Marlhes

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Marlhes
Marlhes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Intercommunalité Communauté de communes des Monts du Pilat
Maire
Mandat
Jean-François Chorain
2020-2026
Code postal 42660
Code commune 42139
Démographie
Gentilé Marlhiens, marlhiennes [1]
Population
municipale
1 319 hab. (2018 en diminution de 2,22 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 02″ nord, 4° 23′ 44″ est
Altitude 900 m
Min. 810 m
Max. 1 190 m
Superficie 32,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Étienne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pilat
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://marlhes.fr/

Marlhes [maʁl] est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du parc naturel régional du Pilat. Ses habitants sont appelés les Marlhiens ou les Marlhésiens et surnommés les Marlhous.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Marlhes est située dans le Haut-Pilat, un plateau qui domine le massif du Pilat (classé parc naturel régional). La commune s'étend sur plus de 32 km², à des altitudes variant entre 800 et 1 200 mètres. Les hivers des années 1941, 1948, 1951 sont marqués par de très fortes chutes de neige ; en revanche, les années 1906, 1942, 1943, 1944 sont marquées par de très grandes sécheresses.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marlhes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,7 %), forêts (40,2 %), prairies (13,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Marlhes » viendrait du mot « marais » en francique marisk, comme l'assure en 1936 l'abbé Souchon. En effet, le bourg de Marlhes n'a pas pu jouer un rôle prépondérant autour des Xe et XIe siècles car son environnement marécageux empêchait la construction d'un château-fort et de ses fortifications[9].

Cependant, selon H. Cocheris, le mot marne (du gaulois marga), qu'on appelle en picard marle et merle, en normand, mâle, etc. se trouve à l’origine du nom de Marlhes, comme des différents lieux français orthographiés Marle ou Marles, etc. (dont Marly)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Marlhes est citée dans des chartes du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue dès l'an 1080. Elle a fait partie du Forez et du diocèse du Puy-en-Velay jusqu'à la fin de l'ancien régime[11].

Marlhes est le lieu de naissance de Marcellin Champagnat (1789-1840), fondateur des écoles maristes présentes sur plusieurs continents, canonisé le par Jean-Paul II.[12]

Le , l'abbé Dorna composa la Marlhésienne, hymne de la commune, qui fut interprété par la clique de la sapinière puis par l'ensemble musical présent depuis 2007. Au lieu-dit de la Faye, existait un château, siège de la baronnie de la Faye.

L'église du village abrite les reliques, contenues dans une statue en cire, de saint Fidèle.

La Grande Encyclopédie de 1900, qui orthographie sans doute faussement le nom Marlhès (avec un accent), assigne alors à la commune 1891 habitants, et signale la présence de diverses industries, dont des scieries et des fabriques de ruban[13].

C’est à Marlhes qu’a eu lieu l’aventure du Vallon, relatée par l’équipe du Journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

À Marlhette et au Temple[11] le promeneur peut apercevoir les traces d'une ferme fortifiée, une ancienne commanderie de l'ordre du Temple[14] devenue un membre de la commanderie de Devesset après sa dévolution aux Hospitaliers[15]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1878 1901 Claude Chorain    
1901 1903 Jean Courbon Lafaye    
1903 1904 Celestin Peysson    
1904 1944 Paul Courbon Lafaye    
1944 1945 Jean Riocreux    
1945 1959 Paul Courbon Lafaye    
1959 1977 Paul Aubert    
1977 1995 Claude Chorain SE  
1995 2014 Jean Gilbert SE  
2014 2020 Anne Droin DVD[17]  
2020 En cours Jean-François Chorain DVD Chef d'entreprise, conseiller départemental depuis 2021

Jumelages[modifier | modifier le code]

Marlhes est jumelée au village de Féouda (Togo) et avec Charette (Québec).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2018, la commune comptait 1 319 habitants[Note 3], en diminution de 2,22 % par rapport à 2013 (Loire : +0,89 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 2332 3712 4202 7002 7172 7312 8932 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7842 2462 1432 0392 1411 9942 0461 8911 878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9011 9381 6711 4691 4061 4071 3581 2381 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0159719811 0211 0941 3051 3921 3931 304
2018 - - - - - - - -
1 319--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

En 1975, Marlhes et Jonzieux participent au jeu inter-villages présenté par l'animateur Guy Lux, qui fait le déplacement dans ces deux communes.[22] Le dimanche , le village de Jonzieux l'emporte à Marlhes, mais Marlhes prend sa revanche à Jonzieux le .

Chaque année fin mai, se déroule la Foulée Verte de Marlhes, une course à pied créée en 1981, qui emprunte les sentiers de la commune sur 17 km.

Les 23 et , les championnats de France universitaires de course d'orientation se sont déroulés dans la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture occupe encore une place importante avec des exploitations tournées vers la production de lait de vache. Par ailleurs, quelques entreprises sont installées sur la commune (maçonnerie, scierie, commerces...). Mais une grande partie de la population travaille à l'extérieur de la commune, essentiellement sur l'agglomération stéphanoise.

Au XIXe et XXe siècles, de nombreuses scieries et une usine sont en activité le long de la rivière qui va du hameau de l'Allier jusqu’à Verne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au hameau du Rosey, la chapelle dédiée à Saint Marcellin Champagnat, ainsi que, juste à côté, la maison natale de celui-ci.
  • L'église de Marlhes, sous l'invocation de Saint-Saturnin, surnommée la basilique des Hauts-Plateaux, a été construite à la fin du XIXe siècle [23].
  • La maison de la Béate et de l'Allier, musée d'arts et traditions populaires.
  • La Maison de l'Eau.
  • La ferme et le château de La Faye. La ferme, réputée pour la fabrication du babeurre (de la fin du XVIIIe jusqu'au milieu du XXe siècle), fut dirigée pendant plus de deux siècles par la famille Courbon Lafaye, dont le dernier représentant fut Paul Courbon Lafaye (maire). Le château, d'un style néo-classique sobre, présente toutefois une architecture massive et austère. Tombé en ruines après la Seconde Guerre mondiale, il est depuis quelques années restauré, en vue de la création par un collectionneur privé d'un musée consacré à la statuaire romaine.
  • Le château de la Sapée, dans le centre du bourg.
  • La statue de la Madone, en haut d'une colline surplombant le village.
  • Les carrières de la Faye de granit bleu, spécifique dans la région.
  • Le gîte de Foumourette, dans le bourg, qui est une maison forte datée du XIIIe siècle et reconnaissable à sa tour médiévale.[24]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Marlhes, faisant partie du Pilat, comporte de nombreux milieux naturels remarquables. Elle comporte quatre ZNIEFF de type 1 et une de type 2 ainsi qu'un SIC (Site d'importance communautaire) :

  • Type 1 : Crêt de Chaussitre, Prairies de Marlhes, Prairies de la Frâche, Prairies de l'Allier.
  • Type 2 : Les zones humides du Haut Pilat.
  • SIC : Les Tourbières du Pilat et Landes de Chaussitre.
Etang gelé, au sein d'un milieu naturel, durant l'hiver 2011.

Au niveau des forêts, Marlhes est constituée principalement de sapinières, de pinèdes à pin sylvestre et de plantations de résineux (notamment de douglas).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liste des ouvrages publiés par l'association historique locale Les Amis de Marlhes sur le village :

  • Marlhes et son église
  • Marlhes au long des siècles
  • État de la population de la paroisse de Marlhes pour l'année 1790
  • Le parler Marlhien au milieu du XXe siècle
  • Marlhes 2005, photos d'un village
  • Marlhes, 70 ans de kermesse
  • Les Marlhiens et leurs notaires au XVIIIe siècle.
  • Marlhes et la guerre 14-18 (à paraître)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/loire-42
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Les amis de Marlhes (frère André, Pierre Chausse, Claude Chorain, Roger Defours et Antoine Hergott), Marlhes au long des siècles, Coordinateur d'édition Labrador, , 480 p., p. 17/18.
  10. Hippolyte Cocheris, Origine et formation des noms de lieux, Paris, p. 72.
  11. a et b J.-E Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, Publications de l'université de Saint-Etienne, (1re éd. 1946) (ISBN 978-2-8627-2412-6, présentation en ligne), p. 541-542, 970-971.
  12. « Marlhes : un village à la dimension internationale », sur www.leprogres.fr (consulté le )
  13. Berthelot (dir.), La Grande Encyclopédie, Paris, s.d., t. 23, p. 202.
  14. Charpin-Feugerolles (Comte de) et M.-C. Guigue, Cartulaire du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue, Lyon, (lire en ligne), p. 138-139
    Doc. CLXXI, 1 septembre 1281 : « Domus Templi de Marlhetas ». Voir aussi Marletis, Marlhetes, Marliatis, Marlietis et Grangia Templi, Templum, preceptor de Marlhes. Entre autres 1277, « Jordanum de Sereys, præceptorem militiæ Templi Anicii & de Marletis ».
    .
  15. Léopold Niepce, Le Grand-Prieuré d'Auvergne : Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Lyon, Librairie Générale Henri Geors, , XI-352 p. (OCLC 422251418, présentation en ligne), p. 101,220,230,278,303.
  16. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-marlhes.html
  17. http://www.politiquemania.com/forum/elections-senatoriales-2017-f47/elections-senatoriales-2017-loire-t5877-10.html
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « EN IMAGES. La Loire dans le rétro... en juillet 1975 », sur www.leprogres.fr (consulté le )
  23. « Eglise Saint-Saturnin, Marlhes », sur www.pilat-patrimoines.fr (consulté le ).
  24. « Gîte Foumourette à Marlhes - Gîtes de France Loire », sur www.gites-de-france-loire.com (consulté le )
  25. « "L’engagement passé de la jeunesse se poursuit dans l’avenir" sur zoomdici.fr (Zoom43.fr et Zoom42.fr) », Zoom d'ici,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Les Résistances dans le département de la Loire 1940-1944, de Pascal Chambon : avis et résumé critique de Benjamin », sur www.gregoiredetours.fr (consulté le ).