Laveyron

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Laveyron
Laveyron
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Jean-Yves Coquelle
2014-2020
Code postal 26240
Code commune 26160
Démographie
Gentilé Laveyronnais, Laveyronnaises
Population
municipale
1 165 hab. (2016 en augmentation de 15,69 % par rapport à 2011)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 39″ nord, 4° 49′ 13″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 364 m
Superficie 5,32 km2
Localisation

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Laveyron est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Laveyron est une commune de 1 165 habitants, d’une superficie de 5,32 km2, située au bord du Rhône dans le Nord-Drôme. Elle a pour communes limitrophes : Saint-Vallier, Beausemblant, Saint-Uze, Andancette ainsi que les communes de Andance et Sarras dans l’Ardèche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Andancette Rose des vents
Andance
Ardèche
N Beausemblant
O    Laveyron    E
S
Sarras
Ardèche
Saint-Vallier Saint-Uze

Laveyron est situé à 35 km au nord de Valence et à 4 km au nord de Saint-Vallier.

Outre Saint-Vallier, les communes les plus proches sont Beausemblant, Sarras, Andancette et Andance.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas d’église car elle était jumelée avec Beausemblant et Le Molard (pour église et école). Sur le cadastre napoléonien on voit que la commune de Laveyron était rattachée à celle de Saint-Vallier. Laveyron n’obtiendra son autonomie qu’entre 1790 et 1801.

On retrouve le quartier de la Croix des Mailles, nom qui renverrait significativement à un lieu stratégique où les bateaux remontant le fleuve grâce à la traction des chevaux changeaient de rive, littéralement ils « changeaient de maille ». Cependant d’autres explications lient ce nom aux « mouilles » qui sont des tourbillons d’eau, des creux d’eau dans le fleuve. Laveyron comportait une auberge entre 1800 et 1840, point de rencontre où l’on pouvait trouver des chevaux disponibles pour la traction batelière.

Dès les années 1840 les bateaux à vapeur remplacent progressivement l’utilisation des chevaux afin de relier Lyon à Valence. Cependant au niveau de Laveyron et de Sarras ils ne desserviront au début que la rive ardéchoise laissant les chevaux assurer la traction côté drômois. La compagnie générale des bateaux refuse de desservir cette rive car elle la juge trop dangereuse. Ce qui justifierait la présence d’un petit port ou d’une rampe d’abordage afin de faire traverser le fleuve par des marchandises (dont la farine issue du moulin de Arras) et des personnes. La traversée se fait en bacs à rames puis à trailles à partir de 1826. La traille est cependant détruite deux ans plus tard à la suite d'un litige. Le bail du propriétaire du bac et résilié et deux ponts suspendus sont construits à Tournon et Andance. Les traversées en bacs se poursuivent néanmoins jusqu'en 1856, date à laquelle le préfet de l’Ardèche ordonne la cessation de l’activité car le passeur perçoit une redevance annuelle illégale. À Laveyron on retrouve une tour surmontée d’un équipement métallique qui aurait pu être un des piliers de la traille. Au cours du XXe siècle, elle supporta le mécanisme d’une éolienne afin de pomper l’eau d'un puits situé à côté de la tour.

Afin d’augmenter la partie navigable sur le Rhône, M. Girardon, Ingénieur en chef du Service Spécial du Rhône a réalisé de nombreux aménagements dès 1180. En effet il décida de fermer les bras secondaires du fleuve par des barrages submersibles, d’installer des épis transversaux afin de fixer les profondeurs du fleuve et d’installer des seuils de fonds afin d’élargir le lit du fleuve. Le chenal de navigation atteignit ainsi les 1,2 m de hauteur ce qui permit la navigation des bateaux à vapeur sans encombres. Deux industries furent construites à Laveyron : la tuilerie Félix Crotte en 1856 et la papeterie de la Ferrandinière crée en 1874 par Achille de Montgolfier et Michel Nikly (son petit-fils).

Un conte sur la création de la commune a été écrit par un ancien maire M. Gervais.

Historique du château de la Ronceraie et de ses constructeurs :

Un beau château (de la Ronceraie) qui est équipé de l’eau courante depuis le XIXe siècle. Il fut occupé par les troupes allemandes durant la Seconde Guerre mondiale, par ailleurs 7 Allemands sont enterrés sous un arbre du parc.

Château érigé en 1891 par Charles ROUX-MEULIEN pour la famille Baboin, famille qui possédait une tullerie en bords de Rhône (utilisant ainsi la soie venue de Lyon et de la vallée). On y retrouvait une forêt préservée, mais aussi un verger et un potager. D’architecture Romantique, les boiseries intérieures sont inscrites à la conservation du patrimoine depuis 1988.

Aimé Baboin : né en 1845, il fit la guerre de 1870 dont il sortit indemne. Il travailla un temps à Lyon dans la Tullerie de son père puis il dirigea les tuileries de Saint-Vallier. La maison Baboin employait sur le site de Saint-Vallier jusqu’à 300 « canuts ». Il y construisit son château qui fut jugé tellement confortable durant la Seconde Guerre mondiale que les troupes d’occupation allemandes y installèrent leur état-major. Le tulle est un tissu transparent formé par un réseau de mailles régulières de fins fils de coton, de lin, de soie, de laine.

La fabrication du tulle de soie (précédemment monopolisée par les Anglais), était orientée géographiquement vers la vallée du Rhône spécifiquement à Saint-Vallier et à la Voulte-sur-Rhône. Ses usines connaissent leur apogée sous le second Empire. En 1976 à la suite de l'effondrement du marché du textile dû à la poussée concurrentielle chinoise, les usines et le château sont vendus. Le château est une propriété de la mairie depuis 1980 et l’ancienne usine Baboin est aujourd'hui la maison des associations.

Le parc du Château : Un parc abritant 12 essences d’arbre différentes. Le terrain est étendu sur 50 563 m2. Les jardins du château ont été initialement dessinés par Marc-Antoine Luizet, paysagiste originaire d'Ecully (Rhône). Les arbres du parc sont signalés par des panneaux ; érable plane, cornouiller mâle, platane, cèdre du Liban, filaire, frêne élevé, sapin pectiné, robinier faux acacia, buis, érable sycomore, marronnier, tilleul. Le parc est aménagé pour recevoir des manifestations et du public : toilettes, poubelles, terrains de tennis de pétanque… Il est par ailleurs visiblement utilisé comme le témoigne la présence de poinçons de course d’orientation

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 4 adjoints et de 10 conseillers municipaux[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Michelle Lamazière PS  
mars 2001 mars 2008 Roger Gachet DVD  
mars 2008 En cours Jean-Yves Coquelle[1] SE puis UDI Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 1 165 habitants[Note 1], en augmentation de 15,69 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202222215346380460492499500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515499486448459576504453503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458441421386432374381407447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6416017577667958829131 0071 165
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune a la particularité de ne pas avoir d'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aimé II Baboin, (1845-1919), industriel en soieries à Saint-Vallier, constructeur de La Ronceraie, actuelle mairie de Laveyron.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laveyron sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.