Diane von Fürstenberg

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Diane von Fürstenberg
Diane von Furstenberg and Barry Diller Shankbone NYC 2009.jpg
Avec son mari, Barry Diller.
Fonction
Présidente
Conseil des créateurs de mode américains
depuis
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Diane Simone Michelle HalfinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Américaine (depuis ), BelgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domiciles
Formation
Activités
Famille
Père
Leon Halfin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Liliane Nahmias (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Barry Diller (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Alexander von Fürstenberg (en)
Tatiana von Fürstenberg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Membre de
Vital Voices (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Influencée par
Liliane Nahmias (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction
photographie de Diane von Fürstenberg
Diane von Fürstenberg en 2009

Diane von Fürstenberg, née Diane Simone Michelle Halfin le 31 décembre 1946 à Bruxelles[1], est une créatrice de mode féminine, femme d'affaires et philanthrope américaine. Selon le magazine Forbes, elle est la soixante-quinzième femme la plus puissante du monde en 2015[2].

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Diane Halfin née le 31 décembre 1946 au sein d'une famille juive d'origine moldave et grecque qui avait émigrée en Belgique en 1929. Son père, Léon Halfin, est d'origine russe. Sa mère, Liliane Nahmias, est originaire de Salonique en Grèce mais vit depuis son enfance en Belgique[3]. Après la guerre, celle-ci est rescapée d'Auschwitz[4], Ravensbrück et Neustadt-Glewe[5]. Diane Halfin vit jusqu'à l'âge de treize ans à Bruxelles, puis part en Suisse pour ses études en internat[5]. Elle épouse, contre la volonté de ses parents et de ses futurs beaux parents, le prince Egon von Fürstenberg, passionné de mode comme elle, à Montfort-l'Amaury, le . Son mari est fortuné, son père étant le prince Tassilo von Fürstenberg de la maison de Fürstenberg, et sa mère étant issue de la famille d'industriels, les Agnelli ; mais après la naissance de deux enfants, le mariage ne dure pas dans un contexte de jet set international et de débordements. Le couple divorce deux ans et demi plus tard. La jeune femme conserve toutefois le droit de porter le nom de son ex-mari, qui lui sert de tremplin social. Elle travaille à l'agence d'Albert Koski à Paris puis part en Italie où elle apprend les bases des tissus dont le jersey, et de l'impression sur textile[4]. Elle arrive à New York en 1970 et débute dans la mode[6], imaginant sa future « wrap dress » ; elle est alors soutenue par l'influente Diana Vreeland[3]. Elle fonde sa marque en 1972 et « wrap dress » est un succès deux ans après[7]. À 30 ans, elle fait la couverture de Newsweek grâce à cette création emblématique, exposée au Costume Institute du MoMA, la « wrap dress »[8], robe qu'elle porte régulièrement[5]. Dans les années 1970, elle fréquente le Studio 54 : Andy Warhol fait alors des portraits d'elle, en 1974 en rouge et marron, puis de nouveau en 1984 en bleu et blanc[3].

Elle épouse ensuite en 2001 l'homme d'affaires et spécialiste du télé-achat Barry Diller, producteur hollywoodien[4] d'origine juive comme elle, avec qui elle promet, en 2010, de reverser 50 % de sa fortune à des organisations caritatives, dans le cadre de « The Giving Pledge ». Socialite, elle fait régulièrement l'objet d'articles dans les rubriques de la presse mondaine et dans les revues de mode.

Elle est la fondatrice et coprésidente de la société Diane von Fürstenberg (DVF), une marque de luxe qui distribue prêt-à-porter féminin, chaussures, sacs à main et accessoires. Le siège de l'entreprise est situé à New York. Les collections de l'entreprise sont distribuées dans plus de 70 pays et 1 500 points de vente.

Elle est en outre présidente du conseil des créateurs de mode américains depuis 2006[9], dont elle avait reçu le prix « Geoffrey Beene Lifetime Award » en 2005, la récompensant pour son impact et son influence dans la mode.

Diane von Fürstenberg a lancé une collection de lunettes Google Glass, après que celles-ci aient été portées lors de son défilé prêt-à-porter printemps-été 2013 à la New York Fashion Week[10].

Elle a également lancé sa propre émission de télé-réalité, House of DVF[4], dont la première saison a été diffusée en novembre et décembre 2014 sur la chaîne E!.

En 2014, elle est désignée 68e femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes[4], faisant d'elle également la femme la plus puissante du secteur de la mode[11].

Les créations de Diane von Fürstenberg ont été portées par de nombreuses célébrités[7], notamment Michelle Obama, la Duchesse de Cambridge, Madonna, Jessica Alba, Blake Lively et Jennifer Lopez. Elle divise sa carrière en trois phases : l'« American Dream » alors qu'elle a une vingtaine d'années, la seconde à partir de 1997 où elle relance ses affaires, et la troisième dans les années 2010 où elle souhaite pérenniser sa marque[9].

Elle soutient Hillary Clinton lors de l'élection américaine de 2016 et collecte des fonds pour elle[12].

En 2020, elle reçoit, des mains de Christine Lagarde, la Légion d'honneur[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Judith A. Leavitt, American Women Managers and Administrators: A Selective Biographical Dictionary of Twentieth-Century Leaders in Business, Education, and Government, éd. Greenwood Publishing Group, 1985, p. 276, extrait en ligne
  2. « Diane von Furstenberg » (consulté le 12 août 2015)
  3. a b et c Moyson 2014, p. 54.
  4. a b c d et e Catherine Schwaab, « Diane von Fürstenberg : princesse de jersey et volonté de fer », Paris Match,‎ 22 au 28 décembre 2016, p. 100 (ISSN 0397-1635)
  5. a b et c Moyson 2014, p. 53.
  6. « Diane Von Furstenberg : la visionnaire du style », sur Madame Figaro (consulté le 13 novembre 2014)
  7. a et b Marie Desnos, « Diane von Furstenberg - Sa petite robe devenue grande », sur ParisMatch.com, (consulté le 9 novembre 2014)
  8. Philippe Coste, « Diane von Furstenberg - Reine du style », L'Express, no 3199,‎ , p. 73 (ISSN 0014-5270, lire en ligne, consulté le 16 novembre 2012)
  9. a et b Moyson 2014, p. 55.
  10. « FASHION GEEK ALERTE : DIANE VON FURSTENBERG REDESSINE LES GOOGLE GLASS », sur http://www.grazia.fr
  11. (en) « The World's 100 Most Powerful Women », sur Forbes (consulté le 26 juin 2014)
  12. Clémence Pouget, « Qui veut habiller Melania Trump », Paris Match, semaine du 8 au 14 décembre 2016, page 148.
  13. (en) « DIANE VON FURSTENBERG ‘TOTALLY SURPRISED’ BY LEGION D’HONNEUR »,

Source[modifier | modifier le code]

  • Anne-Françoise Moyson, « Diane von Furstenberg : la vie est un roman », L'Express Styles, vol. supplément à L'Express,‎ , p. 52 à 55. 

Article connexe[modifier | modifier le code]