Épinouze

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Épinouze
Épinouze
Mairie
Image illustrative de l’article Épinouze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Yves Lafaury
2020-2026
Code postal 26210
Code commune 26118
Démographie
Gentilé Epinouziens, Epinouziennes
Population
municipale
1 525 hab. (2018 en diminution de 3,36 % par rapport à 2013)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 36″ nord, 4° 55′ 42″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 248 m
Superficie 11,21 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Roussillon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Épinouze
Liens
Site web www.epinouze.fr

Épinouze est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Épinouze est situé au nord du département, à 10 km de Chanas et de Saint-Rambert-d'Albon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • le Dolon ;
  • le Dolure ;
  • l'Oron ;
  • l'Oronnat.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Épinouze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (36,6 %), terres arables (27,6 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), zones urbanisées (8,5 %), forêts (2,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Beauregard
  • Chante-et-Bois
  • Cotonnay
  • Lachal (château)
  • la Bouillardière
  • la Cabine Baron
  • la Combe du Buis
  • la Gare
  • Landrin
  • la Rivacole
  • la Richardière
  • le Belmont
  • le Bois Baudet
  • le Bois Blondat
  • le Chirial
  • le Clos de la Combe
  • le Mouchet
  • le Riez
  • les Biesses
  • les Brosses des Blains
  • les Bruyères
  • les Craies
  • les Éguyères
  • les Galizes
  • les Routes
  • les Sauvagères
  • les Seillières
  • les Taneurs
  • le Vieux Village
  • le Village Neuf
  • Moulin d'Oron
  • Murinais

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1000 : villa que dicitur Spinosa in valle Aurea (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 102).
  • 1000 : mention de l'ager : ager qui est in valle Aurea et dicitur Spinosa (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 102).
  • 1267 : villa de Spinosa (inventaire des dauphins, 345).
  • 1267 : villa alias de Espinosa (inventaire des dauphins, 444).
  • 1267 : mention de la paroisse : parrochia de Spinosa (inventaire des dauphins, 2144).
  • 1521 : mention de la paroisse : ecclesia Espinose (pouillé de Vienne).
  • 1788 : Epinouse (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Epinouze, commune du canton du Grand-Serre.

Étymologie[modifier | modifier le code]

De l’occitan espinòs « buisson épineux », du francoprovençal epena et du suffixe féminin -ouse ( du latin -osa ). Le toponyme signifierait « ( terre ) couverte de buissons »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Site romain de la ferme de Landrin[11].
  • Couvercle de sarcophage paléo-chrétien (au château de Lachal)[11].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Épinouze serait l'ancienne Epaone où s'est tenu, au VIe siècle, le Concile sur la discipline ecclésiastique[11].

Au point de vue féodal, Épinouze faisait partie de la terre et seigneurie de Moras[9].

Avant 1790, Épinouze était une paroisse du diocèse de Vienne et de la communauté et mandement de Moras.
Son église était dédié à saint Bonnet. Les dîmes appartenaient à l'abbé de Saint-Pierre de Vienne qui présentait à la cure. L'ager d'Épinouze avait la même étendue que la paroisse de ce nom[9].

Les Templiers et/ou les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Château de Lachal, ancienne commanderie[12].
Cette commanderie a été premièrement attribuée aux Templiers[11],[13]. Aujourd'hui, cette interprétation est remise en question : une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem est attestée à partir de 1263 (alors que l'ordre du Temple a été dissout en 1312) : « L'implantation des Hospitaliers à Lachal a dû se faire au cours du XIIIe siècle, voire avant, une commanderie hospitalière étant mentionnée dans le probus en 1263. »[14]. En 1317, nous avons : Frater Artaudus Helye, preceptor domus Hospitalis de Calma, de Chalma. Par ailleurs, durant la période hospitalière, le moulin du Temple, dépendant de la commanderie de Lachal, était celui de l'ancienne commanderie templière d'Albon, ce qui a amené certains auteurs à penser que cette commanderie fut d'abord de l'ordre du Temple.

On constate deux états de construction : un état roman et un du XIIIe siècle au XIVe siècle. À l'origine, le corps du logis était une chapelle romane entourée d'un cimetière qui a probablement été donnée aux hospitaliers par le dauphin du Viennois au XIIIe siècle. Les hospitaliers modifièrent la chapelle en la fortifiant par une tour-porche.
En 1480, la commanderie de Lachal est réunie à la commanderie de Bellecombe près de Heyrieux. Au XVIe siècle, le commandeur Humbert de Beauvoir entreprend de nouveaux travaux en construisant la chapelle Saint-Jean et en restructurant le corps de logis existant (on peut encore voir les plafonds à la française, de belles cheminées dont une aux armes d'Humbert dans la salle du commandeur, ainsi qu'un sol carrelé en arêtes de poisson[15]. Après la dissolution de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1793, la commanderie est vendue comme bien national[15].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Épinouze fait partie de la commune de Moras[9].

La révolution de février 1848 est favorablement accueillie au village d'Épinouze, qui faisait alors partie de Moras-en-Valloire. Plusieurs peupliers sont plantés comme arbres de la liberté en célébration de la Deuxième République.
Quatre ans plus tard, le régime étant devenu autoritaire, le préfet Ferlay demande leur arrachage (décret du ). La municipalité ne s'exécute pas. Ils ne disparaîtront que dans les années 1970[16].

le , la paroisse d'Épinouze est distraite de la commune de Moras pour former une commune distincte du canton du Grand-Serre[17],[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : depuis 1878
1878 1881 Pierre Tantillon    
1881
(élection ?)
1884 Alphonse Cleu    
1884 1888 Hippolyte Monod    
1888 1891 Alphonse Cleu    
1891
(élection ?)
1892 Joseph Graillat    
1892 1896 Joseph Graillat   maire sortant
1896 1900 Hippolyte Monod    
1900 1904 Hippolyte Monod   maire sortant
1904 1908 Hippolyte Monod   maire sortant
1908 1912 Hippolyte Monod   maire sortant
1912 1919 Émile Montluet    
1919 1925 Émile Montluet   maire sortant
1925 1929 Émile Montluet   maire sortant
1929 1935 Édouard Martin-Rosset    
1935 1945 Édouard Martin-Rosset   maire sortant
1945 1947 Henri Sibert    
1947 1953 Henri Sibert   maire sortant
1953 1959 Henri Sibert   maire sortant
1959 1965 Henri Sibert   maire sortant
1965 1971 Louis Achard    
1971 1977 Louis Achard   maire sortant
1977 1983 Louis Achard   maire sortant
1983 1989 Louis Achard   maire sortant
1989 1992 Louis Achard   maire sortant
1992
(élection ?)
1995 Freddy Martin-Rosset PS journaliste
1995 2001 Freddy Martin-Rosset PS maire sortant
2001 2008 Freddy Martin-Rosset PS maire sortant
2008 2014 Freddy Martin-Rosset PS maire sortant
2014 2020 Yves Lafaury (sans étiquette) retraité (commerçant)
2020 En cours
(au 4 mars 2021)
Yves Lafaury[18][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2018, la commune comptait 1 525 habitants[Note 3], en diminution de 3,36 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
861904882857879871879873881
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
875850816840935981968956968
1999 2006 2007 2012 2017 2018 - - -
1 0961 2501 2721 5371 5211 525---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

  • Refuge de chiens[11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, fruit et légumes (coopérative), miellerie[11].

  • Foire : le mardi saint[11].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

À travers l'association Valloire loisirs, Épinouze et d'autres villages des alentours soutiennent des projets socio-culturels[22].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fabien Revol (né le à Épinouze) : théologien catholique français, spécialiste de la théologie de la Création.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Épinouze possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en octobre 2020, l'ancienne notion d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 132 (Epinouze).
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Droz, , p. 1235.
  11. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Épinouze.
  12. a et b https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00116944
  13. http://www.templiers.net/hospitaliers-saint-jean/departements/index.php?page=26
  14. Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux : des premières positions défensives aux châteaux de plaisance, dans la Drôme, Créaphis, , 191 p. (présentation en ligne), p. 19.
  15. a et b Bois et Burgard 2004, p. 120.
  16. F. Monteiller, Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme, Études drômoises, (no)69, décembre 1986, page 49
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Valloire loisirs », sur Conseil départemental de la Drôme (consulté le 11 juin 2018).