Christian Dior (entreprise)

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Dior
Description de l'image Dior Logo.svg.
Création 8 octobre 1946[1] création de la société Christian Dior
Dates clés 1985 Bernard Arnault devient Président-Directeur Général de Christian Dior SA[2]
Fondateurs Marcel Boussac
Christian Dior
Personnages clés Yves Saint Laurent
Marc Bohan
Gianfranco Ferré
John Galliano
Raf Simons
Sidney Toledano
Forme juridique Société anonyme (Christian Dior SA)
Action Euronext : CDI (pour Christian Dior SA)
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Bernard Arnault (Président-directeur général de Christian Dior SA[3])
Sidney Toledano (Président-directeur général de[4] Christian Dior Couture)
Claude Martinez (Président-directeur général de Parfums Christian Dior[5])
Actionnaires groupe familial Arnault (pour Christian Dior SA)
82,98% des droits de vote(2013), 70,8 % du capital (30 juin 2014)[9]
Activité Mode, vins et spiritueux, parfums et cosmétiques, joaillerie, horlogerie, distribution sélective[6] (pour Christian Dior SA)
Produits Collections haute couture, prêt à porter, joaillerie, horlogerie (pour Christian Dior Couture), cosmétiques (pour Parfums Christian Dior)
Société mère Groupe familial Arnault[7] (pour Christian Dior SA)
Sociétés sœurs John Galliano SA (appartient à Christian Dior Couture)
Filiales LVMH (dont Parfums Christian Dior)
Christian Dior Couture (filiales de Christian Dior SA)
Effectif Environ 119 000 (30 juin 2014)[8]- (pour Christian Dior SA)
Site web www.dior.com (pour Christian Dior Couture et Parfums Christian Dior)
Fonds propres 30,337 milliards € (Christian Dior SA, 2014)
Dette 7,927 milliards € (Christian Dior SA, 2014)
Chiffre d’affaires 30,984 milliards € (Christian Dior SA, 2014)
dont 1,505 milliards € pour Christian Dior Couture (2014)
Résultat net 3,892 milliard € (Christian Dior SA, 2014)[10]

Christian Dior SA est un holding, cotée à la bourse de Paris, qui détient 40,9 % des parts du groupe LVMH et 100 % de la société Christian Dior Couture. Héritage du couturier Christian Dior, bénéficiant du label « haute couture » au sein de sa filiale Christian Dior Couture fondée en 1946 par Marcel Boussac, la société comprend désormais des entreprises de cosmétiques, de parfums, de bijoux, de maroquinerie (chaussures et sacs à main), de vin, de spiritueux, et de distribution sélective, en complément de la couture. Contrôlée par le groupe familial Arnault et contrôlant elle-même 40,9% du groupe LVMH[11], Christian Dior SA, communément appelée Dior, est l'une des entreprises les plus importantes au monde dans le secteur du luxe[12].

On distingue donc, sous des appellations proches, le holding Christian Dior SA coiffant LVMH SA, (Parfums Christian Dior appartient à 100 % à LVMH SA), et Christian Dior Couture propriété à 100 % du holding : trois sociétés différentes, séparées, mais imbriquées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Créée le 8 octobre 1946, L'entreprise est inaugurée le 16 décembre suivant[13]. Elle est fondée par le couturier Christian Dior avec la participation de Marcel Boussac qui investit 60 millions de francs et lui accorde une maison de couture à son nom, au 30, avenue Montaigne dans un hôtel particulier[N 1]. Il se lance ainsi dans la mode et la haute couture. Marcel Boussac, Trimard du tissu, avait bien choisi son poulain : de trois mètres pour faire une robe auparavant, il en faut tout à coup vingt pour faire une robe Christian Dior.

Article détaillé : Christian Dior.

Le New Look et la gloire immédiate[modifier | modifier le code]

Le 12 février 1947, Christian Dior enflamme littéralement la mode d’après-guerre avec son premier défilé, fruit d'un intense travail de collaboration avec son équipe, dont Pierre Cardin est le premier tailleur. C’est la naissance d’une nouvelle femme, mise en valeur par une ligne radicalement révolutionnaire : taille cintrée, poitrine haute et ronde, épaules étroites, jambes couvertes[N 2] jusqu’à 40 cm au-dessus du sol. Le tailleur Bar[14] devient une légende après la collection printemps-été de 1947[N 3].

Article détaillé : New Look.

Dior redonne à la femme le goût de plaire, de susciter le désir. Le goût du luxe revient sur le devant de la scène après une longue période d'austérité. Il n’hésite pas à se démoder lui-même pour surprendre, notamment en 1954 avec sa ligne H, surnommée flat look ou « haricot vert » où il efface les volutes des collections précédentes et libère la taille des femmes.

Si la notion de lignes nouvelles existait avant l’arrivée de Christian Dior dans le monde de la couture, c’est lui qui en fait un concept central, les modifiant radicalement à chaque nouvelle collection, créant à chaque fois une nouvelle silhouette. Chaque nouvelle ligne et chaque nouvelle présentation de collection Dior constitue donc un événement très attendu dans le monde de la mode à l’époque. Parmi toutes les lignes créées par le couturier (Corolle et En 8, puis de nouveau Corolle, Envol et Zig Zag, Ailé, Trompe l’œil, Milieu du Siècle, Verticale, Oblique, Naturelle, Longue, Sinueuse, Profilée, Tulipe, Vivante, Muguet, H, A, Y, Flèche, Aimant, Libre et Fuseau) on peut toutefois distinguer trois grandes périodes dans le style de Christian Dior : la première est marquée par l’influence du New Look, surnom donné à la toute première collection, présentée en 1947. La deuxième s’étend de 1950 à 1953, elle est caractérisée par des courbes moins voluptueuses, où la taille et les hanches sont moins marquées. La dernière correspond à la ligne H de 1954, où la taille semble disparaître et où les courbes sont sensiblement gommées, dans une esthétique qui rappelle le style des années 1920[15].

Mannequin habillée d'une robe New Look vintage Christian Dior.

Sur les conseils d’un ami d’enfance, il lance, en même temps que sa maison de couture et sa première collection, une société de parfum, financée elle aussi par Boussac. Une évidence pour le couturier qui écrit « à mon avis, il est aussi important pour une femme d’avoir un parfum subtil que des tenues élégantes » . La première fragrance, lancée en édition limitée en 1947, s’appelle Miss Dior .

Article détaillé : Parfums Christian Dior.
Article détaillé : Miss Dior.

Visionnaire, il part pour les États-Unis à la conquête de ce marché en plein boom dès 1947, soit moins d'un an après le lancement de sa première collection. S’y rendant d’abord pour recevoir l’Oscar qui lui est décerné par la maison Neiman Marcus pour sa première collection, il y ouvrira plus tard Christian Dior New York Inc. Il ouvre des bureaux de relations publiques à travers le monde, organise des défilés à l'échelle planétaire, il utilise la radio et la télévision pour faire connaître la marque. Il est le couturier des stars et habille notamment Marlène Dietrich, Liz Taylor, Ava Gardner ou Marilyn Monroe. En 1957, sa maison assure plus de la moitié des exportations de la couture française, et Time Magazine le consacre à sa Une, posant avec ses ciseaux pour gaucher. Il est également le premier à mettre en place le système de licences, permettant à des fabricants d'accessoires de griffer leurs produits de son nom[16]. C’est de cette manière que sont lancés les bas Dior en 1949, un exemple parmi d’autres de l’esprit d’entrepreneur de Christian Dior, qui inaugure alors un modèle économique inédit pour l’époque[17].

En onze ans, son activité s'étend dans quinze pays et assure l’emploi de plus de deux mille personnes. Pendant cette période, cent mille robes seront vendues[13].

Dior après Dior[modifier | modifier le code]

Yves Saint Laurent[modifier | modifier le code]

Au décès soudain de Christian Dior, en 1957, le jeune Yves Saint Laurent, âgé de vingt et un ans, et entré en 1955 au service de Christian Dior, reprend la direction artistique[18] de la maison parisienne sur les indications du couturier tandis que Marc Bohan supervise les créations Dior à Londres et New York à partir de 1958.

Article détaillé : Yves Saint Laurent (Dior).

Si Yves Saint Laurent n’est présent que depuis deux ans dans la Maison, il peut compter sur Raymonde Zehnacker, Marguerite Carré, Mitzah Bricard, et Suzanne Luling, qui ont entouré Christian Dior depuis le début et dont la présence rassure le public. La première collection de Yves Saint Laurent, « Ligne Trapèze », est présentée le 30 janvier 1958. C’est un véritable triomphe, comme en témoignent ces titres de presse : « A 21 ans, le successeur de Christian Dior gagne en une journée ses galons de grand couturier », « 178 robes, 2 lignes opposées d’Yves Saint Laurent, l’héritier spirituel… ».

La réussite de cette opération de succession est d’autant plus remarquable que jusqu’alors, comme le rappelle Marcel Boussac en 1958, « aucune maison de couture n’avait survécu à son fondateur ».

Parmi les autres faits d’armes de Saint Laurent chez Dior, on peut aussi noter qu’il dessine la robe de mariée de la princesse héritière du Japon ainsi que celle de Farah Dhiba.

En 1960, Yves Saint Laurent est appelé sous les drapeaux et doit quitter son poste chez Dior.

Marc Bohan[modifier | modifier le code]

C'est alors Marc Bohan qui reprend l'entière responsabilité de la direction artistique et présente l'année suivante sa première collection « Slim Look ». Le style qu’il insuffle à la maison Dior s’inspire de la femme contemporaine, et plus particulièrement d’icônes comme Jackie Kennedy. Un tel souci de la modernité s’accorde parfaitement avec les mutations qui sont à l’œuvre dans le milieu de la mode : la femme aspire à plus de liberté, avec des robes qui ne corsettent plus la silhouette mais la laissent libre de ses mouvements, et la clientèle traditionnelle de la haute couture se raréfie.

En 1967, Dior lance Baby Dior, puis Christian Dior Monsieur quelques années après. En 1975, la Maison crée sa propre ligne d’horlogerie. Jusqu'en 1988, soit près de trois décennies, Marc Bohan veillera au respect scrupuleux des traditions d’élégance du maître. À son départ, la maison Dior demeure la première maison de couture de Paris et totalise 15% de la clientèle de la haute couture, comptant parmi ses fidèles acheteuses de grands noms comme Liz Taylor et la famille de Monaco.

Gianfranco Ferré[modifier | modifier le code]

Gianfranco Ferré, premier couturier de nationalité étrangère à intégrer Dior, ne trahira pas non plus les traditions de la Maison, avec un sens égal de l’architecture et de la flamboyance. Sa première collection, à l’automne-hiver 1989, est un véritable hommage à Christian Dior : le créateur y donne sa propre version du tailleur Bar et y utilise des matières et des coupes chères à Christian Dior. De quoi rassurer les fidèles clients de la Maison.

Tout va s'accélérer véritablement peu avant les années 1990, au moment où la société passe sous le contrôle de Bernard Arnault qui rachète en 1984 le groupe de textile Boussac Saint-Frères propriétaire de la marque Christian Dior[19] et en devient PDG en 1985. Devenu président du groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton en 1988, il réunifie en 1989 les Parfums Christian Dior, anciennement propriété de Moët-Hennessy, et la couture, séparés depuis 1968, au sein du holding Christian Dior SA[N 4]. C’est lui également qui fait appel en 1996 au couturier John Galliano[N 5] « l'enfant terrible de la mode anglaise », puis à Victoire de Castellane en 1998, pour la Haute Joaillerie, afin de redonner à Dior du punch et de la visibilité, poursuivant l’idée de luxe global dont Christian Dior est à l’origine.

John Galliano[modifier | modifier le code]

Dandy provocateur et imprévisible, plein d'humour, n'hésitant pas à se mettre en scène à chaque clôture de ses collections, John Galliano rend ses défilés pour Dior incontournables et électriques, comme des spectacles[20]. La première robe qu’il dessine, bleue, coupée en biais[1], est pour la princesse Diana, qui la porte lors de l'inauguration de l’exposition des 50 ans de la marque Dior au Metropolitan Museum of Art de New York (décembre 1996)[N 6]. Galliano fait de l'accessoire une composante fondamentale, et voue un culte au maître. Il n'est pas rare de l'entendre parler de la présence intemporelle de Christian Dior dans l’esprit de ses collections, où il utilise les codes du couturier tels que la palette de couleurs, l'imprimé panthère, les fleurs, les illustrations de René Gruau[21], mélangeant sa créativité aux fondamentaux de la maison[N 7]. Alors qu'il commence à s'éloigner discrètement de la création à partir du premier semestre 2007[22],[23], la collection automne-hiver 2007-2008 reste l'une des plus marquantes avec la robe rouge Sirène. D'autres défilés ont également marqué son passage dans la maison, comme le premier de 1997 appelé le « nouveau New Look » ou celui de 1999 intitulé « Clochards », inspiré par les SDF[1],[24], et qui l'a fait passer « des pages mode aux pages politique des journaux. »[25]. Après quelques saisons marquées par la tendance du « porno chic », John Galliano fait défiler pour sa propre marque des nains et des obèses au milieu des mannequins comme « hommage à la différence ». Enfin, le défilé sexy mais sobre de 2009 reprend les fondamentaux de la marque[26].

Le 1er mars 2011, John Galliano alors âgé de 50 ans, est remercié. Entre sa première collection en 1997 et la dernière, le chiffre d'affaires de Christian Dior Couture est multiplié par quatre[22].

La boutique Dior à Ginza (Tokyo).
Article détaillé : John Galliano.

Raf Simons[modifier | modifier le code]

Après le départ de John Galliano en mars 2011, Dior n'a plus de directeur artistique[N 8], le belge Raf Simons, anciennement chez Jil Sander, est annoncé le 9 avril 2012[29] comme le nouveau directeur artistique[30],[N 9]. S'opposant à son prédécesseur par son minimalisme[31], la première collection haute couture signée Raf Simons, bien que respectant les codes de Dior, reçoit des avis mitigés[32],[33],[34].

Ce premier défilé constitue un retour aux fondamentaux pour la Maison. La silhouette New Look est reprise de manière très structurée par le couturier, qui a en commun avec Christian Dior sa passion pour l’architecture ; les lignes A et H sont aussi à l’honneur, tout comme le rose et le rouge, couleurs privilégiées du maître, ou encore la coupe corolle des jupes, mise en valeur dans des robes bustier sculpturales. Le décor du défilé enfin, constitué de murs entièrement tapissés de fleurs, apparaît comme une évocation du jardin de Granville où a grandi Christian Dior, une manière d’insister sur l’idée d’un retour aux sources mêmes de l’inspiration du couturier qui a fondé la Maison. Raf Simons donne cependant une touche contemporaine à ces codes : on remarque ainsi un pantalon cigarette noir au milieu des robes, mais aussi des matières métallisées et des coupes asymétriques. L’attitude décontractée des mannequins, les mains dans les poches de leur robe haute couture, est aussi très contemporaine[35].

Depuis, Raf Simons donne dans chaque défilé de prêt-à-porter et de haute couture son interprétation personnelle et moderne de la femme Dior et des codes de la Maison. S’inspirant tour à tour des « femmes-fleurs » imaginées par Christian Dior[36],[37], de la passion du couturier pour l’art[38] ou des clientes de la Maison[39][40], le directeur artistique revisite l’histoire de la mode, du XVIIIème siècle[41] à l’époque de la conquête spatiale[42] et aux années 1970[43], et réinterprète aussi l’atmosphère des différentes villes où se déroulent les défilés Dior : New York[44] pour la collection croisière 2015 ou Tokyo pour la collection Esprit Dior Tokyo 2015[45]. En 2014, Raf Simons a été récompensé du prix international du Council of Fashion Designers of America pour l’ensemble de son travail chez Dior[46].

Dynamisme et développement à l’international[modifier | modifier le code]

En 1996, Dior possède 160 boutiques à travers le monde et plus de 230[N 10] en 2011[47]. En 2012 est ouvert à Taipei (Taïwan) le plus grand point de vente à l'enseigne Dior, avec une surface de vente proche de 1 800 m2.

En 2000, le chiffre d’affaires de Christian Dior Couture s'établissait à 296 millions d’euros ; en 2010, il passe à 826 millions d’euros[22] pour la Couture, et est toujours en progression.

La force de Dior dans les années 2000 et 2010 vient incontestablement de la diversité des produits et de la créativités de ses créateurs. Kris Van Assche dirige la ligne Dior Homme depuis 2007, succédant ainsi à Hedi Slimane, après le départ de ce dernier.

En parallèle, Victoire de Castellane dirige la joaillerie. Les lignes Joaillerie ou Horlogerie prennent une importance grandissante, à l'image de la montre « D de Dior » sortie en 2003, de la première montre homme « Chiffre Rouge » en 2004, ou de « Dior Christal » en 2005[48]. La « Dior VIII » est lancée en 2011.
Les parfums sont aussi des produits essentiels de la marque Dior, J'adore restant l'une des meilleures ventes au monde; le parfumeur créateur exclusif de Dior est François Demachy.

Les recettes qui ont fait et qui font actuellement le succès de la maison Christian Dior sont très caractéristiques du milieu du luxe : créations qui mettent en avant l'outrance, qualité, passion, innovation, culture, notion du rêve et sensibilité artistique. Cette alchimie du produit, alliée à une bonne gestion financière, permet à cette maison de haute couture de s’inscrire dans la durée. Car derrière les figures emblématiques que sont Christian Dior, Yves Saint Laurent, Marc Bohan qui est resté 28 ans chez Dior, Gianfranco Ferré, John Galliano ou Raf Simons, il faut quelqu’un pour se montrer maître des finances et de la stratégie. Chez Christian Dior Couture, c’est Sidney Toledano, peu connu du grand public, qui remplit cette fonction de de Président-directeur général[49] et qui a pour mission de canaliser dans la bonne direction les forces créatrices. Des collections qui se renouvellent sans cesse à un rythme effréné, un personnel important, des usines, des manufactures, des contraintes, des compromis permanents entre le désir des créateurs, les réalités financières et les exigences de qualité : autant d’éléments qui doivent fonctionner de manière logique et quasi implacable, afin de ne pas mettre en danger l'édifice entier. Il s'agit aussi de trouver une cohérence entre la haute couture et le prêt-à-porter.

Marchés et actionnariat[modifier | modifier le code]

Un modèle de 1947, année du New Look, exposé de nos jours à Moscou

Le holding Christian Dior SA est détenu majoritairement (70,8 %[50] du capital en 2015 et 82,98 % des droits de vote en 2013) par la Financière Agache du groupe Arnault.

Ses principales filiales sont :

  • LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton (40,9 % du capital en 2015 et 58,02 % des droits de vote en 2011 par le biais de la Financière Goujon[51]), qui représentait en 2010 plus de 96 % de l'actif de son bilan[11].
  • Christian Dior Couture, maison de haute couture et prêt à porter, de maroquinerie, de lunettes, d'horlogerie, de joaillerie et d'accessoires est présidée par Sydney Toledano, Serge Brunschwig en est le directeur général. Elle représente, avec 826 millions d'euros en 2010, 4 % du chiffre d'affaires de Christian Dior SA[52].

À noter que Montres Dior est géré depuis 2008 sous la forme d’un joint venture entre le groupe d’activités Montres et Joaillerie de LVMH et Christian Dior Couture[7] et que l’activité Dior Joaillerie fait partie de Christian Dior Couture. La société Parfums Christian Dior est une filiale à 100% du groupe LVMH[53] . Les activités Dior Homme et Baby Dior font partie de Christian Dior Couture.

Quelques égéries publicitaires[modifier | modifier le code]

Parfums et cosmétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parfums Christian Dior.

Autres[modifier | modifier le code]

Maroquinerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de contenu[modifier | modifier le code]

  1. De nos jours, le siège est toujours situé à cette même adresse.
  2. les robes créées par Christian Dior en 1947 sont plus longues que celles qui étaient à la mode les années précédentes. En effet, depuis le début de la seconde guerre mondiale la mode s’était adaptée à la pénurie de tissu en raccourcissant les longueurs des jupes.
  3. Collection printemps-été présentée le 12 février.
  4. C'est en 1995 que l'activité couture est définitivement apportée comme une filiale, propriété à 100 % de la holding, qui prend alors l’appellation de « Christian Dior Couture ».
  5. Rapidement, Galliano deviendra le directeur artistique de la totalité des lignes femmes de Dior : la haute Couture et le prêt-à-porter, la maroquinerie et les chaussures, la lingerie et les maillots de bain, la publicité, et même les vitrines des boutiques.
  6. Elle porte cette robe en 1997. Auparavant, la princesse Diana avait fait du sac Lady Dior un objet culte en le portant en 1995
  7. John Galliano revisite le célèbre tailleur « Bar » en 2009[14].
  8. Le défilé du 4 mars 2011 s'est fait sans le couturier John Galliano. Mais la maison continue les défilés haute couture[27] sous la responsabilité de Sidney Toledano[28] et de Bill Gaytten l'ancien « bras droit » de John Galliano, présent depuis seize ans chez Dior[2]
  9. L'annonce est faite en février 2012 pendant la Fashion Week de Milan, annonce officialisée par sa prise de fonction le 9 avril ; il prend la responsabilité des collections de haute couture, du prêt à porter et des accessoires féminins.
  10. le 230e magasin à ouvert fin 2011 au Maroc, à Casablanca.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Découvrir Dior »
  2. a et b « Dior finances, historique »
  3. « Bernard Arnault »
  4. « Sidney Toledano »
  5. « Claude Martinez »
  6. « Rapport financier semestriel au 31 décebre 2014 »
  7. a et b « Bernard Arnault, biographie »
  8. « p.57 du rapport annuel Christian Dior SA »
  9. « Rapport annuel de Christian Dior SA au 30 juin 2014, p.276 »
  10. « Chiffres Clés »
  11. a et b « La Bourse adore Christian Dior » Valeurs actuelles, 21 avril 2010
  12. « Marques de luxe les plus influentes du monde » La Dépêche, 20 janvier 2012
  13. a et b Jean Watin-Augouard (préf. Maurice Lévy), Marques de toujours, Éditions Larousse/VUEF,‎ (ISBN 2-7441-7580-3), « Christian Dior »
  14. a et b « [1] » ykonne.com
  15. « [Farid Chenoune, Dior, Assouline, Paris, 2007, 383p.] »
  16. « Dior (Marque de mode) », Les Marques et Enseignes, sur tendances-de-mode.com,‎ (consulté le 19 mai 2013)
  17. Guillaume GARNIER, « SAINTLAURENT MATHIEU SAINT-LAURENT dit YVES - (1936-2008) : Chez Christian Dior », sur Universalis (consulté le 20 juin 2015)
  18. « Yves Saint Laurent chez Dior »
  19. « Arnault : le plus riche des Français » La Dépêche, 11 mars 2011
  20. [image] Estelle Foerster, « Les années Galliano chez Dior » Madame Figaro, 25 février 2011
  21. Pauline Simons, « Dior, 48 heures chrono : René Gruau, le trait virtuose » Madame Figaro, 29 janvier 2011
  22. a, b et c Anne-Laure Quilleriet, « La descente aux enfers de John Galliano » L'Express Styles, 5 mars 2011
  23. Olivier Wicker, « Pour John Galliano, la fin de l’âge Dior approche » Next Libération, 1er mars 2011
  24. Valentine Pétry et Géraldine Dormoy, « 7 choses à retenir de l'ère Galliano chez Dior » L'Express Styles, 9 mars 2011
  25. « John Galliano raconte 60 ans de Dior » L'Express Styles, 12 janvier 2007
  26. « Haute couture: retour aux racines de la maison Christian Dior » La Dépêche, 6 juillet 2009
  27. Katrin Acou-Bouaziz, « Mais qui remplacera John Galliano? » L'Express Styles, 21 avril 2011
  28. Pascale Denis, « Dior, sans John Galliano, rend hommage à ses ateliers » Le Point, 4 mars 2011
  29. « Welcome Mr Simons »
  30. Élodie Lepage, « Dior mise sur Raf Simons », Le Nouvel Observateur, no 2475,‎ , p. 30 (ISSN 0029-4713)
  31. « Pour Raf Simons, l'époque Galliano chez Dior est "datée" », Style, sur lemonde.fr, M,‎ (consulté le 21 novembre 2012)
  32. (en) Lauren Milligan, « You're Not Galliano », News, sur vogue.co.uk, Condé Nast,‎ (consulté le 25 février 2013) : « Raf Simons should stop trying to be Christian Dior or John Galliano and just be himself, so says legendary fashion commentator Colin McDowell. »
  33. Marie Poussel, « Dior : après Galliano, premier défilé fleuri pour Raf Simons », La Parisienne, sur leparisien.fr, Le Parisien,‎ (consulté le 21 novembre 2012)
  34. « Dior, ils adorent », Style, sur lemonde.fr, M,‎ (consulté le 21 novembre 2012)
  35. « « Nouvelle couture » le premier défilé de Raf Simons pour Dior  »
  36. « Spring 2013 Couture, Christian Dior », Style.com,‎
  37. « Spring 2014 Ready to wear, Christian Dior », Style.com,‎
  38. « Fall 2013 Ready to wear, Christian Dior », Style.com,‎
  39. « « Dior mondialise la haute couture », L’express Style, 2 juillet 2013 »
  40. « Spring 2014 Couture, Christian Dior », Style.com,‎
  41. « Défilé Christian Dior Haute couture Automne - Hiver 2014-2015 », Madame Figaro
  42. « Défilé Christian Dior Prêt-à-porter – été 2015 », Madame Figaro
  43. « « Retro-Futuriste », Dior mag, 27 janvier 2015 »
  44. « L'énergie du défilé Croisère Dior à New York, Elle, 08 mai 2014 »
  45. « « L’esprit Dior frappe (fort) à Tokyo », Les Echos, 19 décembre 2014 »
  46. « « Raf Simons distingué par le CFDA », LVMH, 4 juin 2014
  47. Francine Rivaud, « Et Dior créa la femme », Challenges, no 284,‎ , p. 98 à 100 (ISSN 0751-4417, lire en ligne)
  48. « « Interview de Laurence Nicolas, présidente de Dior Horlogerie », Luxsure, 16 août 2012
  49. « « Dior présente sa couture à Shanghai »
  50. CHRISTIAN DIOR (CDI) sur Zonebourse.com
  51. Organigramme simplifié sur le site institutionnel de DIOR
  52. Rapport Financier Semestriel 2011 sur le site institutionnel de Dior
  53. « Organigramme simplifié p.6 du document de référence LVMH 2014 »
  54. (en) Amy Odell, « Gisele Bündchen Lands Dior Spring 2009 Campaign », The Cut, sur nymag.com, New York Magazine,‎ (consulté le 13 octobre 2012)
  55. « La DIOR Christal De Sharon Stone » Le Figaro, 16 novembre 2007
  56. Tiphaine Lévy-Frébault, « Dior investit le Parti communiste », Next, Libération,‎ (consulté le 3 juin 2012) : « le retour de la comédienne dans son rôle d'égérie, après un bref interlude »
  57. « Dior succombe à Mila Kunis » Paris Match, 5 janvier 2012
  58. Élodie Bousquet, « Jennifer Lawrence, nouvelle égérie Miss Dior », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ (consulté le 13 octobre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

lire les articles en ligne à propos de ce livre, sur Madame Figaro et sur L'Express

Ouvrages dédiés[modifier | modifier le code]

  • Marie-France Pochna, Christian Dior, Paris, Flammarion,‎ , 387 p. (ISBN 978-2080687791)
  • Jérôme Hanover, Star en Dior, Rizzoli,‎ , 231 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Christian Dior (entreprise).

Liens externes[modifier | modifier le code]