Donchery

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Donchery
Donchery
Donchery.
Blason de Donchery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Christian Welter
2020-2026
Code postal 08350
Code commune 08142
Démographie
Gentilé Doncherois, Doncheroises ou Foyans, Foyanes
Population
municipale
2 029 hab. (2018 en diminution de 9,62 % par rapport à 2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 50″ nord, 4° 52′ 31″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 408 m
Superficie 27,36 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Charleville-Mézières
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sedan-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Donchery

Donchery, parfois nommé Donchery-sur-Meuse, est une commune française située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Donchery se trouve sur une boucle de la Meuse, à quelques kilomètres à l'ouest de Sedan, dont elle est limitrophe. Le territoire de la commune a une forme de huit, orienté du nord au sud. Le bourg de Donchery se situe au sud, sur le bord de la Meuse. La partie haute du « huit » est largement couverte par la forêt domaniale des Ardennes. La Meuse constitue la limite orientale de la commune, mais celle-ci s'étend un peu de l'autre côté du fleuve au sud.

La commune est desservie par voie ferrée (gare SNCF de Donchery) et par l'autoroute A203 (sortie 5, Donchery) qui traversent le territoire de la commune d'ouest en est.

Il est traversé par la Claire (rivière).

Communes limitrophes de Donchery (Haut du « Huit »)
Vresse-sur-Semois (Drapeau de la Belgique Belgique)
Bosseval-et-Briancourt Donchery (Haut du « Huit ») Saint-Menges
Donchery (Bas du « Huit »)
Communes limitrophes de Donchery (Bas du « Huit »)
Vrigne-aux-Bois Bosseval-et-Briancourt Donchery (Bas du « Huit »)
Vrigne-Meuse Donchery (Bas du « Huit ») Glaire
Villers-sur-Bar Cheveuges Sedan

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Donchery est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Donchery, une unité urbaine monocommunale[4] de 2 087 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,2 %), prairies (32,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,6 %), terres arables (4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %), eaux continentales[Note 3] (2,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Donchery fut d'abord appelée Castres[11], siège d'un comté de Castres aux Xe et XIe siècles[12]. Le roi Charles le Gros avait en la ville une métairie qu'il a offerte aux moines de Saint-Médard en 887. Elle avait une muraille qui ceinturait la ville au XIVe siècle dans laquelle se trouvaient la porte de France au sud et la porte de Bourgogne au nord vers les états des Pays-Bas. Au XVIIe siècle, la ville est au roi de France et, à la suite de la bataille de la Marfée, les troupes du duc de Bouillon vinrent mettre le siège sous les murs de la ville défendue par le capitaine Antoine de Saint-Sauflieu. La ville capitula le 14 juillet 1641 et fut mise au pillage par les Allemands et les Sedanais.

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

C'est à Donchery qu'eut lieu l'entrevue entre Napoléon III et Bismarck à la suite de la défaite de Sedan le 2 septembre 1870. Napoléon III, souhaitant rencontrer le roi de Prusse alors à Vendresse pour tenter d'atténuer les conditions de la capitulation française, sort de Sedan par la route impériale menant à Mézières. Pour déjouer ce projet, Bismarck vint à la rencontre de l'empereur à la hauteur d'une maison, appartenant à un tisserand, et située à proximité du pont de Donchery. Elle était abandonnée de ses habitants. À la suite d'une conversation houleuse et vaine, ils se dirigèrent vers le château de Bellevue, à Frénois, où fut signé l'acte de reddition de l'armée française, en présence de Napoléon III, Guillaume, roi de Prusse et Bismarck.

Maison du tisserand, située sur le bord de la route nationale, où a eu lieu l'entrevue de Napoléon III et de Bismark pour discuter les préliminaires de la capitulation de Sedan.
Entrevue de Napoléon III avec Bismarck après la défaite de Sedan du 2 septembre 1870 (peinture de 1878).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, la ville est victime d'atrocités commises par l'armée impériale allemande, qui massacre la population et détruit une grande partie de la ville[13].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le dans l'après-midi, pendant la bataille de France, Donchery est prise par les Allemands de la 2. Panzer-Division de Rudolf Veiel, qui doit y passer la Meuse[14] sur laquelle repose la ligne principale de résistance de l'armée française. La veille, le pont a été détruit par les Français[15], aussi les Allemands doivent-ils traverser à l'aide de canots pneumatiques. Les Français du III/147e régiment d'infanterie de forteresse (chef de bataillon Crousse) situés sur la rive gauche, appuient notamment leur défense sur des casemates. Mais les chars allemands, agissent depuis Donchery, en utilisant le remblai de la voie ferrée pour se mettre en défilement de tourelle[14], et « sont si nombreux que tous les blocs peuvent être simultanément pris à partie par quatre chars à la fois. »[16]. Malgré tout, la défense française reste suffisamment intense pour faire faire échouer une première tentative[14],[17]. Une seconde tentative finit par établir une tête de pont et élimine plusieurs casemates[17], mais la traversée reste difficile à cause de l'artillerie française, « les pertes sont nombreuses »[18]. La situation est critique pour les assaillants passés sur la rive gauche, cependant le Schützen-Regiment 1 (de la 1. Panzer-Division) a traversé avec succès à Floing et enfoncé les défenses françaises jusqu'à Cheveuges, provoquant en début de soirée le repli des défenseurs menacés d'être pris à revers[17].

Au soir du le XIX. Armee-Korps (mot.) (dont fait partie la 2. Panzer-Division) de Heinz Guderian vient ainsi d'établir une large tête de pont qui entraîna la percée de Sedan, provoquant elle-même l'effondrement des armées alliées en Belgique et dans le Nord de la France dans les jours qui suivent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1922 Paul Henri Mauvy    
1922 1924 Edgard Raulin    
1924 1927 Alfred Goffinon    
1927 1929 Émile Melchior    
1929 1944 Romain Casiez    
1944 1946 Georges Mangenot    
1946 1947 Paul Marchois    
1947 1959 Georges Mangenot    
1959 1965 Maurice Briancourt    
1965 1977 Robert Domange    
1977 1989 Jean-Louis Jason Ecologiste Instituteur
1989 1995 Jean-Claude Marbeuhan    
1995 2001 Patrick Nicolas    
2001 2005 Michel Périn DVG[20]  
2005[21] En cours
(au 31 mai 2020)
Christian Welter [22]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UMPLR Médecin généraliste[23],[24]
Réélu en 2021 à la suite d'une élection partielle[25]

Économie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle Ardennes Azur de la Chambre de commerce et d'industrie des Ardennes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2018, la commune comptait 2 029 habitants[Note 4], en diminution de 9,62 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6501 5151 4831 4271 5371 7842 0321 9771 817
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 9781 8911 9701 9091 9841 9211 9791 9151 946
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 7771 2201 6181 7851 8261 4051 5561 5981 963
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018
2 3462 2932 3622 3932 4062 4082 4092 2452 029
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Donchery

Les armes de Donchery se blasonnent ainsi :

de gueules aux deux râteaux démanchés d’or, soutenus de la lettre D capitale du même[30].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Donchery est médiatiquement connue dans le cadre de l'affaire Fourniret car le château du Sautou se trouve sur le territoire de la commune. Ce petit manoir du XIXe siècle, isolé et entouré par 15 hectares de terrain et par la forêt ardennaise a été la propriété du tueur en série. Les restes des corps de Jeanne-Marie Desramault et d'Élisabeth Brichet, deux de ses victimes, disparues respectivement le 18 mars 1989 à Charleville-Mézières et le 20 décembre 1989 à Saint-Servais en Belgique, y ont été retrouvés le 3 juillet 2004. Michel Fourniret avait pu acheter ce château grâce au magot du gang des postiches sur lequel il avait réussi à mettre la main.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léo Fontan (1884-1965), artiste-peintre né à Donchery, a entre autres réalisé des fresques décoratives pour des paquebots comme l'Île-de-France.
  • Joël Muller (1952- ), footballeur, puis entraîneur de l'équipe de Metz, puis de Lens, y est né.
  • Michel Fourniret (1942-2021).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Donchery », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Voir Revue historique des Ardennes, Vol. 5, éd. par Edmond Sénemaud.
  12. Voir Upper Lotharingia, nobility. Ch. 4, Comtes de Castres.
  13. Philippe Nivet, La France occupée 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2011 (ISBN 978-2-200-35094-9), p. 187
  14. a b et c Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 240 à 242
  15. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 203
  16. Rapport de Crousse (commandant à l'époque le III/147e régiment d'infanterie de forteresse) cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 242
  17. a b et c Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 250-251
  18. kriegstagebuch (journal de marche) de la 2. Panzer-Division, cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 251
  19. [PDF] Les maires successifs de Donchery, sur donchery.fr
  20. Annuaire des Mairies des Ardennes (08)
  21. « Christian Welter veut mettre le cap sur l'économie s'il est réélu maire », La Semaine des Ardennes,‎
    « Maire de Donchery depuis 2005, Christian Welter a surtout travaillé sur les activités à destination des jeunes. »
  22. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  23. « Christian Welter a été réélu maire », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ , p. 15
  24. « À Donchery, Christian Welter se représente : Le maire se représente avec notamment d’importants travaux de voirie dans son programme », L'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2020)
  25. Camille Gaubert, « Christian Welter est réélu maire de Donchery », L'Ardennais,‎ (lire en ligne)
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. Banque du Blason
  31. Notice no PA00078429, base Mérimée, ministère français de la Culture