Saint-Barthélemy-de-Vals

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Saint-Barthélemy-de-Vals
Saint-Barthélemy-de-Vals
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Pierre Montagne
2014-2020
Code postal 26240
Code commune 26295
Démographie
Population
municipale
1 884 hab. (2016 en diminution de 1,93 % par rapport à 2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 12″ nord, 4° 52′ 21″ est
Altitude Min. 138 m
Max. 355 m
Superficie 20,27 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-barthelemy-de-vals.fr

Saint-Barthélemy-de-Vals est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Barthélemy-de-Vals se situe dans la Drôme des Collines, et plus précisément dans la vallée de la Galaure.

Ce village se situe à 6 km à l'est de Saint-Vallier (chef-lieu du canton), à 30 km environ au nord de Valence et à 70 km au sud de Lyon.

Les communes limitrophes sont Saint-Uze, Ponsas, Claveyson, Bren, Érôme, Chantemerle-les-Blés et La Motte-de-Galaure.

L'autoroute A7 traverse la commune du nord au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de populations dans la région est attestée dès le Néolithique, comme le suggère le cromlech des « Roches qui dansent[1] », à Douévas (quartier méridional de Saint-Barthélemy-de-Vals, au débouché oriental du ruisseau de Ponsas à un kilomètre au sud de la commune). Selon la tradition locale, il serait le lieu de refuge des fées et de cérémonies druidiques (idée de cérémonies en rapport avec le soleil, la lune, la métempsycose, l’immortalité de l’âme).
Cette curiosité géologique date du secondaire (180 millions d’années). Alors que le massif hercynien a atteint les 3 000 à 4 000 m d’altitude durant l’ère Primaire, il s’est beaucoup érodé et borne à l’est la grande mer secondaire qui accumule les matériaux érodés. Durant le Tertiaire (60 millions d’années), le plissement alpin pousse à l’ouest le socle secondaire qui se heurte au massif hercynien. Une faille orientée nord-sud se forme sous l’effet du choc, ligne que le Rhône utilisera plus tard. Un grand lac se forme de l’autre côté de la barrière granitique, il trace ainsi le chemin de l’Herbasse qui rejoint le Rhône par l’Isère contournant le massif. Au niveau de Saint-Vallier, 2 ruisseaux se sont formés, l’un se jetant dans le Rhône (ancêtre de la Galaure) et l’autre dirigé vers le paléolac. La Galaure a donc dû contourner un piton rocheux sur lequel l’Homme est venu jucher un château fort et la chapelle de Notre-Dame de Vals.

"roches qui dancent" st barthelemy de vals

On y observe 51 gros monolithes (en grès quartziteux extrêmement dur, grès veiné et auréolé d'oxydes métallifères) disposés en 3 cercles concentriques allant de 1,5 à 7 m de hauteur (l'exploitation de la roche a fait disparaître ces cercles), et trois sortes de signes :

  • des arcs de cercles profonds : sûrement de grandes meules en cours d’extraction, peut être fourniture de meules car elles étaient difficiles à trouver dans ce socle sédimentaire
  • 4 signes de forme de croix cerclées, pas gravés mais dessinés avec un oxyde métallique
  • des groupes de stries.

Ces gros blocs de grès qui dessinent des formes fantasmagoriques sont issus de l'induration et la grésification des sables due à des circulations hétérogènes de fluides. Guidée par des cassures, des zones moins compactes ou plus perméables, voire par des organisme vivants, ces circulations entraînent une silicification hétérogène.

À la fin du XIXe siècle, des fouilles ont été effectuées autour du site des roches qui dansent et des sépultures celtiques ont été révélées au grand jour.

Le site d’escalade reconnu, est fortement utilisé par l’école d’escalade. Il appartient à des propriétaires privés

Les Gaulois ont vécu dans la région : Quintius Fabius Maxima fait des batailles ici (vers Douévas).

Histoire du village : Historiquement le gros de population avait élu domicile au hameau de Villeneuve, les gens se sont déplacés et l’église du village initial n’est plus qu’une chapelle. Territoire grand (2 047 ha) couvert de collines boisées, champs d’abricots et de tournesols.

La chapelle Notre-Dame-de-Vals, juchée sur son piton rocheux domine la Galaure. Le site a été occupé dès l’âge de bronze puis remplacé par un ouvrage en pierre (origine du premier château fort) vers le Xe siècle.
Les seigneurs de Siboud dirigeaient le fief de Vals (territoire allant de Laveyron à Ponsas, englobant Sainte-Uze et Saint-Barthélemy de Vals). Le château est par la suite vendu à Humbert Ier de la Tour du Pin dont son petit-fils Humbert II héritera (fondateur de l’université de Grenoble) « Humbert Ier, né vers 1240, mort le 12 avril 1307, fut un baron de la Tour-du-Pin, avant de devenir, par mariage, dauphin de Viennois. Il était fils d'Albert III, baron de la Tour-du-Pin, et de Béatrice de Coligny. Sa mère était elle-même fille d'Hugues Ier, seigneur de Coligny, et de Béatrice d'Albon, dauphine de Viennois. ».
Le château semble alors avoir surtout joué un rôle de prison ou de logement pour les officiers de justice du Dauphin (Humbert II). Puis en 1343 le propriétaire des lieux est ruiné et cède la province à Philippe VI (roi de France, « Philippe VI de France, dit Philippe de Valois né en 1293, mort le 22 août 1350 à Nogent-le-Roi, fut le premier roi de France de la branche collatérale des Valois. Son accession au trône en tant que roi de France déclencha la jalousie d'Édouard III d'Angleterre qui provoqua la guerre de Cent ans. »).

C’est aux alentours de 1355/1375 que la chapelle est érigée en raison de la crainte qu’inspiraient les épidémies de peste noire de l’époque. Depuis, une montée à la chapelle et un office ont lieu tous les 8 septembre. Durant le XVe siècle le mandement de Vals est transmis aux Poitiers, même si ces derniers avaient toujours le droit de visite du domaine. C’est ainsi que le château qui domine le grand méandre de la Galaure fut le refuge de Louis XI quand il eut des problèmes avec son père, Charles VII. Ce dernier fut roi de France de 1461 à 1483, il prit part au mouvement féodal de la Praguerie contre son père : « Révolte féodale menée contre Charles VII par quelques princes, comme les ducs Charles Ier de Bourbon, Jean II d'Alençon, Jean V de Bretagne, le roi René d'Anjou, comte de Provence, Jean IV d'Armagnac et Jean de Dunois. ». Il se vit quand même confier le gouvernement du Dauphiné.
Louis XI fit beaucoup pour la région puisqu’il favorisa le renouveau économique du royaume, dont il assura le redressement au lendemain de la guerre de Cent Ans. Il introduisit l'industrie de la soie à Lyon et à Tours, et créa de nouvelles foires, notamment à Lyon. Ce château porte le même nom que la chapelle « Notre-Dame-de-Vals »; pour y accéder il faut traverser l’ancien hospice de Rochetaillée, franchir la Galaure par une passerelle et emprunter un sentier bordé de plantes méridionales (que l’on ne trouve que là dans la région).

La province du Dauphiné fut néanmoins rattachée au royaume en octobre 1456. Le XVIe siècle marque l’ère des pillages et des dégradations pour ces deux monuments durant les guerres de religion. « À partir du XVIe siècle, au catholicisme s’oppose le protestantisme, opposition qui débouche sur une terrible guerre civile. Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 1520[1]. Mais il faut attendre les années 1540 et 1550, pour voir le développement des clivages. À la fin du règne d'Henri II, le conflit se politise. Les guerres de religion commencent en 1562 et se poursuivent entrecoupées de périodes de paix jusqu'en 1598, avec la mise en place de l'Édit de Nantes. Les guerres de religion trouvent un prolongement aux XVIIe (siège de La Rochelle, révocation de l'Édit de Nantes) et XVIIIe siècles (guerre des Camisards), jusqu'à l’arrêt des persécutions sous Louis XVI (Édit de Versailles en 1787). » En 1586 (20 après la mort de Diane de Poitiers) Jean de la Croix Chevrière achète le domaine et prend soin des bâtiments et œuvres religieux, c’est par ailleurs à cette époque que le seigneur de Saint-Vallier fait construire une maison et un hospice dans l’enceinte du château jusqu’à la fin du XVIIe la chapelle continue d’attirer des pèlerins qui y montent plusieurs fois l’an.
À la Révolution, les événements se précipitent. Le Comté révolutionnaire de Saint-Vallier déclare que la place forte est un lieu de réunion de fanatiques et qu’il convient de considérer la chapelle comme un bien national et que son toit doit être brûlé. Cependant la chapelle n’appartient pas au clergé mais à Jean de la Croix Chevrière qui ne pouvant prouver son statut de propriétaire est exproprié et voit les ruines de son château brûlées et sa chapelle vendue. Par la suite elle revient aux héritiers de M. Florent Baboin.

Avant l’ouverture de la route de la Galaure en 1780 le lieu était pour ainsi dire inconnu. En 1893 un tunnel de 43 m fut percé dans le piton rocheux permettant le passage de la voie de chemin de fer reliant Saint-Vallier au Grand-Serre, une station fut même créée, celle de la « roche taillée ». Un pont fut ensuite lancé au-dessus de la Galaure.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1983 Frédéric Duclaux    
mars 1983 mars 1989 Jeanine Bathendier DVG  
mars 1989 mars 2001 Bernard Guimbaud PS  
mars 2001 mars 2006 Jean Lopez DVG  
mars 2006 mars 2008 Maryse Albert    
mars 2008 En cours Pierre Montagne[2] DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 1 884 habitants[Note 1], en diminution de 1,93 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7017047538051 0431 1181 2521 3211 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3861 4151 4281 4551 5181 4861 5451 5711 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5131 3721 3131 1481 1371 1311 1161 0511 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1321 1531 1641 3651 6371 6251 7091 8811 858
2016 - - - - - - - -
1 884--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cromlech des Roches qui dansent.
  • Lac des Vernets de Galaure à 500 mètres : lac de 4 ha (baignade, détente, pêche).
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vals : probablement du Xe siècle. Elle domine les ruines d'un antique château et d'un ancien hospice.
  • Rochain : ancienne maison forte construite au XVe siècle.
  • Le château de Marnas : édifice privé appartenant à M. Carotte et abritant une ancienne chapelle.
  • L’église du village et son ancienne cure.
  • La chapelle de Villeneuve appartenant à M. Mermet.
  • L’usine de la vallée de la Galaure qui produisait initialement des fours industriels et qui aujourd’hui abrite en grande partie des bureaux.
  • Deux lavoirs : un dans le village en état et un autre au quartier de Villeneuve qui va être refait.
  • Ancienne usine à Villeneuve dont il ne reste que la cheminée (ancienne briqueterie ou tuilerie).
  • Marais des Vernets géré par le CREN qui désire le placer en Espace Naturel afin de le protéger légalement en cas de modification du tracé routier. Ils travaillent essentiellement avec le SIVU de la Galaure, le projet de préservation en est à ses tout débuts et sa mise en œuvre n’est pas encore définie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Leur nom vient de la légende qui veut que durant la nuit de Noël les pierres dansent. Cette légende vient de l'existence dans ce site d'une pierre branlante.
  2. Saint-Barthélemy-de-Vals sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.