Andancette

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Andancette
Andancette
Le pont suspendu Marc-Seguin.
Blason de Andancette
Blason
Andancette
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Dromardèche
Maire
Mandat
Frédéric Chenevier
2020-2026
Code postal 26140
Code commune 26009
Démographie
Gentilé Andancettoises et Andancettois
Population
municipale
1 346 hab. (2018 en augmentation de 2,05 % par rapport à 2013)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 34″ nord, 4° 48′ 27″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 168 m
Superficie 5,98 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Roussillon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vallier (Drôme)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Andancette
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Andancette
Liens
Site web www.andancette.fr/

Andancette est une commune française datant de , située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Andancettoises et Andancettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Andancette est située au nord du département, à 35 km au nord de Valence et à 55 km au sud de Lyon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :

  • le fleuve Rhône qui la borde à l'ouest ;
  • la rivière le Bancel (au sud)[1],[2] ;
  • le ruisseau de Bellevue (au nord)[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée, à l'est, par la route nationale 7. Le village est desservi par la route départementale 1 qui, traversant le Rhône, mène à la route départementale 86.

L'autoroute A7 passe à l'est, sur la commune d'Albon ; son péage le plus proche est situé sur la commune limitrophe de Saint-Rambert-d'Albon au nord.

La gare d'Andancette est fermée depuis 2002[3].
Celles de Saint-Rambert-d'Albon au nord et de Saint-Vallier au sud, toutes deux situées à environ 6 km, permettent l'accès au réseau ferroviaire de l'axe Paris-Lyon-Marseille.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Andancette est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Vallier, une agglomération inter-départementale regroupant 7 communes[7] et 11 784 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (28,2 %), cultures permanentes (26 %), eaux continentales[Note 3] (11,2 %), zones urbanisées (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,4 %), mines, décharges et chantiers (8,4 %), terres arables (5,9 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village s'est développé le long du Rhône, juste en face du village d'Andance (situé sur la rive droite en Ardèche). Il est axé sur quatre rues principales.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Bancel
  • Bellevue
  • Châtaignier
  • Grangeneuve
  • la Grange
  • le Couriot
  • le Creux de la Tine
  • le Dauphin
  • le Ravicole
  • les Blachettes
  • les Gorges
  • les Marettes
  • les Payots
  • les Pierrelles
  • les Vignes
  • Marette
  • Mourras
  • Montarus
  • Saint-Joseph Ferme
  • Saint-Régis

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14].

  • 1473 : Andanceta et Andansete (Recogn., Sancti Valerii, 62-63).
  • 1891 : Andancette, commune du canton de Saint-Vallier.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire : les Celtes[modifier | modifier le code]

Présence gauloise[15].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

À l'origine, Figlinae, devenue Figlinis, est un village gallo-romain situé sur la voie Agrippa. Son nom correspond au latin figlina / figulina « atelier de potier ». On tend à le situer au sud du bourg actuel. Cet établissement fut détruit par les invasions barbares après la chute de l'Empire romain d'Occident[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

De 1265 à 1309, les frères pontifes construisent sur l'emplacement de l'ancien village gallo-romain Figlinis, le village d'Andancette[réf. nécessaire].

Halte à l'époque de la batellerie[15].

Avant 1790, Andancette était une paroisse du diocèse de Vienne dont l'église était dédiée à saint André. Cette paroisse dépendant d'Albon au point de vue féodal, administratif et judiciaire[14].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

La gare d'Andancette a fonctionné de 1855 à 2002[3].

Le , sous l'impulsion de Pierre Isidore Christophle (ami de Léon Gambetta et de son frère Émile), le hameau d'Andancette est détachée d'Albon et devient une commune à part entière[14]. Pierre Isidore Christophle devient le premier maire.

Aimé Jay est le prêtre d'Andancette de jusque dans les années . Ami de René Roche, il est à l'origine du gigantesque projet de restauration et de modernisation de l'église du village[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de quinze.

À la suite des élections municipales françaises de 2020, le conseil municipal est composé du maire, de trois adjoints et de onze conseillers municipaux[16][source insuffisante].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la création de la commune
1872 1874 Pierre Isidore Christophle   député de la Drôme
ami de Léon Gambetta
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 Jean Chenevier    
1989 1995 Jean Chenevier   maire sortant
1995 1997 Jean Chenevier   maire sortant
1997
(élection ?)
2001 Pierre Fraisse    
2001 2008 André Roussellet    
2008 2014 André Roussellet   maire sortant
2014 2020 Frédéric Chenevier PS employé
2020 En cours
(au 14 mars 2021)
Frédéric Chenevier[16][source insuffisante] PS responsable de restauration en EHPAD
maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Andancette fait partie de la communauté de communes Porte de DrômArdèche.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2018, la commune comptait 1 346 habitants[Note 4], en augmentation de 2,05 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
636717679646635640614630663
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
6186376286426686857819761 099
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
1 0201 1571 1561 2171 2651 3441 346--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Corso de la commune libre de Radier : le dimanche après Pâques[15].
  • Vogue : le deuxième dimanche de juillet[15].

Loisirs[modifier | modifier le code]

La commune est sur le tracé de la ViaRhôna le long du Rhône (promenades à pied, en vélo ou en roller)[3].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Economie[modifier | modifier le code]

En 1992 : vergers, antiquaires, abords industriels[15].

  • Foire le [15].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André.
  • Maison Baborier (XVe siècle) avec sa voûte et son linteau[15] : la première maison du village[3].
  • Rue du Rhône pavée : demeures bourgeoises (dont la maison Baborier)[3].
  • Église (XIXe siècle) : réemploi d'un linteau gothique de l'ancienne église[15].
Église Saint-André : linteau d'époque gothique (XIIIe siècle ou XIVe siècle) provenant de l'ancienne église (qui faisait partie du prieuré Saint-André), vitrail de 1896-1945 restauré en [3].
  • Pont suspendu (XIXe siècle)[15].
Pont Marc-Seguin () : le plus vieux pont suspendu de France (encore en activité)[3].
  • Gare d'Andancette : elle a fonctionné de 1855 à 2002[3].
  • Maison Émile-Christophle : Léon Gambetta (1838-1882) y séjourna[3].
  • Saint-Joseph : ancien quartier[3].
  • Ancien chemin de halage (aujourd'hui les quais et bords du Rhône)[3].
  • Ancienne Grande Vermicellerie du Rhône[3].
  • Ancienne graineterie Du Sert[3].
  • Quartier des Marettes : ancien prieuré des Marettes ; usine Pont-à-Mousson (usine d'amiante la plus grande de France, fermée le )[3].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de {{{commune}}} Blason
D'argent au dauphin d'azur adextré d'une amphore au naturel et accompagné en chef à dextre du nombre 26, à senestre de la date 1872 et en pointe à senestre de la date 1972, le tout en chiffres gothiques de sable ; au chef soudé d'argent chargé de l'inscription Andancette en lettres gothiques aussi de sable.
Détails
réalisé en 1972 par l'artiste-peintre andancettoise Jamar

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. https://www.annuaire-mairie.fr/riviere-le-bancel.html
  3. a b c d e f g h i j k l m et n http://www.andancette.fr/index.php/patrimoine
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Saint-Vallier », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 7 (Andancette).
  15. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Andancette.
  16. a et b Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. https://data.bnf.fr/fr/12014938/henri_chosson/
  22. https://www.chrd.lyon.fr/chrd/objet-phare-musee/henri-chosson