Laveyron

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Laveyron
Laveyron
La mairie.
Image illustrative de l’article Laveyron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Dromardèche
Maire
Mandat
Jean-Yves Coquelle
2014-2020
Code postal 26240
Code commune 26160
Démographie
Gentilé Laveyronnais, Laveyronnaises
Population
municipale
1 187 hab. (2017 en augmentation de 18,58 % par rapport à 2012)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 39″ nord, 4° 49′ 13″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 364 m
Superficie 5,32 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Vallier (Drôme)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Laveyron

Laveyron est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Laveyron compte 1 187 habitants pour une superficie de 5,32 km2. La commune est située en bordure du Rhône dans la partie nord du département. Elle a pour communes limitrophes : Saint-Vallier, Beausemblant, Saint-Uze, Andancette ainsi que les communes d'Andance et Sarras dans l’Ardèche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Andancette Rose des vents
Andance
Ardèche
N Beausemblant
O    Laveyron    E
S
Sarras
Ardèche
Saint-Vallier Saint-Uze

Laveyron est situé à 35 km au nord de Valence et à 4 km au nord de Saint-Vallier.

Outre Saint-Vallier, les communes les plus proches sont Beausemblant, Sarras, Andancette et Andance.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas d’église car elle était jumelée avec Beausemblant et Le Molard pour l'église et l'école. Sur le cadastre napoléonien on voit que la commune actuelle était rattachée à celle de Saint-Vallier. Laveyron n’obtiendra son autonomie qu’entre 1790 et 1801. [??? illogique, le cadastre napoléonien étant postérieur à 1801] Un récit sur la création de la commune a été écrit par un ancien maire, M. Gervais. Le principal hameau est La Croix des Mailles. Ce nom renvoie à l'époque où les bateaux remontaient le Rhône grâce à la traction des chevaux sur les chemins de halage. Ils traversaient le fleuve à cet endroit (à cause du virage de la voie d'eau), littéralement ils « changeaient de maille », c'est à dire de corde de traction, pour rejoindre l'autre rive. D’autres explications, moins pertinentes, relient ce nom aux « mouilles » qui sont des tourbillons d’eau, des creux d’eau dans le fleuve. Laveyron comportait une auberge entre 1800 et 1840, point de rencontre où l’on pouvait trouver des chevaux disponibles pour la traction batelière.

Dès les années 1840, les bateaux à vapeur remplacent progressivement l’utilisation des chevaux afin de relier Valence et Lyon. Cependant, au niveau de Laveyron et de Sarras, ils ne desserviront au début que la rive ardéchoise, laissant les chevaux assurer la traction du côté drômois. La compagnie générale des bateaux refuse de desservir cette rive car elle la juge trop dangereuse. Ce qui justifierait la présence d’un petit port ou d’une rampe d’abordage afin de faire traverser le fleuve aux marchandises (dont la farine issue du moulin d'Arras) et aux personnes. La traversée se fait en bac à rames puis à traille à partir de 1826. La traille est cependant détruite deux ans plus tard à la suite d'un litige. Le bail du propriétaire du bac est résilié et deux ponts suspendus sont construits à Tournon et Andance. Les traversées en bac se poursuivent néanmoins jusqu'en 1856, date à laquelle le préfet de l’Ardèche ordonne la cessation de l’activité car le passeur perçoit une redevance annuelle illégale. On peut voir encore une tour surmontée d’un équipement métallique qui a pu être un des piliers de la traille. Au cours du XXe siècle, elle supporta le mécanisme d’une éolienne afin de pomper l’eau d'un puits situé à côté de la tour.

Afin d’augmenter la partie navigable sur le Rhône, M. Girardon, Ingénieur en chef du Service Spécial du Rhône, réalisa de nombreux aménagements dès 1880. En effet il décida de fermer les bras secondaires du fleuve par des barrages submersibles, d’installer des épis transversaux afin de fixer la profondeur du fleuve et d’installer des seuils de fond afin d’élargir son lit. Le chenal de navigation atteignit ainsi les 1,2 m de hauteur ce qui permit la navigation sans encombre des bateaux à vapeur. Deux industries furent créées à Laveyron : la tuilerie Félix Crotte en 1856 et la papeterie de la Ferrandinière créée en 1874 par Achille de Montgolfier et son petit-fils Michel Nikly.

Historique du château de la Ronceraie :

C'est un beau château équipé de l’eau courante depuis le XIXe siècle. Il fut occupé par les troupes allemandes durant la Seconde Guerre mondiale. Sept Allemands sont enterrés sous un arbre du parc.

Ce château fut construit en 1891 par Charles ROUX-MEULIEN pour la famille Baboin qui possédait une tullerie sur les bords de Rhône (utilisant ainsi la soie venue de Lyon et de la vallée). Il s'y trouvait une forêt préservée, un verger et un potager. Les boiseries intérieures sont inscrites à la Conservation du Patrimoine depuis 1988.

Aimé Baboin, né en 1845, fit la guerre de 1870 dont il revint indemne. Il travailla un temps à Lyon dans la tullerie de son père puis il dirigea les tulleries de Saint-Vallier. La maison Baboin employait sur le site de Saint-Vallier jusqu’à 300 « canuts ». Il y construisit son château qui fut jugé tellement confortable durant la Seconde Guerre mondiale que les troupes d’occupation allemandes y installèrent leur état-major. Le tulle est un tissu transparent formé par un réseau de mailles régulières de fins fils de coton, de lin, de soie, de laine.

La fabrication du tulle de soie (précédemment monopolisée par les Anglais), était géographiquement présente dans la vallée du Rhône, particulièrement à Saint-Vallier et à La Voulte-sur-Rhône. Les usines connaissent leur apogée sous le second Empire. En 1976, en conséquence de l'effondrement du marché du textile dû à la concurrence chinoise, les usines et le château sont vendus. Le château est devenu propriété de la mairie depuis 1980 et l’ancienne usine Baboin est aujourd'hui la maison des associations.

Le parc du Château abrite 12 essences différentes d'arbres. Le terrain s'étend sur 50 563 m2. Les jardins ont été initialement dessinés par Marc-Antoine Luizet, paysagiste originaire d'Écully (Rhône). Les arbres du parc sont signalés par des panneaux : érable plane, cornouiller mâle, platane, cèdre du Liban, filaire, frêne élevé, sapin pectiné, robinier faux acacia, buis, érable sycomore, marronnier, tilleul. Le parc est aménagé pour recevoir des manifestations publiques, il comporte des toilettes, des poubelles, des terrains de tennis et de pétanque… Il est par ailleurs visiblement utilisé pour des courses d'orientation comme en témoigne la présence de poinçons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 4 adjoints et de 10 conseillers municipaux[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Michelle Lamazière PS  
mars 2001 mars 2008 Roger Gachet DVD  
mars 2008 En cours Jean-Yves Coquelle[1] SE puis UDI Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2017, la commune comptait 1 187 habitants[Note 1], en augmentation de 18,58 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202222215346380460492499500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515499486448459576504453503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458441421386432374381407447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6416017577667958829131 0071 165
2017 - - - - - - - -
1 187--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune a la particularité de ne pas avoir d'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aimé II Baboin, (1845-1919), industriel en soieries à Saint-Vallier, constructeur de La Ronceraie, actuelle mairie de Laveyron.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laveyron sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.