Albert Laberge

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Albert Laberge
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Albert Laberge
Naissance
Beauharnois, Drapeau du Canada Canada
Décès (à 89 ans)
Montréal, Drapeau du Canada Canada
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • La Scouine (1918)

Albert Laberge, né le à Beauharnois et mort le à Montréal, est un écrivain québécois. Journaliste sportif au quotidien montréalais La Presse et membre de l'École littéraire de Montréal, Albert Laberge doit l'essentiel de sa réputation à son roman La Scouine, publié en 1918 et dans lequel il livre une description âpre et parfois brutale de la vie paysanne. Pour cette raison, le livre fût l'objet de virulentes attaques lors de sa publication.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Laberge nait à Beauharnois, dans une famille de cultivateurs. Il étudie à l'école Saint-Clément puis au Collège Sainte-Marie de Montréal, tenu par les Jésuites. Il est renvoyé de Sainte-Marie en 1892 pour avoir lu des auteurs interdits. Laberge suit des cours du soir en droit et travaille par la suite dans un cabinet d'avocats avant de devenir, en 1896, chroniqueur sportif pour le quotidien montréalais La Presse, poste qu'il occupera jusqu'en 1932.

En 1909, il devient membre de l'École littéraire de Montréal et se lie d'amitié notamment avec Émile Nelligan et Charles Gill. Le 7 mars 1910, il se marie à Églantine Aubé.

En 1918, Laberge publie son premier et unique roman, La Scouine, dont la rédaction s'est échelonnée sur une quinzaine d'années. C'est ce livre qui lui mérite une place dans la littérature québécoise : influencé par Guy de Maupassant, Laberge est le premier écrivain canadien-français à faire du réalisme.

La Scouine n'est pas tant un roman qu'une suite de récits illustrant la vie de la paysannerie. L'œuvre est qualifiée d'« antiterroir » parce qu'elle représente les laborieux paysans comme des êtres ignares et méprisables, responsables de leur propre ruine. Cette représentation de la nature est opposée à celle de Félicité Angers et de Louis Hémon, qui vantent les mérites de la campagne dans le genre agriculturiste.

La Scouine vaut à Laberge une critique sévère de la part de Camille Roy (qui le qualifie de « père de la pornographie au Canada ») et de Mgr Paul Bruchési, qui sont alors les censeurs des lettres de l'époque. L'édition canadienne étant alors peu développée, tous ses ouvrages sont signés de sa main.

Après avoir quitté La Presse, Laberge voyage et continue à publier discrètement dans le genre réaliste jusqu'à la fin de sa vie, alors que les autres auteurs de sa génération passent à un style plus personnel. Toutefois, Philippe Panneton lui succède dans l'anti-terroir avec son roman Trente arpents. Laberge, de son côté, fait paraitre des volumes de contes, de nouvelles ou des critiques littéraires.

Au cours des années années 1950 , alors que son œuvre est passée dans l'oubli, Laberge est redécouvert par le journaliste et écrivain Gilles Marcotte. Laberge meurt en 1960 alors que la critique littéraire de la Révolution tranquille s'apprête à faire de lui un des meilleurs romanciers canadiens. Gérard Bessette publie son anthologie en 1963.

L'Université d'Ottawa a un fonds Albert-Laberge. En 1988 sort un film sur la vie de Albert Laberge. Lamento pour un homme de lettres est réalisé par Pierre Jutras et le rôle de Laberge est interprété par Gilbert Sicotte.

Le fonds d'archives d'Albert Laberge est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

  • La Scouine (1918)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Visages de la vie et de la mort (1936)
  • Scènes de chaque jour (1942)
  • La Fin du voyage (1942)
  • Le Destin des hommes (1950)
  • Fin de roman (1951)
  • Images de la vie (1952)
  • Le Dernier Souper (1953)

Prose poétique[modifier | modifier le code]

  • Quand chantait la cigale (1936)
  • Hymnes à la terre (1954)

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Peintres et écrivains d'hier et d'aujourd'hui (1938)
  • Journalistes, écrivains, artistes (1945)
  • Charles DeBelle, peintre-poète (1949)
  • Propos sur nos écrivains (1954)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fonds Albert Laberge (MSS417) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Liens externes[modifier | modifier le code]