Laveyron

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Laveyron
Laveyron
La mairie.
Image illustrative de l’article Laveyron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Dromardèche
Maire
Mandat
Sylvie Perot
2020-2026
Code postal 26240
Code commune 26160
Démographie
Gentilé Laveyronnais, Laveyronnaises
Population
municipale
1 216 hab. (2018 en augmentation de 9,85 % par rapport à 2013)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 39″ nord, 4° 49′ 13″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 364 m
Superficie 5,32 km2
Unité urbaine Saint-Vallier
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Vallier
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vallier (Drôme)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Laveyron

Laveyron est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située en bordure du Rhône dans la partie nord du département. Elle est située à 35 km au nord de Valence et à 4 km au nord de Saint-Vallier.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située le long du Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Laveyron est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Saint-Vallier, une agglomération inter-départementale regroupant 7 communes[1] et 11 784 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Vallier, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[6] :

  • 1535 : Le mas de Laveron ou Le mas des Grands Vignes (terrier de Saint-Vallier).
  • 1891 : Laveyron, commune du canton de Saint-Vallier.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire : les Celtes[modifier | modifier le code]

  • Monnaies gauloises[7].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie : au point de vue féodal, Laveyron faisait partie du mandement de Vals (voir ce nom)[6],[7].

Avant 1790, Laveyron était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin, faisant partie de la paroisse de Saint-Vallier (voir ce nom)[6].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie du canton de Saint-Vallier depuis 1790[6].

Navigation sur le Rhône[modifier | modifier le code]

Un récit sur la création de la commune a été écrit par un ancien maire, M. Gervais. Le principal hameau est La Croix des Mailles. Ce nom renvoie à l'époque où les bateaux remontaient le Rhône grâce à la traction des chevaux sur les chemins de halage. Ils traversaient le fleuve à cet endroit (à cause du virage de la voie d'eau), littéralement ils « changeaient de maille », c'est-à-dire de corde de traction, pour rejoindre l'autre rive. D'autres explications, moins pertinentes, relient ce nom aux « mouilles » qui sont des tourbillons d’eau, des creux d’eau dans le fleuve. Laveyron comportait une auberge entre 1800 et 1840, point de rencontre où l'on pouvait trouver des chevaux disponibles pour la traction batelière[réf. nécessaire].

Dès les années 1840, les bateaux à vapeur remplacent progressivement l'utilisation des chevaux afin de relier Valence et Lyon. Cependant, au niveau de Laveyron et de Sarras, ils ne desserviront au début que la rive ardéchoise, laissant les chevaux assurer la traction du côté drômois. La compagnie générale des bateaux refuse de desservir cette rive car elle la juge trop dangereuse. Ce qui justifierait la présence d'un petit port ou d’une rampe d’abordage afin de faire traverser le fleuve aux marchandises (dont la farine issue du moulin d'Arras) et aux personnes. La traversée se fait en bac à rames puis à traille à partir de 1826. La traille est cependant détruite deux ans plus tard à la suite d'un litige. Le bail du propriétaire du bac est résilié et deux ponts suspendus sont construits à Tournon et Andance. Les traversées en bac se poursuivent néanmoins jusqu'en 1856, date à laquelle le préfet de l’Ardèche ordonne la cessation de l'activité car le passeur perçoit une redevance annuelle illégale. On peut encore voir une tour surmontée d’un équipement métallique qui a pu être un des piliers de la traille. Au cours du XXe siècle, elle supporta le mécanisme d'une éolienne afin de pomper l'eau d'un puits situé à côté de la tour[réf. nécessaire].

Afin d'augmenter la partie navigable sur le Rhône, M. Girardon, ingénieur en chef du Service Spécial du Rhône, réalisa de nombreux aménagements dès 1880. Il décida de fermer les bras secondaires du fleuve par des barrages submersibles, d'installer des épis transversaux afin de fixer la profondeur du fleuve et d'installer des seuils de fond afin d’élargir son lit. Le chenal de navigation atteignit ainsi les 1,2 m de hauteur ce qui permit la navigation sans encombre des bateaux à vapeur[réf. nécessaire]. Deux industries furent créées à Laveyron : la tuilerie Félix Crotte en 1856 et la papeterie de la Ferrandinière créée en 1874 par Achille de Montgolfier et son petit-fils Michel Nikly[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de quinze.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de quatre adjoints et de dix conseillers municipaux[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 juin 1995 Michelle Lamazière PS  
juin 1995 mars 2001 Rémy Gonon    
mars 2001 mars 2008 Roger Gachet DVD  
mars 2008 mai 2020 Jean-Yves Coquelle[8] SE puis UDI Retraité
mai 2020 En cours Sylvie Perot    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 1 216 habitants[Note 3], en augmentation de 9,85 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202222215346380460492499500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515499486448459576504453503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458441421386432374381407447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6416017577667958829131 0071 165
2018 - - - - - - - -
1 216--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le troisième dimanche de juin et le dernier dimanche d'août[7].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Chasse et pêche[7].
  • Nautisme[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales (maïs), fruits, ovins, caprins[7].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Braudoulle[7].
  • Ferme forte[7].
  • Le château de la Ronceraie fut construit en 1891 pour la famille Baboin par l'architecte Charles Roux-Meulien.
    • Aimé Baboin, né en 1845, fit la guerre de 1870 dont il revint indemne. Il travailla un temps à Lyon dans la tullerie de son père puis il dirigea les tulleries de Saint-Vallier. La maison Baboin employait sur le site de Saint-Vallier jusqu’à 300 « canuts ». La tullerie utilisait la soie venue de Lyon et de la vallée. Le tulle est un tissu transparent formé par un réseau de mailles régulières de fins fils de coton, de lin, de soie, de laine. La fabrication du tulle de soie, précédemment monopolisée par les Anglais, était présente dans la vallée du Rhône, particulièrement à Saint-Vallier et à La Voulte-sur-Rhône. Les usines connaissent leur apogée sous le Second Empire. En 1976, en conséquence de l'effondrement du marché du textile dû à la concurrence chinoise, les usines et le château sont vendus.
    • Les boiseries intérieures sont inscrites à la Conservation du Patrimoine depuis 1988.
    • Le château est équipé de l'eau courante depuis le XIXe siècle.
    • Le domaine comprenait une forêt préservée, un verger et un potager. Aujourd'hui, le parc abrite 12 essences différentes d'arbres. Le terrain s'étend sur 50 563 m2. Les jardins ont été initialement dessinés par Marc-Antoine Luizet, paysagiste originaire d'Écully (Rhône). Les arbres du parc sont signalés par des panneaux : érable plane, cornouiller mâle, platane, cèdre du Liban, filaire, frêne élevé, sapin pectiné, robinier faux acacia, buis, érable sycomore, marronnier, tilleul. Le parc est aménagé pour recevoir des manifestations publiques, il comporte des toilettes, des poubelles, des terrains de tennis et de pétanque. Il est par ailleurs utilisé pour des courses d'orientation comme en témoigne la présence de poinçons.
    • Il fut occupé par les troupes allemandes durant la Seconde Guerre mondiale. Sept Allemands sont enterrés sous un arbre du parc.
    • Le château est devenu propriété de la mairie en 1980 et l'ancienne usine Baboin est aujourd'hui la maison des associations[réf. nécessaire].
  • Église du XIXe siècle[7].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Baboin (1845-1919), industriel en soieries à Saint-Vallier, constructeur de La Ronceraie, actuelle mairie de Laveyron[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Laveyron possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Saint-Vallier », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 décembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 192
  7. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Laveyron
  8. a et b Laveyron sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.