Stéphane Barsacq

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Stéphane Barsacq
Description de l'image Stéphane Barsacq.jpg.
Naissance
Activité principale
Écrivain, éditeur, grand reporter
Distinctions
Prix Roland de Jouvenel de l'Académie française
Auteur
Langue d’écriture français

Stéphane Barsacq, né le , est un écrivain, éditeur et journaliste français.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Après une enfance passée à Moscou, Stéphane Barsacq fait ses études à Paris au lycée Condorcet puis à l'Université de Paris IV.

De 1996 à 2004, il travaille pour le groupe Figaro (Figaro, Madame Figaro, Figaro Étudiant ), puis, à dater de 1999 , comme grand reporter pour Le Figaro Magazine. Outre ses grands reportages, il y publie des portraits de Jean-Paul II et des entretiens avec des personnalités telles que Pierre-Gilles de Gennes, Georges Charpak, André Brahic, Balthus, Roberto Matta, Henri Cartier-Bresson, Umberto Eco, Ismaïl Kadaré, Theodore Zeldin, Salman Rushdie, Jacqueline de Romilly, Gotlib, Morris ou George Steiner.

Depuis, il publie dans diverses revues : Europe, Commentaire ou La Quinzaine littéraire.

Il fait également partie du comité de rédaction de la revue Nunc.

L'éditeur[modifier | modifier le code]

En 2001, il devient directeur de collection pour les Éditions Tallandier, puis en 2002 directeur littéraire pour les Éditions Robert Laffont, où il participe aussi au comité éditorial de la collection « Bouquins ».

En 2009, il rejoint les éditions Albin Michel.

Au cours de sa carrière d’éditeur, il a sollicité et édité des ouvrages, parmi d'autres, d’Éliette Abécassis, Yves Bonnefoy, Michel Delon, Hélène Grimaud, Françoise Hardy, Lucien Jerphagnon, Gérard Manset, Philippe Noiret, Christiane Rancé, Elisabeth Schwarzkopf, Joann Sfar, Philippe Sollers ou Salah Stétié.

Il est notamment à l'origine d'ouvrages sur Bach, Diderot, Mozart, le marquis de Sade ou Marie-Antoinette, ainsi que sur le XVIIIe siècle français.

Il a édité les premiers romans de Blanche de Richemont, Antoine Rault, Georges Yémy ou Jean-Yves Lacroix.

Il a également édité des textes inédits de Stefan Zweig ou Vladimir Jankélévitch.

L'écrivain[modifier | modifier le code]

Stéphane Barsacq a publié un essai d’esthétique (Goudji, Éditions de l’Amateur, 2002), un essai sur la musique (Johannes Brahms, Actes Sud, 2008), deux anthologies spirituelles au Seuil, l’une dédiée à saint François d’Assise, l’autre à Simone Weil, ainsi que de nombreuses études sur le phénomène poétique (Charles Baudelaire, Armel Guerne, Edmond Jabès...) ou des grands écrivains (Léon Tolstoï, Romain Rolland, André Suarès...)

En 2011, il consacre un essai à Emil Cioran, au sujet duquel Didier Cahen écrit dans Le Monde : « L'essai de Stéphane Barsacq mené avec un brio indéniable donne finalement la vision stimulante d'un Emil Cioran au clair avec lui-même. » [1]

En 2014, il écrit une monographie sur Arthur Rimbaud, dont Patrick Kéchichian rend compte dans La Croix : « Avec rigueur et détermination, en considération de tous les éléments disponibles mais loin des gloses savantes, il fait un pas de côté et parvient à camper, dans toutes ses dimensions, un Rimbaud bien réel, sensible à son temps (la guerre de 1870), « ni le Diable ni le bon Dieu », comme le disait Verlaine, mais simplement « très grand poète ». »

En 2016, il publie Le piano dans l'éducation des jeunes filles[2], son premier roman que Franz-Olivier Giesbert commente de la sorte : « Un livre très charmant avec un brin de nostalgie qui est presque une antithèse avec les livres de la littérature contemporaine. Un livre qui fait du bien. »[3]. Il reçoit le Prix Roland-de-Jouvenel décerné par l'Académie française.

En 2016 encore, Stéphane Barsacq est l'un des commissaires de la première exposition rétrospective consacrée à l'oeuvre du peintre russe Léon Bakst, une exposition organisée sous son impulsion par la Bibliothèque nationale de France et présentée à l'Opéra de Paris[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Roman
  • Le Piano dans l’éducation des jeunes filles, Albin Michel, 2016
Essais
  • Goudji, L’Amateur, 2002
  • Johannes Brahms, Actes Sud, 2008[5]
  • Cioran, Éjaculations mystiques, Le Seuil, 2011[6]
  • Rimbaud, Celui-là qui créera Dieu, Le Seuil, 2014
  • En présence d'Yves Bonnefoy, Editions de Corlevour, 2017
  • Mystica, Editions de Corlevour, 2018 [7]
Préfaces
  • André Tubeuf, L'Offrande musicale, Laffont / Bouquins, 2006
  • François d’Assise, La Joie parfaite, Le Seuil, 2008
  • Simone Weil, Le Ravissement de la raison, Le Seuil, 2009
  • Ainsi parlait De Gaulle, Albin Michel, 2010
  • Romain Rolland, Vie de Tolstoï, Albin Michel, 2010
  • Armel Guerne, L'Âme insurgée, Écrits sur le romantisme, Points Seuil, 2011
  • Lucien Jerphagnon, Connais-toi toi-même...Et fais ce que tu veux, Albin Michel, 2012
  • André Suarès, Sur la musique, Actes Sud, 2013
  • Arthur Rimbaud, Poésies, Une saison en enfer, Illuminations, Diane de Selliers, 2015
  • André Suarès, Contre le totalitarisme, Les Belles Lettres, 2017
Choix de textes
  • « André Chénier, De la Grèce et de la naïveté », C.R.A.C., no 17, 1998
  • « Remarques sur Wystan Hugh Auden », Topo, avril 2005
  • « Douze variations sur Johannes Brahms », Classica, juin 2008
  • « Tolstoï et Nijinski », Europe, octobre 2010
  • « Jean Cocteau et les Ballets russes », Europe, février, 2012
  • « Quelques mots sur Arabella », Opéra de Paris, juin 2012
  • « Le là de Rumî », The Mawlana Rumi Review, no 3, Londres, 2012
  • « Le pays d'Ophir », Salah Stétié et les peintres, Musée Paul Valéry, Sète, 2012
  • « Elektra, l'amour ou la mort », Opéra de Paris, octobre 2013
  • « Dante, Jabès », Nunc, octobre 2015
Livre-disque
  • Charles Baudelaire le musicien, Textes lus par Irène Jacob, Universal, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]