Ponsas

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Ponsas
Ponsas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Marie-Christine Prot
2014-2020
Code postal 26240
Code commune 26247
Démographie
Population
municipale
521 hab. (2016 en augmentation de 4,41 % par rapport à 2011)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 37″ nord, 4° 50′ 16″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 340 m
Superficie 2,71 km2
Localisation

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Liens
Site web Ponsardiers, Ponsardières

Ponsas est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Vallier Saint-Barthélemy-de-Vals Saint-Barthélemy-de-Vals Rose des vents
Ozon
Ardèche
N Saint-Barthélemy-de-Vals
O    Ponsas    E
S
Serves-sur-Rhône

Ponsas est situé au sud de Saint-Vallier dont il est limitrophe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Ponsas se nommerait ainsi à cause de Ponce Pilate qui se serait arrêté dans une maison le long de la via Agrippa (sûrement le château de Fontager actuellement). Il y mourut peut être même car en 39 il se suicida en sautant d’une tour dans le Rhône et il est probable qu’à cette époque le Rhône ai été au pied du château (le gouverneur de Vienne était en disgrâce en Gaule, mais s’est-il suicidé à Vienne ou à Ponsas ?

« Ponce Pilate (en latin Pontius Pilatus « Pilatus — titulaire d'un javelot d'honneur (du latin pilum) »), né vers 10 av. J.-C. à Lugdunum (Lyon)[1], était préfet de la province romaine de Judée au Ier siècle (de 26 à 36). Il fut renvoyé à Rome et mourut vers 39 apr. J.-C. en exil à Vienne (Gaule) ou à Lucerne (Suisse). Il est connu pour avoir, selon le Nouveau Testament, ordonné la crucifixion de Jésus. ».

D’autres se basent sur la toponymie de la via Agrippa pour expliquer les origines du nom de Ponsas, au niveau du village une borne milliaire indiquait Pons Ad Rivulum (Pons = pont, Rivulum = riverolles). La question reste entière.

L’installation humaine en ce lieu trouve sûrement son origine dans le climat méditerranéen que l’on peut trouver à Ponsas, entouré de ses 7 collines. En effet, ce n’est pas par hasard que l’on y retrouve une flore typique du climat méditerranéen (comme des cactacées). Outre le sol riche il est fort probable que les hommes aient été attirés par la proximité de l’eau (avec le ruisseau de Riverolles) même si ce petit ruisseau peut parfois rappeler à l’homme combien il est dure de le maîtriser (inondations de 1937 et de 2008). La terre n’est pas à négliger non plus car les Romains ont su y trouver les feldspath dont ils avaient besoin pour leurs poteries et les alluvions du Rhône qui leur ont permis de faire des briques et des tuiles. Seule une rue porte un nom : la rue Chocolat. Elle se nommerait ainsi à cause des enfants qui à l’heure du goûter ressortaient la bouche couverte de chocolat, du moins c’est la première hypothèse, une autre théorie affirme que cette rue n’étant pas goudronnée par le passé dès qu’il pleuvait le sol était marron et boueux tel du chocolat fondu. Autre hypothèse, cette ruelle longeait la vieille usine de poterie qui était sans toilette, les ouvriers s'en servaient de pissotière et l'humour ponsadier la baptisa "rue Chocolat".

Les poteries[modifier | modifier le code]

Les terrains situés le long du Rhône sont très argileux, en effet les potiers ont pu avoir accès a différents types de matériaux : les alluvions rhodaniens (matériel argilo sablo hétérogène, peu pratique à tourner mais utile pour la fabrication de tuiles et de briques), les colluvions (arène granitique plus ou moins argileuses), les lœss calcaire (dépôts éoliens limoneux et argileux mis en place au quaternaire en périphérie des glaciers ayant un taux de chaux assez variable du au phénomène de décalcification de surface), les formations glaciaires (galets roulés d’origine alpine, matériel très hétérogène mais pouvant fourbir ponctuellement un gisement d’argile exploitable), les argiles marines pliocènes (en fond de vallée souvent bleutées possédant parfois des nodules de calcaire), les formations miocènes (molasse sablo gréseuse, surtout dans la plaine du bas dauphine) et les sables kaoliniques (alternance de sables blanc ou jaune riches en quartz et en feldspath et de galets cristallophylliens pris dans une matrice kaolinique). Ces derniers sont très présents aux alentours de Saint-Vallier, le gisement des « sables de Douévas » est même cité dans la littérature.

On retrouve un document datant la création par M. Chaix d’une poterie à Ponsas en 1805. Une deuxième poterie sera créée en 1854 par M. Faure, elle comprend une fabrique de grès, des fosses de lavage, un moulin et son canal d’adduction d’eau (tirée du ruisseau de Revirolles), une carrière située sur la commune de Saint-Barthélemy-de-Vals. De nombreux propriétaires se succéderont afin d’assurer le bon fonctionnement des usines jusqu’en 1947. Les bâtiments ont été reconvertis en logements seul subsiste un four rond. On trouvait ainsi à Ponsas deux fabriques de porcelaine (usines Sorrel et Pinet) et une poterie (usine Roche). On retrouve d’autres noms connus tel celui de Revol qui posséda une fabrique de poteries de grès à Ponsas. Par ailleurs on peut retrouver un document de 1701 dans lequel l’Office des bois et forêts de l’époque dit déplorer les dégâts causés aux forêts du nord de la Drôme par les fours à bois des potiers, c’est dire l’ampleur de l’activité. La poterie a été durant une période l’activité économique principale de Ponsas, on a pu compter jusqu’à 135 ouvriers dans les poteries. La dernière usine a fermé ses portes en 1970.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants en 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de 3 adjoints et de 7 conseillers municipaux[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Michel Fabre UMP  
2014 En cours
(au 12 mars 2015)
Marie-Christine Prot[1]   Commerçante

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 521 habitants[Note 1], en augmentation de 4,41 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350313322249381421430425463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
457470559565537568461436445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429442392322309300281235311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
350363331326430455422499521
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

Récente, elle n’est vieille que de 174 années car les paroissiens se rendaient à l’office de Saint-Vallier. Cependant le chemin jusqu’à la messe est dangereux et long si bien qu’en 1835 Marie Sénéclauze fait don d’une grange à la commune et d’une somme afin de l’améliorer. Tous les habitants se sont pris au jeu, des dons sont faits… En 1843 deux nouvelles cloches sont installées, en 1890 c’est au tour du mécanisme de l’horloge d’être ajouté et en 1964 la modernisation y apporte le chauffage et une rampe d’accès.

Elle a néanmoins souffert des pluies qui sont à l’origine de ses 7 réparations (voire reconstructions) de la toiture. Elle est dédiée à saint Pierre.

La Madone[modifier | modifier le code]

Le village aurait été épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale car les paroissiens avaient promis de créer une madone. Ce qu’ils firent le 5 septembre 1954 en présence de l’évêque de Valence.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ponsas sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 12 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.