Exército Português

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Exército Português
Image illustrative de l'article Exército Português

Création Histoire du Portugal
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Branche Exército Português
Type Armée
Commandant Chef d'état major de l'Armée

L'Exército Português est l'Armée de terre du Portugal. Elle fut créée dès les premières heures du Portugal. Elle a pour objectifs de maintenir l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale du pays. Le commandant en chef est le chef de l'état major de l'Armée, soit actuellement[Quand ?] José Luís Pinto Ramalho.

Historique[modifier | modifier le code]

Sa principale menace jusqu'au 19e siècle fut l'Espagne. Durant la guerre des Oranges en mai 1801, les 2 000 cavaliers et 18 000 fantassins portugais en métropole furent battus par 30 000 hommes de l'armée de terre espagnole.

Elle est fortement mise à contribution durant les invasions françaises du Portugal durant les guerres napoléoniennes.

Suite à l’entrée du Portugal dans la Première Guerre mondiale, un Corps expéditionnaire portugais de 30 000 hommes soit 2 divisions est déployé en France en 1917. Le 9 avril 1918, il perd le tiers de son effectif combattant durant la bataille de la Lys, la 2e division est détruite. La 1re division est ensuite incorporé dans la 5e armée britannique jusqu'à la fin du conflit. Le Portugal enregistre au total 8 145 morts, 13 751 blessés et 12 318 prisonniers ou disparus.

Le Portugal est membre fondateur de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord et met à l'origine à disposition de l'Alliance une division d'infanterie (nommé division indépendante) en cas de besoin.

L'Armée de terre est fortement engagés dans les guerres coloniales portugaises dans trois colonies d'Afrique à partir du 4 février 1961, les moyens destinés au flanc sud de l'OTAN sont absorbés pour face à ces couteux conflits. Ces longues guerres obligent l'Armée portugaise a innover dans l'armement du fantassin. Les soldats portugais sont les premiers occidentaux à utiliser massivement le fusil d'assaut (les INDEP leur fournissant près de 150 000 HK G3 qu'elles fabriquent sous licence dès 1961). Les Alouette III pratiquèrent souvent l'héliportage d'assaut. Les Forces armées portugaises mobilisèrent plusieurs milliers de supplétifs et mirent sur pieds plusieurs unités de forces spéciales en Angola et au Mozambique tandis qu'elle est tenue en échec en Guinée portugaise.

La Révolution des Œillets (Revolução dos Cravos) au Portugal, le 25 avril 1974, mit fin au conflit. Avec la transformation du régime politique du pays, l'engagement militaire des forces armées portugaises n'avait plus de sens. Les nouveaux dirigeants annoncèrent la démocratisation du pays et se prédisposèrent à accepter les revendications d'indépendance des colonies - dont ils négocièrent les étapes de transition avec les mouvements de libération liés à la lutte armée.

Après la Révolution et la perte de ses colonies, il a été décidé que le Portugal assumerait un rôle correspondant à ses ressources et la contribution à l'OTAN à partir de 1978 est d'une brigade de 3 000 hommes. À l'origine créée le 11 mai 1978 sous le nom de 1re brigade mixte indépendante[1] et reprenant les missions de la division indépendante, elle deviendra une brigade aéroportée[2] en 1993 après le transfert des unités parachutistes provenant de l'armée de l'air pour devenir une brigade de réaction rapide en 2006.

Équipement depuis 1989[modifier | modifier le code]

[Quand ?]

Organigramme de l'Armée de terre portugaise en 2016.
Organigramme de l'Armée de terre portugaise en 2007.
Blindés portugais Chaimite V-200 en Bosnie-Herzégovine en 2002.
Soldats portugais durant un exercice militaire.

Armement individuel :

En juin 2017, il est envisagé le renouvellement de l'armement individuellement constitués en très grande majorité d'armes datant des années 1960/1970. On annonce l'achat de « 11 000 fusils (5,56 mm), 300 fusils d’assaut (7,62 mm), 830 mitrailleuses légères, 320 mitrailleuses moyennes, 450 fusils de précision, 1 700 lance-grenades, 380 fusils à pompe, 3 400 systèmes de visée. »[3]

Blindés :

Total : 137

Défense anti-aérienne :

Grades[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Monier, « Contribution militaire portugaise à l'O.T.A.N. », Revue Défense nationale,‎ , p. 138-139.
  2. Teixeira Nuno Severiano, « La politique extérieure de la démocratie portugaise », Pôle Sud, no 22,‎ , p. 63-74 (lire en ligne).
  3. a et b Nathan Gain, « L’optimisme retrouvé de l’armée portugaise », sur http://forcesoperations.com/, (consulté le 13 juin 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]