Armée royale (Maroc)

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Armée royale
Image illustrative de l’article Armée royale (Maroc)
Fanion de l'armée royale

Création 1956
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Allégeance Mohammed VI
Branche Terrestre
Type Armée de terre
Effectif 180 000 soldats (2 016)
200 000 réservistes (2 016)
Fait partie de Forces armées royales
Devise Dieu , La patrie et le roi
Anniversaire 14 Mai
Guerres Guerre d'Ifni , Guerre des sables , Guerre du Sahara occidental , Guerre du Kippour
Commandant Abdelfattah louarak

L'Armée royale du Maroc est l'armée de terre des Forces armées royales du Maroc. Elle a été créée à la veille de l'indépendance du pays en 1956 par le roi Mohammed V, grand-père de Mohammed VI, roi actuel du Maroc.

En 2007, elle comptait environ 175 000 hommes[1].

Origines[modifier | modifier le code]

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À l'époque du protectorat français (1912-1956), de nombreux marocains étaient recrutés pour servir dans les régiments de spahis et tirailleurs de l'Armée d'Afrique. Plus de 300 000 soldats marocains (dont des goumiers) combattirent aux côtés des Forces françaises libres en Afrique du Nord, en Italie et en France au cours de la Seconde Guerre mondiale. De nombreux marocains participèrent aussi de 1946 à 1954 à la Guerre d'Indochine au sein du corps expéditionnaire français. Les français recrutaient de préférence parmi les populations rurales berbères.

L'armée espagnole utilisa aussi de nombreux soldats marocains recrutés dans le protectorat espagnol, à la fois pendant la Guerre du Rif de 1921-26 et la Guerre d'Espagne de 1936-39. Les Regulares marocains et la Légion espagnole formaient l'élite de l'Armée d'Afrique. Une gendarmerie para-militaire sur le modèle des goumiers français, le Mehal-la Jalifianas était employée à l'intérieur du protectorat.

Avec la fin des protectorats en 1956, quatorze mille soldats de l'armée française et dix mille de l'armée espagnole furent transférés aux Forces armées royales nouvellement créées. Ce nombre fut augmenté d'environ cinq mille anciens combattants de l'Armée de Libération (voir ci-dessous). Environ 2000 officiers et sous-officiers français restèrent un moment au Maroc, jusqu'à ce que les programmes de formation intensive des écoles militaires de Saint-Cyr, Tolède et Dar al Bayda (Meknès) aient produits un nombre suffisant d'officiers marocains.

L'Armée de Libération[modifier | modifier le code]

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Les protectorats avec l'enclave d'Ifni.

L'Armée de Libération (arabe : جيش التحرير) était une force qui combattait pour l'indépendance du Maroc. En 1956, certaines de ses unités commencèrent à s'infiltrer à Ifni et dans d'autres enclaves du Maroc espagnol, ainsi qu'au Sahara espagnol, pour les rattacher au Maroc. Au début, elles reçurent un important soutien du gouvernement marocain. Au Sahara occidental, l'Armée de libération rallia de nombreuses tribus Sarahouies et provoqua une révolte à grande échelle, la Guerre d'Ifni. Au début 1958, le roi du Maroc réorganisa les unités de l'Armée de libération combattant au Sahara occidental et les renomma Armée de libération du Sahara.

Article détaillé : Guerre d'Ifni.

La révolte du Sahara espagnol fut brisée en 1958 par une offensive franco-espagnole. Le roi du Maroc signa alors un accord avec l'Espagne, par lequel il garantissait le contrôle de sa frontière sud, et une partie de l'Armée de libération fut intégrée dans les Forces armées marocaines.

L'Armée royale aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'armée royale du Maroc effectue chaque année l'exercice African Lion avec l'United States Marine Corps. Cet exercice est destiné à promouvoir l'interopérabilité et la compréhension mutuelle des tactiques, techniques, procédures et préparations opérationnelles, ainsi que les relations entre les deux pays[2]. En 2013, cet exercice a été annulé unilatéralement par le Maroc. Fin 2008, la 2e Brigade d'Infanterie Parachutiste (2e BIP) a mené un exercice conjoint avec le Royal Gibraltar Regiment britannique, chargé de la défense de Gibraltar[3].

Organisation de l'armée royale en février 2018[modifier | modifier le code]

Selon l'étude de Josep Baqués[4] :

  • 5e brigade mécanisée d'intervention (BIM), Errachidia
  • 3 régiments d'infanterie mécanisée (RIM) sur M113, 2 GAR, 1 groupement logistique
  • 1 GEB (le 2e), équipé de chars M60A3, en cours de remplacement par des M1A1SA

Il est prévu de transformer cette brigade en 2e BRB, en lui adjoignant un GEB, probablement celui de Missour.

  • 9e brigade mécanisée d'intervention (BIM), Ouarzazate
  • 3 RIM sur M113, 2 GAR, 1 groupement logistique
  • 1 GEB (le 9e), sans doute équipé de chars M60A3
  • 6e brigade d'infanterie ou 8e brigade d'infanterie motorisée (BIM) à Tan-Tan
  • Au moins 1 GEB, 1 RIM et 1 GAR équipé de canons automoteurs M-109A5
  • 1re brigade d'infanterie parachutiste (BIP), Rabat
  • 2e brigade d'infanterie parachutiste (BIP), Ben Guerir

Les deux brigade parachutistes ont déployé des groupes tactiques à Es-Semara et Laâyoune, au Sahara occidental. Elles sont équipés de Hummer, certains armées de mitrailleuses Browning M2, d'autres de mitrailleuses KPV ou de missiles 9M113 Konkurs. Chacune des deux brigades possède une compagnie spéciale de combat en montagne.

  • Centre d'instruction des troupes aérotransportées, Rabat
  • Brigade légère de Sécurité (BLS)
  • Autres unités

Armement de l'infanterie[modifier | modifier le code]

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Armes de poing
Fusils d'assaut
Mitrailleuses
Fusil de précision
M24 (Etats-Unis)
AWP (Angleterre )
PGM .308 (France)
PGM Hécate II (France)
FR-F2 (France)
HK PSG1 (Allemagne)
Pistolets-mitralleurs
HK MP5 A1...A5 (Allemagne )
Beretta M12 (Italie)

Armes lourdes[modifier | modifier le code]

Chars de combat[modifier | modifier le code]

Le Maroc dispose de 1276 chars en 2017[5].

Matériel Quantité Remarques
M60-A3TTS[6] 453 Version modernisé du M60-A3
ROCA M60A3 TTS Running into Training Ground 20120324.jpg
M1A1 SA[7] 384[4] Version Special Armor
Abrams tanks on the way.jpg
T-72 B/V[6] 148 Brigade russe
2016-05-03. Репетиция парада к Дню Победы в Донецке 024.jpg
MBT-2000 VT A1 54 livrés en 2012[4] Version chinoise, une centaine d'autres envisagés en 2018[4]

Véhicules blindés légers[modifier | modifier le code]

Et de 2348 véhicules de combat blindés en 2017[5]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
SK-105 Kürassier[6] 105 (en 2007) 45 1985
AMX-10 RC[6] 110 108[4] 1981
OT-64[6] 100 ?
M113A1[6] 1480 1480 1979-2018 Chiffre toutes versions confondues[4]
AMX-13 67 ? Probablement retirés du service[4]
AMX-10 P 10 10
AIFV 110 110[4]
BMP-1[6] 50 50
BMP-3 60

Engins à roues[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarque
EBR-75[6] 34 ? 1970
AML-90 (canon)[6] 140 (en 2007) 140 1966
AML-60 (mortier)[6] 35 ou 38 35 ou 38 1966
Ratel 20mm gun (en)[6] 30 30 1981
Ratel 90mm gun (en)[6] 30 30 1981
VAB VCI 235 50[4] - 235[6] 1979
VAB VTT 320[8] 320 1979 150 modernisés en 2012[4]
UR-416 55 55
AMX-10 RC 100 100
ERC-90 Lynx 56 55
VAMTAC 1600 1600
HUMVEE 3455 2892
VLRA 600 600

Artillerie tractée[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
L-118 105 mm (en)[6] 30 + 6 (prévus) 56 1980 Remis à niveau
M101 105 mm[6] 45 18 1970
M-1950 105 mm[6] 35 35 1972 Modèle à confirmer
M-46 130 mm[6] 54 34 1981
M-114 155mm[6] 20 20 1976
FH-70 155 mm (en) 35[4] - 123[6] 123 1996
M198 155 mm[6] 92 92

Canons automoteurs[modifier | modifier le code]

448 canons automoteurs[5]

Matériel Quantité Observation
AMX Mk61 105 mm[6] 20
155 mm F3 98 En cours de remplacement par des M-109
M-109A1 119[4] 36 américains en 1979, ex-belges et ex-suisses pour les autres
M-109A5 130[4] ex-américains
M-44 155 mm (en) 20
M-110 203 mm 60 [4]
Mortier de 120 mm sur VAB 63

Véhicules de lutte anti-aérienne[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
ZSU-23-4 Shilka 90 (en 2007) 90
M163 VADS 60 (en 2007) 60
Tunguska M-1 12 (en 2007) 12

Véhicules anti-char[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
M901 ITV (en)[6] 1893 1890 1999

Lance-roquettes multiples[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
BM-21 122mm[6] 36 36 1980 Remplacés par des AR-2
PHL03/AR-2 300mm 12 34 probables[4]

Défense antiaérienne[modifier | modifier le code]

Matériel Quantité En service Mise en service Remarques
Crotale[réf. nécessaire] ?
MIM-72 Chaparral[6] 37 (en 2007) 37 1977

Les forces marocaines et l'ONU[modifier | modifier le code]

Troupes marocaines en Somalie en 1993 (UNOSOM II)

Notes et références[modifier | modifier le code]

    • Sur un total de 195 000 pour l'ensemble des forces armées marocaines (plus 150 000 réservistes) - The Military Balance 2007, The International Institute For Strategic Studies, Oxford Central University Press.
    • Selon Forecast International, l'ensemble des forces armées marocaines comptait 25 600 hommes en 2004 (plus 250 000 réservistes) - http://www.telquel-online.com/archives/226/maroc2_226.shtml
  1. http://www.marines.mil/searchcenter/Pages/results.aspx?k=morocco&s=Photos
  2. 'African Adventure', Air International, January 2009, p. 58
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Baqués 2018.
  4. a, b et c (en) « 2017 Morocco Military Strength », sur Global Fire Power, (consulté le 30 janvier 2018)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x (en) Morocco — Middle East Military Balance - INSS Israel, 2 septembre 2007.
  6. (en) Program Executive Office, Ground Combat Systems : Advanced Planning for Industry, 16 octobre 2009, p. 10
  7. Armée marocaine: forces terrestres, équipements et véhicules

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (ar) 199? الموسوعة العربية العالمية، مؤسسة أعمال الموسوعة للنشر والتوزيع، الرياض، ط Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Central Intelligence Agency, "World Factbook 2001", Washington DC, 2001 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) The Military Balance 2007, The International Institute For Strategic Studies, Oxford Central University Press Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) Josep Baqués Quesada, « La modernización del Ejército de Tierra de Marruecos: datos e inferencias para una mirada estratégica », Análisis Grupo de Estudios en Seguridad Internacional,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article