Wadelincourt (Ardennes)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Wadelincourt (Belgique).
Wadelincourt
La Mairie
La Mairie
Blason de Wadelincourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-1
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
François Bussière
2014-2020
Code postal 08200
Code commune 08494
Démographie
Population
municipale
507 hab. (2014)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 10″ nord, 4° 56′ 30″ est
Altitude Min. 152 m – Max. 315 m
Superficie 4,22 km2
Localisation

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Wadelincourt

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Wadelincourt

Wadelincourt est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à l'est de Sedan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Wadlincourt (1793), Wadelincourt (1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de la Marfée le village st entièrement brûlé par les troupes.

Le , lors de la bataille de France, Wadelincourt brûle sous les bombardements de la Luftwaffe[1] qui appuie le franchissement en cours de la Meuse par les Allemands du XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian qui comporte notamment la 10. Panzer-Division de Ferdinand Schaal. Dans l'après midi, des éléments de cette division entament le franchissement de la Meuse devant Wadelincourt : une Stosstrupp (troupe de choc) du 1./Pionier-Bataillon 49 ainsi qu'une section de la 2./Schützen-Regiment 86 réussissent à franchir la Meuse en canot pneumatique devant le village[2] bien que « l'artillerie [française] tire violemment sur [le] point de passage »[3] et s'emparent de la première ligne de défense française comportant plusieurs casemates, une contre-attaque française menée peu après ne parvient pas à les rejeter et les Allemands enlèvent la deuxième ligne de casemates et se dirigent vers Wadelincourt, qu'ils occupent à 17h30 ce 13 mai 1940[2].

Les Allemands ont « agi avec une rapidité foudroyante, submergeant littéralement la ligne principale de résistance après les dernières torpilles »[4].

L'autre régiment d'infanterie de la 10. Panzer-Division, le Schützen-Regiment 69 dont l'attaque depuis Bazeilles a échoué, se déporte alors dans ce secteur[5]. Parallèlement, les deux autres divisions du XIX. Armee-Korps (mot.) réussissent également à franchir la Meuse à Donchery et à Floing - Sedan, établissant une large tête de pont aboutissant à la Percée de Sedan, qui provoquera dans les jours suivant l'effondrement des armées alliés dans le nord de la France et en Belgique.

Article connexe : Percée de Sedan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom de personne Germanique Waldila(n) + cortem. Waudelancurtis en 1249, Wadelaincourt en 1300, Waudelincourt en 1317, Waudelaincourt vers 1325.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[6] Roger Fourile    
2014[7] en cours
(au 25 août 2014)
Nicolas Bussière   Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 507 habitants, en diminution de -4,34 % par rapport à 2009 (Ardennes : -1,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
297 270 323 333 375 425 396 410 388
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
444 459 477 492 519 555 523 478 480
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
454 412 553 582 594 492 528 523 479
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 - -
519 477 529 526 545 518 507 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wadelincourt

Les armes de Wadelincourt se blasonnent ainsi : de sinople à la fasce ondée d’argent, à la bande de gueules brochant sur le tout, chargée d’une épée franque aussi d’argent garnie d’or, pointe en bas, et accompagnée de deux quatrefeuilles du même percées[12].

Église Notre-Dame

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 239
  2. a et b Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 247 à 249
  3. Témoignage de l'adjudant Rubarth, qui commandait la Stosstrupp, extrait de Die soldatische Tat cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 248
  4. Rapport Carribou, qui commandait le II/147e régiment d'infanterie de forteresse qui défendait une partie du secteur, cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 248
  5. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 250
  6. O. R., « « Je n’ai plus de temps à consacrer à la mairie » », La Semaine des Ardennes, no 234,‎ , p. 3 :

    « C'est à contrecœur qu'il a décidé de ne pas se présenter en tête de liste aux prochaines élections, laissant ainsi sa place à François Bussière, son premier adjoint. « Je pars pour des raisons professionnelles. Je suis responsable pour la société Delphi, au Luxembourg. »

    .
  7. « Liste des maires du département des Ardennes » [PDF], Préfecture des Ardennes, (consulté le 31 août 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Banque du Blason

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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