Sandale

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Sandale
Aidée par Eros, Aphrodite se défend des assiduités de Pan en le menaçant avec sa sandale. IIè siècle av. J.-C. Musée national archéologique d'Athènes, inv. n°3335
pieds sandale typique d'une femme

Une sandale est, dans l'acception la plus générale :

On appelle aujourd'hui plus spécifiquement sandalette ou nu-pied, une chaussure légère, sans talon, et à brides ouverte dont la particularité est de montrer la nudité des pieds. On en trouve en différentes matières, tissus, plastique et cuir... La tong en est la forme la plus simple.

Elle est couramment portée quand il fait chaud.

La spartiate[modifier | modifier le code]

Sandale de cuir naturel à lanières entrecroisées laissant le pied à découvert qui faisait partie du costume des guerriers spartiates.

La tropézienne[modifier | modifier le code]

Une forme de spartiate remise à la mode dans les années 1920 à Saint-Tropez. Les tropéziennes sont nées dans le petit village de Saint-Tropez dans les années 1930. Dominique Rondini[1] a lancé un premier modèle de ces sandalettes en cuir en 1927.

La Méduse[modifier | modifier le code]

Une forme historique de sandale est le modèle français en PVC souple transparent — à l'origine une simple galoche garnie de lanières en PVC — crée dans le Puy-de-Dôme en 1946 par Jean Dauphant, coutelier au hameau Les Sarraix, d'où son nom « la Sarraizienne » adopté en 1962. Il avait l'expérience de la bakélite par sa production de couteaux avec un manche de plastique. Après la guerre, le cuir étant rare, il imagine une sandale bon marché créée avec du plastique souple, à la semelle résistante et antidérapante avec ses picots, que l'inventeur pensait comme chaussure de travail, tout terrain, résistante à l'eau et facile d'entretien, destinée avant tout à l'Afrique-Occidentale française et aux divers territoires d'outre-mer, ce qui explique que 80% de la production des premières années fut exporté en dehors de la France métropolitaine. Les premiers modèles n'étaient pas totalement en plastique, comprenant des pièces de métal sous forme de rivets, permettant de fixer la bride aux semelles.

Désormais produite par l'entreprise « Plastic Auvergne », les Dauphant, père et fils, mettent au point une nouvelle version de sandalette moulée en monobloc, vendue très bon marché. Sandale résistante à l'eau, pratique et économique, elle est vite adoptée à partir de 1962 par les vacanciers des bords de mer qui l'adoptent sous différents surnoms : « méduse » à Paris (par analogie avec l'animal marin gélatineux et translucide), « mica » aux Antilles, « squelette » en Vendée, « fifi » dans le nord, « nouille » en Auvergne. Plus de 100 millions de paires de ces sandales furent achetées pour arpenter plages et rochers.

Cependant, elle a quelques défauts, les brides cisaillent le coup-de-pied et les petits cailloux se coincent facilement dans les picots des semelles. D'autre part, elle subit la dure concurrence des tongs brésiliennes avec une image devenue un peu vieillotte, ainsi que la concurrence des sandales fabriquées en Asie après les diverses décolonisations[2].

Depuis 2003, la société Humeau de Beaupréau, qui a racheté l'outil de production de la Sarraizienne, dépose le nom Méduse et continue d'assurer dans ses locaux la production de 500 000 paires de « méduses » originelles par an, ainsi qu'une gamme plus large de diverses sandales colorées ou pailletées, ballerines et bottes. En 2009, elle reprend la société Plasticana, qui maîtrise la production de sandales en PVC recyclable additionné de fibres de chanvre[3]. Grâce à ses capacités d'absorption de carbone, le chanvre piège une partie du CO2 dégagé par le plastique de la chaussure[4].

La Sandale du Pèlerin[modifier | modifier le code]

Un ESAT de Lyon produit sous cette marque une gamme de sandales traditionnelles en cuir pleine fleur, sobres et solides. Cet établissement favorise ainsi l’insertion des personnes adultes handicapées moteurs ou cérébro-lésées.

La sandale africaine[modifier | modifier le code]

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C'est une sandale très répandue sur le continent africain et dont l’appellation varie d'un pays à un autre. Elle est fabriquée soit à base de raphia ou de cuir d'animal et se porte de préférence en saison sèche ou en zone dépourvue d'humidité.

Elle est fabriquée à la main par des artisans locaux dont le savoir faire se transmet de père en fils.

Au Cameroun par exemple, c'est un savoir faire qui est maîtrisé par des nord-camerounais. Elle est vendue dans des grands marchés au puces de Yaoundé comme le marché Mokolo, le marché central ou même La Briqueterie. Dans ce pays, il est connu sous l’appellation « Samara ». Dans la culture camerounaise, c'est une chaussure d'intérieur ou destinée à effectuer des petites balades.

En Côte d'Ivoire, la sandale africaine est connue sous l'appellation « Abodjé » ou « Zandrai » selon les régions.

L'entretien de cette sandale est difficile parce qu'elle ne peut ni être trempée dans de l'eau, ni nettoyée à avec un tissu humide, sinon la sandale s’abîmerait rapidement. Il serait donc préférable d'éviter de les salir pour éviter leur vieillissement rapide. Concernant les modèles de sandale, il y a des sandales décorées de fausse fourrure colorée, des sandales en cuir tressé, mais la plupart de ces sandales appartiennent à la famille des tongs qui est l'un des modèles de sandale les plus simples.

Exemples de sandales[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

références littéraires / archéologiques :

  • Une sandale en cuir gallo-romaine de Montigny-en-Ostrevent (Nord), Williate, Maïlys / Revue du Nord / 2006
  • La joie aux pieds nus : les chants de la sandale.- Les chants du voile. - Les chants du miroir, Sormiou, Marie de / Editions Publiroc / 1936
  • Paysage avec sandale : nouvelles, Guilabert, Thierry / le Croît vif / 2000
  • La lectrice à la sandale, Briselance, Marie-France / Le Verger éd / 1998
  • La sandale broyée, Varenne, Céline / Club des poètes / 1990
  • Aphrodite, la femme et la sandale, Deonna, Waldemar Revue internationale de sociologie / 1936
  • La sandale ailée : 1903-1905, Régnier, Henri de / Mercure de France
  • Note sur une sandale articulée du Musée du Louvre, Michon, Etienne (1865-1939) / 1913
  • La Sandale (périodique) Société d'imprimerie / 1920

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rondini.fr
  2. À la suite de la décolonisation et de l'importation de sandales asiatiques, « Plastic Auvergne » dépose le bilan en 2003.
  3. Guillaume Crouzet, « La piquante histoire de la Méduse », in Le Figaro Magazine, semaine du 19 juillet 2013, pages 80-81.
  4. Les méduses s'offrent une seconde jeunesse