Étrépigny

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Étrépigny
Étrépigny
L'église et le château.
Blason de Étrépigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Nouvion-sur-Meuse
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Sarah Mineur
2018-2020
Code postal 08160
Code commune 08158
Démographie
Gentilé Sterpiniens, Sterpiniennes
Population
municipale
285 hab. (2016 en augmentation de 9,2 % par rapport à 2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 07″ nord, 4° 45′ 17″ est
Superficie 4,23 km2
Localisation

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Étrépigny

Étrépigny est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Marceau Chalandry-Elaire Flize Rose des vents
Balaives-et-Butz N Boutancourt
O    Étrépigny    E
S
Élan

Le village est situé à 10 km au sud-est de Charleville-Mézières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Appartenant autrefois au comté de Rethel, on en trouve la première mention en 1252. Il compte aujourd'hui un peu plus de 200 habitants et s'étend sur 423 hectares. Altitude moyenne : 196 mètres.

Situé dans un repli des crêtes préardennaises, sa rue principale aligne des maisons caractéristiques en pierre de Dom prolongées par une allée de marronniers vénérables débouchant sur le château et l'église, hauts symboles de l'histoire peu banale de la localité.

De 1689 à 1729 en effet, l'église eut pour curé Jean Meslier qui eut à se plaindre du châtelain, l'accusant en chaire de vérité de maltraiter les paysans. Non content de faire sonner systématiquement de la trompe de chasse sous les verrières de l'église pendant les offices, Messire Anthoine de Touilly, chevalier, seigneur de Cléry, Saint-Martin-sur-Barre et Pouilly, obtint aisément l'appui de l'évêque de Reims, Mgr de Mailly, pour réprimander le petit curé qui se le tint pour dit… jusqu'à sa mort où, sous forme d'un manuscrit de plus de mille pages il laissait à ses paroissiens un testament philosophique, véritable bombe à retardement qui n'éclatera qu'à la Révolution française.

Si la minuscule église du XIIe siècle est toujours celle qui vit ces événements, le château en revanche ne montre plus que quelques vestiges de ce qu'il fut sous l'Ancien Régime. La bâtisse actuelle fut érigée en 1825 par un autre personnage illustre : Louis Lefèvre-Gineau, physicien et député, à qui l'on doit d'avoir, en 1799, défini la masse du kilogramme. Mais cet édifice a été un moment abandonné. Aujourd'hui, il est rénové en partie, et habité par son propriétaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la première circonscription des Ardennes.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Flize[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Nouvion-sur-Meuse.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes du Pays des Sources au Val de Bar, créée en 1993.

Cette intercommunalité fusionne avec d'autres pour former, le , la communauté d'agglomération Ardenne Métropole, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean-Marc Migeot    
2014 décembre 2017[2],[3] Francis Quènelisse   Douanier retraité
Démissionnaire
février 2018 En cours Sarah Mineur    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 285 habitants[Note 1], en augmentation de 9,2 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
165174177228238264273285279
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
281259257257260248228209234
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
230187186189169158165183161
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - -
154231217217263261285--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Ernest de Terwel seigneur d'Etrepigny, maréchal général des armées du Roi, commissaire général des troupes de Champagne, intendant pour le Roisur la Meuse.
  • Jean Meslier (1664-1729), curé de la paroisse, philosophe des Lumières français.
  • Louis Lefèvre-Gineau (1751-1829), chimiste et scientifique français, homme politique, fit construire et habitat le château d'Étrépigny.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étrépigny Blason D'or à l'écusson de sable chargé d'une fleur de lis d'argent et accompagné en pointe de deux feuilles de chêne de gueules, celle de dextre posée en bande et celle de senestre en barre; au chef d'azur chargé d'un fer de lance d'or accosté de deux étoiles du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Olivier Durand, « Cerné de toutes parts, le maire d’Étrépigny jette l’éponge : Affaibli et acculé, Francis Quenelisse vient de démissionner. Il dénonce un harcèlement », L'Union,‎ (lire en ligne) « Pour Francis Quenelisse, élu de longue date, mais maire pour la première fois depuis 2014 (succédant à Jean-Marc Migeot), les dernières semaines auront été un chemin de croix ».
  3. Olivier Durand, « Les citoyens appelés aux urnes le 4 février, à Étrépigny : Il faudra élire quatre nouveaux conseillers municipaux. », L'Union,‎ (lire en ligne).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.