Andance

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Andance
Vue d'Andance depuis Andancette.
Vue d'Andance depuis Andancette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Alain Delaleuf
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07009
Démographie
Population
municipale
1 156 hab. (2013)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 29″ Nord 4° 48′ 00″ Est / 45.2413888889, 4.8
Altitude Min. 121 m – Max. 363 m
Superficie 6,52 km2
Localisation

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Andance

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Andance

Andance est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Andançois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Andance est située à 15 kilomètres d’Annonay et 35 kilomètres de Valence. Les habitants se nomment les Andançois.

Au plus près du Rhône, sur sa rive droite.

Du nord au sud, elle s'étend le long de la rive droite du Rhône sur environ 6 km. Au nord, elle est limitrophe avec la commune de Champagne. Au sud avec celle de Sarras au niveau de la rivière Cance. Le chef-lieu est situé à la confluence du ruisseau du Torrenson avec le Rhône.

D'est en ouest, sa "largeur" est plus modeste. Son territoire comprend l'étroite plaine fertile de la rive droite et monte jusqu'au bord supérieur du plateau, en limite avec les communes de Saint-Désirat, Saint-Étienne de Valoux et Talencieux[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Étienne-de-Valoux Saint-Désirat Rose des vents
Talencieux N Andancette
O    Andance    E
S
Sarras

Toponymie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports.[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la D 86, ancienne RN 86. Cette voie est rejointe par la D 82, ancienne RN 82 dénommée aussi "route bleue", qui offrait une alternative à la RN7 en contournant Lyon par Roanne, St-Étienne et Annonay.

Les aménagements du quai permettent l'accostage et la mise à l'eau.

La voie ferrée de la rive droite y a été ouverte en 1880. À Andance, elle emprunte un tunnel de 670 mètres. Le trafic de voyageurs y a été arrêté en 1973[2]. Le trafic de marchandises y a peu à peu baissé, mais pourrait augmenter selon des projets en cours[3].

Le Rhône, au niveau d'Andance, est resté navigable. Un port permet l'accostage des bateaux de croisière, un ponton celui des bateaux de plaisance, et une pente la mise à l'eau des barques et scooters des mers[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, de nombreux aménagements ont amélioré les capacités d'accueil de nouveaux arrivants et les équipements publics.

La Maison de Santé intercommunale.

Créations de logements locatifs en 1998 à l'immeuble du Châtelet, avec une salle d'animation; résidence les Capucines en 2005, logements au-dessus de la Maison de santé intercommunale en 2014…

Pour les équipements publics, construction d'une nouvelle gendarmerie en 2011, création du restaurant scolaire en 2011, aménagement de la salle communale du quartier Grasset en 2012, Maison de santé intercommunale avec 10 professions en 2014, nouvelle mairie et Bibliothèque en 2015.

Au niveau des voiries, aménagement du quai Bernard Clavel en 2002, aménagements de la traversée sud du village en 2006, passerelle sur le Torrenson en 2013[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

D'anciens habitats ont sans doute existé dans ce secteur des bords du Rhône qui a vu passer diverses peuplades: des Germains descendant vers le sud, puis des commerçants grecs et les Romains remontant vers Lyon. En 121, les légions romaines du consul Quintus Fabius Maximus ont remporté une victoire décisive contre une armée de 200 000 Gaulois, à un endroit des rives du Rhône qu'on n'a pas réussi à préciser. À partir de 145, la voie romaine dite "d'Antonin" longe le Rhône rive droite depuis Vienne jusqu'à Alba. Une autre voie partait d'Andance vers l'ouest, vers Annonay et l'Auvergne, en suivant la rive droite du Torrenson[5].

De multiples traces d'une occupation gallo-romaine ont été trouvées sur la commune. Notamment à l'emplacement du village, où se trouvait une agglomération entre le pont actuel et le carrefour des départementales. Sur la colline du Châtelet, où se trouvait un temple. À Cueil où était implantée une villa. Autour du hameau de St-Bosc. Et la Sarrasinière est le vestige d'un monument de cette époque[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières citations écrites d'Andance datent du XIIe siècle, où le "prieuré" d'Andance relevait de l'abbaye de la Chaise Dieu. Une enceinte entourait le centre du village, avec le renfort de quatre tours. Son emplacement entourerait l'église actuelle et descendrait jusqu'au Rhône, entre la rue des Tours et la rue du Ravelin. Des départs de souterrains ont été retrouvés à partir de ces tours[2].

Une nef romane et un chœur gothique.

L'église actuelle, de style roman tardif, a été construite au XIIe siècle. Elle en a conservé les murs de la nef, avec leurs pilastres cannelés. Son chœur a été achevé en style gothique au XIIIe siècle. Les voûtes de la nef ont été refaites au XVIIe siècle. L'abside polygonale qui termine le chœur à l'est date du XIXe siècle, de même que le clocher[7],[8].

En 1561, le prieuré a été détaché de l'abbaye de la Chaise-Dieu pour être rattaché au nouveau collège de Tournon.

Un porche réalisé en 1859, en souvenir du séjour de Jean-François Régis en 1624.

Pendant les guerres de religion, Andance a été par deux fois pris et occupé par les protestants, en 1568 et en 1575. Le prieuré et l'église sont alors plus ou moins détruits, et notamment la voûte romane de la nef qui était en berceau brisé.

En 1624, les jésuites du collège de Tournon ont envoyé deux religieux pour aider le curé de la paroisse. Le plus jeune, encore élève de philosophie, est Jean-François Régis et Andance est donc sa première mission, à 27 ans. C'est pour s'en souvenir que, en 1859, la Confrérie locale du Saint Sacrement, créée par Jean-François Régis, a fait édifier le porche à quatre colonnes devant l'entrée, où figure la statue du saint[7].

L'église a été inscrite comme monument historique en 1927. Elle abrite dans une vitrine une croix des équipages classée également monument historique et une vierge noire[9],[8].

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Andance.

Grandes dates[2],[4][modifier | modifier le code]

Une agglomération était déjà présente à l'époque gallo-romaine.

1er s.    présence d'une agglomération et de villas gallo-romaines

1er s.    construction du temple du Châtelet

145      achèvement de la voie romaine rive droite

2e s.     construction du mausolée "la Sarrasinière"

8e s.     passage des Sarrasins

12e s    prieuré dépendant de la Chaise-Dieu

12e s    construction de l'église actuelle

1561     le prieuré est rattaché au Collège de Tournon

1568     occupation d'Andance par les protestants

1575     deuxième occupation par les protestants

17e s    reconstruction de la voûte de l'église

1624     séjour du jeune Jean-François Régis

1827     construction du pont suspendu Seguin

La nouvelle mairie, côté place.

1840    fin de la batellerie à traction animale

1853     naufrage du vapeur Le Parisien (18 morts)

1859     construction du porche d'entrée de l'église

1880     ouverture de la voie ferrée

1893     achèvement du quai du Rhône

La nouvelle mairie, avec sa façade restaurée côté quai.

1914-18 décès de 40 Andançois à la guerre

1940     invasion des Allemands

1944     13 juin: exécution de 5 civils en représailles

1973     fermeture du trafic voyageurs

1992     entrée dans la communauté Rhône Valloire

1998     immeuble du Châtelet (15 logements)

2005     résidence les Capucines (11 logements)

2011     nouvelle gendarmerie

2011     restaurant scolaire

2012     aménagement de la salle communale quartier Grasset

2014     nouvelle communauté Porte de DrômArdèche

2014     Maison de santé intercommunale (10 professions et 11 logements)

2015    nouvelle mairie et Bibliothèque

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1799 François Souliard    
1800 1802 François Servonet    
1802 1812 Claude Bruyère    
1812 1815 Noël Bruyère    
1815 1815 Charles Sonier    
1816 1816 Pierre Dumalle    
1816 1818 Jean Jobert    
1819 1830 Pierre Dumalle    
1830 1832 Jean-Louis Lajard    
1837 1846 Louis Jobert    
1846 1848 Jean-François Servonnet    
1865 1876 Pierre Biennier    
1876 1881 Jean Cessieux    
1881 1883 Gustave Boudin    
1883 1888 Paul-Mathieu Cessieux    
1888 1896 Auguste Filhol    
1896 1902 Charles Laurent    
1902 1912 Paul Buisson    
1912 1919 Gaëtan Brun    
1919 1929 François Rodillon    
1929 1939 Maxime Chantier    
  1945 Joseph Mazard    
1945 1947 Louis Filhol    
1947 1959 Paul Souillard    
1959 1961 Auguste Prablanc    
1961 1977 Henri Binet    
1977 1983 Max Quinkal    
1983 1995 Martial Soulhiard    
1995 2001 Jean Marcoux    
mars 2001 mars 2008 Pierre Biennier    
mars 2008 2014 Irène Fourel    
2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Alain Delaleuf[10] DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 156 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
860 1 016 941 1 194 1 381 1 303 1 355 1 352 1 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 353 1 310 1 396 1 200 1 553 1 212 1 175 1 105 1 079
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 007 977 949 897 975 1 074 910 929 965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
896 926 1 030 920 1 009 984 1 116 1 123 1 132
2013 - - - - - - - -
1 156 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 25,8 %).
Pyramide des âges à Andance en 2008 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,5 
6,0 
75 à 89 ans
11,1 
12,6 
60 à 74 ans
14,2 
20,3 
45 à 59 ans
17,6 
23,9 
30 à 44 ans
18,6 
18,3 
15 à 29 ans
19,2 
18,3 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La face exposée à l'est, côté voie romaine, exposait les statues des défunts dont les cendres reposaient dans ce mausolée.
Les restes et l'intérieur du mausolée, vu de la route départementale.

Le mausolée de la Sarrasinière[modifier | modifier le code]

La Sarrasinière se présente comme un bâtiment atypique aux murs épais. Son nom veut rappeler le passage des Sarrasins dans la région au VIIIe siècle, mais il date du IIe siècle. Il a d'abord été considéré comme un trophée élevé pour célébrer la victoire du consul Quintus Fabius Maximus sur les Gaulois en 121. Mais les dernières recherches l'ont interprété comme le mausolée d'une famille locale, propriétaire sans doute du domaine installé dans la plaine de St-Bosc. Le bâtiment était destiné à contenir à l'intérieur des urnes funéraires et à présenter vers l'est et le Rhône, face à la voie romaine, les statues des défunts[3].

Article détaillé : Sarrazinière.

L'ancien temple du Châtelet

Le panorama côté nord, depuis la colline du Châtelet.

Sur le sommet nord de la colline du Chatelet, plusieurs campagnes de fouilles ont révélé l'existence d'un ancien temple romain, dont les restes ont été malheureusement très dispersés au cours des siècles: plaques de marbre, fragments de colonnes, de chapiteaux et de corniches, pierres gravées, fragments de statues, bijoux, monnaies, objets divers... Les dernières campagnes de fouilles, en 1994, ont conclu à l'aménagement d'un temple à la fin du Ier siècle.

Le plan du temple du Chatelet, d'après les études de Jean-Claude Béal.

Ce temple avait des ressemblances avec la Maison Carrée de Nîmes et le temple d'Auguste et de Livie de Vienne. Il comportait une partie fermée de forme carrée et d'environ 8 mètres de côté, avec en plus un vestibule du côté est. Cette "cella" fermée était entourée d'une galerie qui en faisait un bâtiment carré d'environ 18 mètres de côté. À l'est, le temple ouvrait sur un autel extérieur. Sur les trois autres côtés, il était entouré par une cour qui se terminait par un portique en U de 4 mètres de large et d'une quarantaine de mètres de long de chaque côté. L'accès se faisait par le côté sud.

L'intérêt de ce bâtiment semble avoir été un repère religieux qui devait être visible de loin pour affirmer l'autorité des empereurs romains et de ses délégations installées à Vienne. Il semble avoir été dédié à Apollon Auguste. On y apportait des offrandes et y sacrifiait de jeunes taureaux[6]. À partir du VIe siècle, le site a été transformé en oratoire chrétien puis en nécropole[5].

L'église romane

L'église actuelle, de style roman tardif, a été construite au XIIe siècle. Elle en a conservé les murs de la nef, avec leurs pilastres cannelés. Son chœur a été achevé en style gothique au XIIIe siècle grâce à Bertrand de Colombier, abbé de Cluny de 1295 à 1308 et natif d'Andance: ses armoiries figurent sur la clef de voûte et son blason sur la porte de la sacristie. L'abside polygonale qui termine le chœur à l'est date du XIXe siècle[7],[8].

Pendant les guerres de religion, en 1568 et en 1575. le prieuré et l'église ont été plus ou moins détruits par les protestants, en 1568 et en 1575, et notamment la voûte romane de la nef qui était en berceau brisé. Au XVIIe siècle, une nouvelle voûte a été construite, mais sur de nouveaux supports, au-dessous des chapiteaux de l'ancienne. On peut retrouver dans les combles ces anciens chapiteaux, qui étaient accompagnés d'une frise de carrés, dont un morceau a été réinstallé au-dessus de l'entrée ouest[8]. Sur les murs, mais plus bas, une autre frise, peinte et aujourd'hui défraichie, reste plus ou moins visible.

Le fronton de la façade est, au-dessus de l'entrée principale, est surmonté par des statues: au centre, Dieu le père qui tient un globe dans ses mains; sur sa droite, un aigle et la statue de saint Luc portant son évangile fermé; à sa gauche une chouette et saint Pierre qui porte des clés.

Le porche à quatre colonnes qui domine l'entrée, avec la statue de saint Jean-François Régis, a été construit en en 1859 par la Confrérie locale du Saint Sacrement, en souvenir de la mission du saint en 1624.

Le clocher porche à flèche qui domine l'église à l'est date du XIXe siècle[7],[15].

L'église a été inscrite comme monument historique en 1927. Elle abrite une croix des équipages classée également monument historique[9].

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Andance.

Les trois croix

Trois grandes croix dominent le village d'Andance à mi-hauteur de la colline du Chatelet. Elles ne représentent pas un calvaire ordinaire, mais le souvenir d'une légende particulière à Andance qui date de l'Antiquité. Un bateau, en pierre selon la légende, aurait abordé à Andance, chargé des corps de trois martyrs jetés dans le Rhône à Lyon ou à Vienne: Agathon, Orianée et Pompina. Cette légende est rappelée par le calvaire du Chatelet, mais aussi par une croix en pierre élevée en 1860 place du Cloître et, dans l'église, par un tableau et un reliquaire daté de 1737[7].

La chapelle de Saint-Bosc

La chapelle dédiée à St Barulas, près du hameau de St-Bosc.
Une chapelle bien conservée, au milieu des vergers.

Près du hameau de Saint-Bosc, une chapelle est dédiée à Saint Barulas (ou Barral), enfant martyr à Antioche en Syrie en l'an 303, en même temps que saint Romain. Elle est sans doute assez ancienne, Ve siècle peut-être, mais a été restaurée à plusieurs reprises. Sa fondation remonterait à la découverte dans les environs de la tombe d'un enfant. Le découvreur voulant remonter le squelette chez lui, les os lui échappent et "barulent" (dégringolent) à plusieurs reprises pour se rassembler. D'où l'attribution des reliques à saint Barulas[7].

Plusieurs tableaux, croix et statues de la chapelle ont été classés monuments historiques[16].

Le pont suspendu

Le quai Bernard Clavel, aménagé pour la promenade et les animations.

Le pont d'Andance demeure le pont suspendu le plus ancien encore utilisé sur le Rhône. Construit en 1827 par Marc Seguin et ses frères, il a été à l'époque le deuxième pont de ce type sur le Rhône, après celui de Tournon. Il remplaçait un bac à traille.

En août 1944, les Allemands battant en retraite font sauter le tablier rive droite. Il est remis en état en juillet 1946.

Aujourd'hui, le pont est toujours en fonction, malgré son tablier relativement étroit qui ne permet des croisements sûrs que sur la pile médiane. Les encombrements y sont de plus en plus fréquents avec un trafic qui a atteint une moyenne de 5 600 véhicules par jour en 2014[3].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les bords du Rhône, au niveau des quais, permettent de flâner devant le trafic du fleuve. Des sentiers les prolongent vers le sud jusqu'à l'embouchure du Torrenson. Au-delà, on peut suivre l'ancien chemin de halage jusqu'à l'embouchure de la Cance.

Le panorama côté sud, depuis la montée au Châtelet.

On peut monter à la colline du Châtelet par un sentier pittoresque et panoramique, jusqu'aux Trois Croix, ou jusqu'à la crête sommitale, où se rajoute le panorama vers l'ouest, au-delà des vignes. Le site de l'ancien temple, recouvert après les dernières fouilles, n'offre rien de particulier à voir. Des parcours en boucle sont possibles en redescendant vers St-Désirat ou St-Étienne de Valoux.

Plusieurs circuits sont possibles sur les pentes qui montent vers le plateau de Talencieux. Un autre a été balisé dans la plaine de Saint-Bosc.

Plusieurs circuits sont balisés pour la petite randonnée. Sur la colline du Châtelet, avec retours possibles par St-Désirat, ou St-Étienne de Valoux et le Torrenson. Vers le plateau de Talencieux et retour par les bords du Rhône. Autour de la chapelle de Saint-Bosc[3],[17].

Andance dans les arts[modifier | modifier le code]

Andance est cité dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Léon Gambetta a effectué un court passage à Andance le 18 septembre 1878. En visite chez son ami le maire d'Andancette Pierre Christophle, il a traversé le Rhône en barque jusqu'à Andance où il a pris le lendemain le vapeur pour Valence. Une plaque souvenir a été posée sur la façade de l'Hôtel de la Navigation[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

9.1 Bibliographie.[modifier | modifier le code]

  • Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901
  • Hubert et Serge Breysse, Si Andance m'était conté, 1985
  • Samuel Pasquion, Talencieux et ses environs à travers les âges, 2004
  • Jean-Claude Béal, le sanctuaire antique du Châtelet, 1994
  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 9 juillet 2015
  • bulletins municipaux

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte topographique IGN (http://www.geoportail.gouv.fr)
  2. a, b, c et d Hubert et Serge Breysse, Si Andance m'était conté, 1985
  3. a, b, c, d et e articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 9 juillet 2015
  4. a et b bulletins municipaux
  5. a et b Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  6. a et b Jean-Claude Béal, le sanctuaire antique du Châtelet, 1994
  7. a, b, c, d, e et f Samuel Pasquion, Talencieux et ses environs à travers les âges, 2004
  8. a, b, c et d « Ardèche Patrimoine: Andance »
  9. a et b Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901
  10. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche,‎ (consulté le 29 juillet 2015).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  13. « Évolution et structure de la population à Andance en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  15. « Lieux sacrés »
  16. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapapal_fr modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant
  17. « Site de la commune »
  18. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375