Chlordécone dans les Antilles françaises

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Article principal : Chlordécone.
Le chlordécone est responsable de séquelles importantes de pollution, en raison de son utilisation dans les bananeraies, notamment à la Guadeloupe et à la Martinique.

Le chlordécone est un insecticide utilisé dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier[1]. Interdit dès 1976 aux États-Unis, il est interdit en 1990 partout en France et n'a été effectivement interdit qu'en 1993 dans les Antilles françaises (en Guadeloupe et Martinique) grâce à des dérogations successives [2] obtenues par les producteurs de banane et par les parlementaires (notamment Guy Lordinot, député de la Martinique à l'époque)[3]. Des ventes illégales ont été repérées par la suite[4].

Les sols contaminés des cultures bananières, y compris ceux qui ont été rendus à la culture vivrière, sont à l'origine de pollutions graves des nappes d'eau souterraine, d'aliments pour animaux et de végétaux[5]; pollutions qui continuent d'empoisonner les populations locales avec des risques avérés de prématurité et de cancer de la prostate[6].

Historique[modifier | modifier le code]

La Martinique est fortement contaminée par le kepone[7], à cause de son utilisation sans restriction sur les plantations de bananes[8],[9]. Malgré l'interdiction faite en 1990 en France métropolitaine, le puissant lobby des planteurs a fait pression pour pouvoir continuer à utiliser le kepone jusqu'en 1993, soutenant qu'il n'existait pas de pesticide alternatif (ce qui a été contesté depuis).
L'île voisine de la Guadeloupe est également contaminée, mais moindrement. Depuis 2003, les autorités locales ont restreint la culture des sols et d'autres activités (pêche, vente de volailles/œufs...) en raison de leur contamination.

En 2010, on sait qu'en Martinique et en Guadeloupe le taux de cancer de la prostate est l'un des plus élevés au monde[10] et que les ouvriers des bananeraies connaissent souvent des problèmes de stérilité masculine (délétion de la spermatogenèse).
Un décret interdit la pêche jusqu'à 500 mètres au large des côtes ; la zone d'interdiction serait passée en été 2013 à 900 mètres. En janvier 2013, le port principal de la Martinique, Fort-de-France, est barré par des pêcheurs qui réclament des subventions pour les aider à poursuivre la pêche aux langoustes. Le 15 avril, une centaine d'entre eux manifestent dans le chef-lieu[11].

L'industrie bananière a usé de son influence pour différer l'interdiction du chlordécone, qui n'a été effective aux Antilles qu'à partir de fin 1993 (voire jusqu'à l'écoulement effectif des stocks[12]). Les dérogations, demandées par les parlementaires et accordées par les ministères, ont prolongé l'usage d'un produit interdit au-delà de la date de son retrait d'autorisation de vente (1er février 1990)[13],[14].

Selon l'INRA et l'Afsset (devenue ANSES depuis sa fusion avec l'AFSSA), dans 2 rapports évoqués le 24 août 2010 par l'AFP et le journal Le Monde[15],[16],[17],[18], puis mis à disposition du public sur le site de l'Observatoire des résidus de pesticides (ORP)[19],[20],[21], le ministère français de l'Agriculture n'a pas ou peu tenu compte des nombreuses alertes sanitaires et environnementales et a privilégié les intérêts économiques (culture bananière) sur l'environnement et la santé dans sa gestion du dossier[22], alors que dès 1977, des études mettaient en évidence les risques écologiques et sanitaires de ce produit. En 1979, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classe ce produit comme cancérogène possible [23], ce que confirme l'INSERM en juin 2010, dans le Journal of Clinical Oncology, pour le cancer de la prostate[24].

En janvier 2018, le syndicat CDMT du personnel de l’Agence régionale de santé de Martinique écrit une lettre à la Ministère des Solidarités et de la Santé afin de lui faire part de pressions subies par les agents pour « limiter l'information du public au strict minimum »[25].

Type de pollution[modifier | modifier le code]

Il s'agit surtout de pollutions concernant l'eau et les sols qui ont secondairement contaminé certains aliments (légumes, poissons). En effet le chlordécone est très stable à l'abri de l'air et de la lumière mais, heureusement, se décompose très rapidement dans les aérosols.[réf. nécessaire]

Depuis 1973, dans les Antilles françaises, son utilisation était destinée à protéger les bananeraies d'un charançon. L'histoire des incidents liés au chlordécone (dénommé Kepone aux États-Unis) est passée en revue dans Who's Poisoning America?: Corporate Polluters and Their Victims in the Chemical Age (1982). Son autorisation à la vente avait été retirée en 1990 par le gouvernement français.[réf. nécessaire]

À la suite de la demande pressante des producteurs de banane, relayée par le député de la Martinique Guy Lordinot, l'usage en a été prolongé jusqu'en 1993 par dérogation[26] ,[27], et bien au-delà grâce aux stocks constitués[28]. On retrouvera par exemple un stock de 9,5 tonnes de pesticide en 2002, dans le hangar d'une bananeraie[réf. nécessaire].

Son utilisation a pollué l'ensemble de l'écosystème antillais et se retrouve à des concentrations supérieures à 100 fois la norme[29], notamment dans les eaux et les sols. Traité localement depuis 2001[30],[31], ce scandale est resté sans écho en France métropolitaine jusqu'à la création de la commission qui a abouti au rapport parlementaire de 2005 à la suite de l'action du député de la Martinique, Philippe Edmond-Mariette à l'Assemblée nationale française[32].

Le BRGM a estimé que, dans l'hypothèse d'un épandage de 1 250 tonnes de chlordécone avant que l'usage ne soit définitivement interdit (1993), la pollution devrait persister pendant 7 000 ans, avant de revenir en dessous des limites prévues par les normes actuelles[33]. Un rapport parlementaire estime que l'épandage total est plutôt aux alentours de 6 000 tonnes, soit un temps d'indisponibilité et de toxicité des terrains agricoles de 33 600 ans[33].

En 2009, le Préfet de région a interdit par arrêté la pêche de certaines espèces de poissons et de langoustes contaminées par le chlordécone[34].

État de la pollution[modifier | modifier le code]

De forts indices de pollutions et des preuves locales de contamination des écosystèmes ou des aliments ont été cités de manière récurrente depuis la fin des années 1970. Seront présentés sous deux catégories, académique et officiel, les rapports suivants.

Publications académiques et ONG[modifier | modifier le code]

  • le BEH publie en février 2011 un numéro thématique comprenant huit articles intitulé Chlordécone aux Antilles : bilan actualisé des risques sanitaires[35]. Ce numéro synthétise les travaux d'un conseil scientifique nommé par l'Institut de veille sanitaire et l'INSERM, paru fin 2009 sous la forme d'un rapport et de recommandations[36]. Didier Torny, membre de ce conseil scientifique, publie dans la revue Courrier de l’environnement en octobre 2010 son étude Gérer une pollution durable: Le cas du chlordécone aux Antilles françaises[37],

Reportage officiel[modifier | modifier le code]

  • Snégaroff, qui alors était affecté à l'INRA, a démontré en 1977 des traces importantes de chlordécone dans les terrains et les eaux de régions bananières de Guadeloupe[38];
  • Kermarec édita en 1979-1980 pour l'INRA une étude sur le niveau d'insecticides et des métaux lourds dans des specimens biologiques de la Guadeloupe[39];
  • une étude de l’estuaire de la Rivière du Grand Carbet, qui se trouve dans la région Basse-Terre de la Guadeloupe (UNESCO, 1993)[réf. nécessaire] ;
  • le rapport Balland-Mestres-Faget, mission d’inspection diligentée par les ministères de l’environnement et de l’agriculture (1998) ;
  • En février 2000, un plan d’urgence a été élaboré par le Préfet de Guadeloupe pour garantir la qualité des eaux de consommation et le respect du seuil de 0,1 µg/l, conformément au décret officiel du 3 janvier de 1989[40]
  • le rapport Bonan-Prime[41], faisant en 86 pages un nouvel état de pollution de l'eau et des sols après une mission sur le terrain (12-17 mars 2001). Le rapport note que « malgré la crise aigüe du printemps 2000, force est de constater que le plan d'amélioration des pratiques agricoles n'est pas véritablement lancé, ce qui est difficilement admissible compte tenu des enjeux.. » (p. 3) ; remarquable le taux maximal de la pollution chlordécone: 10,3 μg/l[42].
  • éléments d'état des lieux collectés pour le SDAGE et les travaux de la MISE (Mission interservice de l'Eau), mais sans moyens d'analyse de pesticides sur place ;
  • en octobre 2002, 1,5 tonne de patates douces importées de la Martinique sont saisies sur le port de Dunkerque, en raison d'une forte teneur en chlordécone, par la DGCCRF ;
  • les travaux du Comité national de l’eau (2003) ;
  • le rapport d'Éric Godard, ingénieur du génie sanitaire à la Direction de la Santé et du Développement social de la Martinique (Forum international environnement santé, mars 2003) ;
  • Est publié le 10 décembre 2003 par l'AFSSA un avis intitulé Avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments relatif à l'évaluation des risques liés à la consommation de denrées alimentaires contaminées par la[a] chlordécone en Martinique et en Guadeloupe[43].
  • En août 2005 ou bien le 10 décembre 2003[44], l'AFSSA publie un document intitulé Première évaluation de l’exposition alimentaire de la population martiniquaise au CHLORDÉCONE Propositions de limites maximales provisoires de contamination dans les principaux aliments vecteurs[45].
  • mission d’information parlementaire en Martinique et Guadeloupe (début 2005). Elle a produit le 30 juin 2005 un rapport qui confirme que le chlordécone pose problème dans ces régions[46]. Notamment, elle nous informe que:

« Une étude la DSDS (Direction de la santé et du développement social), menée de septembre 1999 à février 2000, mit en évidence une importante pollution des sources du Sud de Basse-Terre par des pesticides organochlorés interdits depuis plusieurs années. Trois molécules étaient détectées à des doses cent fois supérieures à la norme : le chlordécone, le HCH béta, et la dieldrine, respectivement interdites en 1993, 1987 et 1972... Neuf captages AEP importants présentaient des dépassements pour les molécules de HCH d'un à vingt fois la norme, pour les molécules de chlordécone de 3 à 103 fois. »

  • le 9 septembre 2005, l'AFSSA publie un avis en ce qui concerne les denrées alimentaires d'origine animale[47]
  • dès le 5 octobre 2005, l'état considère comme impropres à la consommation humaine les produits ci-après, sous quelle que forme que ce soit[47] :
  1. La viande de volaille qui présente une teneur en chlordécone supérieure à 50 µg/kg ;
  2. Les denrées alimentaires d'origine animale, non citées au 1°, qui présentent une teneur en chlordécone supérieure à 200 µg/kg.
  • dès le 12 octobre 2005, l'état considère comme impropres à la consommation humaine les produits ci-après sous quelque forme que ce soit[48] :
  1. Les carottes, concombres, dachines (madères), ignames, melons, patates douces, tomates qui présentent une teneur en chlordécone supérieure à 50 µg/kg ;
  2. Les denrées alimentaires d'origine végétale, non citées au 1°, qui présentent une teneur en chlordécone supérieure à 200 µg/kg.
  • la DAAF publie en juin 2007 numéro 16 édition antilles de Phytosanitairement vôtre, visant le contrôle du chlordécone[49].
  • En septembre 2007, l'AFSSA publie Actualisation de l’exposition alimentaire au chlordécone de la population antillaise - Évaluation de l’impact de mesures de maîtrise des risques[50]
  • L'AFSSA rapporte en 2007 que des ouvriers exposés de manière chronique à ce produit (dont par contact) dans une usine en produisant aux États-Unis, ont été victimes de problèmes neurologiques (irritabilité, tremblements, troubles de la vision, céphalées). Des effets toxiques sur le foie ont été observés, ainsi qu'une action de délétion de la spermatogenèse[5].
  • Le 3 juin 2008, alors que Roselyne Bachelot est ministre, est publié par la Direction générale de la santé (Coordination interministérielle chlordécone) Plan d'action chlordécone en Martinique et en Guadeloupe 2008-2010 avec la participation de six ministères, deux secretariats d'état, deux préfectures et 15 établissements publics[51].
  • Déposé le 24 juin 2009 par la sénateure Catherine Procaccia et le député Jean-Yves Le Deaut, Impacts de l'utilisation de la chlordécone et des pesticides aux Antilles : bilan et perspectives d'évolution, au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[52].
  • Dans le rapport rédigé en décembre 2009 par l'Afsset et jamais divulgué, le poids économique de la culture de la banane dans la gestion du dossier chlordécone est fautif[15]:

« Face à la défense de l'industrie bananière française, on peut faire l'hypothèse que l'impact de l'utilisation de produits phytosanitaires sur l'environnement et la santé ait été secondaire dans les préoccupations des autorités politiques »

  • Publient conjointement l'INRA et l'AFSSET le rapport Joly[21], une chronologie 1968-2008[53]
  • parution en 2012 de l'étude Kannari[54]
  • le BRGM a publié une étude en 2016[55] de 6 500 prélèvements recuellis entre 2003 et 2015. Ces analyses de sol ont été réalisés par la chambre d’agriculture, à la demande d’agriculteurs, sur plus de 5 000 hectares, et démontrent que la partie Nord-Atlantique de Martinique est atteint de niveaux allant jusqu'à 10 mg/kg[56]. Ont été publiés les résultats dans un recueil dont le titre est : La pollution par la chlordécone en Martinique, point de situation 2016, élaboré par la préfecture de Martinique, l’Agence régionale de santé et l’Instance Régionale d’Éducation et de Promotion de la Santé[56].
  • Est publiée par l'ARS régional une étude le 8 août 2017 intitulée La pollution par la chlordécone en Martinique[57]. Ils publient alors La chlordécone et la rumeur[58].
  • L'ANSES publie, le 15 décembre 2017, un rapport rétrospectif sur l'étude Kannari[59]. Cette étude distingue entre la population générale et "plusieurs sous-populations présentant un risque de surexposition".

« En effet :

  • Les enfants de 3 à 6 ans et les autoconsommateurs de poissons étaient notamment davantage exposés que le reste de la population.
  • La contamination des denrées issues de circuits informels (autoproduction, don et bord de route) était très peu renseignée alors que ces denrées sont susceptibles de présenter de forts niveaux de contamination. »
Signé par le directeur-général lui-même Roger Genet, ce rapport aussi a avisé la DGCCRF la DGAI et la DGS sur les "LMR pour la chlordécone". Est récapitulé dans §1.2 comment la définition des LMR a été changé, entrainant ainsi la hausse de celles-ci. Genet parait avoir été confus dans sa recommandation de §4 sur les LMR. Nous reverrons cette ambiguité plus tard lors de la séance Letchimy le 21 février 2018.
  • Le 13 janvier 2018[60], deux étudiants en 2e année de BTS agricole, notamment Guillaume Lerebour et Martine Ducteil, lancent une pétition; le téléjournal Martinique 1re publie un reportage du fait le 18 janvier alors que la pétition a franchi 12 000 voix[61].
  • Le 23 janvier 2018 ont adressé une lettre ouverte à leur ministre de tutelle les agents de l’Agence Régionale de Santé affiliés à la CDTM. Dans cette communication, ils remettent fortement en cause la gestion autour du dossier chlordécone[62],[63].
  • Le même jour, deux députées posent question au gouvernement Macron lors d'une séance de l'Assemblée Nationale. La députée de Guadeloupe Justine Bénin pose une question à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert[64]. La députée de Martinique Josette Manin pose une question à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn[65]. Le journaliste Jean-Marc Party signe le 30 janvier 2018 un article considérant "fadaises" les réponses des ministres[66].
  • Le 29 janvier 2018, le député Serge Letchimy publie sa correspondance écrite au Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, dans laquelle il exprime son étonnement face à la décision du gouvernement Macron de rehausser les LMR des denrées carnées terrestres. Il demande d'ailleurs
  1. la tenue d'une réunion avec tous les Parlementaires d'Outre-Mer
  2. la relance du comité CROS-GREPHI
  3. une contre-expertise du rapport de l'ANSES
  • Le 6 février 2018, le sénateur Maurice Antiste a posé une question au gouvernement[67],[68], dans lequel il affirme que :
  1. L'étude Kannari affirme clairement que 90 % de la population martiniquaise a du chlordécone dans le sang ;
  2. Martinique détient le triste record mondial du nombre d'hommes atteints du cancer de prostate ;
  3. Le taux d'accouchements prématurés est une fois et demie plus élevés que dans l'Hexagone ;
  4. Le taux de puberté précoce est une fois et demie plus élevés que dans l'Hexagone ;
  5. L'étude Madiprostate, interrompue pour des raisons obscures en 2014, devrait être relancée ;
  6. Il y a eu une augmentation des limites maximales de résidus, dites LMR, de chlordécone intervenue dans la plus totale opacité en 2013. Cette augmentation a par ailleurs été confirmée par le ministère de l'agriculture en septembre dernier.
En réponse, la ministre de santé Agnès Buzyn, a affirmé que :
  1. une nouvelle cartographie des sols pollués aura lieu en 2018 ;
  2. la réunion demandée par le député Letchimy sera très prochainement organisée.
  • Les députés Hélène Vainqueur-Christophe et Victorin Lurel ont demandé le 1er février 2018 que le paraquat et le chlordécone soient intégrés dans la proposition de loi portant création d'un fonds d'indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques. La commission des finances a refusé les amendements dans une infâme réponse que cela entraînerait une aggravation des charges publiques[69].
  • le 10 février 2018, l'état tente de rassurer les riverains: moyennant un reportage par les journalistes de Martinique 1re, ils apprennent que la DAAF effectue aux agriculteurs 250 contrôles scientifiques par année, tandis que la DIECCTE effectue aux commerçants 300 prélèvences des échantillons de cucurbitacées et légumes racines[70]; ce niveau de contrôle aux commerçants est légèrement plus éléve que les 180 prélèvences faites en 2006[4]. Ils voient ainsi un courrier adressé à un agriculteur qui autrefois avait fourni un échantillon de sol révélant un taux de chlordéconisité de 1,3 mg/kg, et qui ainsi était contraint par la chambre d'agriculture à cultiver des produits autres que ceux visés par l'Arrété Préfectoral 030725 du 20 mars 2003[70].
  • le 21 février 2018 la réunion Letchimy a lieu. Les ministres des Outre-mer, de la Santé et de l'Agriculture, ont rencontré les parlementaires des Antilles[71],[72]. Un communiqué est émis:

« les contrôles mis en oeuvre sur les produits agricoles et alimentaires depuis 2005 n'ont pas été affectés par les modifications réglementaires européennes intervenues en 2013 sur les limites maximales de résidus, car l'Etat n'a pas changé son dispositif de contrôle (basé sur les LMR fixées en 2005) »

Rappelons que "Saisie, l’ANSES (Agence de Sécurité Sanitaire) a donné son feu vert" en décembre 2017 à "Cette décision de l'Europe, et validée par le ministère de l'Agriculture...: les limites maximales de résidu de chlordécone... dans les viandes ont été multipliées par 5 pour la viande et par 10 pour la volaille."[73]
  • Dans un reportage radio issu le 26 février 2018, nous avons entendu que les relevés 2016 de l’Office de l’Eau (Martinique) confirment que les pesticides, chlordécone en tête, sont toujours les principaux polluants des rivières. Dans certaines stations où sont effectués ces prélèvements, le chlordécone atteint une concentration dépassant plus de 100 fois les normes maximales autorisées. Les fonctionnaires ont aussi détecté dans les crustacés des taux de la molécule jusqu’à 3 000 fois supérieurs à ceux trouvés dans l’eau. En 2016, les 36 molécules détectées étaient des pesticides, dont 16 molécules aujourd’hui interdites[74].
  • Les résultats de l'étude ChlEauTerre, lancée en 2014, sont dès le 7 mars 2018 à la disposition du grand public[75]. L'étude, qui a conclu en septembre 2017, était jusqu'en mars cachée du contribuable et n'a été publié par le gouvernement Philippe que grâce a la pression exercée par les députés depuis décembre 2017. Le site internet de la DAAF-Guadeloupe héberge le rapport. Pour objectif, la DAAF a étudié la contamination par les pesticides de la Basse-Terre et de la Grande-Terre (s'intéressant plus spécifiquement à la question de la chlordécone) et a proposé une carte actualisée des risques de contamination des sols[76]. Le chlordécone en Basse-Terre est présent "dans 36% des analyses effectuées, avec des concentrations variables allant de 0,01 à 42,9 micron[77] par litre", parfois à fortes doses. L'étude affirme qu'en Basse-Terre, "39% des 110 bassins versants ont été identifiés comme rejetant en mer des eaux contaminées", alors qu'en Grande-Terre, "seuls quelques points de contamination ont été détectés, avec des taux relativement faibles". Cette disparité s'explique car la Basse-Terre est la région de Guadeloupe qui accueille la culture bananière[78]. Les parcelles contaminées en Guadeloupe augmentent de 361 hectares par rapport à la dernière cartographie. Des zones en Grande-Terre, notamment dans le Nord Grand-Terre ont été recensées. La nouvelle cartographie va au-delà des simples implantations historiques de bananeraies: elle accumule ces données et des analyses de l’eau et des terres[79]. Ce projet ChlEauTerre a aussi été l’occasion d’élaborer une nouvelle carte du risque historique de contamination des sols par la chlordécone, en retravaillant et en analysant de manière plus fine les documents qui avaient été utilisés pour établir la première carte des risques de 2005-2006, puis en exploitant de nouvelles données provenant de deux cartes de l’ORSTOM: le zonage cultural des régions bananières de Guadeloupe de 1976 et la carte des cultures de la Guadeloupe de 1980. Au total, 14 170 ha en Guadeloupe continentale ont été recensés par l'étude, parmi lesquels 6 931 ha sont encore en usage agricole, soit 16 % des surfaces agricoles actuelles en 2018 (qui représentent au total 43 349 ha)[76].
  • en octobre 2018[80], après la révélation de plusieurs cas de contamination des eaux, et sous la pression de l'opinion publique, les politiques officialisent des recommandations préventives: Après les communes de Basse-Terre et Gourbeyre, c'est au tour du maire de Trois-Rivières, Jean-Louis Francisque, d'annoncer que l'eau est contaminée. Le maire, compte tenu de cette situation et en application du principe de précaution, demande aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans, de ne pas utiliser l'eau du robinet pour la boisson, la préparation des aliments et le brossage des dents.


Conséquences[modifier | modifier le code]

Contamination alimentaire[modifier | modifier le code]

S'agissant des Antilles, il existe deux types de risque « chlordécone »[réf. nécessaire] :

  1. aliments très contaminés (exemples : légumes racines et produits de la pêche) mais éventuellement peu consommés ;
  2. aliments faiblement contaminés, mais très consommés (exemples : concombre, bananes (ti-nain et fruit), fruits type corossol).

L'AFSSA estime, en septembre 2007, qu'il faut considérer comme à risque : le madère, la patate douce, l’igname, la carotte, le chou caraïbe (malanga), les produits de la mer, la banane (ti-nain et fruit), le concombre et les fruits type « corossol ».

Le risque d'exposition aiguë est maximal avec :

Melon, tomate et viande blanche de poulet, précédemment cités comme étant des contributeurs importants, ne le seraient pas, selon les analyses disponibles à cette date.

Le laboratoire DYNECAR de l’UAG a démontré, dans le cadre du projet MACHLOMA, que le chlordécone pouvait contaminer les crustacés, même à de très faibles doses[81].

Les arrêtés d’interdiction de la pêche sont à respecter en Martinique et en Guadeloupe, rappelle l'AFSSA, de même qu'il faut en zone contaminée éviter de consommer les légumes racines du jardin plus de 2 fois par semaine.[réf. nécessaire]

Conséquences épidémiologiques[modifier | modifier le code]

De 2000 à 2014 est mené l'étude "Timoun" afin d'étudier les effets de la contamination en chlordécone sur les enfants[82]

  1. une publication dans Am J Epidemiol[83],[84]; est écrit dans une portion du sommaire que

« an increased risk of preterm birth (60%; 95% confidence interval: 10, 130) [which association] may result from the estrogen-like and progestin-like properties of chlordecone. These results are of public health relevance because of the prolonged persistence of chlordecone in the environment and the high background rate of preterm births in this population. »

  1. une publication dans Bull Epidémiol Hebd[85]; est écrit dans une portion du sommaire que

« La Guadeloupe présente un taux de prématurité élevé malgré un accès aux soins comparable à celui de la métropole... Dans la cohorte, 144 accouchements prématurés (15,8%) ont eu lieu... L’exposition chronique au chlordécone est associée à une diminution de la durée de gestation. »

  1. Cognitive, visual, and motor development of 7-month-old Guadeloupean infants exposed to chlordecone (Environmental Research, Oct 2012, p. 79-85)

Synergie avec d'autres pesticides[modifier | modifier le code]

Une difficulté est que d'autres pesticides -encore mal suivis et mesurés- ont été très utilisés sur les cultures intensives aux Antilles françaises, dont certains pourraient agir en synergie avec le chlordécone. Ce dernier produit ne doit donc pas être « l'arbre qui cache la forêt » rappelait le Dr Belpomme dans son rapport de mi-septembre 2007, car ce sont, ajoutait-il, plus de cent pesticides différents qui auraient été déversés durant les dix dernières années, en Guadeloupe notamment. De plus le climat chaud et humide pourrait favoriser des transferts et des bioconcentrations différentes de ce qui a été plus ou moins étudié en métropole et dans les pays tempérés similaires.

Lutte contre la pollution[modifier | modifier le code]

Plans d'actions[modifier | modifier le code]

Un premier "Plan Chlordécone" national a couvert la période 2004-2008[86], suivi d'un premier plan d'action spécifique (2008-2010[87] puis d'un deuxième couvrant la période 2010-2013 d'un montant financier de plus de 33 millions d’euros[88],[89] et associant les utilisateurs de produits[90] puis un Plan Chlordécone III (octobre 2015)[91].

Pistes d'actions :

  • En 2001-2002 le réseau d'eau potable est protégé par des systèmes d'adsorption de pesticides sur charbon actif, avec une meilleure interconnexion (par exemple, vers Basse-Terre où l'eau venait essentiellement d'une nappe contaminée et manque en saison sèche) ;
  • Installation de matériel de dosage de pesticides dans l'eau, à l'Institut Pasteur de Guadeloupe ;
  • Recherche de plantes sélectionnées pour leur résistance aux insectes et non plus uniquement pour leur productivité ;
  • Recherche sur la lutte intégrée (exemple : des champignons microscopiques du genre Beauveria (Beauveria bassania) ou des nématode entomopathogène comme genre Steinernema (Steinernema carpocapsae) peuvent lutter contre le charançon du bananier, mais à utiliser avec précaution en raison du risque qu'ils s'attaquent à des espèces non-cibles (les risques d'invasion biologique à partir d'espèces volontairement ou involontairement introduites semblent beaucoup plus élevés dans les îles que sur les continents). Aujourd'hui, les agriculteurs luttent contre le charançon genre Cosmopolites (Cosmopolites sordidus) à l'aide de pièges qui émettent des phéromones d’agrégation[92].
  • la secrétaire générale de la préfecture de Guadeloupe, Virginie Klès, explique en 2018 qu'"Émettre des recommandations aux agriculteurs de produits à cultiver sur ces zones et les méthodes pour éviter leur contamination", est prioritaire, ainsi que la création ultérieure d'un "label pour les auto-producteurs" dont les produits circulent informellement et sans traçabilité (au bord des routes, dons, etc.). Aucune solution de décontamination des sols ne fait l'objet de mesures appliquées à grande échelle par ce gouvernement: "il faut encore vérifier l'efficacité de ces dispositifs, leur coût, etc. ", explique-t-elle à l'AFP le 8 mars 2018[78].
  • Le syndicat mixte Parc Naturel Martinique a lancé une campagne sur la création d'un nouveau label : le Zéro chlordécone[93]. Il s'agit d'aider le consommateur à trouver des produits ayant poussés hors des zones polluées par ce pesticide, et de valoriser les agriculteurs qui s'inscrivent dans cette démarche[94]. Pourtant, l'étude Chleauterre signale que "le chlordécone a également pu être utilisé sur d’autres productions que la banane, principalement en cultures maraîchères ou vivrières, pour lutter contre la fourmi manioc (Fourmi coupe-feuille, ndlr) ou le charançon de la patate douce, ou en production d’agrumes pour lutter contre le charançon des agrumes. En cas de doute sur l’historique cultural et l’utilisation possible de chlordécone il convient de procéder à une analyse de sol."[75]

Des études pour mieux gérer la contamination des denrées alimentaires[modifier | modifier le code]

Le chlordécone est une molécule très persistante que l’on peut trouver dans l'eau et l'alimentation, notamment aux Antilles françaises. Les denrées pouvant être contaminées sont :

  • les viandes surtout les poissons et crustacés mais aussi les bovins et les volailles élevées au sol ;
  • les légumes-racines (patate douce, chou caraïbe (malanga), dachine (madère), igname, carotte, navet, etc.) et, dans une moindre mesure, les produits végétaux poussant près du sol (cucurbitacées telles que concombre et giraumon, salade, cives / oignons pays) en plein champ. Un grand nombre de fruits et légumes ne sont pas contaminés par cette molécule[95].

Seuls les produits cultivés ou les animaux élevés en plein air sur parcelle contaminée peuvent être eux-mêmes contaminés. Le pouvoir contaminant du sol dépend de sa nature : les andosols, ayant un fort pouvoir de rétention du chlordécone, peuvent être fortement contaminés mais sont peu contaminants pour les végétaux ; à l’inverse des ferralsols et nitisols (sols brun rouille) étant faiblement contaminés mais au pouvoir contaminant plus élevé[96],[97].

Sensibilité des productions végétales au transfert de chlordécone et seuils de teneur du sol en chlordécone pour recommandation de mise en culture (schéma Florence Clostre, Cirad, 2011).

Pour les végétaux, deux valeurs de teneur maximale du sol en chlordécone ont été déterminées afin de garantir la conformité des produits cultivés en fonction de leur sensibilité au transfert. Une denrée est conforme si la teneur du produit commercialisé est inférieure à la LMR, fixée actuellement à 20 µg/kg de poids frais[98]. Les légumes racines peuvent être cultivés sur des sols ne dépassant pas 0,1 mg de chlordécone/kg de sol sec. Les produits ayant une sensibilité intermédiaire (cucurbitacées, salades, cives / oignons pays, etc.) peuvent être cultivés sur des sols contaminés jusqu’à 1 mg·kg-1 de sol sec. Sur les sols contaminés au-delà de 1 mg·kg-1 de sol sec, il est possible de cultiver toutes les productions peu sensibles, essentiellement les fruits et légumes aériens : tomates, haricots verts, bananes, ananas, goyaves, etc[95].

Une bioconcentration dans la viande et le poisson, via la chaîne alimentaire est plausible (c'est un phénomène connu et courant pour d'autres pesticides rémanents, organochlorés notamment), mais non documentée pour le chlordécone aux Antilles[99].

Des études pour mieux cerner le risque et le danger[modifier | modifier le code]

Des analyses faites chez des hommes et des femmes enceintes par l'étude HIBISCUS de l’INSERM, et une étude sur la fertilité masculine en Guadeloupe[100], montrent des taux moindres que ceux mesurés chez les ouvriers américains cités ci-dessus, mais on manque de données sur les effets d'une exposition chronique à de faibles doses, ce qui entretient un doute sur le risque couru par les habitants des zones polluées.

Une centaine d’échantillons de lait maternel a fait l'objet d'analyses : 40 % des échantillons (analysés selon les standards OMS d'évaluation de l’exposition du nourrisson aux polluants organiques via l'allaitement) contenaient du chlordécone, mais à des taux inférieurs selon l'AFSSA, à la limite tolérable d'exposition pour le nourrisson[101].

(Cette « limite » citée par l'AFSSA n'étant par ailleurs pas encore consensuelle, l'une étant de 0,5 µg/kg en poids corporel et par jour ; en cas d’exposition chronique (elle est basée sur les effets du chlordécone sur le rein observés chez le rat). Mais une autre limite proposée est de 10 µg/kg p.c/jour pour l’exposition aiguë, ce seuil étant basé sur les effets étudiés sur le système nerveux du jeune rat[102].


En Guadeloupe, une étude « cas – témoin », est conduite par l’INSERM (Étude « Karuprostate ») visant à rechercher les causes des cancers de la prostate (dont le chlordécone le cas échéant) dans la population antillaise.

En Guadeloupe toujours, une autre étude ; de cohorte mère – enfant (Étude TIMOUN) est en cours par l’INSERM pour évaluer les effets d'expositions in utero ou du bébé au chlordécone sur le développement de l’enfant

L’AFSSA a mené en Guadeloupe à l'automne 2007 une étude sur l'exposition au chlordécone des nourrissons et jeunes enfants par l'alimentation, pour éclairer les études de cohorte TIMOUN (INSERM).

En 2005 et 2007, des enquêtes dites « RESO » ont été faites en Martinique et Guadeloupe, par la Cire Antilles-Guyane, l'AFSSA et la Direction de la Santé et du Développement Social de Guadeloupe, dosant notamment les taux de chlordécone dans 1 600 échantillons d’aliments commercialisés dans les Antilles françaises, afin de mieux évaluer l'exposition moyenne des consommateurs[102].

Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) ont présenté le mercredi 24 juin 2009 un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du « chlordécone perdu ». Ils y soulignent certains manquements dans les études antérieures, notamment l'absence de connaissance sur la contamination des eaux fluviales et souterraines dont la cartographie « avance trop lentement » et l'impact dans les milieux marins, et ils incitent à multiplier les analyses toxicologiques sur les produits de la mer, très consommés aux Antilles[103].

Précautions[modifier | modifier le code]

En général, le lavage des fruits et légumes voire leur épluchage sont des précautions qui permettent de diminuer l’exposition des consommateurs[95], mais le premier n'a pas été pour le chlordécone démontré et documenté scientifiquement. La synthèse faite par les chercheurs du Cirad suit: le lavage permet d’éliminer les éventuels résidus de terre et en évite l’ingestion or les sols peuvent être contaminés à des teneurs très nettement supérieures à celles des végétaux[95].

L’épluchage permet de réduire l’exposition des consommateurs au chlordécone, la peau étant plus contaminée que la pulpe pour la majorité des légumes étudiés[95]:

« Dans le cas des cultures sensibles, l’épluchage de l’organe consommé diminue le niveau de contamination pour la plupart des cultures et du moins réduit son hétérogénéité dans les autres cas. En revanche, la cuisson n’a pas d’effet sur la teneur en chlordécone. »

En zone à risque, un traitement de précaution des eaux (non traitées) destinées à la boisson et la cuisson des aliments, par filtration sur charbon actif régulièrement renouvelé, peut diminuer la toxicité dans une faible mesure.[réf. nécessaire]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Combats juridiques[modifier | modifier le code]

Deux plaintes en Martinique et une en Guadeloupe ont été déposées (et ont été suivies jusqu'en 2018) contre X pour tenter de déterminer les responsabilités dans le désastre sanitaire du Chlordécone[104]. Les plaintes,

chacune vieille d'une décennie, furent réunies en un seul dossier au tribunal de grande instance de Paris[104].

L’association Agriculture, société, santé, environnement (ASSE), présidée par Alain Monfait[105] et puis Philippe Verdol[106], et ses partenaires estiment ne pas être suffisamment entendus par les autorités compte tenu de la pollution endurée. C’est pourquoi ils ont porté plainte contre X en février 2006, notamment pour mise en danger d’autrui. Une collecte réalisée auprès de la population guadeloupéenne a permis de payer les 2 500 euros de consignation exigés par le tribunal avant qu’une enquête soit ouverte[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom féminin pour désigner la molécule, nom masculin pour le produit.

Références[modifier | modifier le code]

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  14. Rapport d'information No 2430 Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 30 juin 2005. DÉPOSÉ PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES, DE L'ENVIRONNEMENT ET DU TERRITOIRE sur l'utilisation du chlordécone et des autres pesticides dans l'agriculture martiniquaise et guadeloupéenne « (...) Ces décisions paraissent d'autant plus regrettables que des traitements alternatifs existaient : si l'on se fie à l'index ACTA (9), les agriculteurs avaient alors à leur disposition le Temik (substance active : aldicarbe), le Nemacur O (isophenphos et phénamiphos), le Rugby (cadusaphos) et le Counter (terbuphos). L'argument invoqué en 1990 pour justifier les demandes de prorogation du délai d'utilisation du Curlone, c'est-à-dire le caractère inabouti des recherches tendant à trouver des substituts satisfaisants au chlordécone, paraît en 1992 et 1993 dénué de fondement.(...) »
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  26. dérogation du ministre de l'agriculture de l'époque, Henri Nallet,Rapport parlementaire du 30 juin 2005 sur les effets du chlordécone
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  28. En outre, la collecte en 2002 de plusieurs tonnes de chlordécone a pu alimenter la crainte que certains agriculteurs indélicats aient poursuivi l'épandage du produit après 1993, et aient bénéficié d'importations frauduleuses de Curlone. (...) Les défaillances supposées des services de contrôle apparaîtraient d'autant plus vraisemblables que le 23 août 2002, une tonne et demie de patates douces contenant des résidus de chlordécone était saisie par les services de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à Dunkerque. (...) Par un courrier du 19 mars 1992, le sous-directeur de la protection des végétaux indiquera au Directeur de l'agriculture et de la forêt de Martinique que « cette dérogation s'adresse à l'ensemble des planteurs de bananiers qui peuvent ainsi utiliser le reliquat de Curlone qu'ils possèdent en stock - Rapport No 2430 de l'Assemblée nationale sur l'utilisation du chlordécone et des autres pesticides dans l'agriculture martiniquaise et guadeloupéenne
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  106. domactu.com: "Le Chlordécone fait débat" et "Agenda - Conférence-débat organisée par l’association ASSE (Agriculture Société Santé Environnement)"

Bibliographie[modifier | modifier le code]