Étoges

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Étoges
Étoges
Vue du village d'Étoges (notamment, le château et l'église au fond).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Intercommunalité Communauté de communes des Paysages de la Champagne
Maire
Mandat
Yann Thomas
2020-2026
Code postal 51270
Code commune 51238
Démographie
Gentilé Etogiens, Etogiennes
Population
municipale
490 hab. (2019 en augmentation de 14,75 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 50″ nord, 3° 51′ 22″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 243 m
Superficie 14,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dormans-Paysages de Champagne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Étoges
Géolocalisation sur la carte : Marne
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Étoges
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Étoges
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Étoges

Étoges est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Étoges est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,7 %), forêts (15,1 %), cultures permanentes (6,5 %), zones urbanisées (2,6 %), eaux continentales[Note 2] (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étoges est un ancien relais de poste sur la route Paris - Strasbourg. L'église conserve des gisants des seigneurs d'Anglure. La famille d'Anglure a reconstruit le château d'Étoges au début du XVIIe siècle sur les bases d'une forteresse médiévale en préservant les douves. Le portail, les douves et les façades du château sont classés au titre des monuments historiques.

En 1718, le comté d'Étoges est achetée pour Joseph Marie de Boufflers, fils du duc Louis François de Boufflers. Il meurt en 1747 de la petite vérole et son fils unique, quatre ans plus tard. Sa petite-fille, la duchesse Amélie de Gontaut, vend le comté d'Étoges en 1760 à Ambroise-Julien Clément de Feillet, conseiller au parlement de Paris. Son fils institue à Étoges une fête de la Rosière (1768). Il vend le domaine en 1782 à Claude Christophe Lorimier de Chamilly, premier valet de chambre de Louis XVI, et à sa femme, Marie-Thérèse Marsollier, fille d'un riche drapier et secrétaire de Louis XV.

Pendant la fuite de Varennes, le à 13 heures, la berline royale fuyant Paris relaye au village. Prudent, le roi ne passe pas la grille. « À Étoges, on crut être reconnu », écrira la princesse Marie-Thérèse. En 1792, les Chamilly, père et fils, sont arrêtés. Claude Christophe Lorimier de Chamilly guillotiné le 5 messidor () 1794. Le , le domaine est vendu par l'étude de maître Scilly, notaire à Paris. L'acheteur, Étienne Pernon, n'est pas connu, mais il n'a gardé le domaine que six mois. Sept acquéreurs se sont succédé en huit ans. Le fils, Claude-René Lorimer de Chamilly est libéré après la chute de Robespierre. Lors de la perquisition de son appartement parisien on avait trouvé une copie du testament de Louis XVI. Il a retrouvé auprès de Louis XVIII la place de valet de chambre que sa famille possédait depuis 1764[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étoges Blason
Parti : au premier écartelé au I et au IV d'argent semé de grillets soudés d'or soutenus chacun d'un croissant de gueules, au II et au III de gueules aux trois pals de vair et au chef d'or chargé d'une merlette de sable, au second d'argent au dragon de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et son monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    André Moineau    
avant 1995 1995 Francis Thomas DVD  
1995 2008 Michel Bression    
2008[9] 2014 José Renault    
2014[10] En cours
(au 4 juillet 2014)
Jean-Pierre Uriel    

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, la commune est jumelée avec le village allemand d'Oberweier, qui fait partie de la ville d'Ettlingen.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2019, la commune comptait 490 habitants[Note 3], en augmentation de 14,75 % par rapport à 2013 (Marne : −0,55 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
449431449460587661650661695
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
609604594577551495518544520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513491461436380396384406381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
421409357306282261290395458
2019 - - - - - - - -
490--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Village champenois au sud de la côte des Blancs, Étoges a une économie essentiellement tournée vers le champagne, la viticulture et le tourisme. De nombreuses familles du village produisent le champagne et cultivent la vigne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église.
  • L'église possède un clocher tors constitué d'une tour carrée, surmontée d'une flèche octogonale fine qui tourne de 1/16e de tour de droite à gauche. Elle abrite des gisants d'albâtre des d'Anglure, seigneurs d'Étoges.
  • Une plaque en mémoire du 1er régiment d'artillerie de marine qui se battait là le fixée sur le mur du parc du château.
  • Le château d'Étoges qui est une ancienne forteresse, est cerné par de larges douves. Il fut rebâti au XVIIe siècle par les comtes d’Anglure. Louis XIII y fut reçu et Louis XIV y séjourna en 1687, admirant ses bassins et ses jets d'eau. On peut encore y voir ses tours d’angles et le corps de logis, en brique à parement de pierre, son pont à balustrade du XVIIIe siècle, et le pigeonnier de la ferme. Après la Révolution, il devint la propriété du beau-père du maréchal de Lannes. Ses héritiers le vendirent en 1877 à Charles Uriel, ancêtre des propriétaires actuels. Depuis 1992, il a été transformé en hôtellerie-restaurant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxence Hermant, « La commande artistique en Champagne du Nord au XVIe siècle : les vicomtes d'Étoges et leurs tombeaux », dans Études Marnaises, Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Robert Neuville, « La fin du comté d'Etoges », dans Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1959, tome 74, p. 106-113 (lire en ligne)
  9. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  10. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.