Agence internationale de l'énergie renouvelable

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Agence internationale pour les énergies renouvelables
Logo de l'organisation
Situation
Création
Type Organisation internationale
Siège Drapeau des Émirats arabes unis Abou Dabi
Langue Anglais
Organisation
Membres 150 États (janvier 2017)
Directeur général Adnan Z. Amin

Site web www.irena.org

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA, International Renewable Energy Agency) est une organisation intergouvernementale fondée en 2009, dont la mission est la promotion des énergies renouvelables à l'échelle mondiale. Son siège se situe à Abou Dabi[1] et son directeur général est le kenyan Adnan Amin[2]. Le centre d'innovation technologique de l'ARENA est basé à Bonn[3].

Missions et objectifs[modifier | modifier le code]

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a pour mandat de servir de centre mondial de coopération pour l’énergie renouvelable et l’échange d’informations entre ses 150 membres (149 États et l’Union européenne).

L'IRENA soutient les Etats dans leur transition vers un avenir énergétique durable, et sert de principale plate-forme pour la coopération internationale, un centre d'excellence, et un référentiel de connaissances politiques, technologiques, et financières sur les énergies renouvelables. L'IRENA encourage l'adoption généralisée et l'utilisation durable de toutes les formes d'énergies renouvelables, y compris la bioénergie, l'énergie géothermique, l'hydroélectricité, les énergies marines, les énergies solaires et l'énergie éolienne dans la poursuite du développement durable, de l’accès à l’énergie, de la sécurité énergétique, de la croissance économique faible en carbone et de la prospérité.

En 2018, l'Irena a actualisé son scénario baptisé « REmap » ; 85% d’électricité renouvelable en 2050, avec doublement de la part de l’électricité dans la consommation finale de 2015 (20%) à 2050 (40%), pour atteindre la cible +2°C en 2100, estimant qu'il y a un besoin massif d'énergies renouvelables mais aussi d’importants progrès en efficacité énergétique (il faudrait diminuer l'intensité énergétique mondiale (consommation d’énergie par point de PIB) des 2/3 entre 2018 et 2050, sachant qu'elle n'a baissé que de 1,7% en 2017, à titre d'exemple) pour contribuer à « plus de 90% aux réductions nécessaires des émissions de CO2 liées à l’énergie » d'ici à 2050 [4]. Ce scénario est estimé nécessiter 120 000 milliards de dollars d'investissements de 2015 à 2050 dont presque 44% pour améliorer l'efficacité énergétique (à comparer aux 93 000 milliards de dollars du scénario de référence)[4]. Cet apparent "surcoûts" du REmap étant selon l'Agence « largement » compensés par les externalités positives (moindre pollution de l’air et bénéfices pour la santé et l'environnement, avec une économie chiffrée par l'IRENA à près de 6 000 milliards de dollars/an par rapport au scénario de référence) et par un gain net de 11,6 millions d’emplois dans le secteur à l'horizon 2050 (un peu moins de 7,4 millions d’emplois perdu dans le secteur des fossiles de 2018 à 2050, contre 19 millions créés dans les "renouvelables" , les réseaux intelligents et l'efficacité énergétique)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet de création de l'IRENA est né au sein de l'association Eurosolar, et remonte à janvier 1990[5],[6]. Cette agence, résultat d'un long travail mené notamment par Hermann Scheer (père des lois allemandes en faveur des énergies renouvelables, président d'Eurosolar et directeur du Conseil mondial des énergies renouvelables), a été portée au premier chef par l'Allemagne, le Danemark et l'Espagne et fondée à Bonn le 26 janvier 2009 par 75 états, dont la France.

En 2009, en Égypte, la Française Hélène Pelosse a été élue directrice générale par intérim[7]. Elle a démissionné de son poste de directrice générale et a été remplacée en 2010 par le kényan Adnan Z. Amin.

En 2010, 148 pays et l'Union européenne avaient signé ses statuts et 29 pays ainsi que l'Union européenne les avaient ratifiés.

États signataires[modifier | modifier le code]

L'IRENA compte 150 États membres et 27 États en cours d'adhésion au 6 Janvier 2017[8]. La plupart des États du continent africain et asiatique et africains sont déjà membres ou sont en passe de l'être.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Abbas Al Lawati, « UAE to host Irena HQ », Gulf News,‎ (lire en ligne)
  2. Pierre Le Hir, « Doubler les énergies renouvelables générerait des milliards d’euros d’économies », sur Le Monde.fr, (consulté le 6 janvier 2017)
  3. (en) ARENA Innovation Technology Center sur bonn.de
  4. a, b et c Renewable capacity statistics 2018 statistiques de capacité renouvelable 2018 Estadísticas de capacidad renovable 2018
  5. (en) « The long road to IRENA – A Chronology », sur le site du World Council for Renewable Energy (en).
  6. (en) « The WCRE has been the main driving force behind the establishment of an International Renewable Energy Agency (IRENA) », sur le site du World Council for Renewable Energy.
  7. (en) Dominique Pialot, « Une battante pour l'Irena », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Etats membres de l'IRENA », sur site officiel de l'IRENA (consulté le 6 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens wiki[modifier | modifier le code]

Bas carbone, croissance verte Carbone fossile Combustible Développement durable
Droits à polluer Économie environnementale Emissions de CO2 Émissions (environnement)
Global Green Growth Institute Neutralité carbone Politique énergétique Propulsion alternative
Réchauffement du climat Ressources énergétiques fossiles Sortir du Nucléaire Véhicule électrique

Liens externes[modifier | modifier le code]