Grand prix de la ville d'Angoulême

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Hermann, le Grand Prix 2016.

Le Grand Prix de la ville d'Angoulême est un prix de bande dessinée remis depuis 1974 à un auteur de bande dessinée pour l'ensemble de son œuvre lors du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême. Majoritairement décerné à des auteurs complets français ou francophones de sexe masculin, c'est le prix de bande dessinée le plus prestigieux remis en France, bien qu'il soit non doté. Des prix spéciaux sont parfois remis à un deuxième auteur lors des dates anniversaires du festival.

Les modalités de désignation du Grand Prix ont évolué à plusieurs reprises, tout comme les implications de son attribution. En 2016, tout auteur publié en français peut participer à l'élection et le lauréat se voit consacrer une exposition au festival suivant, dont il dessine l'affiche. De 1981 à 2014, le lauréat de l'année précédente a également présidé le jury du festival. De 1989 à 2014 les lauréats ont été réunis en une Académie chargée de désigner le prochain Grand Prix. Le dernier lauréat est le Belge Hermann, créateur de Jeremiah et des Tours de Bois-Maury et dessinateur de Bernard Prince et Comanche.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Grands Prix choisis par le jury (1974-1988)[modifier | modifier le code]

Le jury du festival d'Angoulême remet un Grand Prix récompensant un auteur pour l'ensemble de son œuvre dès la première édition en 1974. Non doté, ce prix honorifique permet au lauréat de se voir consacrer une exposition au festival suivant. Si les premiers années, le jury s'oriente vers des auteurs classiques de la bande dessinée franco-belge (Franquin, Pellos, Jijé et Marijac) et américaine (Will Eisner, alors considéré comme ayant abandonné la bande dessinée), il récompense en 1978 un jeune auteur contemporain, Jean-Marc Reiser (36 ans), puis en 1980 Fred (48 ans), un pilier de la revue Pilote.

À partir de l'édition 1981, le Grand Prix de l'année précédente préside le jury. Ce système, qui perdure jusqu'en 1988, permet parfois au Grand Prix de l'année précédente d'orienter le choix de son successeur vers des auteurs amis ou proches : les lauréats des années 1980 sont tous issus de Pilote (Jean Giraud/Mœbius, Mézières, Tardi, Lob, Bilal et Druillet) ou des auteurs phares de la bande dessinée adulte française (Gillon et Forest). À partir de Jean Giraud, primé en 1981 et qui réalisa l'affiche du festival de 1982, le lauréat a également pour tâche de dessiner l'affiche du festival de l'année suivante. Ces deux évolutions marquent l'implication croissante des Grands Prix dans le festival. En juin 1982, les anciens Grands Prix se réunissent à l'initiative du festival pour désigner un prix spécial dixième anniversaire et l'attribuent à Claire Bretécher, qui co-préside le festival 1983 avec le Grand Prix 1982 Paul Gillon et se voit consacrer une exposition[1]. En 1988, le jury décide également dans une certaine improvisation et à l'occasion du quinzième anniversaire du festival d'attribuer un Grand Prix spécial à Hugo Pratt, le créateur italien de Corto Maltese, qui n'est pas impliqué dans le festival l'année suivante[1].

L'Académie des Grand Prix (1989-2013)[modifier | modifier le code]

À partir de 1989, le prix est remis durant le festival par l'ensemble des anciens lauréats présents lors du festival et désirant participer aux délibérations réunis en « Académie des Grands Prix[2] ». Ceux-ci continuent à élire des auteurs français issus de Pilote et des mensuels adultes des années 1970 (Pétillon, Cabanes, Gotlib, Margerin, Lauzier et Mandryka). En 1992, l'organisation remet au printemps un prix spécial vingtième anniversaire au Belge Morris, qui fait l'objet d'une exposition rétrospective en 1993 et est admis à siéger dans l'Académie. Il en démissionne cependant dès 1995 pour protester contre l'élection de Philippe Vuillemin[3], premier auteur devenu populaire dans les années 1980 à être élu Grand Prix, suivi par André Juillard l'année suivante.

Albert Uderzo, prix spécial du millénaire.

De 1997 à 1999, le Grand Prix n'est plus désigné par l'Académie mais par les auteurs présents sur le festival[4] dans le cadre d'un système à deux tours avec annonce du vainqueur en mars lors du salon du livre de Paris les deux premières années[5],[6], et à un tour avec annonce du vainqueur lors du festival en 1999[7]. Ce système permet l'élection de trois auteurs respectés de la profession mais moins connus du grand public : Daniel Goossens, François Boucq et l'Américain installé en France Robert Crumb, figure tutélaire de la bande dessinée underground et premier premier non Français élu Grand Prix depuis 1978, hors prix spéciaux. En 1999, l'Académie, en sommeil depuis deux ans, accorde un prix spécial du millénaire à Albert Uderzo, qui l'accepte mais préfère ne pas siéger à l'Académie. Aucun prix spécial n'est ensuite remis jusqu'en 2013 : en 2003, Joann Sfar reçoit un « prix du Trentenaire » remis par les fondateurs du festival indépendamment de l'organisation d'alors pour récompenser un « auteur prometteur » d'une trentaine d'année et doté de 6 000 €[8], contrairement aux autres prix spéciaux non dotés et remis pour l'ensemble d'une œuvre. Ce prix, qui n'est pas assimilé à un Grand Prix[9] ne lui permet pas de siéger à l'Académie[10], mais il partage une exposition avec Emmanuel Guibert lors du festival 2004[11].

Le festival redonne le choix du Grand Prix à l'Académie à partir de 2000, année où est élue Florence Cestac, première femme élue Grand Prix lors du festival et à siéger à l'Académie, Bretécher ne l'ayant jamais fait[1]. L'Académie continue à élire des auteurs issus des revues françaises, principalement (À suivre) (Cestac, Veyron, le Belge Schuiten, Wolinski, l'Argentin Muñoz, Baru, Jean-Claude Denis), tout en orientant ses choix vers des auteurs populaires plus jeunes (Loisel et le Suisse Zep), puis à partir de 2006 à des auteurs issus de la scène alternative des années 1990 (Trondheim, Dupuy-Berberian, Blutch). Tout au long des années 2000, le système de l'Académie est cependant critiqué comme favorisant le franco-centrisme (malgré l'élection en 2011 de l'Américain Art Spiegelman), et, dans une certaine mesure, le copinage au détriment d'auteurs qui seraient plus importants. L'élection surprenante de Jean-Claude Denis en 2012 conduit l'organisation du festival à réduire progressivement le rôle de l'Académie en élargissant la base électorale[2].

Les Grands Prix choisis par les auteurs (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

En 2013, le festival soumet une liste de seize noms aux auteurs accrédités présents durant le festival, l'Académie devant élire le Grand Prix parmi les cinq arrivés en tête. Willem, seul auteur publiant en français parmi les cinq finalistes, est choisi par l'Académie alors qu'Akira Toriyama était arrivé en tête du vote des accrédités, ce qui conduit à de nouvelles critiques, notamment de la part de certains Grands Prix comme Lewis Trondheim[12]. L'organisation du festival décerne en conséquent un prix symbolique du 40e anniversaire à Toriyama, mais qui ne débouche pas sur une exposition l'année suivante.

En 2014, le système indirect est encore complexifié. Tout auteur publié chez un éditeur francophone (traductions comprises) peut voter par Internet pour trois noms d'une liste de vingt-cinq auteurs[13], dont vingt choisis par l'organisation et cinq par l'Académie[14]. Au deuxième tour, les accrédités et l'Académie votent pour l'un des trois auteurs arrivés en tête, chacun des deux groupes d'électeurs pesant 50% des votes[13]. Le 15 janvier, seize des vingt-six membres actifs de l'Académie annoncent publiquement se désolidariser de ce nouveau système, considérant qu'il rend caduc le rôle de l'Académie, et de refuser d'y siéger, tout en votant comme auteurs[15]. Le système dual et la pondération des votes sont alors abandonnés au profit du simple vote des auteurs à partir d'une liste fournie par l'organisation, avec un deuxième tour réservé aux trois auteurs arrivés en tête. Ce système, qui acte la disparition de l'Académie des Grands Prix, permet l'élection de l'Américain Bill Watterson en 2014, puis du Japonais Katsuhiro Otomo en 2015.

En 2016, l'absence de femmes dans la première sélection de trente auteurs réalisée par l'organisation conduit le Collectif de créatrices de bande dessinée contre le sexisme à appeler au boycott, appel rapidement relayé par dix auteurs présents dans la sélection[16]. Face au développement de la polémique, l'organisation du festival, après avoir tardé à réagir, puis s'être justifié de manière peu convaincante via le délégué général Franck Bondoux, ajoute six noms féminins, puis à la suite de nouvelles critiques décide la suppression de la liste[16], tout auteur publié chez un éditeur francophone pouvant voter pour trois auteurs de son choix[17] n'ayant pas déjà remporté le Grand Prix ou un prix spécial[18]. Une femme, Claire Wendling, figure parmi les finalistes, mais c'est le Belge Hermann, déjà finaliste l'année précédente, qui est élu.

Récipiendaires[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Enki Bilal, récipiendaire le plus jeune.

Bien que le festival se veuille international, le Grand Prix de la ville d'Angoulême a été remis en majorité à des auteurs de la bande dessinée franco-belge. En effet, en 2015, sur 44 auteurs ayant reçu le Grand Prix et cinq un Prix spécial, on dénombre 34 Français, cinq Belges et un Suisse francophone, soit neuf récipiendaires d'une autre nationalité (dont cinq depuis 2011). Le prix a été critiqué pour n'avoir longtemps été remis à aucun auteur japonais malgré l'importance des mangas en France[2]. Des nombreux auteurs franco-belges « classiques » ne l'ont également pas reçu[Note 1].

En 2016, seules deux femmes, Claire Bretécher puis Florence Cestac, ont été distinguées. Le faible nombre de femmes lauréates a d'ailleurs fait l'objet de polémiques[17].

L'âge médian des lauréats étant de 51 ans, le prix récompense une carrière, alors que le fauve d'or distingue plutôt un auteur « en devenir ». Enki Bilal, élu en 1987 à 35 ans, est le plus jeune récipiendaire du Grand Prix, que quatre autres auteurs ont reçu avant leurs quarante ans (Zep, Philippe Vuillemin, Jean-Marc Reiser et Jacques Tardi). Le récipiendaire le plus âgé est Hermann, âgé de 77 ans en 2016. Il devance Pellos, Willem, Albert Uderzo, Georges Wolinski et Marijac, également âgés de plus de 70 ans lors de leur élection.

Les auteurs complets sont privilégiés sur les scénaristes. Le seul Grand Prix principalement connu comme scénariste, Jacques Lob, avait d'ailleurs réalisé seul plusieurs bandes dessinées avant d'obtenir la récompense.

Liste des récipiendaires[modifier | modifier le code]

Année Auteur Nationalité Langue d'expression Dates Âge à l'obtention
1974 André Franquin Drapeau de la Belgique Belgique Français 1924-1997 50 ans et 24 jours
1975 Will Eisner Drapeau des États-Unis États-Unis Anglais 1917-2005 57 ans 10 mois et 20 jours
1976 René Pellos Drapeau de la France France Français 1900-1998 76 ans et 3 jours
1977 Jijé Drapeau de la Belgique Belgique Français 1914-1980 63 ans et 10 jours
1978 Jean-Marc Reiser Drapeau de la France France Français 1941-1983 36 ans 9 mois et 9 jours
1979 Marijac Drapeau de la France France Français 1908-1994 70 ans 2 mois et 14 jours
1980 Fred Drapeau de la France France Français 1931-2013 48 ans 10 mois et 22 jours
1981 Moebius Drapeau de la France France Français 1938-2012 42 ans 8 mois et 17 jours
1982 Paul Gillon Drapeau de la France France Français 1926-2011 55 ans 8 mois et 20 jours
Claire Bretécher (Prix du 10e anniversaire[Note 2]) Drapeau de la France France Français 1940- 42 ans 2 mois et 1 jour
1983 Jean-Claude Forest Drapeau de la France France Français 1930-1998 52 ans 4 mois et 19 jours
1984 Jean-Claude Mézières Drapeau de la France France Français 1938- 45 ans 4 mois et 6 jours
1985 Jacques Tardi Drapeau de la France France Français 1946- 38 ans 4 mois et 28 jours
1986 Jacques Lob Drapeau de la France France Français 1932-1990 53 ans 5 mois et 7 jours
1987 Enki Bilal Drapeau de la France France Français 1951- 35 ans 3 mois et 25 jours
1988 Philippe Druillet Drapeau de la France France Français 1944- 43 ans 7 mois et 3 jours
Hugo Pratt (Prix du 15e anniversaire) Drapeau de l'Italie Italie Italien 1927-1995 60 ans 7 mois et 16 jours
1989 René Pétillon Drapeau de la France France Français 1945- 43 ans 1 mois et 17 jours
1990 Max Cabanes Drapeau de la France France Français 1947- 42 ans 6 mois et 6 jours
1991 Gotlib Drapeau de la France France Français 1934- 56 ans 6 mois et 13 jours
1992 Frank Margerin Drapeau de la France France Français 1952- 40 ans et 17 jours
Morris (Grand prix spécial du 20e anniversaire[Note 3]) Drapeau de la Belgique Belgique Français 1923-2001 68 ans 1 mois et 25 jours
1993 Gérard Lauzier Drapeau de la France France Français 1932-2008 60 ans 4 mois et 1 jour
1994 Nikita Mandryka Drapeau de la France France Français 1940- 53 ans 1 mois et 10 jours
1995 Philippe Vuillemin Drapeau de la France France Français 1958- 36 ans 4 mois et 20 jours
1996 André Juillard Drapeau de la France France Français 1948- 47 ans 7 mois et 19 jours
1997 Daniel Goossens Drapeau de la France France Français 1954- 42 ans 9 mois et 25 jours
1998 François Boucq Drapeau de la France France Français 1955- 42 ans 3 mois et 19 jours
1999 Robert Crumb Drapeau des États-Unis États-Unis Anglais 1943- 55 ans 5 mois et 1 jour
Albert Uderzo (Prix spécial du millénaire) Drapeau de la France France Français 1927- 71 ans 9 mois et 6 jours
2000 Florence Cestac Drapeau de la France France Français 1949- 50 ans 6 mois et 12 jours
2001 Martin Veyron Drapeau de la France France Français 1950- 50 ans 10 mois et 1 jour
2002 François Schuiten Drapeau de la Belgique Belgique Français 1956- 45 ans 9 mois et 1 jour
2003 Régis Loisel Drapeau de la France France Français 1951- 51 ans 1 mois et 22 jours
2004 Zep Drapeau de la Suisse Suisse Français 1967- 36 ans 1 mois et 10 jours
2005 Georges Wolinski Drapeau de la France France Français 1934-2015 70 ans 7 mois et 2 jours
2006 Lewis Trondheim Drapeau de la France France Français 1964- 41 ans 1 mois et 18 jours
2007 José Muñoz Drapeau de l'Argentine Argentine Espagnol 1942- 64 ans 4 mois et 4 jours
2008 Philippe Dupuy (comme membre du duo Dupuy-Berberian) Drapeau de la France France Français 1960- 47 ans 1 mois et 12 jours
Charles Berberian (comme membre du duo Dupuy-Berberian) Drapeau de la France France Français 1959- 48 ans 7 mois et 30 jours
2009 Blutch Drapeau de la France France Français 1967- 41 ans 1 mois et 5 jours
2010 Baru Drapeau de la France France Français 1947- 62 ans 6 mois et 2 jours
2011 Art Spiegelman Drapeau des États-Unis États-Unis Anglais 1948- 62 ans 11 mois et 15 jours
2012 Jean-Claude Denis Drapeau de la France France Français 1951- 61 ans et 29 jours
2013 Willem Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Néerlandais, français 1941- 71 ans 10 mois et 1 jour
Akira Toriyama (Prix du quarantenaire) Drapeau du Japon Japon Japonais 1955- 57 ans 9 mois et 29 jours
2014 Bill Watterson Drapeau des États-Unis États-Unis Anglais 1958- 55 ans 6 mois et 28 jours
2015 Katsuhiro Ōtomo Drapeau du Japon Japon Japonais 1954- 60 ans 9 mois et 14 jours
Charlie Hebdo (Grand prix spécial) Drapeau de la France France Français
2016 Hermann Drapeau de la Belgique Belgique 1938- 77 ans 6 mois et 10 jours

Récipiendaires par nationalité[modifier | modifier le code]

En 2016, les récipiendaires par nationalité se répartissent ainsi :

Nationalité
Récipiendaires  %
Drapeau de la France France 40 72,7 %
Drapeau de la Belgique Belgique 5 9,09 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 4 7,27 %
Drapeau du Japon Japon 2 3,64 %
Drapeau de l'Argentine Argentine 1 1,82 %
Drapeau de l'Italie Italie 1 1,82 %
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 1 1,82 %
Drapeau de la Suisse Suisse 1 1,82 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. René Goscinny (mort en 1977), Jean-Michel Charlier (mort en 1989), Hergé (mort en 1983), Edgar P. Jacobs (mort en 1987), Greg (mort en 1999), Jacques Martin (mort en 2010) ou encore Maurice Tillieux (mort en 1978).
  2. Décerné le 18 juin 1982. Nicolas Albert, Case Départ raconte Angoulême : 1982, premières visites ministérielles, 21 juin 2012.
  3. Décerné le 27 juin 1992.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Erwann Tancé, Le grand Prix d’Angoulême : des années de polémiques, comixtrip.fr, 7 janvier 2016.
  2. a, b et c Jérôme Briot, « Grand Prix d'Angoulême : la gérontocratie cadre », dans Zoo no 51, janvier 2014, p. 12-13.
  3. Mathieu Lindon, Morris, 73 ans, fête un bon demi-siècle de «Lucky Luke», Libération, 16 septembre 1997.
  4. Xavier Guilbert, « Vues Éphémères – Février 2015, sur du9.org, 13 février 2015.
  5. « Cinq pour le grand prix BD d'Angoulême », Libération, 13 février 1997.
  6. « BD cinq nominés », Libération, 12 mars 1998.
  7. « Crumb et Uderzo primés à Angoulême », Libération, 1er février 1999.
  8. Marc Carlot, « Angoulême 2003 : une remise des prix sous le signe de la bonne humeur », sur auracan.com, 2003.
  9. 40 ans de Grand Prix sur le site officiel du festival d'Angoulême.
  10. Joann Sfar, Message de forum, sur bulledair.com, 12 décembre 2005.
  11. Didier Pasamonik, « Festival d’Angoulême du 22 au 25 janvier 2004 : Le programme », ActuaBD, 15 décembre 2003.
  12. « Willem, grand prix d'Angoulême 2013 », sur Actua BD.com, 3 février 2013.
  13. a et b Qui remportera la fève du FIBD en 2014 ? - Actua BD
  14. « Grand Prix d’Angoulême : tête-à-queue avant-coureur », sur lemonde.fr, 14 janvier 2014.
  15. Souen Léger, « Les Sages du Festival de la BD d’Angoulême boudent le Grand prix », livreshebdo.fr, 15 janvier 2014.
  16. a et b Julie Maroh, « Tout est rentré dans l'ordre, les mecs ont le contrôle à Angoulême », sur Slate.fr, 8 janvier 2016.
  17. a et b « Le mea culpa du directeur du Festival d’Angoulême », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  18. Julie Maroh, Pourquoi je ne voterai pas pour le Grand Prix 2016, 13 janvier 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Ouvrages
Internet