Michel Gillibert

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Michel Gillibert
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État aux Personnes handicapées

(4 ans, 9 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard II
Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance La Chapelle-de-Guinchay
Date de décès (à 59 ans)
Nationalité Française
Conjoint Françoise Barquin
Enfants Charles Gillibert

Violaine Gillibert
Emmanuel Gillibert

Profession Homme d'affaires, écrivain

Michel Gillibert, né le à La Chapelle-de-Guinchay (Saône-et-Loire) et mort le , est un écrivain et homme politique français.

Homme d'affaires, handicapé, dirigeant associatif[modifier | modifier le code]

Homme d'affaires lyonnais natif de Saône-et-Loire, il est à la tête d'un groupe immobilier (société BERI) lorsque, le 20 septembre 1979, un accident d'hélicoptère bouleverse totalement sa vie : à 34 ans, le voici tétraplégique, définitivement cloué dans un fauteuil roulant et dépendant d'autrui pour les gestes du quotidien.

Après plusieurs mois de coma, il reprend peu à peu le dessus, il dit même « renaître », et crée le Mouvement de défense des grands accidentés de la vie avec l'aide de quelques amis, dont certains du monde du spectacle tels Jane Birkin, qui en sera la marraine, et José Artur. Il est également à l'origine de la fondation de l'Institut de recherche sur la moelle épinière (IRME). En 1987-1988, il anime une émission sur Europe 1 Vive la vie, aidons-les.

Dès 1984, il est reçu par le président François Mitterrand, qu'il retrouve en avril 1987 dans le cadre de l'opération Ballons, ciel d'espoir au profit de la recherche sur la moelle épinière[1].

Par décret du 31 décembre 1987, il est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre exceptionnel. La décoration lui est remise en juin 1988 par Jean-Luc Lagardère.

Secrétaire d'État aux personnes handicapées[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 1988, et bien qu'il ignore le fonctionnement profond du monde politique, il est nommé secrétaire d’État (auprès du ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale), « chargé des Handicapés et des Accidentés de la vie » dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

Ayant refusé les locaux qui lui étaient proposés, il installe le ministère à son propre domicile[2].

Il est reconduit dans les gouvernements d'Édith Cresson (1991-1992) et de Pierre Bérégovoy (1992-1993).

On lui doit notamment la loi d'accessibilité du [3] et un certain nombre d'avancées nationales, parfois reprises à l'étranger.

Quand la gauche socialiste perd les élections législatives de 1993, il quitte le secrétariat d'État, apparemment sans inquiétude pour lui-même : il a reçu plusieurs propositions de pays étrangers pour mettre en œuvre chez eux la politique globale du handicap qu'il a instaurée et qui place la France en position de précurseur[réf. nécessaire]. Un projet semble aussi vouloir s'amorcer avec l'ONU[réf. nécessaire]. Plusieurs personnalités politiques françaises l'ont également assuré de leur soutien. En parallèle, il se remet à l'écriture des livres qu'il projette.

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'une enquête ouverte en 1993 à la suite d'une plainte déposée au pénal par deux anciens responsables d'associations, il est accusé d'avoir subventionné cinq associations présumées fictives à hauteur d'environ 1,3 million d'euros afin de payer certains membres de son cabinet et des dépenses personnelles, ce qu'il nie[4]. Il est mis en examen en novembre 1994[5].

Un premier procès a lieu en 2003 en correctionnelle, pour la partie des délits présumés ne relevant pas directement de ses fonctions de secrétaire d'État, et un second en 2004 devant la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction compétente pour se prononcer sur des faits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Bien qu'ayant continué à nier les accusations tout au long des 10 ans d'instruction, Michel Gillibert est condamné à l'issue du premier procès à 10 mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende et fait appel. La CJR en juillet 2004 le déclare coupable d'escroquerie au préjudice de l'État et le condamne à une peine de trois ans de prison avec sursis, 20 000 euros d'amende et à cinq ans d'interdiction de vote et d'éligibilité. Très malade, il n'avait pu assister à aucun des deux procès.

Le 27 juillet 2004, il renonce à se pourvoir en cassation contre la condamnation de la CJR. Le 1er septembre 2004, il renonce à son appel de la condamnation du tribunal correctionnel.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avec Françoise Barquin[6], il a trois enfants, Charles[7], producteur de cinéma, Violaine[8] et Emmanuel.

Il meurt le 17 octobre 2004 et est inhumé le 20 octobre 2004 auprès de ses parents à Baudrières en Saône-et-Loire[9].

En 2010, sa fille Violaine Gillibert publie L'écharpe blanche (Éditions Mercure de France). À cette occasion, plusieurs médias reviennent sur la vie de Michel Gillibert[10]. Selon Violaine Gillibert, son père « a payé cher [le fait] de ne pas être du sérail »[11].

Publications[modifier | modifier le code]

Journaliste et écrivain, il est l'auteur de deux livres : Rien Passionnément (publié en 1987 aux Éditions no 1) et À vol d'Oiseau (publié en 1994 aux éditions JC Lattès). Coauteur d'un ouvrage collectif (Le courage, éditions Autrement, 1992) dont il a rédigé le chapitre intitulé Être soi-même ?, il a également signé de nombreuses préfaces et post-faces d'ouvrages.

Décorations[modifier | modifier le code]

Grand-croix du Mérite de l'ordre souverain de Malte, il a reçu plusieurs distinctions pour son action : le prix international de la Solidarité (Italie), le Special Certificate (distinction des Nations unies pour actions menées en faveur des personnes handicapées sur le plan mondial), l'Étoile d'or du civisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]