Malcom Ferdinand

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Malcom Ferdinand
Image dans Infobox.
Malcom Ferdinand lors d'une interview au Venice Climate Camp en 2020.
Biographie
Nationalité
française
Formation

master d'étude politique à l'université Paris Diderot

master d'ingénieur environnemental à l'University College de Londres
docteur en science politique de l'université Paris Diderot
Activité
chercheur au CNRS

Malcom Ferdinand est un ingénieur en environnement, docteur en science politique à l’université Paris Diderot et chercheur au CNRS qui étudie les interactions entre l'histoire coloniale et les problématiques environnementales dans le cadre caribéen[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Malcom Ferdinand grandit en Martinique jusqu’à ses dix-huit ans, où il prend conscience des inégalités sociales et des problèmes environnementaux.

Pendant ses études d’ingénieur civil à l'University College de Londres, il se spécialise en ingénierie de l’environnement lors d'une année d'échange en Australie.

Après six mois de mission humanitaire au Darfour, il se rend compte que ces connaissances techniques ne sont pas suffisantes pour régler les problèmes environnementaux. Il décide alors de commencer un master en philosophie et sociologie politique à Paris à l'université Paris-Diderot, où il publie son mémoire « Penser l’écologie depuis le monde caribéen »[3].

Publications[modifier | modifier le code]

Il publie d’abord dans des revues scientifiques. On peut par exemple noter « De l’usage du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe : l’égalité en question », publié en 2015 dans la Revue française des affaires sociales, « La littérature pour penser l’écologie postcoloniale caribéenne », dans la revue Multitudes en 2015, « Xénopolis », dans la revue Tumultes en 2018, et « Pour une écologie décoloniale », dans la revue Projet en 2020[4].

Il publie son premier livre Une écologie décoloniale aux éditions du Seuil en 2019[5],[6]. Il y explique les liens entre l’écologie et le colonialisme en retraçant les luttes marronnes et anticolonialiste sous l'angle de l'écologie. Il revient aussi sur la notion d’anthropocène sous l'angle historique du colonialisme. Le livre est récompensé par le prix de la Fondation de l'écologie politique[7],[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Malcom Ferdinand : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le ).
  2. « Ferdinand Malcom | Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (IRISSO) », sur irisso.dauphine.fr (consulté le ).
  3. Pierre "Petul" Madelin, « Malcom Ferdinand : "Nous avons besoin d’une écologie décoloniale" », sur Le Comptoir, (consulté le ).
  4. « Publications de Malcom Ferdinand », sur cairn.info.
  5. « Une écologie décoloniale, Malcom Ferdinand, Sciences humaines », sur seuil.com (consulté le ).
  6. « Malcom Ferdinand : “Il faut penser l'écologie en prenant en compte l'histoire coloniale et esclavagiste” », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  7. Thibaut Sardier, « Malcom Ferdinand : "Face à la tempête écologique, nous sommes tous dans le même bateau, mais pas dans les mêmes conditions" », sur Libération.fr, (consulté le ).
  8. « Malcolm Ferdinand reçoit le Prix du livre de l'écologie politique », sur actualitte.com, (consulté le ).
  9. Fondation de l'écologie politique, « Une écologie décoloniale de Malcom Ferdinand 6e Prix du livre de la FEP », sur fondationecolo.org, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]