Échallat

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir la commune d'Échalas, dans le département du Rhône. 
Échallat
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Hiersac
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Alain Laidet
2014-2020
Code postal 16170
Code commune 16123
Démographie
Population
municipale
497 hab. (2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 26″ N 0° 02′ 21″ O / 45.7239, -0.039245° 43′ 26″ Nord 0° 02′ 21″ Ouest / 45.7239, -0.0392  
Altitude Min. 50 m – Max. 149 m
Superficie 15,14 km2
Localisation

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Échallat

Échallat est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Échallat est une commune située à 18 km au nord-ouest d'Angoulême à mi-chemin entre Hiersac, chef-lieu de son canton, et Rouillac.

Elle est à 6 km au sud de Rouillac, 7 km au nord d'Hiersac, 11 km de Jarnac, 14 km de Châteauneuf, 15 km de Montignac et 22 km de Cognac[1].

La commune est traversée par la D 14, route d'Hiersac à Rouillac, qui passe au bourg. La N 141, route Centre-Europe Atlantique entre Angoulême, Cognac et Saintes, passe à 5 km au sud. La D 18 mène du bourg à l'échangeur en direction de Jarnac. La D 63 va vers le sud en direction de Châteauneuf. La D 119 va du nord-ouest au sud-est de Vaux-Rouillac à Douzat[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux : l'Habit est au sud-est du bourg. Les autres hameaux ont la particularité d'être en limite de commune : Fontenelle au nord-est, Sainte-Catherine au nord, les Rigauds et le Puy Saint-Jean à l'ouest[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Échallat
Vaux-Rouillac Saint-Cybardeaux Saint-Amant-de-Nouère
Fleurac Échallat
Mérignac Douzat

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un plateau calcaire qui appartient au Portlandien (Jurassique supérieur). Une petite zone de grèzes est située au nord-ouest du bourg[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un bas plateau légèrement incliné vers le sud. Le point culminant est à une altitude de 149 m, situé en limite nord à Sainte-Catherine (château d'eau). Le point le plus bas est à 50 m, situé en limite sud, à Villars. Le bourg, niché dans une vallée sèche, est à 95 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau traverse la commune[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Eschalato en 1290, Eychalato, Eycalato en 1330, Eschalaco en 1340[6].

L'origine du nom d'Échallat remonterait au mot bas latin scalatus qui désigne une clôture de branches d'arbres disposées en forme d'échelle[7],[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le territoire communal était en grande partie occupé par la forêt de Marange. Cette forêt appartenant aux comtes d'Angoulême séparait les anciens diocèses d'Angoulême et de Saintes, et fut partagée en petits fiefs lors de son défrichement pour la mise en valeur des terres, en vignes et céréales. Pour la justice, ces fiefs étaient du ressort de la prévôté de Châteauneuf.

Les registres de l'état civil remontent à 1544.

Au sud de la commune, Villars-Marange (à cheval sur la commune de Mérignac), était un rendez-vous de chasse. Avant la Révolution, les habitants avaient le droit de couper du bois dans la forêt pour subvenir à leurs besoins.

Au début du XXe siècle, une carrière de pierre de taille était exploitée à l'ouest du bourg[9].

Route de la poste[modifier | modifier le code]

Avant le XVIIIe siècle, Échallat était situé sur l'ancienne route de la poste entre Paris et Bordeaux, directe entre Chaunay et Barbezieux par Villefagnan, Aigre, Moulidars et Châteauneuf, avant que celle-ci ne soit déviée pour desservir Angoulême par Turgot, intendant de la généralité de Limoges[10],[11],[12],[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1995 janvier 2009 James Sallet UMP Cadre Industrie pharmaceutique retraité
mars 2009 en cours Alain Laidet SE Viticulteur
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 19,05 % sur le bâti, 42,20 % sur le non bâti, et 8,37 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 497 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 036 1 046 1 043 1 059 816 843 899 855 850
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
865 895 872 822 768 679 637 611 600
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
575 567 535 520 516 499 502 517 454
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
402 400 407 426 423 431 439 491 497
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Échallat en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
1,4 
8,4 
75 à 89 ans
8,3 
15,4 
60 à 74 ans
17,5 
22,4 
45 à 59 ans
19,8 
21,0 
30 à 44 ans
21,2 
13,1 
15 à 29 ans
12,9 
18,2 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Vaux-Rouillac, Douzat et Échallat. Vaux-Rouillac et Douzat accueillent l'école élémentaire et Échallat l'école primaire. Le secteur du collège est Rouillac[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Maurice date de la fin du XIIe siècle. Elle a été remaniée et fortifiée au XVe siècle et son clocher a été construit au XVIIe siècle. C'était primitivement le prieuré Saint-Maurice donné par Pierre Laumond, évêque d'Angoulême de 1159 à 1182 à l'abbaye de La Couronne, de l'ordre augustinien .

La nef est composée de cinq travées étroites avec coupole sur pendentifs ovale et abside à chevet plat qui a été voutée d'ogives au XVe siècle, époque où elle a été fortifiée[18].

Elle a été inscrite monument historique en 1986[19].

L'église jouxte au sud-est l'ancien logis prieural datant principalement des XVe et XVIIe siècles[20].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c, d et e Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre,‎ 1986 (consulté le 20 novembre 2011)
  6. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 98,128-130
  7. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 257
  9. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 154
  10. Atlas de Trudaine - 1745 ; généralité de La Rochelle - vol. II, « Notice no IVR54_81160595P », base Mémoire, ministère français de la Culture
  11. Georges Reverdy, Histoire des routes de France du Moyen Âge à la Révolution, Presses de l'École nationale des ponts et chaussées,‎ 1997, 271 p. (ISBN 285978280X, lire en ligne), p. 231
  12. Société archéologique et historique de la Charente, Documents historiques sur l'Angoumois, Aubry,‎ 1864 (lire en ligne), p. 236-237
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  15. « Evolution et structure de la population à Échallat en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  17. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  18. Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France, Poitou, Charentes, Vendée, François Semur, 1984, pas d'ISBN
  19. « L'église Saint-Maurice », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 319

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]