Bruno Laplante

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Bruno Laplante
Naissance (79 ans)
Beauharnois, Drapeau du Canada Canada
Activité principale Artiste lyrique
baryton
Style Mélodie, lied, opérette, opéra
Activités annexes Direction artistique, (ré-)édition (partitions, CD)
Années d'activité 1969-…
Maîtres Dina-Maria Narici, Dick Marzollo, Roy Royal, Raoul Jobin, Marcel Laurencelle, Alfred Brunet, Marie-Thérèse Paquin, Janine Lachance, Jacqueline Richard, Andrée Desautels; Pierre Bernac
Récompenses
Distinctions honorifiques
Site internet laplanteduval.com

Bruno Laplante (né le à Beauharnois, au Québec) est un baryton, récitaliste et chanteur d'opéra, producteur et directeur artistique de spectacles lyriques, ainsi qu'éditeur d'œuvres musicales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille où l'on chantait très souvent en français des mélodies de Massenet, Franck et Hahn, Bruno Laplante a reçu des leçons individualisées de chant et de diction tout au long de sa scolarité, qu'il a terminée au Collège Bourget de Rigaud par l'obtention d'un baccalauréat ès arts (de l'université de Montréal), à l'âge de 19 ans.

Jeune soprano, il fit partie avec ses deux frères aînés du « Trio Laplante » (de Rigaud), qui fit des tournées de chant depuis l'Outaouais jusqu'à Montréal et Verdun, en salle et sur les ondes radiophoniques; il aura été le seul de ce trio à faire carrière en chant. Il tient des rôles dans des opérettes de collège : La Cloche d’argent et Le Mulâtre de Murillo, prépare auprès du ténor et professeur Édouard Woolley son entrée au Conservatoire, puis étudie durant six ans au Conservatoire de musique de Montréal, où il a comme principaux professeurs : Dina-Maria Narici, Dick Marzollo, Roy Royal, Raoul Jobin, Marcel Laurencelle, Alfred Brunet, Marie-Thérèse Paquin, Janine Lachance, Jacqueline Richard, Andrée Desautels.

En tant qu'étudiant au conservatoire, il joue le rôle de Siméon dans L’Enfant prodigue de Claude Debussy, avec l’Orchestre et les chœurs de cette institution, sous la direction de Charles Houdret, à la salle du Plateau, à Montréal; il est aussi chanteur de sérénade, pour la jeune comédienne Geneviève Bujold, dans la pièce de théâtre À quoi rêvent les jeunes filles ? (une comédie d’Alfred de Musset), produite au Conservatoire d’Art dramatique, dans les locaux de l’Université McGill, à Montréal (avec aussi les comédiens : Anne Pauzé, Jean Faubert, Pascal Rollin; dans une mise en scène de Jean Valcourt); il est choriste dans l’Arlésienne (d'Alphonse Daudet et Georges Bizet), jouée par la section d’Art Dramatique à la Comédie-canadienne, à Montréal, avec l’Orchestre du Conservatoire sous la direction de Wilfrid Pelletier; il participe à la « 5e Zimriyah » (une rencontre chorale internationale, en Israël), comme soliste et choriste dans un chœur formé spécialement pour l’occasion et dirigé par Fernand Graton.

Grâce à une Bourse du Gouvernement du Québec et au Prix d'Europe 1966, il fait (en 1965-1968) un long stage de quelque 3 ans de peaufinage en interprétation, auprès de Pierre Bernac, à Paris. Boursier du Goethe-Institut de Munich en 1967, il étudie aussi l'allemand, en Allemagne, aux Goethe-Institut de Bad Aibling et de Lunebourg. De retour à Montréal, il reçoit, à sa demande, des leçons complémentaires de diction en italien auprès de Lina Narducci.

Carrière (résumé)[modifier | modifier le code]

Années charnières[modifier | modifier le code]

  • 1966 — Son premier récital public hors du Canada : à Paris
  • 1974 — Fondation de « L'Ensemble Cantabile de Montréal »
Bruno Laplante assume, depuis 1974, l'organisation et la direction artistique de spectacles lyriques variés, dans lequel il tient lui-même un rôle, qui permettent aux jeunes de bien commencer leur carrière localement et auprès d'aînés réputés, sans plus attendre un rare appel d'une maison d'opéra ou d'un télédiffuseur.
S'entourant de Céline Dussault, soprano, de Gabrielle Lavigne, mezzo-soprano (à laquelle succède Paule Verschelden en 1976), et du ténor Paul Trépanier, le baryton Bruno Laplante fonde un ensemble vocal à géométrie variable, L'Ensemble Cantabile de Montréal. Au départ ils présenteront un répertoire d'extraits d'oratorios, d'opéras, de cantates et des mélodies, pour duos, trios et quatuors et, peu après, en augmentant l'effectif selon les besoins, l'Ensemble offrira des œuvres complètes : opéras bouffes, opérettes et opéras-comiques surtout.
L'Ensemble Cantabile de Montréal donne sa première représentation comme quatuor vocal, le 11 août 1974 (programme français, italien et allemand) au Centre d'arts d'Orford (en Estrie), à l'occasion du Festival international qui s'y tient. Radio Canada International (RCI) a enregistré et offert au public l'enregistrement sonore de ce concert inaugural.
Bruno Laplante fut le producteur et directeur artistique de plus de 40 œuvres lyriques, pour plus de 800 représentations, employant environ 400 artistes (chanteurs, comédiens, instrumentistes, chefs d'orchestre, metteurs en scène…), ainsi que 150 à 200 créateurs, techniciens et artisans.
  • 1986 — Fondation des « Nouvelles variétés lyriques » (NVL), sur le modèle des Variétés lyriques de Lionel Daunais :
les NVL offriront une dizaine de représentations d'une opérette différente, à chaque automne, trois années consécutives, à la Place des arts (de Montréal) et au Grand Théâtre de Québec, sous la direction artistique de Bruno Laplante.
  • 1989 — Fondation du « Duo lyrique Laplante-Duval », avec France Duval, mezzo-soprano.
  • 1994 — Fondation du « Nouveau théâtre musical » (NTM), à Québec, succédant à l'Ensemble Cantabile de Montréal, et sur le même modèle.
  • 1998 — Début de l'édition de partitions et de CD par « Les éditions du NTM ».
  • 2000 — Débuts sur scène de La Famille Laplante-Duval : les deux enfants (alors âgées de 4 et 8 ans) de France et Bruno partageront souvent la scène avec leurs parents, en solos, duos, quatuors, munies d'un répertoire qui sied à leur âge, dans des spectacles ou concerts s'adressant d'abord aux jeunes familles et aux personnes retraitées.

Récitals, concerts, cantates, oratorios (extraits)[modifier | modifier le code]

Depuis 1964, Bruno Laplante s'est produit en récitals dans quelque 30 pays, 100 villes, à de multiples reprises, sur tous les continents, tant sur les ondes nationales que dans les salles de concert, et auprès de musiciens dirigés par des chefs d'orchestres tels : Jean Fournet, Spiros Argiris, Charles Dutoit, Franz-Paul Decker, Pierre Bartholomée, Philippe Herreweghe, Kenneth Montgomerry, James de Priest, Louis de Froment, Henry Lewis, José Cérébrier, Jérôme Kaltenbach, Mario Bernardi, Jean Deslauriers.

Il a chanté en différentes salles et lieux, dont : Wigmore HallLondres), ConcertgebouwAmsterdam), Kunstring DiligentiaLa Haye), Salle GaveauParis), MusikvereinVienne), Theatro São LuisLisbonne), Bunka Kaikan de Tokyo et Casals HallTokyo), Izumi HallOsaka)… et au Festival du MaraisParis), au Festival d'Aix-en-Provence (dans le Midi), aux Nuits de Septembre et au Festival des Flandres (en Belgique)… ainsi qu'au Festival du CanadaOttawa) et au Festival international d'OrfordOrford en Estrie).

Il chante en six langues : français, italien, espagnol, anglais, allemand et latin.

Bruno Laplante est souvent allé chanter à l'étranger pour célébrer les « Journées internationales de la francophonie », y représentant le Québec et le Canada : jusqu'à l'Institut français d'Athènes (1987), au Théâtre de la Madeleine de Troyes (France, 1988), au palais Clam-Gallas de l’Institut français de Vienne (Autriche, 2000), au palais Belosselski-Belozerski de Saint-Pétersbourg (2000), puis aux châteaux de Prague et de Bratislava (2000), encore à Vienne (2003), à Zagreb (Croatie, 2003), Belgrade et Novi Sad (Serbie, 2003), Pécs et Budapest (Hongrie, 2003) et Cluj-Napoca (Roumanie, 2003).

Rôles opératiques (extraits)[modifier | modifier le code]

Discographie (extraits)[modifier | modifier le code]

Légende (Éditeurs) :

RCI : Radio Canada International;
Cantabile : Ensemble Cantabile de Montréal,
devenu le NTM : le Nouveau théâtre musical;
CAL : Calliope;

AN (-) : Analekta (épuisé).
Bruno Laplante, baryton, Louis-Philippe Pelletier au piano.
Bruno Laplante, baryton, Antoine Reboulot, organiste, et François Bertrand, narrateur; RCI
Bruno Laplante, Quatuor à cordes Garami, Raoul Sosa au piano
Jean Vallerand — Quatre Poèmes d'Hector de Saint-Denys Garneau;
Bruno Laplante, baryton, Louis-Philippe Pelletier au piano
Alain Gagnon (2 mélodies : sur un poème de Hector de Saint-Denys Garneau puis sur un poème d’Alain Gagnon);
Victor Bouchard (deux chansons folkloriques, telles que par lui harmonisées)
Bruno Laplante, baryton, John Newmark au piano
  • 1974 : Reynaldo Hahn — Mélodies / Le Livre d'or de la mélodie française I — Grand Prix du Disque 1977 (de l'Académie du Disque français)
(« Études latines », avec chœur dirigé par Jean-Pierre Guindon, Si mes vers, Paysage, Offrande, L'énamourée, D'une Prison, Le Rossignol des Lilas, Fêtes Galantes + 4 autres mélodies)
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
  • 1975 : Jules Massenet — Mélodies / Le Livre d'or de la mélodie française I — Grand Prix du Disque 1977 (de l'Académie du Disque français)
— Best Record of the Year (The London Sunday Times, 1976)
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
— Best Record of the Year (The London Sunday Times, 1976)"
  • 1976 : Charles Gounod — Mélodies / Le Livre d'or de la mélodie française I — Grand Prix du Disque 1977 (de l'Académie du Disque français)
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
(Oh! Quand je dors; S'il est un charmant gazon; Comment, disaient-ils ?; La Tombe et la Rose; Enfant, si j'étais Roi)
et « Liebestraüme » (3 lieder : Hohe Liebe; Gestorben war ich; O lieb, so lang du lieben kannst);
Calixa Lavallée — Nuit d'été (poème de Napoléon Legendre), L'Absence (poème de Rémi Tremblay);
Clermont Pépin — Cycle-Éluard (poèmes de Paul Éluard : Nudité de la vérité; Avec tes yeux, Sur la maison du rire, Les muets sont des menteurs, La nature s'est prise, J'ai fermé les yeux, À l'ombre des arbres)
André Prévost — « Musiques peintes » (poèmes de Gatien Lapointe : Musiques peintes, Tu te souviens, Soleil d'été)
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano
Bruno Laplante, baryton, soliste unique; Orchestre de la radio néerlandaise, direction Kenneth Montgomerry.
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
  • 1978 : Ernest Chausson — « Poème de l’Amour et de la Mer » et autres mélodies (Le Charme, Serres chaudes, Sérénade italienne, Le Colibri) / Le Livre d'or de la mélodie française II
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
  • 1979 : Emmanuel Chabrier — Intégrale des Mélodies / Le Livre d'or de la mélodie française II
Bruno Laplante, baryton, Janine Lachance au piano; CAL
  • 1980 : Hector Berlioz — « Les Nuits d’été » et autres mélodies (Le chasseur danois, La belle voyageuse, Le jeune pâtre breton…)
Bruno Laplante, baryton, Marc Durand au piano.
Bruno Laplante, baryton, Marc Durand au piano.
  • 1981 : Jacques Offenbach — Six Fables de Lafontaine (en première mondiale) et autres mélodies :
La chanson de Fortunio et Ballade à la lune (d'Alfred de Musset)…
Bruno Laplante, baryton, Marc Durand au piano.
  • 1983 : Henri Duparc — Six Mélodies, en version orchestrale :
Phydilé, Chanson triste, Testament, La Vague et la Cloche, L'Invitation au voyage, La Vie antérieure;
Bruno Laplante, baryton; Orchestre de la radio néerlandaise, direction Willem Frederik Bon.
Bruno Laplante, baryton, Gabrielle Lavigne, mezzo-soprano Marc Durand au piano.
  • 1985 : Erik Satie — Intégrale des Mélodies et des Chansons de « Caf’Conc’ » (en première mondiale)
Bruno Laplante, baryton, Marc Durand au piano.
  • 1988 : — L'Humour dans la Mélodie française du XXe siècle :
Œuvres vocales de Maurice Ravel, Francis Poulenc, Manuel Rosenthal, Jean Françaix, Lionel Daunais et Jean Absil ;
Bruno Laplante, baryton, Marc Durand au piano.
  • 1990 : Dialogues d'amoureux / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1990 : Chansons d'amour / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1991 : Laplante-Duval chantent Noël / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1991 : Henri Duparc2e Intégrale des Mélodies / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1992 : Jules Massenet — « Poèmes vocaux » (Song cycles) / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1997 : L'Opérette française de 1900 à 1940 / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 1998 : Éternels baisers — Mélodies romantiques en duo / Le Duo lyrique Laplante-Duval
  • 2002 : Une Famille en harmonie / La Famille Laplante Duval

Filmographie[modifier | modifier le code]

réalisation : Bruno Monsaingeon — un film que ce réalisateur a classé sans sa série « Premier Mouvement », de 7 films produits par Télécip (1977-1982); op. 16 (1981)[2].

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1964 : un premier prix en Art vocal et un Deuxième prix en histoire de la musique, à sa sortie du Conservatoire de Montréal
  • 1966 : prix d'Europe
  • de nombreuses Médailles dans les concours internationaux de chant, dont :
1965 : à Genève, fin septembre
1966 : à s’Hertogenbosch (Bois-le-Duc) et à Toulouse
1967 : à Guelph (Ontario), en mai
1968 : à Munich

Le fonds d’archives Bruno Laplante est conservé au centre d’archives de Québec de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryse Angrignon-Sirois, « L'Ensemble cantabile [de Montréal] et ses dix ans d'expérience », Aria, VII (été 1984).
  • Véronique Robert, « Bruno Laplante et ses gitans de l'opéra », L'Actualité, X (mars 1985).

Liens externes[modifier | modifier le code]