Le Grand-Serre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Grand-Serre
Le Grand-Serre
Halle médiévale du Grand-Serre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Dromardèche
Maire
Mandat
Agnès Genthon
2020-2026
Code postal 26530
Code commune 26143
Démographie
Gentilé Serrins, Serrines
Population
municipale
914 hab. (2018 en augmentation de 1,56 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 14″ nord, 5° 06′ 14″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 519 m
Superficie 24,74 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Drôme des collines
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Le Grand-Serre
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Le Grand-Serre
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Grand-Serre
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Grand-Serre

Le Grand-Serre est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Grand-Serre est situé dans le nord du département de la Drôme, en bordure du département de l'Isère, à 12 km au sud de Beaurepaire et à 6 km à l'est d'Hauterives.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Grand-Serre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37 %), prairies (33,8 %), zones agricoles hétérogènes (18,5 %), terres arables (7,9 %), zones urbanisées (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[8] :

  • 1025 : Villa Serra in valle Wallauro (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 252).
  • 1025 : mention de l'église Saint-Pierre : Ecclesia in honore Sancti Petri in villa Serra (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 252).
  • 1055 : Villa Cedranis (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 265).
  • 1120 : mention du prieuré : Prior Serrae (Gall. christ., XVI, 32).
  • 1257 : mention du prieuré : Prioratus de Serra (archives de la Drôme, E 3257).
  • 1300 : Villa et mandamentum et parrochia de Serra (Valbonnais, II, 56).
  • 1322 : Castrum Serris (archives du Châtelard).
  • 1521 : mention de l'une des trois paroisses, Serre : Ecclesia Serre (pouillé de Vienne).
  • 1710 : Le Grand Serre (archives de la Drôme, C 307).
  • 1788 : Serre (Alman. du Dauphiné).
  • An VIII (Révolution) : Le Grand-Serre.
  • 1891 : Le Grand-Serre, chef-lieu de canton (arrondissement de Valence).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot sèrra désigne une colline de forme allongée. La plaine des Serres, en Agenais (ou Agenois), correspond à un véritable plateau. Dans les Hautes-Alpes, de nombreuses communes ont un hameau nommé « le Serre » (Serre Chevalier en est le plus célèbre)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Découverte d'objets préhistoriques[9].

Protohistoire : les Celtes[modifier | modifier le code]

Installation des Gaulois Allobroges[9].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Occupation burgonde[9].

La seigneurie[8] :

  • La terre est du fief des abbés de Saint-Pierre de Vienne.
  • 1252 : possession des Châteauneuf.
  • Les Châteauneuf vendent leurs droits aux Bressieu.
  • 1429 : passe (par héritage) aux Grolée-Mévouillon.
  • 1646 : passe (par héritage) aux La Baume-Suze.
  • 1720 : vendue aux Valbelle.
  • 1768 : vendue aux Chastellard, derniers seigneurs.

1434 (démographie) : 118 maisons[8].

1698 (démographie) : 1240 habitants[8].

Avant 1790, Serre (qui n'a été dénommé officiellement le Grand-Serre qu'en l'an VIII) était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin, formant trois paroisses du diocèse de Vienne : Saint-Clair, Saint-Julien-de-Montsage et Serre. Dans cette dernière paroisse, l'église, dédiée à saint Mamert, plus anciennement à saint Saturnin et auparavant à saint Pierre, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît et de la dépendance de l'abbaye de Saint-Pierre de Vienne, réuni à cette abbaye en 1399. De telle sorte que les abbés de Saint-Pierre de Vienne furent depuis et jusqu'à la Révolution collateurs et décimateurs dans la paroisse de Serre[8].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Serre, diminué d'une partie de la paroisse de Saint-Julien-de-Montsage (qui fut alors comprise dans la commune de Montrigaud), devint une communauté du canton d'Hauterives, de laquelle fut distraite, peu de temps après, la paroisse de Saint-Clair (pour être annexée au département de l'Isère). La réorganisation de l'an VIII en a fait le chef-lieu d'un canton de l'arrondissement de Valence, comprenant les communes suivantes : Épinouze, le Grand-Serre, Hauterives, Lapeyrouse-Mornay, Lens-Lestang, Montrigaud, Moras, Saint-Bonnet-de-Valclérieux, Saint-Christophe-et-le-Laris, Saint-Sorlin et Tersanne[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Chevillon    
mars 2008 En cours Agnès Genthon[10]   Retraitée

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 914 habitants[Note 2], en augmentation de 1,56 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5981 4911 5621 7901 7711 7851 5881 5871 703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7061 6851 7481 5491 5461 5631 3371 3431 438
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4071 3831 3851 2111 1081 053976859844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
773800702721722735771776881
2017 2018 - - - - - - -
912914-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux établissements sont situés sur la commune, une école élémentaire publique et un collège (collège Joseph Bédier)[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : dernier dimanche de septembre[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Cyclo-tourisme[9].
  • Spéléologie[9].
  • Chasse et pêche[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (bovins, caprins), céréales[9].

  • Foire : une fois par mois sauf en octobre.
  • Marché : le mardi.
  • Marché (concours des boeufs gras) : le mardi avant les Rameaux.
  • Marché des dindons : le 13 décembre.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Panorama sur le Vercors et le mont Pilarde[9].
  • Vue sur la vallée de la Galaure[9].
  • Forêt de Chambarrand (muguet)[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Le Grand-Serre possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 166.
  9. a b c d e f g h i j k l m n o et p Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Le Grand-Serre.
  10. Le Grand-Serre sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.