Flize

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Flize
La mairie de Flize
La mairie de Flize
Blason de Flize
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Charleville-Mézières
Canton Nouvion-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.
Maire
Mandat
Cédric Branz
2014-2020
Code postal 08160
Code commune 08173
Démographie
Population
municipale
1 171 hab. (2012)
Densité 566 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 58″ N 4° 46′ 27″ E / 49.6994, 4.774249° 41′ 58″ Nord 4° 46′ 27″ Est / 49.6994, 4.7742  
Superficie 2,07 km2
Localisation

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Flize est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Flize est située au sud-ouest de Charleville-Mézières.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1023, la commune de Flize apparaît pour la première fois, sous le nom de Falisia dans un diplôme de Henri II, l'empereur romain germanique, confirmant les biens de l'abbaye de Mouzon.

Ce nom est encore mentionné en 1321, dans le traité intervenu entre le prieur de Donchery et le comte de Rethel.

Par la suite, le village eut beaucoup à souffrir pendant la guerre de Cent Ans.

En 1521, il est ravagé par les troupes du duc de Nassau et de Sickingen, avant qu'elles n'assiègent Mézières.

En 1599, pendant les guerres de religion, elle est victime des combats entre le sire d'Yvernaumont et le Antoine de Saint-Paul. Ce dernier déloge le précédent de Flize.

En 1642, Flize est de nouveau pillé par les calvinistes allemands, après la bataille de la Marfée, 1641, pillé par les calvinistes allemands que commandait Lambois[1].

Flize n'appartient à la France qu'après le traité de Bruxelles, 17 novembre 1769, conclu par Louis XV et Marie-Thérèse. À la suite de ce traité, sont englobés dans le territoire français maints autres villages sur la rive droite de la Meuse, en pays d'Empire depuis le traité de Meerssen en 870, et qui ne payaient point d'impôts en vertu de cet axiome : de Imperio valor abest.

Le village est occupé par les troupes russes en 1814. Nous lisons dans un registre conservé à la Mairie : « Du 25 avril 1814, arrivée de M. Frédéric de Grollmann, capitaine de la 27e division russe, régiment de Tarnopolsky, en qualité de commandant de la place de la ville de Flize, et en vertu d'ordre signé Barclay de Tolly, accompagné du prince de Maguron, sous-lieutenant du dit régiment, et trois domestiques. Du 16 juin 1814, départ des susdits et de six soldats russes ... Depuis le 3 septembre 1815 jusqu'en mai 1817, un poste prussien, d'une dizaine d'hommes, occupa Flize. »

En 1870, Flize est incendié et pillé par quelques arrières-gardes allemandes la veille même du jour où se livre la bataille de Sedan. Les pertes éprouvées dépassent 94 000 francs. Et ce n'est pas tout car, tant en réquisitions qu'en quote-part pour contribution de guerre, la commune eut à donner 125 398 francs. Les Fliziens implorèrent la clémence[Quoi ?] du vainqueur en adressant à son représentant, à Rethel, un message où très humblement ils exposent leur lamentable situation.

Le , lors de la bataille de France, Flize, endommagée par les bombardements, est prise dans l'après midi par les Allemands du Panzer-Regiment 4 (2. Panzer-Division de Rudolf Veiel) qui a franchi le Canal des Ardennes à Pont-à-Bar[2].

Article connexe : Percée de Sedan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Cédric Branz DVG  
mars 2008 mars 2014 René Georgelet[3] SE  
mars 1995 mars 2008 Jacques Pigorot    
mars 1983 mars 1995 Jean-Claude Lambeaux    
mars 1977 mars 1983      
mars 1971 mars 1983      
mars 1965 mars 1971      
mars 194? mars 1965      
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 171 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
80 90 122 115 136 248 253 255 194
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
380 378 496 518 532 540 654 666 743
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 042 995 1 117 1 140 1 134 939 1 090 1 200 1 228
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 - -
1 004 1 015 1 239 1 277 1 180 1 167 1 171 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Flize

Les armes de Flize se blasonnent ainsi :

de gueules aux trois fermaux d’or[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

- L'église :

L'église Saint-Rémy, à Flize

Une église aurait été construite, en l'an 1600, après qu'eut été détruit le village de Rimont. Elle occupait l'emplacement où se trouve aujourd'hui la mairie ; un cimetière l'entourait. Plus tard fut construite une autre chapelle - au milieu du cimetière - que fit ériger Collart, seigneur de Flize, qui eut sa tombe dans l'ancienne église. Deux chapelles pour un village n'ayant que 58 habitants, tout juste ! Rimont, quand il disparut, en comptait 150 au moins.

L'église Saint-Remi actuelle date de 1865 : elle a trois nefs avec transept, 40 mètres de longueur sur 20 de largeur.

Un assez joli chemin de Croix est en relief sur le mur. Les orgues ont été données par Mme Jacob.

Pour acheter les deux cloches nouvelles, on revendit l'ancienne cloche portant le millésime 1777, dont le parrain était Antonio Raulin, seigneur du fief de Flize, lieutenant de la grande louveterie de France, manufacturier de la draperie royale de Sedan et la marraine, Marguerite Durand de Miremont.

Il y eut en effet, à Flize, une "foulerie de draps de Sedan". Elle se trouvait dans le vieux moulin - on en voit les vestiges près de la forge - qui, jusqu'en 1650, avait exclusivement été réservé pour la meunerie. Ce moulin avait eu pour premiers propriétaires les religieux d'Elan.

La rue du Moulin (actuelle rue Roger-Salengro) constitue avec le Pâquis, proche de l'église, la partie la plus ancienne du village.

- Le château :

Au lieu-dit le "Château", confluent de la Meuse et du ruisseau d'Elan, s'élevait, jadis, une tour ou guette, comme il s'en trouvait maintes et maintes le long du fleuve. Sur son emplacement fut construit un château qu'habita, vers 1815, la famille Clermont-Tonnerre, et dont les parcs auraient été dessinés par Le Nostre.

Après le traité de Bruxelles fut démolie la tourelle de ce château qui, par suite, devint manufacture de draps, puis filature, puis ferronnerie et, enfin, maison bourgeoise. En draguant la Meuse, en cet endroit, on retira de l'eau d'assez nombreuses armes provenant sans doute des "soldats royaux" faits prisonniers à la bataille de Nouvion, 1592, et noyés ensuite par ordre du maréchal de Saint-Paul.

En 1843, M. Gendarme, de Vrigne-aux-Bois, maître de forges à Boutancourt et à Flize, acquérait ce château - ou plutôt cette maison bourgeoise - et le transformait complètement. Lorsque se fit, en 1868, la « liquidation des usines », ce château fut acheté par Mme Jacob-Jacquemin, aujourd'hui décédée, qui lui donna son allure seigneuriale. Il est, maintenant, la propriété de la société Arcomat.

- Rimont :

Rimont était un ancien village assez important mentionné, le 15 septembre 1176, dans la donation que fait Guillaume de Champagne, archevêque de Reims, au chapitre de Saint-Remy de Mézières. On l'appelait aussi Hardimont, et il se serait trouvé à la limite des territoires de Dom et de Flize, au lieu-dit la "Côte". Rimont, sa "maison-forte" et son église disparurent sans doute entre les années 1521 et 1592 ; les Impériaux ayant commencé la ruine de ce village qu'achevèrent les troupes de Saint-Paul. Sur son emplacement, on trouva des ornements d'église, des vases dits sacrés, et l'on vit longtemps des pierres calcinées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Meyrac, Géographie illustrée des Ardennes, 1900
  2. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ , p. 311
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  6. Banque du Blason


Liens externes[modifier | modifier le code]