Maurice Koechlin

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Maurice Koechlin
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VeytauxVoir et modifier les données sur Wikidata
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Archives de l'École polytechnique fédérale de Zurich (en) (CH-001807-7:Hs 1092)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

Maurice Koechlin (prononcé ke'klɛ̃), né le à Buhl (Haut-Rhin) et mort le à Veytaux (Suisse), est un ingénieur franco-suisse, concepteur de la structure de la tour Eiffel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Koechlin est né le à Buhl[2], il est le fils de Jean-Frédéric Koechlin (1826-1914), manufacturier à Buhl et d'Anne Marie Élisabeth « Anaïs » Beuck, et le frère de l'ingénieur René Koechlin. Il est aussi le petit-neveu d'André Koechlin, maire de Mulhouse, de 1830 à 1843.

Il fait ses études au lycée de Mulhouse[3], puis au Polytechnikum de Zurich, où il est l'élève de Karl Culmann, fondateur de la statique graphique[4].

Ses études achevées, il entre comme ingénieur à la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Le , il est embauché comme chef du bureau d'études de l'entreprise de constructions métalliques et de travaux publics fondée par Gustave Eiffel[4],[5].

Il épouse Emma Rossier à Vevey (Suisse) le [2]. Ils ont six enfants : Jeanne Madeleine Sophie, née le à Vevey ; Hélène, née le à Levallois-Perret ; Maurice Samuel Jean, né le à Levallois-Perret ; Henri, né le à Neuilly-sur-Seine ; Blanche, née le à Neuilly-sur-Seine ; et Pierre, née le à Neuilly-sur-Seine[6],[7].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Croquis du concept de pylône en métal (1884).

Il participe au projet et à la construction du viaduc de Garabit (1880-1884)[4].

Il dessine l'ossature métallique de la Statue de la Liberté conçue par Auguste Bartholdi[8].

C'est à Maurice Koechlin que l'on doit l'idée de la construction d'une tour en métal à Paris, à l'occasion de l'Exposition internationale, idée qu'il suggère à Gustave Eiffel dès le mois de . Il est secondé par l'ingénieur Émile Nouguier dans la conception de ce projet. Dans un premier temps Eiffel ne s'intéresse pas au projet. Le dessin définitif de la tour est dû à l'architecte de l’entreprise, Stephen Sauvestre. Le brevet d'invention est déposé en . Il est alors acheté par Gustave Eiffel. Maurice Koechlin termine les travaux en , puis en 1893 il prend la direction de Société de construction de Levallois-Perret, successeur de la compagnie des établissements Eiffel[a], à la retraite de son patron[10],[11].

En 1889, il conçoit un projet pour un chemin de fer de la Jungfrau, qui n'est pas réalisé[12].

De 1912 à 1916, il dirige la construction du pont métallique de la Mulatière destiné à la liaison ferroviaire Lyon-Saint-Étienne[13].

Distinction[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1886: La Ligne élastique et son application à la poutre continue traitée par la statique graphique, par W. Ritter, traduction par Maurice Koechlin, Paris, Baudry.
  • 1889: Applications de la statique graphique, en deux volumes, texte de 516 pages, et atlas de 39 planches doubles, chez Baudry, parution l'année de l'inauguration de la tour Eiffel.
  • 1898: Applications de la statique graphique, seconde édition, revue et corrigée, chez Baudry, 626 pages, atlas de planches doubles.
  • 1905: Recueil de types de ponts pour routes, Paris, Librairie Polytechnique Ch. Beranger.
  • 1924-1926: Mécanisme de l'eau et principes généraux pour l'établissement d'usines hydro-électriques, avec René Koechlin, Paris, Ch. Béranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plusieurs entreprises se sont succédé : la Compagnie des Établissements Eiffel (1863-1889) qui dépose son bilan du fait de son implication dans le scandale de Panama, suivie par La Compagnie des Etablissements Eiffel (1889-1893), puis la Société de construction de Levallois-Perret (1893-1937). Eiffel meurt en 1923, la société est renommée Anciens Etablissements Eiffel (1937-1960) 14 ans après son décès[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « http://archivdatenbank-online.ethz.ch/hsa/#/content/ff2afa25220640fdacdc019df0c63e04 » (consulté le )
  2. a et b Koechlin 1892, p. NP.
  3. « Un «pylône de 300m de hauteur» devenu Tour Eiffel », sur swissinfo.ch (consulté le ).
  4. a b et c Vey 2018, p. 12.
  5. Biographie de Maurice Koechlin, sur merveilles-du-monde.com.
  6. Jean Koechlin, Tableaux généalogiques de la famille Koechlin, 1460-1914, Mulhouse, E. Meininger, (lire en ligne), p. 265.
  7. [source insuffisante]Généalogie de Maurice Koechlin, sur Geneanet.
  8. Hélène Montardre, L'exploit de Gustave Eiffel, Nathan, , 35 p. (ISBN 9782092564998, lire en ligne), p. 7.
  9. « Les entreprises Eiffel », sur merveilles-du-monde.com (consulté le )
  10. « Comment la Tour Eiffel a-t-elle été inventée ? », sur oureiffel.paris, (consulté le )
  11. « Maurice Koechlin (1856-1946) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  12. « Jungfraubahn: La voie escarpée menant au projet du siècle », sur jungfrau.ch (consulté le ).
  13. « Pont dit viaduc ferroviaire de la Mulatière », sur Ministère de la Culture, (consulté le ).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]