Dominique Walter

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Ne doit pas être confondu avec Dominique Walter (chanteur et humoriste).
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Dominique Walter
Nom de naissance Dominique Gruère
Naissance (75 ans)
Paris
Activité principale Chanteur
Genre musical Pop
Années actives 1965-1970[réf. à confirmer][1]
Labels Disc’AZ
Disques Flèche

Dominique Walter, nom de scène de Dominique Gruère, né le à Paris, est un chanteur français.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Eurovision 1966[modifier | modifier le code]

Dominique Walter est choisi par un jury d'experts pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson en 1966 avec la chanson Chez nous écrite par Jacques Plante et composée par Claude Carrère. Sa mère, Michèle Arnaud (qui avait représenté le Luxembourg à l'Eurovision 1956) faisait partie de ce jury. Pour l'Eurovision 1966, l'ORTF a reçu 46 chansons dont certaines interprétées par Mireille Mathieu, la chanteuse irlandaise Géraldine (qui représentera le Luxembourg en 1975). Dominique Walter interpréta, en plus du titre Chez nous, la chanson Si tu peux rire. Michèle Torr, qui a échoué lors de la sélection française, sera choisie pour représenter le Luxembourg dans cette édition de 1966 avec la chanson Ce soir je t'attendais.

Le 5 mars 1966 à Luxembourg, Dominique Walter représente la France à l'Eurovision dénommé cette année-là « Grand Prix Eurovision de la chanson européenne ». Il y interprète Chez nous[2]. Lors de cette édition, il est le seul candidat à s'entourer de choristes. Il termine en seizième position sur dix-huit participants (les deux derniers du classement général Tereza pour Monaco et Domenico Modugno pour l'Italie, classés 17e ex aequo). Il n'obtient qu'un seul point (donné par Monaco), ce qui représente à cette époque le plus mauvais résultat de la France à l'Eurovision tant au niveau du classement final qu'au nombre de points. Depuis lors, quelques artistes représentants la France ont eu un aussi mauvais classement que Walter (en se classant avant-dernier comme lui) mais le trio Twin Twin a fait le pire résultat en se classant dernier à l'Eurovision 2014, avec la chanson Moustache. Toutefois, Walter détient toujours le plus petit nombre de points reçus par un représentant de la France à l'Eurovision.

Après l'Eurovision[modifier | modifier le code]

Dominique Walter a fait partie, un temps, de l'écurie des Disques Flèche de Claude François.

Il est l'un des premiers jeunes interprètes masculins de Serge Gainsbourg. Il l'a connu alors qu'il était adolescent à la fin des années 1950, quand Serge Gainsbourg accompagnait Michèle Arnaud lors de ses tours de chant au cabaret Milord l'Arsouille à Paris.

Serge Gainsbourg lui a notamment écrit sept chansons à partir de 1966 et, certaines d'entre elles, mal perçues, voire incomprises par le public, lui ont conféré une image de garçon peu sympathique et misogyne, ce qui a rapidement érodé sa carrière de chanteur et l'a contraint à se reconvertir dans un autre métier[3] : Qui lira ces mots (1966), Les Petits Boudins[4],[5] (1967), Johnsine et Kossygone[6] (1967), Je suis capable de n'importe quoi (1967), La plus jolie fille du monde n'arrive pas à la cheville d'un cul-de-jatte (1968), Plus dur sera le chut (1968), La vie est une belle tartine (1969)[7].

Michel Polnareff a écrit pour lui le titre Je n'ai pas osé[8],[9] sur le 45 tours Les Petits Boudins (1967).

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de la chanteuse Michèle Arnaud, et le frère de la photographe Florence Gruère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On perd sa trace après ses enregistrements de 1969
  2. Paroles de Jacques Plante et musique de Claude Carrère, en écoute sur B&M.
  3. Dans l'industrie du pétrole.
  4. Chanson qui lui collera l'étiquette de misogyne qui sera comme « certifiée », aux yeux du public en 1968, avec La plus jolie fille du monde n'arrive pas à la cheville d'un cul-de-jatte.
  5. Reprise en 1987 par Robert Farel, en écoute sur B&M.
  6. Incomprises du public, les paroles mélangent les noms des chefs d'État des deux grandes puissances rivales de l'époque : Johnson et Kossyguine respectivement présidents des États-Unis et de l'URSS. Le chanteur incarne la « voix » de la France qui, désirant rester neutre, déclare :

    Johnsine et Kossygone
    Sont deux petites mignonnes
    Mais non, rien à faire
    Je resterai célibataire…

  7. Liste des chansons suivant leur chronologie établie par Yves-Ferdinand Bouvier et Serge Vincendet, Serge Gainsbourg : L'Intégrale et cætera, Paris, Éditions Bartillat, , 976 p. (ISBN 9782841003419, présentation en ligne). Précision : le titre complet de la dernière chanson est La vie est une belle tartine de merde (cf. Bouvier et Vincendet).
  8. Source : le 45 tours sur Encyclopédisque.fr.
  9. Je n'ai pas osé dans la base de données de la Sacem.

Lien externe[modifier | modifier le code]