Arras-sur-Rhône

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Arras-sur-Rhône
Arras-sur-Rhône
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Sarras
Intercommunalité Communauté de communes Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Brigitte Royer
2014-2020
Code postal 07370
Code commune 07015
Démographie
Population
municipale
508 hab. (2016 en diminution de 4,33 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 33″ nord, 4° 48′ 29″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 388 m
Superficie 5,89 km2
Localisation

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Liens
Site web http://arras-sur-rhone.monsite-orange.fr/
Tour d'Arras sur Rhône

Arras-sur-Rhône est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le nord de l'Ardèche, dans la vallée du Rhône sur la rive droite du fleuve, Arras-sur-Rhône est par la route à moins de 80 km au sud de Lyon, environ 25 km au sud-est de Annonay, 60 km au sud-est de Saint-Étienne et à moins de 30 km au nord de Valence[1].

Le village le plus proche par la route est Vion à 3 km, mais le village drômois de Serves-sur-Rhône, situé sur la rive gauche du fleuve, est à environ 800 m en distance Orthodromique[2].

Communes limitrophes de Arras-sur-Rhône[3]
Eclassan
(par un quadripoint).
Ozon
Sécheras Arras-sur-Rhône Serves-sur-Rhône (Drôme)
Vion

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Arras-sur-Rhône est traversé par l'ancienne route nationale 86, aujourd'hui route départementale 86, qui traverse l'Ardèche du nord au sud dans la vallée du Rhône. La route départementale 800 fait la jonction avec la route nationale 7 dans la Drôme ; en partant du sud du village, elle traverse d'abord le fleuve puis longe le canal et enfin traverse ce dernier au niveau de Gervans dans la Drôme.

Les gares ferroviaires régionales les plus proches sont dans la Drôme, l'une à Saint-Vallier à 6,5 km au nord, l'autre étant la gare de Tain-l'Hermitage - Tournon située à 10 km au sud de Arras-sur-Rhône[1].

Le village est desservie par les autocars de la ligne 3 Valence (Drôme) - Tournon-sur-Rhône (Ardèche) - Annonay (Ardèche). La ViaRhôna, un itinéraire cyclable de plus de 800 km, passe sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village d’Arras est cité pour la première fois en sous la forme Villa Aratica, on le voit ensuite apparaître sous diverses formes, telles que : Villa Erattis , Erasio , Ras , Herasium / Heras , Herario , Heyras , Herras , Arrans , Heras , Arras XVIIIe siècle, puis enfin Arras-sur-Rhône en , le déterminant complémentaire -sur-Rhône a été officialisé par décret en .

En effet, à la suite de la création de la voie ferrée, la dénomination « Arras » tout court était confondue avec la ville d’Arras dans le Pas-de-Calais.

Albert Dauzat qualifie ce toponyme d'« obscur ». Quant à Ernest Nègre, il ne l'évoque pas : sans doute n'en connaît-il pas l'origine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine et moyen-âge[modifier | modifier le code]

Une voie romaine traversait le village, d’où le lieu-dit « impasse de l’Ancienne Voie », dont on retrouve d’ailleurs des bornes milliaires indicatrices des distances en milles romains.

Deux étaient encore en place, dont l’une porte l'inscription Millia Passum XXXI, c'est-à-dire la distance qui sépare Arras-sur-Rhône et Vienne, mais en elles ont été transférées et scellées dans l’entrée de la cour d’honneur du château-musée de Tournon-sur-Rhône.

Au moyen-âge, le premier seigneur local connu est Sylvion d’Arras, selon une information datant de , ce seigneur possédant le fief de « tour brune ».

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le village a souvent été remodelé au cours du temps, avec la construction du barrage, de la voie ferrée, qui ont engendré de nombreuses expropriations, et aussi la disparition de métiers locaux.

La ligne ferroviaire Paris-Lyon-Marseille a été construite entre et . Dix hectares de terrain sont obtenus par expropriation d’agriculteurs, en effet ces zones submersibles jouaient un grand rôle dans le fauchage et le pâturage. La terre utilisée pour faire les talus provient d’un lieu-dit de la commune aujourd'hui nommé Chambre d’Emprunt où se situe la maison des associations.

L'année voit l’installation de deux gares ferroviaires, à Vion et Sarras mais ce n’est qu’en que celle d’Arras ouvre ses portes, de pair avec la création des voies de communication envers Sécheras et Ozon afin d’assurer une affluence suffisante à la gare. Le Café de la halte est situé à la place de cette ancienne gare où on trouve l’inscription « ici on loge à pied ou à cheval », ce qui témoigne de l’emplacement d'un ancien relais de poste.

Durant l'apogée de la gare, 5 à 7 tonnes de fruits étaient acheminées par voie ferroviaire jusqu’à Paris, mais en la gare est détruite dans le cadre des travaux de construction du barrage. En , la voie est électrifiée afin de désencombrer la rive gauche.

Cultures des fruits[modifier | modifier le code]

La culture principale du territoire avant la Révolution était celle du mûrier. Le marché aux fruits était situé sur la place (route du barrage) ; le dernier a lieu en .

En , la zone d’appellation saint-Joseph fut créée, à la suite d'un plan de rénovation du vignoble datant de  ; cependant elle s’est trouvée limitée aux hauteurs de la localité en . Aujourd’hui la surface viticole d’Arras-sur-Rhône comporte environ 35 hectares de vigne contre 100 hectares en .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Guironnet    
mars 2008 En cours
(au 24 avril 2014)
Brigitte Royer[4] DVG Conseillère départementale

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 508 habitants[Note 1], en diminution de 4,33 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422360336387481507513548536
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530515506512685528511481503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506440433390378390381402409
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
402401332315351415457525513
2016 - - - - - - - -
508--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 27,3 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,5 %).
Pyramide des âges à Arras-sur-Rhône en 2008 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,0 
4,9 
75 à 89 ans
7,3 
8,7 
60 à 74 ans
9,2 
22,3 
45 à 59 ans
21,2 
21,1 
30 à 44 ans
23,1 
15,1 
15 à 29 ans
11,9 
27,5 
0 à 14 ans
27,3 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[10].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune, intégrée à l'académie de Grenoble, a une école maternelle et élémentaire d'un effectif de 56 élèves pour l'année scolaire 2017-2018[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges du château[modifier | modifier le code]

Propriété de la commune et inscrit aux monuments historiques le 31 mai 1927, le château d'Arras fut partagé en deux quo-seigneuries et organisé autour d'un donjon circulaire au sommet d'un piton rocheux dominant le Rhône.

Aujourd'hui, il reste quelques pans de murs de l'enceinte, mais le donjon est très bien conservé. Ce dernier, appelé aussi Tour Blanche ou Tour de Soubise, mesure 28 mètres de haut pour 6 mètres de diamètre. Il est construit en moellons de granite épais de 180 centimètres au premier niveau et pourrait dater du XIIIe siècle. À ses côtés les quelques pans de murs de la seconde tour, la tour brune dite « de Joviac », témoignent de l'existence de l'autre seigneurie.

Partie intégrante du système de défense de la ville, le château conférait aux propriétaires un droit de péage. La Révolution abolissant tous les péages, ôta tout intérêt à l’édifice et accéléra son érosion.

Une légende, dite « légende du cavalier noir », entoure le château. Chaque nuit, un cavalier noir sur un cheval noir apparaît près de la tour ; il s'agirait du fantôme du capitaine huguenot Clavel, qui aurait trouvé refuge dans l'édifice encore debout en 1585, mais ayant tellement commis de crimes et de pillages dans la région qu’il aurait été condamné après sa mort à reparaître éternellement sur le lieu de ses forfaits.

L’église d'Arras-sur-Rhône[modifier | modifier le code]

Le saint patron de la paroisse est saint Clair.

L'église est fondée par le père De Pons d’Eyras. En , elle est remise avec la paroisse à l’abbaye de Saint-Bernard de Romans et plus tard au prieur de l’Ile de Saint-Vallier puis aux chanoines de Saint-Ruff (diocèse de Vienne) et aux archiprêtres de Saint-Félicien. Jusqu’en l’église et la maison prieurale d’Arras formaient un ensemble avec 6 400 m2 de vigne, 1,7 hectare de terre et 70 ares avec des rochers affleurants.

En , le clocher fut reconstruit avec les pierres de la carrière de Guerrys, située à un kilomètre de l’édifice, sur la vieille côte d’Ozon ; auxquelles des molasses de Crussol furent ajoutées. En le toit est une première fois rétabli, puis une seconde fois en , avec la repose de la charpente, et enfin une troisième fois en . L'intérieur est révové au début des années (carrelage, plafonds et peinture).

En et , les murs de l’ancien cimetière sont détruits afin d'aménager la place.

Le moulin à eau[modifier | modifier le code]

Installé en et fonctionnel jusqu’en , il utilisait la force hydraulique pour moudre le grain.

Un barrage en pierre a été construit sur l’Ozon pour retenir l’eau au lieu-dit la Levée et un canal de 200 mètres amène la ressource jusqu’à la roue construite en fer mesurant 6 m de diamètre où la chute d’eau permet d’entraîner tout un système d’engrenages.

En , la meule est remplacée par des machines à cylindre et un moteur Diesel est installé afin d’assurer la production même en période d’étiage.

Les puits communaux[modifier | modifier le code]

Protégés et entretenus par les habitants, on compte encore deux exemplaires de puits d'eau, un situé à côté de l'ancienne école communale et l'autre, en très bon état de conservation, situé rue des Granges. Chaque citoyenne et citoyen de la commune conserve un accès à ces puits.

Le barrage et l'écluse[modifier | modifier le code]

Le projet date du milieu des années , en effet le de cette année a lieu la première réunion d’information en préfecture pour le conseil municipal. La construction a duré 3 ans entre la fin de l’enquête publique en et la date de la mise en eau en , pour ce faire 65 à 67 ha de terrain ont dû être expropriés et on a vu disparaître l’île Jamet, d'une étendue de 12,58 hectares.

Le barrage est long de 152 mètres et comporte 6 passes de 22 mètres de long et de 12,8 mètres de haut. Quatre vannes équipées de volets déversoirs permettant chacun l’évacuation de 1 800 m3/s.

L’ouvrage a été construit sur une strate argileuse (dite « terre bleue ») afin de pouvoir faire face aux crues millénaires du Rhône et supporter des débits allant jusqu’à 7 500 m3/s. En effet une des plus grandes crues enregistrée a eu lieue en lorsqu'on observa des débits de 6 100 m3/s. La plus grande crue observée date de , avec des débits avoisinants les 5 300 m3/s. Afin d’assurer la protection contre les crues, les turbines peuvent tourner rapidement sans chercher à produire de l’électricité et le niveau de la retenue peut être baissé volontairement afin de produire plus d’énergie à un moment donné, pour être ensuite remonté durant les périodes creuses.

La retenue d’eau engendrée s’étend sur 20 kilomètres environ et peut stocker 3 240 000 m3 et produire en moyenne 700 millions de kWh chaque année. La centrale hydroélectrique de Gervans est équipée de quatre groupes turboalternateurs de 30 000 kVA, elle utilise l’eau qui après la chute du barrage passe par le canal de dérivation, on parle ainsi de centrale « au fil de l’eau ».

L’écluse : le canal d’amenée est long de 3,5 kilomètres et le sas d’amenée large de 12 mètres et long de 195 mètres. La hauteur de chute varie de 9 8 à 11 55 mètres, suivant l’étiage du Rhône. Le tonnage total passé à l’écluse est de 1 791 788 tonnes. La répartition des navires par tonne est la suivantes :

  • navires de commerce = 3 372 ;
  • navires de plaisance = 1 707 ;
  • navires de voyageurs = 341 ;
  • navires de servitude = 126 ;

Soit un total de 5 546 navires pour l'année .

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Le Pont vieux, construit avant 1348 afin d’éviter l’usage du passage à gué situé au bout de l’impasse de l’ancienne voie romaine et rénové en 1779.
  • Le pont sur l’Ozon qui date de .
  • Les chalets ou terrasses viticoles sont visibles dans la vallée de l’Ozon.
  • Les croix dans le village et une chaire en noyer sculpté.
  • Un musée rassemble des anciens ustensiles témoins des techniques agricoles et viticoles d’avant mais aussi des vieux meubles et objets ménagers.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Deux sentiers de randonnée serpentent dans les gorges de l’Ozon offrent un climat méridional avec des îlots de végétation supra méditerranéenne. On trouvera ainsi des cactées, des genévriers, des figuiers de barbaries mais aussi des cigales et des scorpions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Géoportail ; calculer un itinéraire.
  2. Géoportail ; mesure d'une distance.
  3. Géoportail, « Limites administratives de la commune de Arras-sur-Rhône », (consulté le 25 juin 2018).
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 29 juillet 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Évolution et structure de la population à Arras-sur-Rhône en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  11. Ministère de l'éducation nationale - Annuaire : fiche établissement.