme X et Frémok notamment. Par ailleurs, cette sélection comporte 8 bandes dessinées asiatiques.

Autres prix du festival[modifier | modifier le code]

  • Jeunesse 9/12 ans
    • Seuls # 1 (Vehlmann & Gazzoti, Dupuis)
  • Jeunesse 7/8 ans
    • Tigres et Nounours (Mike Bullock & Jack Lawrence - Bamboo)
  • BD alternative
    • Canicola # 4 (revue italienne avec textes en italien et anglais)

Prix décernés en marge du festival[modifier | modifier le code]

Jury[modifier | modifier le code]

Le grand jury, chargé de décerner les prix, était présidé par Lewis Trondheim et composé de deux auteurs, Yvan Alagbé et Christophe Arleston, deux journalistes, Virginie François et Christian Gasser et de deux libraires Jean-Louis Musy et Stéphane Tournois.

Le comité de pré-sélection des albums nominés était composé de Lewis Trondheim et Benoît Mouchart (auteurs), Céline Bagot (graphiste), Monique Younès (journaliste), Julien Bastide (critique), Olivier Jalabert (libraire), et Jean-Pierre Mercier (historien de la bande dessinée).

Clin d'œil[modifier | modifier le code]

Pendant la remise des prix, Lewis Trondheim a annoncé une catégorie inattendue (et fictive), le « Prix du meilleur dessinateur du Chat du rabbin de l'année ». Cette surprise faite à Joann Sfar (présent dans la salle) avait été préparée par ses amis Émile Bravo, David B., Christophe Blain, Emmanuel Guibert, Mathieu Sapin et Riad Sattouf[1].

Déroulement du festival[modifier | modifier le code]

Un mur de papier librement offert à la créativité du public

Disposition[modifier | modifier le code]

Pour la deuxième année consécutive, le festival n'a pas lieu au Champ-de-Mars, comme c'était le cas depuis sa fondation. En 2006, les sites du festival étaient nettement éparpillés dans la ville. En 2007, ils sont plus concentrés mais nettement excentrés à l'ouest de la ville, au-delà du CNBDI, dans un lieu baptisé "site de Montauzier"[2].
Cette initiative permet de pallier la dispersion des éditeurs et au manque de place dans la ville, mais constitue un coup dur pour les commerçants angoumoisins[3].

Expositions[modifier | modifier le code]

Spectacles[modifier | modifier le code]

Expositions Off[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le festival n'a pas accueilli beaucoup d'expositions d'importance, l'accent était mis sur la pratique du dessin : matchs d'improvisation de dessins, « concerts de dessins », réalisation de bandes dessinées en direct ou selon un temps imparti (24 heures de la bd), rencontre avec des auteurs, débats, etc. Par ailleurs la marque Canson, qui fêtait ses 450 ans, avait disposé en divers endroits de larges bandes de papier sur lesquels chacun pouvait dessiner librement, et proposait plusieurs animations autour du dessin et du papier. Enfin, le festival proposait un grand nombre de projections de films, notamment dans l'espace mangas.
  • un « Concert BD » de Brigitte Fontaine et Blutch a eu lieu le 27 janvier. La première chante tandis que le second « croque » ses chansons en temps réel, sur grand écran.
  • La ville d'Angoulême rebaptise un tronçon de la rue de Périgueux, rue commerçante de la ville située le prolongement de la rue Hergé, « rue René Goscinny ». L'inauguration a eu lieu le 27 janvier en présence notamment d'Anne Goscinny, fille du scénariste d'Astérix, et de Philippe Mottet, maire de la ville.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Selon Le Monde (29/01/2007, « A Angoulême, succès public et doutes des éditeurs »), la fréquentation, au matin du quatrième jour du festival, était de 150 000 personnes, ce qui laisse penser que la fréquentation totale égale les 200 000 visiteurs, comme en 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On peut consulter les fausses-couvertures réalisées sur le site officiel de Joann Sfar
  2. Entre les deux, près d’un kilomètre de route pentue, sinueuse et glissante... — Stéphane Jarno, Angoulême 2007, Télérama (29/01/2007)
  3. cf. l'article paru dans Le Monde le 29/01/2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]