Rue Dauphine

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6e arrt
Rue Dauphine
La rue Dauphine vue en direction de la rue de l'Ancienne-Comédie.
La rue Dauphine vue en direction de la rue de l'Ancienne-Comédie.
Situation
Arrondissement 6e arrondissement
Quartier Monnaie
Début no 57 quai des Grands-Augustins et no 1 quai de Conti
Fin no 72 rue Saint-André-des-Arts et no 51 rue Mazarine
Morphologie
Longueur 268 m
Largeur 16 m
Historique
Création 1607
Ancien nom rue de Thionville et rue Neuve Dauphine
Géocodification
Ville de Paris 2593
DGI 2595

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Dauphine
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La rue Dauphine est une voie située dans le quartier de la Monnaie dans le 6e arrondissement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue Dauphine a été percée en 1607 sous Henri IV entre la Seine et l’enceinte de Philippe Auguste dans les jardins du couvent des Augustins. Les moines se sont opposés à l’acquisition de leur terrain, mais Henri IV les aurait convaincus en les menaçant d’ouvrir la rue au canon[1]. Elle fut nommée ainsi en l’honneur du dauphin, fils d’Henri IV.

Il s’agit de la première rue de Paris dotée d’un alignement, donc rectiligne. Elle a été conçue en même temps que la place Dauphine (d'où son nom) et que le pont Neuf qu’elle prolonge.

En 1639, la rue Dauphine est prolongée au-delà du rempart jusqu’au carrefour de Buci. Cette portion s’est appelée rue Neuve Dauphine ou petite-rue Dauphine.

De 1729 à 1739, à l'angle de la rue Dauphine et de la rue de Buci, chez le traiteur Nicolas Landelle, se réunit la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où se tient ses assemblées donna son nom à la société. Il se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes[2].

En 1763, les premiers réverbères ont été installés rue Dauphine par le lieutenant général de police Antoine de Sartine. À compter du 27 octobre 1792, l’ensemble de la rue a été renommée rue de Thionville, avant de reprendre son nom de rue Dauphine en 1814.

En 1906, Pierre Curie y meurt à l'entrée de la rue à la côté du pont Neuf, écrasé par un camion[3].

Elle faisait partie de la paroisse Saint-André des Arts.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 16 : hôtel particulier de Charles Bruslart, conseiller ordinaire du roi en 1644[4] ;
  • no 16 et 18 : ancien siège de la Société apollonienne, société savante qui devint le « Musée de Paris » en 1782[réf. nécessaire] ;
  • Le passage Dauphine, reliant la rue Dauphine à la rue Mazarine, prolongeant la rue Christine ;
  • no 31 : galerie kreo, spécialisée dans les créations originales de designers contemporains ;
  • no 33 : à la place de l'actuel café Laurent, se trouvait Le Tabou, un célèbre caveau de danse et de jazz ouvert de 1947 à 1948. Le Tabou est très vite devenu le rendez-vous favori des zazous noctambules[5].

Accès[modifier | modifier le code]

La rue Dauphine est desservie par la ligne (M)(4) à la station Odéon ainsi que par la ligne (M)(7) à la station "Pont Neuf"; et les lignes de bus RATP 24 27 58 86 87.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Minuit, 1963-1972, vol. I, p. 417.
  2. Brigitte Level, Poètes et musiciens du Caveau, communication au Congrès international des études françaises, 1988.
  3. « Mort tragique de M. Curie », Le matin, 20 avril 1906.
  4. « Histoire de Léhon »
  5. Boris Vian et Noël Arnaud, Manuel de Saint-Germain-des-Prés, éditions du Chêne, 1974, p. 128