Champagne (Ardèche)

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Champagne
Image illustrative de l'article Champagne (Ardèche)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Communauté de communes Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Philippe Delaplacette
2014-2020
Code postal 07340
Code commune 07051
Démographie
Population
municipale
621 hab. (2013)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 26″ Nord 4° 48′ 04″ Est / 45.2739, 4.8011
Altitude Min. 135 m – Max. 361 m
Superficie 4,10 km2
Localisation

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Champagne

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Champagne

Champagne est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Champenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite du Rhône, la commune de Champagne occupe une surface relativement restreinte de 4,10 km². Les ¾ de son territoire se situent sur la plaine alluviale du Rhône, qui offre un bon terrain pour les cultures. Le reste est un coteau boisé sous le plateau de Bogy. L'habitat s'est étalé en village de part et d'autre de l'ancienne route royale, devenue ensuite Nationale 86? élargie en 1848, et devenue aujourd'hui départementale. Une autre partie du village s'est développée vers l'ancien "port" du Rhône[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peyraud Rose des vents
Bogy N Saint-Rambert-d'Albon (Drôme)
O    Champagne    E
S
Saint-Désirat Andancette (Drôme)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès l'Antiquité, une voie traversait le territoire du nord au sud. Dès 145, la voie romaine dite "d'Antonin" longeait le Rhône rive droite depuis Vienne jusqu'à Alba.

La présence gallo-romaine est attestée par des matériaux d'époque retrouvés en divers endroits: réemplois de pierres dans l'église ou dans ses alentours, fragments d'inscriptions latines, fragments de poteries et de céramiques aux quartiers de Champaillet et Champ La Roche. Les vestiges les plus importants ont été trouvés au nord du village, entre le chemin de Poulet et le quartier de la Sarrazinière: bassins de décantation, surfaces bétonnées, dispersion de tuiles et de céramiques[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du 11e siècle, Champagne a été un des rares territoires de la rive droite du Rhône à appartenir au Dauphiné et aux comtes d'Albon. Il l'est resté jusqu'en 1790[3].

La paroisse dépendait de l'archevêché de Vienne. Une tradition rapporte qu'au 9e ou au 10e siècle un prieuré se serait installé à Champagne. Il se serait agi de chanoines de St-Augustin dépendant de l'abbaye de St-Barnard de Romans. Puis, à partir du 12e siècle de bénédictins de St-Chef (nord Isère). C'est de cette époque que date l'église actuelle, et donc de la grande époque des églises romanes. Elle a été peu modifiée par la suite et reste un excellent exemple de l'architecture de l'époque.

À partir de 1319, les possessions de l'abbaye de St-Chef sont passées sous la dépendance directe de l'église de Vienne. En 1328, le prieuré de Champagne a été supprimé. En 1361, l'église a été confiée aux religieux Célestins de Colombier le Cardinal, jusqu'en 1773. Aujourd'hui, l'église fait partie de la paroisse Ste-Croix du Rhône et elle est desservie par les prêtres de l'abbaye[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Philippe Delaplacette[6] SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552 440 448 521 524 502 501 558 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528 530 501 468 507 417 405 407 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 335 327 291 304 361 293 293 287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
287 294 320 345 406 488 589 621 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École publique trois classes.

Associations[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune voyait opérer une dizaine d'associations sur son territoire.

Comité des Fêtes, Sou des Écoles, Ainés Ruraux, ACCA, Foot ASCSD Champagne St-Désirat, Boules ABCSD Champagne St-Désirat, Basket avec Andance et Andancette, Familles Rurales Les villages du Châtelet (12 activités, centre de loisirs, crèche, club ados et périscolaire)[9].

L'abbaye Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Un réfectoire lumineux.
L'abbaye a été construite par la congrégation St-Victor à partir de 1968.

L'abbaye St-Pierre de Champagne a été fondée en 1968 par trois religieux suisses de l'Ordre des Chanoines réguliers de St-Augustin. Elle a permis de créer en 1992, au sein du même ordre augustin, la congrégation de St-Victor. Champagne est la « maison-mère » des trois prieurés qui ont été fondés ensuite, deux en France et un en Tanzanie. La communauté rassemble aujourd'hui 65 membres (prêtres ou frères), dont une vingtaine résident à Champagne. Les bâtiments, construits par les religieux, offrent un équilibre harmonieux entre matériaux naturels et lignes modernes.

Les religieux ont leur journée rythmée par 4 temps de prière quotidiens. Ils assurent les offices et les animations de la paroisse Ste Croix du Rhône qui s'étend sur 13 communes. Ils proposent aussi des accueils de personnes et de groupes, des conférences et des enseignements, la formation de religieux venant d'Afrique et du Viêt-Nam. En parallèle, à la maison du Petit Pré, une communauté féminine de Chanoinesses de St-Victor se consacre à la formation de jeunes religieuses tanzaniennes[1],[10].

Industrie[modifier | modifier le code]

Les laboratoires Aguettant[modifier | modifier le code]

Champagne (Ardèche) laboratoires Aguettant 2.jpg

La société a été créée en 1880 à Lyon et développée ensuite par la famille Aguettant. La société s'est peu à peu spécialisée dans les produits injectables. Sa production s'est industrialisée dans les années 1950 avec un premier site à Lyon en 1959, puis un deuxième à Champagne en 1988 pour les produits conditionnés sous plastique. Les laboratoires Aguettant font partie des leaders internationaux dans plusieurs domaines thérapeutiques, avec une commercialisation de leurs produits dans 60 pays. Ils emploient 500 salariés en France et dans les filiales étrangères, dont une centaine à Champagne, où la société continue d'investir en recherche et en techniques de production pour garantir sa compétitivité. Sur la même zone d'activités se trouvent la menuiserie Roux, avec une quarantaine d'employés et la fabrique de matériels industriels Prodimeca, avec une vingtaine de postes[1].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Spécialités viticoles[modifier | modifier le code]

  • Vins AOC « Côtes-du-Rhône » et « Saint-Joseph ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Champagne.
Champagne (Ardèche) église intérieur.jpg
Une église romane du XIIe siècle bien conservée.

L'église date du 12e siècle et elle a été classée Monument Historique en 1862[11]. Elle est sans doute la résultante de la volonté des comtes d'Albon d'imposer un symbole fort sur leurs possessions de la rive droite du Rhône, avec l'aide probable d'une communauté de Bénédictins.

L'édifice a été peu modifié par la suite et reste un excellent exemple de l'architecture de l'époque. Son architecture comporte une allure générale défensive, prévue pour offrir peu de prises à des agresseurs. La tour nord est entière. La tour sud a été démantelée en partie au 16e siècle. L'église était entourée en plus par un rempart dont il reste comme vestiges à l'ouest une porte et une tour. À l'extérieur, les murs sont émaillés de personnages sculptés qui semblent être des pierres de réemploi. La façade a perdu son porche voûté en 1848 pour permettre l'élargissement de la route. Le portail d'entrée est surmonté d'un linteau et d'un tympan sculptés qui représentent la Cène et la Passion du Christ. Les deux autres portes latérales ont elles aussi des linteaux sculptés: au nord, le Christ couronnant deux personnages; au sud l'agneau pascal présenté par deux anges.

L'intérieur de l'église présente une taille soignée et une grande unité. La nef est formée d'un vaisseau de cinq travées, avec en hauteur des coupoles originales. Elle est flanquée de bas-côtés éclairés par de grandes baies. Le transept est particulièrement bien éclairé. Le chœur, semi-circulaire, est bordé de 6 colonnes et d'un déambulatoire. Deux petites chapelles ont été réalisées en hauteur, au niveau des tribunes. En 2000, du mobilier liturgique contemporain a été réalisé par le sculpteur géorgien Goudji : autel, tabernacle, croix et colombe au-dessus de l'autel, aigle sur l'ambon, armes de l'abbé sur le siège abbatial, cuve baptismale[5],[10].

Les berges du port[modifier | modifier le code]

Les berges du Rhône ont été aménagées pour la détente, autour de l'ancienne pile du bac à traille, classée Monument Historique en 2006[12]. Ce bac n’est pas mentionné dans les textes avant 1347, mais une transaction de 1255 entre le Dauphin comte d’Albon et le Prieur de Champagne sous-entend son existence. Il était particulièrement bien placé, à un endroit où la zone inondable est la plus étroite entre Andance et Serrières (300 m de large environ), entre deux berges relativement élevées.

Le bac de Champagne est resté propriété du comte archevêque de Vienne jusqu’en 1790, et comme la paroisse de Champagne s’étendait sur les deux rives du Rhône, ses habitants pouvaient utiliser le bac gratuitement. La présence du bac a valu à ce site l'appellation de "port".

En 1816, la traversée était effectuée par un grand bac de 14 m de long et de 3,60 m de large, qui pouvait contenir 60 personnes. Le câble de la traille avait été élevé à 8,5 m au-dessus du fleuve. Deux mariniers assuraient le service pendant le temps des hautes eaux. Le bac a cessé de fonctionner à la suite d'un accident. Le 24 août 1896, le remorqueur « le Pilat » oublia de baisser sa cheminée au passage du bac et le choc renversa le pilier de la rive gauche. Celui de la rive droite a été conservé en souvenir patrimonial[13].

Autour de la pile, la berge a été aménagée afin de faire découvrir le fleuve, sa faune et sa flore. Une aire de repos et de pique-nique a été aménagée et éclairée. Des pontons offrent des points de vue sur le fleuve. Un parcours de santé a été créé. Des chemins de desserte agricole permettent de continuer à suivre le Rhône vers le nord jusqu'à Peyraud et Serrières[1].

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Les chemins de l'Arborescence[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une randonnée de 8 kilomètres autour du village. Elle permet de découvrir le Rhône, ses berges et sa flore; l'ancien chemin de fer qui reliait la vallée du Rhône à Annonay et Firminy; le centre ancien du village, les derniers aménagements du village… Des panneaux explicatifs permettent de découvrir la commune de façon ludique et jalonnent le parcours avec des informations sur des monuments particuliers ou sur la faune et la flore locales. Le départ du parcours est prévu place de la Fontaine[1].

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Ancienne ligne de chemin de fer[modifier | modifier le code]

L'ancienne ligne de chemin de fer qui reliait Firminy et Annonay à Saint-Rambert-d'Albon est devenue chemin de terre.

Stade de l'Abreuvoir[modifier | modifier le code]

Le stade de l'Abreuvoir est l'hôte des matches de l'ASCSD (Association sportive Champagne Saint-Désirat). Le stade d'une capacité de 50 places (toutes debout, à la buvette) est réputé pour ses très festives 3e mi-temps et sa célèbre maxime : « À l'Abreuvoir, tu t'y noieras ».

Champagne (Ardèche) vue générale 2.jpg

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Champagne sur le site de l'Institut géographique national (archive)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.
  • Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  • Maryse Aymes et Jean-Pierre Esteban, Guides géologiques. Ardèche.
  • articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 20 juillet 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e articles de François Bassaget dans le Dauphiné Libéré du 20 juillet 2015.
  2. Joëlle Dupraz et Christel Fraisse, Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche. 2001
  3. Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901
  4. « Histoire », sur Site de l'abbaye St-Pierre de Champagne
  5. a et b « Serrières », sur Sauvegarde des monuments anciens de l'Ardèche,
  6. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche,‎ (consulté le 29 juillet 2015).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  9. d'après les bulletins municipaux, jusqu'en 2015.
  10. a et b « Champagne / Son église », sur Site de l'abbaye de Champagne
  11. « Notice no PA00116684 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA07000010 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Champagne », sur site Medarus.org de Jean-Yves Gourdol