Armée de terre (Côte d'Ivoire)

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Armée de terre
Image illustrative de l'article Armée de terre (Côte d'Ivoire)

Création 1961
Pays Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Allégeance République de Côte d'Ivoire
Type Armée
Effectif 30 000
Fait partie de Forces armées de Côte d'Ivoire
Surnom La grande muette
Commandant Général de brigade julien kouamé

L’armée de terre est l'une des quatre composantes des Forces armées de Côte d'Ivoire.

Comme les trois autres armées (la marine nationale, l'armée de l'air et la gendarmerie nationale), elle est placée sous la responsabilité du Gouvernement. En opération, les unités de l'armée de terre sont placées sous l'autorité du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT). Le chef d'état-major de l'armée de terre est responsable, devant le CEMA et le ministre de la Défense, de l'organisation, de la préparation, de l'emploi de ses forces ainsi que de la planification et la programmation de ses moyens, équipements et matériels futurs.

Entièrement professionnalisée depuis le départ des derniers appelés en 2004, l'armée de terre compte en 2010 un effectif de 30 000 militaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Elle est formée en 1961, un an après l'indépendance du pays.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'organisation de l'Armée de terre comprend :

  • l'état-major de l'armée de terre (EMAT), qui assure la direction générale et la gestion de l'ensemble des composantes ;
  • l'inspection de l'Armée de terre ;
  • la direction des ressources humaines de l'armée de terre (DRHAT, ancienne DPMAT) ;
  • les forces ;
  • une organisation territoriale (4 régions « terre »);
  • les services ;
  • les organismes chargés de la formation du personnel et de l'enseignement militaire supérieur.

Toutes ces composantes sont placées sous le commandement du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT).

Les forces[modifier | modifier le code]

Les forces sont organisées en commandements de forces, états-majors de forces et de brigades. Le principal commandement est le commandement des forces terrestres (ex- Commandement de la force d'action terrestre - CFAT). Viennent s'ajouter le Commandement de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT) ou COMALAT et le Commandement de la légion étrangère (COMLE). D'autres forces de l'Armée de terre relèvent de commandements interarmées.

Composantes[modifier | modifier le code]

L'armée de terre est composée de plusieurs armes :

  • un bataillon de réaction rapide, le 1er bataillon de commandos parachutistes(1er BCP) ;
  • 4 bataillons d'infanterie ;
  • un bataillon blindé ;
  • un bataillon d'artillerie sol-air (BASA) (défense anti-aérienne)
  • un bataillon d'artillerie sol-sol(BASS)
  • un bataillon de génie
  • un groupement des Forces Spéciales
  • une Unité de Commandement et de Soutien(UCS)
  • un Bataillon de Commandement et de Soutien (BCS)
  • un groupement des moyens généraux

Régions militaires[modifier | modifier le code]

La Côte d'Ivoire est divisée en cinq régions militaires, chacune sous la responsabilité d'un colonel.

La Ire région militaire concentre l'essentiel des effectifs, autour d'Abidjan. Les unités qui y sont basées sont :

La IIe région militaire, quartier-général à Daloa, a un bataillon d'infanterie.

La IIIe région militaire, quartier-général à Bouaké, a un bataillon d'infanterie délocalisé à Anyama, un bataillon d'artillerie et un bataillon du génie délocalisé à Adjamé.

La IVe région militaire, quartier-général à Korhogo, a uniquement une compagnie territoriale.

Commandement des forces terrestres[modifier | modifier le code]

Le commandement des forces terrestres (CFT, ex-CFAT) a autorité sur cinq états-majors de forces, huit brigades interarmes et six brigades spécialisées et directement sur des unités.

Equipement (1961-2002)[modifier | modifier le code]

L'Armée de terre ivoirienne fut d'abord équipés d'armes françaises avant de recevoir des armes d'Europe de l'Est.[réf. nécessaire]

Programme de réarmement (2002-présent)[modifier | modifier le code]

Les forces armées de Côte d'Ivoire bénéficient d'un programme de réarmement conséquent depuis la crise militaire de 2002. L'armée de terre aurait bénéficié de l'achat de :

  • Blindés :

13 VAB (véhicules de l’avant blindés) ;

des véhicules blindés Casspir ;

des véhicules blindés SAMIL 4x4 ;

plus de 500 véhicules ACMAT: VLRA et ALTV ;

9 AMX ;

13 BMP-1 ;

30 BTR-60, et 6 BTR-80 ;

13 BRDM-2 ;

10 RG-31 dit MAMBA MK II et 06 RG-12 ;

16 M3 Panhard VTT et 6 M3 Panhard twin 20 mm (anti-aérien)

7 ERC-90 Sagaie

8 AML-90 et 6 AML-60

10 chars d'assaut T-55.

22 UAZ-3151 jeep 4x4

  • Artillerie lourde :

des dizaines de missiles antichars type konkur ;

M46 (field gun) ;

6 BM-21 (LRM) ;

obusiers automoteurs 122 mm ;

environ 5 000 obus de même calibre ;

200 mortiers de 120/82 mm ;

une trentaine de canons de 20 et 23 mm ;

plusieurs dizaines de canons de 90 mm ;

milliers de grenades à main ;

des grenades à fragmentation et anti-véhicules pour bazookas ;

plus de 200 lance-roquettes type RPG-7 et RPG 28 en provenance pour la plupart de Chine ;

100 mitrailleuses lourdes ;

200 mitrailleuses légères Neguev ;

plusieurs dizaines de fusils de précision Dragunov ;

5 000 fusils d’assaut (dont des Kalachnikovs et des 56-1) ;

des quantités importantes de munitions (notamment pour pistolet-mitrailleur, fusil d'assaut et mitrailleuses).

200 camions de transport de troupes.

En janvier 2017, Le " TITUS " de l'entreprise Nexter (véhicule blindé 6X6 sur châssis Tatra) est présenté au salon ShieldAfrica, organisé à Abidjan en Côte d'Ivoire, puis testé à l’occasion d’une évaluation menée par les Forces ivoiriennes sur le champ de tir de Lomo-Nord, dans le centre du pays. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]